128 jours, 20 SA + 1, début du 5e mois – ¡Qué calor! [Grossesse]

Un petit coucou de mes montagnes où le thermomètre a tant grimpé dernièrement, comme partout en France ! J’ai une grande maison ancienne dont les murs sont très très épais, mais la chaleur a fini par s’accumuler tout de même et j’ai un peu souffert de cette ambiance caliente, notamment sur les coups des 16 heures qui rimaient avec douche et/ou brumisateur ! Du coup, je sortais le soir après 21h00 : j’en profitais pour arroser mes fleurs et le jardin, observer les étoiles et la pleine lune. Notre jardin s’améliore petit à petit, alors j’adore y passer des moments de détente « à la fraîche ». Le thermomètre s’est calmé, même si on attend toujours la pluie pour les pauvres plantes et arbres… Les orages annoncés sont tous passés à côté, c’est bien la première fois qu’on pleure pour avoir une bonne drache, comme on dit chez moi.

Sinon, je vais bien. Côté physique : c’est parfois un peu déroutant. Ma façon de marcher a déjà changé, c’est qu’il pèse, BBB ! Je suis assez légère au départ, alors forcément, les kilos de plus, je les sens déjà. Et c’est pô fini ! 😉 Mon ventre a bien grossi (on dirait qu’il gonfle d’un coup, par étapes, comme si quelqu’un actionnait une pompe de l’intérieur). Je ne passe plus inaperçue, surtout avec les vêtements d’été. Les gens ne me regardent plus dans les yeux (j’ai dit dans les yeux), mais au niveau du nombril. Des personnes qui ne me parlaient pas au cours de yoga m’ont demandé comment ça allait, posé des questions… Ma voisine me donne des conseils non sollicités… A l’écouter, je devrais rester allongée sans rien faire toute la journée ! Je me trouve déjà super calme et tranquille, il ne faut pas exagérer non plus.

Le rendez-vous de suivi du 4e mois s’est bien passé : le col était bien fermé, la hauteur utérine correcte et les battements de ❤ de BBB bien dynamiques. Les PDS et l’analyse d’urine étaient bonnes.

Seul hic : des douleurs aux côtés (à gauche) depuis 2 semaines, que j’attribue d’après mes lectures au grossissement de l’utérus qui pousse la cage thoracique. Ce n’est pas permanent, mais ça arrive sans crier gare, notamment pendant le travail. J’ai aussi parfois une sorte de douleur de type sciatique dans la fesse droite quand je reste longtemps assise. Du coup j’alterne entre siège et ballon de Pilates… L’autre jour j’avais même envie de taper à l’ordinateur debout, mais je ne suis pas équipée pour… Une idée à creuser, cependant.

Enfin, tout ça m’oblige à faire davantage de pauses pour m’étirer et pratiquer une ou deux postures de yoga appropriées. Ça me soulage sur le moment, mais ça revient comme Clo Clo. Sur les bons conseils de Margou — que je remercie –, j’ai donc commandé entre autres un bouquin de Bernadette De Gasquet qui me guidera plus en détail dans les postures « yogiques » destinées aux PB pour me soulager de ces désagréments. C’est que je ne suis même pas au milieu de ma grossesse — enfin presque –, alors je ne veux pas me laisser bouffer par des douleurs sans rien faire…!

En revanche… Côté moral : excellent ! Depuis que je suis enceinte (enfin, depuis que je suis rassurée sur le bon déroulement de ma grossesse !), j’ai l’impression de savourer la vie deux fois plus. Je revis. C’est comme si pendant 3 ans et demi, ma vie s’était mise entre parenthèses à attendre ce grand événement, même si la première année on n’avait pas encore trop de pression.

C’est un réel bonheur de pouvoir se projeter en réfléchissant à la liste de naissance et à la vie quotidienne qui nous attend ! Dans 2 semaines, nous saurons si Babybulle est une petite ou un petit ! Ses mouvements de plus en plus précis m’aident à patienter, ainsi que les semaines bien chargées niveau boulot, les week-ends de détente au grand air et toutes les joies de l’été. Le mariage de mon frère a lieu dans quelques jours : l’occasion de revoir une grande partie de la famille et des amis, dont certains auront traversé l’Atlantique. J’ai hâte ! J’ai enfin la tenue complète que je porterai au mariage. Mais je vais devoir trouver en vitesse un soutif plus grand que la brassière de mémère que je mettais jusque-là car mes boobs ont eux aussi grossi — encore — !

Pour ce qui est des achats : profitant des soldes, nous nous sommes lancés dans la commande d’un trio poussette/nacelle/siège-auto tout terrain à 3 roues. 😀 On a kiffé de donner nos critères respectifs et de comparer les produits sur le net. Ciconio l’a même essayée en magasin pour voir si elle lui convenait. J’ai pour ma part commandé un haut d’allaitement et un pyjama d’allaitement pour leurs prix attractifs. Nous n’avons encore rien acheté pour le bébé comme vêtements car je n’ai pas encore finalisé la liste des achats à faire cet été. Notre BBB sera un bébé d’hiver, alors les habits d’été, ce n’est pas trop la peine. C’est pour ça que je dois me concentrer sur les habits convenant à toutes les saisons et je ne suis pas encore très au point devant la myriade de produits proposés. Enfin, j’ai plusieurs documents et ouvrages qui vont m’aider à le faire ce week-end. 😀

Fin juin, nous sommes allés voir l’une des sages-femmes libérales qui se chargeront de ma préparation à l’accouchement. J’ai choisi ce cabinet pour pouvoir bénéficier de leurs séances de relaxation, de sophrologie et d’eutonie. Le courant est très bien passé avec cette jeune femme et j’étais presque déçue de savoir que je n’allais pas commencer la préparation avant début octobre (à raison d’une séance hebdomadaire). Je suis persuadée qu’en ce qui me concerne, j’aurai besoin de fortifier mon mental pour faire face à ce grand événement qu’est l’accouchement. J’ai failli mourir à ma naissance et pendant des années, j’ai eu peur d’accoucher (enfin, d’être en danger et surtout de mettre en danger mon bébé). Cette peur s’est atténuée pendant mes années d’infertilité, mon désir d’enfant a dépassé ma peur d’enfanter, mais je trouve bien d’apprendre les clés pour me détendre le jour J afin que tout se passe au mieux.

L’autre nuit, j’ai en quelque sorte revécu ma naissance dans un rêve, métaphoriquement : j’étais dans une grotte, dans une cavité très étroite mais où je tenais debout. Je ne suis déjà pas trop à l’aise dans ce genre de lieu étroit, mais ça allait jusqu’à ce que je me rende compte que je devais m’allonger pour passer par un trou étroit afin de rejoindre la salle suivante. Je commençais à baliser en pensant que je n’y arriverais jamais quand des voix de plusieurs personnes provenant de l’autre côté de la paroi m’ont vivement encouragée à venir. Elles m’ont assuré que j’allais y arriver, que je pouvais le faire et qu’il suffisait de prendre mon courage à deux mains. J’ai donc respiré un bon coup et j’y suis allée. Le passage a été délicat, mais comme je savais qu’on m’attendait à la sortie, j’ai fait des efforts, et j’ai réussi sous les bravos et les applaudissements de mes supporters ! 😉 Peut-être ai-je ressenti ces émotions lors de ma propre naissance ? En tous les cas, ce rêve m’a marquée et je me suis dit que si j’en avais la force, j’encouragerais mon petit bébé lors de sa naissance, car lui aussi va devoir faire des efforts pour venir 😀

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Let It Happen [Grossesse]

Comment vous dire… Les mots me manquent, non seulement pour décrire ce qui nous arrive, mais aussi et surtout pour m’assurer de ne blesser personne parmi mes lecteurs…

Alors pardonnez-moi si cela vous semble direct, voire brusque, mais depuis hier matin, bien que j’aie tourné et retourné des tas de phrases dans ma tête, je n’ai pas trouvé la bonne façon de vous l’annoncer.

Nous sommes en train de vivre un miracle de la vie : ne voyant pas J1 arriver, j’ai fini par faire un test urinaire hier matin, qui s’est avéré positif…! Ciconio et moi avons du mal à réaliser, nous passons d’une seconde à l’autre de l’espoir le plus fou à l’angoisse la plus profonde. Notre réaction est bien différente de celle que nous avions eue pour notre premier bébé. Le fait qu’il nous ait été enlevé si vite nous fait craindre de revivre ces horreurs une deuxième fois.

Mais nous essayons de savourer cette nouvelle ô combien surprenante et belle, de rester zen et de vivre un jour à la fois.

J’espère de tout mon cœur ne pas vous avoir fait trop mal avec mon post. J’ai tellement peur qu’il vous fasse l’effet d’une bombe ou d’un coup de poignard en plein cœur. Il y a tant de belles personnes que j’apprécie sur cette blogosphère…!

Je pense naturellement à celles et ceux qui sont encore sur le quai, et particulièrement à ❤ P’tit Bichon ❤ à qui j’avais promis qu’on se soutiendrait mutuellement pour l’IAC3, qui devait tomber à la même période. Je te soutiens, ma belle, en tout cas.

Je suis consciente que, même si cela fait plus de 3 ans et demi qu’on est en essai et que j’ai subi une fausse couche, je n’ai pas galéré autant que beaucoup d’entre vous. Je ressens une certaine culpabilité pour tout vous dire… Cette loterie est tellement injuste !

Je me retrouve à bord du train sans vraiment me rendre compte d’y être montée. Le plus incroyable, c’est que je n’aurais pas parié un kopeck sur ce cycle de pause, les conditions ne semblant pas être réunies pour obtenir un plus… Comme quoi…

Je ne souhaite pas chercher la cause de ce succès, physique ou psychologique, je voudrais juste réaliser pleinement ce qui m’arrive, déjà…

Je ne sais même pas trop quoi faire, car autant les instructions sont claires suite à une IAC concernant la prise de progestérone, l’ordonnance pour la prise de sang, etc., autant là, vu que c’est arrivé naturellement, je me retrouve « lâchée dans la nature », telle une personne « normale »…

Ne croyez pas que je ne me réjouisse pas de ce « plus couette », bien au contraire ! C’est juste que j’ai l’impression de vivre un beau rêve et que je vais me réveiller…

Hier, aujourd’hui, demain

Hier… la félicité.

Il y a deux ans, à cette époque, je portais mon premier enfant. J’avais tardé à faire le test de grossesse… Puis une indescriptible félicité m’avait habitée deux petites semaines…

Mélancolie.

Aujourd’hui… des hauts, des bas.

Le moral qui va à peu près bien, la forme qui pourrait s’améliorer — vade retro torticolio !

Mon énervement en apprenant que le « téléphone arabe » marche à fond dans la famille éloignée avec des conclusions hâtives et des gens qui prêchent le faux pour savoir le vrai… Et puis qu’importe.

La joie de voir sortir les premières fleurs et mes mascottes prendre le soleil avec délectation…

Au jour le jour.

Demain, l’espoir fait vivre.

Le second entretien avec le nouveau psychologue lundi, l’IAC3 qui se profile à la frontière entre mars et avril, un printemps supplémentaire à ajouter à mon compteur en avril simultanément au verdict du rapport psy, des vacances au soleil en mai avec des amis de Ciconio en étant le seul couple sans enfants…

Appréhension et grandes espérances.

Le nouveau psy : réaction à chaud

Flashback de mardi soir :

22h00 : je sens la fatigue m’envahir et j’attrape mal à la tête… Je me prépare à aller dormir en appliquant sur ma langue quelques gouttes de trois Fleurs de Bach triées sur le volet pour être plus zen, du paracétamol pour chasser cette migraine naissante et trois Euphyt*se (oui, j’ai préféré mettre la dose) pour dormir à poings fermés. Je relis en diagonale les documents sur l’adoption remis lors de la première réunion d’informations. Celle-ci remonte presque à 1 an (mars 2014) alors je me rafraîchis la mémoire pour que Ciconio et moi employions les bons termes demain matin. L’enjeu est de taille, nous devons être à la hauteur ! Même si nous ne souhaitons pas ressortir des phrases toutes faites, nous préférons nous préparer encore, un peu comme pour un entretien d’embauche.

22h30 : je fais un petit résumé à Ciconio des phrases et idées intéressantes à avoir en tête demain matin le cas échéant, puis je plonge bientôt dans les bras de Morphée…

Aujourd’hui :

7h20 : le réveil sonne. Je n’en reviens pas. Ça fait trois semaines au moins que je ne m’endors pas avant 1h00 du mat’, et là j’ai dormi d’un trait pendant 8h30 ! Je suis contente, j’aurai une tête un peu moins sale que d’habitude pour l’entretien. Rebelote avec les Fleurs de Bach.

8h50 : grand départ. C’est triste de constater comme la neige a fondu, mais au moins, c’est plus facile pour rouler.

9h15 : petite visite au magasin de bricolage pour se faire une idée des faïences susceptibles de nous plaire pour les futurs WC. La Chouette, si tu as des idées de déco, on est preneurs !!! 😉

9h40 : Ciconio erre encore dans les allées à la recherche de croisillons, et je commence à stresser de peur d’arriver en retard. C’est idiot car nous sommes à 5 minutes du lieu du rendez-vous, mais je suis comme ça… Et puis je dois impérativement aller au petit coin avant !

9h50 : nous y sommes. On nous fait patienter dans le hall d’entrée flambant neuf où trônent une dinette en plastique et des jeux de construction. Alléluia, j’ai le temps de visiter les toilettes.

9h55 : un petit homme blond descend les escaliers. Il est tout de gris vêtu, dans un style décontracté, mais chic. Souriant, il nous demande de bien vouloir patienter quelques instants pendant qu’il prépare la salle de torture.

10h00 : il nous invite à le suivre dans une pièce assez grande et à nous asseoir à la grande table (dommage, j’aurais préféré la table des petits nenfants) 😛

Et jusqu’à 11h25, eh bien…


Par crainte du mauvais œil, je n’ose pas trop m’avancer car rien n’est gagné, mais nous pensons que ça s’est bien passé. 😉

En résumé, on a d’abord dû expliquer pourquoi selon nous le rapport psy de sa collègue avait été défavorable, puis parler de notre projet. Le ton était radicalement différent de celui employé par Maléfique. Ce psy-là, déjà, nous a dit que pour lui aussi, c’était difficile de devoir évaluer des personnes, et il n’était pas présomptueux ou méprisant comme Maléfique. Nous l’avons trouvé plus humble et plus à l’écoute. Il nous a semblé qu’il cherchait vraiment à bien saisir nos propos et qu’il était moins dans le jugement que sa collègue.

Aujourd’hui, il n’a pas mentionné la PMA. Il nous a juste demandé avec beaucoup de tact si on souffrait d’infertilité — ce à quoi nous nous sommes contentés de dire que nous avions reçu le diagnostic d’infertilité inexpliquée et l’hypothèse d’insuffisance ovarienne, point. Nous n’avons pas mentionné la fausse couche ni les essais PMA. Nous n’avons pas caché que nous essayions naturellement aussi depuis bientôt 4 ans, mais encore une fois, cela n’a pas eu l’air de le faire « tiquer ».

Quant au rythme de l’entretien, rien à voir avec ce que nous avons connu avec Maléfique. Au lieu de recevoir des questions et des questions sans répit comme des coups de poing (ce que j’avais ressenti la dernière fois avec Maléfique), cette fois je nous ai sentis acteurs d’un véritable échange. Il a semblé aimer notre discours sur notre façon d’imaginer l’accueil de notre enfant adoptif (assurer sa sécurité, gagner sa confiance, comprendre son besoin de régression éventuel, etc.) et l’éducation que nous souhaiterions pour lui (aimer ne suffit pas, il faut aussi savoir dire non, poser des limites pour qu’il se sente en sécurité, etc.). Nous sommes tombés d’accord sur de nombreux points, du moins c’est mon impression.

Après, cela suffira-t-il à le convaincre de notre capacité à être de bons parents adoptifs ? Nous en aurons le cœur net en avril. Nous nous disons que dans tous les cas, son rapport ne peut pas être pire que celui de Maléfique. Nous avons fait du chemin depuis et en avons tiré quelques leçons, notamment de faire attention à être bien clairs dans nos propos. Par ailleurs, comme il sait qu’il est le deuxième psychologue à nous voir, sa démarche est encore différente.

En tous les cas, nous avons apporté une pierre de plus à l’édifice de notre projet d’adoption.

La suite le 16 mars !

❤ Merci infiniment pour vos encouragements et conseils qui m’ont portée ce matin ❤

Sur ce, je vais courir un peu dans ma campagne… après des mois d’arrêt de jogging pour cause de tendinite, puis de mauvais temps. Le soleil brille, il fait bon et mon cœur est un peu plus léger. Je m’occupe de mon corps, maintenant !

Gros bisous à tous !

Mercredi : nouveau psy…

Vendredi, nous avons reçu LA convocation pour le premier entretien avec le nouveau psychologue (en vue de l’adoption). Ça tombe bien, on en avait bien reparlé au restaurant avec Ciconio mercredi dernier…! À croire qu’on a senti la lettre arriver jusqu’à nous.

Le rendez-vous est fixé pour ce mercredi-ci.

Enfin/Déjà… Mais quand faut y aller…

Après Maléfique qui ne parlait manifestement pas la même langue que nous… Espérons que cet homme nous comprenne un peu mieux. Qu’il essaye, du moins…

Encyclopédie-du-savoir-relatif-et-absolu_Edmond-Wells

Je suis assez stressée, même si je sais que ça ne sert à rien. Pour info : nous avons décidé ce qui suit :

  • élargir dès maintenant le projet à l’international alors qu’au départ on voulait commencer par la France uniquement ;
  • taire la fausse couche (sauf en cas de question ultra précise à ce sujet) ;
  • évoquer s’il le faut la PMA en cas de question précise à ce sujet, en précisant que nous avons essayé récemment et en exagérant un peu ma fatigue pendant les traitements.

Nous savons que l’évocation de la PMA peut nous porter préjudice, mais nous ne voulons pas mentir, ni renier ce que nous sommes ou les choix que nous avons faits. Nous voulons être le plus à l’aise possible avec cet homme.

Alors advienne que pourra…!

Ce qui me meut

Le jour de la prise de sang décisive se profile tout doucement à l’horizon. Je ne suis vraiment pas optimiste cette fois-ci, vu le mauvais timing ovulation-insémination évoqué précédemment. Encore 5 jours d’incertitude sans illusions. J’ai hâte de savoir lundi soir pour pouvoir arrêter la progestérone.

Physiquement, je suis assez fatiguée à cause de la progestérone, justement. Ma poitrine est très sensible et gonflée (comme si j’avais besoin de ça) : exit les jolis dessous pour la Saint-Valentin ! Ce ne serait rien si je n’étais pas somnolente la plupart du temps et si je n’avais pas les jambes lourdes, surtout la nuit. J’ai ressorti le coussin d’allaitement pour soutenir mes guibolles en dormant. Ça a marché : l’alliance yoga + coussin m’a permis de dormir à nouveau convenablement cette nuit. Et au diable les superstitions (je n’osais pas le réutiliser car je l’avais acheté étant enceinte).

Ces jours-ci, j’ai encore eu l’occasion de penser à ma vie et de ressasser des questions existentielles.

Où vais-je, où cours-je, dans quel état j’erre ?

Le comportement grognon d’un Ciconio épuisé ce week-end m’a laissé seule avec moi-même et avec mes questionnements. Je ne remets pas en cause le parcours PMA, je me projette déjà dans l’IAC3 qui si mes calculs se confirment aurait lieu au début du printemps. Je suis moins motivée dans mon travail, mais ça va encore. C’est plutôt de me dire que j’approche des 33 ans qui me saoule.

Je me demande parfois à quoi ça rime, tout ça ?

Je donnerais tout pour retrouver l’état d’esprit que j’avais en emménageant avec Ciconio en 2008. A l’époque, j’étais heureuse, je n’avais pas encore envie d’avoir des enfants (plus tard, me disais-je). Tout était source de joie. Je me souviens de Ciconio se moquant gentiment de moi parce que j’étais toute contente du petit abat-jour que j’avais acheté pour notre chambre. J’aimais découvrir notre nouvelle région, faire des kilomètres le week-end pour aller voir nos amis et nos familles. C’était un peu « l’aventure », cette nouvelle vie, pour moi. Après quelques mois, nous avons quitté notre location pour acheter notre première maison. Après plusieurs années à douter de moi, j’avais enfin confiance en moi, l’homme que j’aimais m’aimait, nous avions acheté une maison ensemble en 2009 et nous allions nous marier en 2010. Le mariage fut fabuleux. Je me souviens d’avoir littéralement été sur un nuage toute l’après-midi. Ce jour-là, il faisait très chaud, aux dires des invités. Moi, je n’ai senti ni la chaleur, ni la soif, rien que du bonheur.

A nos 1 an de mariage, il ne nous « manquait » que peu de choses : agrandir la famille et déménager un jour à la montagne. Une promotion de Ciconio nous a permis de réaliser ce dernier projet. En 2012, je venais de fêter mes 30 ans et nous vivions enfin dans la maison de nos rêves, dans la région de nos rêves. Celle où je passais mes vacances, petite. Ma région de cœur.

Je rêvais d’une maison comme celle-ci dans un cadre enchanteur, avec des chats et des chèvres, pour les enfants. Nous sommes en 2015. Nous avons la maison, le cadre enchanteur, deux chattes et deux chèvres.

Excusez mon goût prononcé pour le mélo. Tout ne va pas si mal. Nous nous aimons toujours autant avec Ciconio, mais nous avons perdu notre insouciance. Pourtant, je me souviens qu’en partageant notre désir d’enfant tout au début, nous ajoutions toujours « enfin, si ça marche, il y en a pour qui ça ne marche pas tout de suite ». Comme si nous pressentions que ça allait être un combat. Nous avions toujours en tête l’exemple des oncles de Ciconio n’ayant pas pu avoir d’enfants ou ayant dû passer par les FIV.

Depuis, nous avons vécu l’enfer de la fausse couche en 2013, l’envie d’agir en 2014 en nous lançant dans la PMA et l’adoption. J’ai encore le goût amer du rapport psychologique dans la bouche. Je redoute les deux séances avec le nouveau psy. Il ne nous a pas encore contactés, mais ça ne devrait plus trop tarder. La peur n’évite pas le danger… Je ne sais toujours pas sur quel pied danser et quel discours avoir face à lui. Devons-nous lui parler de la PMA en disant que nous nous sommes décidés cet hiver et avons essayé ? Je suis toujours dans le flou. Le flou total. En vérité, j’ai tellement été dégoûtée de cet acharnement de Maléfique que j’en ai encore mal aux tripes en y repensant. J’ai perdu confiance en notre capacité à convaincre que l’on puisse être de bons parents adoptifs. Les seuls au courant sont la famille de Ciconio, et moi je n’ai même pas réussi à en parler aux miens. J’ai honte de raconter ce rapport psy. J’ai tellement honte… J’aurais presque besoin d’une séance avec un psy pour me remettre des séances avec cette TUUUUUUUT de Maléfique. Vous y croyez, vous ?!

Quant à la nature, je ne lui fais plus trop confiance, contrairement à ce que me conseille ma mère. Comme si la nature nous avait fait des cadeaux depuis plus de 3 ans et demi ! Oui, ma mère a été exemplaire depuis notre coming-out PMesque à l’automne, sauf avec cette phrase prononcée à l’annonce de l’échec de l’IAC1 : « Il faut aussi essayer naturellement…! ». Nan, tu crois ?! ! Je n’y avais jamais pensé, tiens ! No comment.

Bref, dans mes moments de déprime, qui heureusement ne sont pas permanents, plus rien ne m’intéresse que de plonger mon esprit dans le virtuel avec des séries télé, des bouquins, de la musique, et mon corps dans la bouffe, le sommeil… J’aimerais pouvoir fonctionner en mode « tout automatique » en débranchant mes émotions de mon corps. « Vivre » comme un robot pour ne plus rien ressentir.

Je me demande « ce qui me meut ». Je ne sais plus trop.

L’amour de Ciconio, bien entendu. Celui de ma famille et de mes amis. Mais ce qui ressort en permanence et m’obsède, c’est devenir mère. Je n’arrive plus vraiment à trouver d’autre grand objectif dans ma vie. Si ça ne marche pas, j’ignore ce que je ferai. Je sais que c’est possible en lisant les témoignages des femmes qui sont passées par là. Mais je sais que ça me demandera des efforts surhumains.

J’essaye quand même la plupart du temps de m’occuper sainement, ce qui n’est pas évident quand c’est calme au boulot comme cette semaine. Je m’occupe en lisant et en commentant vos blogs, bien évidemment, puis en m’occupant de mes mascottes et de la maison. J’ai récemment fabriqué mon déodorant maison. J’utilise de moins en moins de produits non naturels. J’en étais déjà au bio et éco depuis un bail, y compris pour les produits ménagers, mais en ce moment j’ai plaisir à me renseigner sur ce que je peux fabriquer moi-même. Sans doute un besoin de me sentir « fertile » à ma manière. Je sais que vous me comprenez.

Et puis j’essaye tant bien que mal de me concentrer sur ce qui va bien. La beauté de ce qui m’entoure, déjà, hier le coucher de soleil rose-orangé sur les collines enneigées. Mes plantes qui grandissent bien et dont je prends soin… La douceur et l’espièglerie de mes mascottes. Le bien-être aux cours de yoga et de zumba, ou sur mes raquettes à neige. Ce matin, la surprise de recevoir plusieurs lettres de ma filleule de l’association. Ils s’étaient trompés d’adresse alors je reçois même sa lettre de décembre 2013. Mes larmes en lisant la traduction « maman » pour me désigner. Je suppose qu’il n’existe pas de « marraine » là-bas. La culpabilité d’avoir laissé en plan mon auto-apprentissage de sa langue, par paresse et découragement… Me dire qu’il faut que je reprenne les choses en main pour pouvoir lui écrire dans sa langue et comprendre ses lettres sans traduction.

Les chutes de neige de la semaine passée ont laissé place à un soleil resplendissant. Fini les corvées de pelletage et bonjour les promenades dans la nature. J’ai redécouvert cette sublime chanson de Ed Sheeran lors de ma promenade dominicale. J’adore quand un morceau s’accorde parfaitement avec le lieu et l’instant présent.

 

Je ne sais plus trop ce qui me meut, mais je continue quand même à avancer. Coûte que coûte.

DNLSP, tu m’as bien eue (encore) !!!

Heureusement que je n’ai pas écrit cet article cette nuit, le test négatif à la main et les cernes sous les yeux, ni ce matin, la douleur au ventre et au cœur, sinon j’aurais été plous que voulgaire.

J’ai préféré avaler 1 g d’ibuprofène pour faire taire ces crampes utérines, engloutir une tasse de café — parce que non je ne suis pas tombée enceinte miraculeusement — alors on fait p’ter la caféine, puis appeler les sages-femmes du centre de PMA afin de rempiler pour une seconde tentative : IAC 2.

Je dis bien « seconde », pas « deuxième », car si je ne m’abuse, « seconde » sous-entend « dernière ». L’espoir fait survivre. J’en ai toujours un peu en stock, idiote que je suis.

Je me demande encore pourquoi et comment j’ai eu l’utérus empesé et parfois douloureux pendant 9 jours. 9 jours ! Y a-t-il eu tentative d’accroche ou est-ce que ce sont mes hormones qui n’en font qu’à leur tête ?! Je ne le saurai jamais. J’aurais tellement mieux supporté un cycle banal sans surprises.

Comme je l’ai déjà dit, le psychotage est malheureusement notre lot à tous sur cette blogosphère…

Ça ne fait que 3 ans 1/2 que j’attends, je ne suis plus à 3 ans près, hein.

J’avais rêvé l’espace de quelques heures d’insomnie de pouvoir bientôt annoncer à ma grand-mère qui est à l’hôpital que j’étais enceinte. J’avais rêvé de pouvoir dire au nouveau psy de remballer ses questions sur le deuil de l’enfant biologique parce nous allions bientôt en avoir un et que ce pseudo-problème était réglé. J’avais rêvé de faire partie du groupe de femmes dont j’ai appris la grossesse ces jours-ci. J’avais rêvé du mot « bébé ».

Au moins, le lancement de l’IAC 2 me permet de me projeter immédiatement sur la suite. J1 aujourd’hui, J6 mardi pour le début des piquouses, J9 vendredi prochain avec Dr Grande ma super gynéco de ville à Moyenne Ville. Dans l’idéal, l’IAC aurait lieu le dimanche 1er ou le lundi 2 février, jours où Ciconio ne travaille pas.

Je croise les plumes et je pense à vous aussi. Serrons-nous les ailes !

De 2014 à 2015

2014-2015Bonne année 2015 à toutes et à tous !

Ça y est, la page de l’année 2015 s’est tournée voilà bientôt une semaine, déjà… Ce fut l’occasion pour beaucoup de blogueurs et blogueuses de faire le point sur l’année écoulée et de coucher sur le clavier leurs espoirs pour 2015. J’ai pour ma part manqué de temps ces dernières semaines pour commenter vos publications et écrire sur ma vie, mais je vous ai lus, tous ! J’ai eu pas mal de travail avant Noël et ensuite les festivités se sont succédé à la vitesse de la lumière.

Le passage d’une année à l’autre

Ciconio et moi avons parcouru 2 500 km pendant les fêtes de fin d’année pour nous rendre dans 3 régions différentes et être reçus dans 10 foyers différents ! Entre les visites, nous sommes rentrés chez nous 2-3 jours pour faire des lessives, prendre soin de nos mascottes et refaire nos sacs pour la destination suivante ! Autant vous dire que nous ne sommes pas au top de notre forme physique, étant rentrés le 4 au soir tard avec seulement le lundi 5 pour récupérer un tant soit peu (Ciconio a même chopé un semblant de gastro et est en arrêt), et moi, aujourd’hui, j’ai baillé toute la sainte journée devant mon PC où le boulot m’attendait déjà.

Ce soir, Ciconio somnole dans le lit et je devrais être sur mon tapis de yoga, mais une panne de chauffage dans la salle nous contraint à annuler la séance. Au lieu de pratiquer chez moi comme je le devrais si j’étais raisonnable, j’ai rouvert une boîte de chocolats belges et je me suis enfilé 3 pralines bien grasses au chocolat blanc… Pas bien !!! Surtout après l’avalanche de plats tous plus riches les uns que les autres depuis 3 semaines ! Enfin, je vais me remettre au sport cette semaine avec la reprise de la zumba jeudi, et dès que mon ostéopathe sexy m’aura remis ma jambe droite en place samedi, je me remettrai à la course à pied.

Si je devais faire le bilan de ces fêtes de fin d’année, je dirais qu’elles se sont déroulées quasiment sans fausses notes. En tous les cas, si elles étaient plus contraignantes quant au kilométrage, je les ai bien mieux vécues que celles de l’année dernière où j’avais fini en larmes dans ma voiture le premier de l’an sans trop savoir pourquoi (avec le recul, j’ai compris que de voir des trentenaires –qui ne sont pas des amis proches– avec gros ventre/bébés/enfants toute la soirée de la Saint-Sylvestre, ajouté à la fatigue, m’avait fait péter les plombs suite à une taquinerie même pas méchante de Ciconio devant ses copains). La honte, car je croyais avoir été discrète alors qu’en fait tous les amis de Ciconio avaient su que j’avais pleuré et je sais qu’ils en ont parlé entre-eux par la suite. En même temps, ça a peut-être eu du bon car je constate que beaucoup d’entre-eux ont du tact avec nous quand il s’agit d’aborder le sujet des enfants. Ils ont compris sans qu’on doive leur donner trop de détails.

Un Noël en famille

Cette année, nous avons passé les jours précédant Noël et le jour de Noël dans ma belle-famille. Je vous vois d’ici, les filles, à attendre impatiemment que je vous narre les dernières remarques de ma belle-mère pour la critiquer et me soutenir. Eh non, elle est tellement adorable que je n’ai rien à lui reprocher ! Elle me fait des compliments et me couvre d’attentions sans pour autant exagérer, et je sais qu’elle m’aime vraiment fort. Et c’est réciproque ! De ce côté-là, rien à signaler. Ciconio a une grande famille et ne compte plus ses cousins, donc les repas chez les uns et les autres ont été très chaleureux.

Le 22, nous avons chacun fait une séance de magnétisme et d’hypnose chez un rebouteux du coin, dans un village perdu d’Auvergne. Ce fut mémorable pour moi qui suis véritablement entrée en hypnose sans m’en rendre compte. Cette expérience m’a marquée, je dois dire. Elle fera l’objet d’un post à part, car cela vaut vraiment le coup de tout vous raconter en détail comment j’ai mentalement « aspiré le négatif » présent dans mon inconscient, mon conscient, mon utérus et bien plus encore… 😉

Le 24, nous avons rendu visite aux grands-parents maternels de Ciconio. Ils sont toujours contents de nous voir, mais perdent la mémoire à cause de l’âge et cela donne des questions du type : « Alors, il y a de l’avancement ? » Devant notre mine étonnée : « Au niveau du ventre ? » (Comprendre, alors, toujours pas de gros ventre ?) Et ce genre de phrases est répété plusieurs fois en quelques minutes. Mais ce n’est pas malintentionné et on sait que c’est parce qu’ils croisent les doigts pour nous.

Le 25, nous étions invités chez la sœur de Ciconio, qui a deux enfants (un garçon et une fille). Il fallait voir le sapin ! Ça faisait des années que je n’avais pas vu autant de cadeaux d’un coup ! Et il n’y a que deux enfants dans la famille (pour le moment) ! Avec le frère de Ciconio, célibataire, nous avons offert aux neveux un baby-foot. Les deux oncles ont donc passé un bon moment de l’après-midi du 25 à monter l’engin. Je soupçonne ma belle-soeur et son homme d’en avoir bien profité au nouvel an avec leurs amis. Nous, on a dû partir peu de temps après le montage car Ciconio bossait le 26.

Le week-end des 27-28, nous étions conviés chez mon frère et sa fiancée, les futurs mariés de l’an 2015. Un mariage mixte s’il-vous-plaît (spéciale dédi à Bounty). J’ai bien apprécié ces moments avec eux et mes parents et ma sœur qui étaient aussi de la partie, pour fêter Noël avec les miens. Mon frère a récemment emménagé au pays des cigognes, c’est donc tout naturellement que nous sommes allés à l’un des marchés de Noël les plus célèbres. J’ai adoré cette ambiance, les maisons, les décorations, le pain d’épices, les senteurs de cannelle et de gingembre, même si le froid piquait sérieusement !

Il piquait les petites cigognes aussi… J’ai eu mal au cœur de voir mes congénères transies de froid… clouées au sol par un affreux grillage avec aucun toit pour les abriter des pluies verglaçantes et rien pour les protéger des -10°C qu’il faisait ce jour-là… Tout cela pour pour une seule raison : essayer de multiplier le nombre de cigognes dans la région en empêchant les jeunes d’émigrer. Après quelques années, elles sont déboussolées et ne savent plus comment partir, alors elles restent. Sauf que les obliger à rester est une chose, mais ne pas leur offrir d’abri en est une autre. Le comble : les outils de jardin étaient abrités dans une jolie remise, juste à côté ! On sait dépenser des sous pour protéger les outils, mais pas les animaux… Brigitte, si tu m’entends… Non, sérieusement, ça m’a vraiment dégoûtée. Pas étonnant qu’elles ne trouvent plus le chemin des copinautes, après !

Un Nouvel An sous le signe de l’amitié

Après une matinée de travail chargée pour Ciconio, nous avons pris le large (pour la troisième fois) pour finir l’année en beauté et en amitié à Frites Région (ma région d’origine ainsi que celle de Miss France 2015 :-P). Il fallait se costumer en « héroïne ou héros de notre enfance ou adolescence ». Dévoiler notre déguisement risquerait de mettre à mal notre anonymat, mais nous avons quelques photos d’anthologie ! 😀

C’est passé à la vitesse de l’éclair : les douze coups de minuit se sont invités au beau milieu de mon assiette de dinde, des jeux de société ont rythmé les premières heures de 2015 dans les rires et la bonne humeur. Comme c’est simple et agréable d’être avec ses meilleurs amis, on est soi, sans fioritures, et on est aimée telle qu’on est ! Un réveil tardif dans les effluves de café et de petits pains au chocolat et déjà il faut dire au revoir, et filer encore un peu plus au Nord pour voir mes grands-mères.

Du 1er au 4, nous avons fait toutes les chapelles (comme disent les carnavaleux de Dunkerque). Toute une organisation, mais il le faut si on veut consacrer du temps à chacun.

Sur la route du retour, nous avons fait une dernière halte à Champ’ Ville chez un couple d’amis de Ciconio que j’appellerai M. et Mme Généreux. Ils sont parents de deux petites filles adorables. Ciconio est le parrain de l’aînée. Elle m’appelle Tata et depuis sa naissance, on a des affinités. Elle a un sourire mutin et un petit nez en trompette, des yeux malicieux, une peau toute douce quand elle s’accroche à mon cou pour me faire un câlin. J’en ai les larmes aux yeux de parler d’elle. Je n’en reviens toujours pas qu’elle me témoigne autant d’affection. Je n’ai plus ou pas encore l’habitude des câlins d’enfants. Ceux-là sont spontanés, sincères, vrais. Pas calculés. Mon hypnotiseur m’a dit que les enfants sont davantage dans l’inconscient que dans le conscient jusqu’à l’âge de 6-7 ans. La filleule de Ciconio en a 5. Autant d’années que nos années de mariage 🙂 Je suis contente de cette complicité malgré nos brèves rencontres. Pourvu qu’elle dure un moment, que le charme ne se rompe pas trop vite… Parfois je me dis que ces moments-là sont précieux car peut-être qu’il ne me sera pas donné d’en vivre de similaires avec mes propres enfants. Alors ce week-end, j’ai joué avec elle, j’ai ri avec elle, j’ai fait des chatouilles avec elle, j’ai lu avec elle… Et c’était précieux.

Durant le week-end, deux autres couples d’amis de Ciconio sont passés. Le premier est un couple qui attend déjà son deuxième enfant alors que la première n’a que 9 mois (d’après ce qu’ils disent, les deux grossesses étaient des « accidents », mais ils sont très heureux, même si monsieur se plaint par rapport à l’organisation…). L’autre est un couple d’expat revenu en France pour les fêtes, et rentré à Champ’ Ville plus tôt juste pour nous voir. Deux enfants aussi, le deuxième était l’un des gros ventres du Nouvel An passé. C’était sympa de les revoir, même si la multiplication des enfants et des ventres me fait toujours un pincement au cœur.

En parlant de « deuxième fournée de bébé » : je dois avoir des antennes parce qu’en discutant avec ma meilleure amie à propos d’une copine un peu perdue de vue, j’ai demandé si elle n’attendait pas le deuxième. Et effectivement, quelques jours après, nous avons appris que cette copine aurait « un bébé avant la fin de l’année ». J’avais vu juste. Cette copine a commencé les essais en même temps que moi, il y a 3 ans et demi. Elle avait trouvé longs les 8 mois d’attente avant de tomber enceinte. Remarquez, moi aussi je commençais à trouver le temps long. Si j’avais su ce qui nous attendait…

Retour à la maison, une nouvelle ère commence

Le moral est plutôt bon.

Nous avons terminé nos congés par un hammam et un massage en amoureux hier soir.

Bizarrement, depuis quelques temps, je me surprends à réfléchir tel qu’on le fait en méditation : je regarde mes pensées avec un certain détachement, sans trop souffrir. Je les observe, je les commente, je m’en étonne, mais je garde le moral.

Quand je repense à Maléfique, je n’ai plus la haine. Je vois l’avenir, le nouveau psy, en espérant qu’il soit plus perspicace.

Quand je repense aux 3 ans et demi d’essais, je me dis que c’était long… Mais je vois déjà l’IAC 2 que nous avons l’intention de faire fin janvier-début février.

J’ai la pêche et la niaque, je sais qu’on n’est pas au bout de nos peines, mais l’amour et l’amitié partagés en cette fin d’année dans ces 10 foyers me donnent la force de regarder droit devant avec courage.

Et je sais que vous êtes là, vous aussi ! 2014 m’aura permis de faire votre connaissance ; que 2015 me garde votre précieuse présence ! ❤

Solstice d’hiver du 21 Décembre 2014 sur les pas de « Yule »

Je m’en inspirerai pour essayer de garder l’espoir pour nous tous ❤

L'actualité de Lunesoleil

yule

La porte du Solstice d’hiver va s’ouvrir pour entrer dans une célébration germanique « Yule », qui est une fête païenne des pays nordiques. Que l’on retrouve aujourd’hui sous une forme plus moderne. Autrefois on invoquait les Dieux pour bénir les prochaines récoltes. Pour faire fuir les mauvais esprits, des coups de fusils étaient tirés vers le ciel.  Les habitants préparaient un grand festin appelé le « banquet de Yule » , c’était le moment ou les hommes et les dieux étaient rassemblés autour d’une table pour partager un repas , raconter des histoires, chanter…

Cette année des rassemblements sont prévus, en voici trois :

Le Solstice d’hiver pour fêter la nuit la plus longue, un moment pour soi pour méditer, ouvrir son cœur d’amour dans les régions touchés par le fléau de la guerre, la…

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Liebster Award — Partie 1 (publique)

Au retour du mariage en Normandie, j’ai découvert 135 articles WordPress, dont une bonne partie avaient pour titre Liebster Award. Il m’a fallu du temps pour tout lire et tout comprendre, tout en reprenant le travail sur les chapeaux de roue et accuser le coup de l’échec de notre IAC1.

Du coup, je me retrouve probablement la dernière à y participer ! Mais mieux vaut tard que jamais.

Taguée par Madame Pimpin (je n’ai pas vu d’autre tag, mais j’espère que je n’oublie pas une autre copinaute qui m’aurait taguée aussi !), que je remercie et que j’embrasse, voici donc mes réponses aux questions. Pour les anecdotes, j’ai manqué de temps et j’hésite à les publier de crainte d’être reconnue, alors je publierai un article en privé très prochainement. 😉


1- Quel serait ton pouvoir magique ?

Voyager dans le temps. Je sais qu’il ne faut pas interférer avec les événements au risque d’entraîner un effet papillon (ça me fait penser au film, tiens !), mais moi qui aime voyager, j’adorerais voyager ET dans l’espace ET dans le temps. Je pense que la première destination temporelle que je choisirais serait Woodstock. En 1969, ça va de soi. La seconde, sans doute l’Angleterre de l’époque victorienne. Côté riche, bien entendu. Trop glauque sinon.

2- Quel est ton dessert préféré ?

J’adore le chocolat, sous presque toutes ses formes. Bizarrement, c’est encore la mousse que j’apprécie le moins. J’adore la tarte au citron aussi. Alors une part de tarte au citron accompagnée de quelques carrés de bon chocolat (des trois couleurs, je ne suis pas raciste).

3 – Les trois choses essentielles à ton bonheur :

Je vois que tu as souligné le mot « choses », Madame Pimpin. J’imagine donc qu’il faut se concentrer sur les objets. Alors au risque de me mettre certaines copinautes à dos (si je puis dire), je dirais « Jamais sans mon soutien-gorge » ! Je ne suis pas un « grand format », sauf pour la poitrine, que je trouve assez démesurée par rapport au reste du corps ! C’est pourquoi un bon soutif bien enveloppant m’est indispensable. Pour faire du sport, je rajoute même une brassière au-dessus de mon soutien-gorge de sport ! Ensuite, je me vois mal sans mes lentilles/lunettes, et enfin, sans mon ordinateur. C’est mon outil de travail et de loisirs, je passe beaucoup de temps dessus. En me relisant, je me dis que ce n’est pas essentiel à mon bonheur. Je pourrais très bien être heureuse seins nus, à courir sur la plage sans ordinateur et en voyant flou. Oui, sauf que je ne sais pas trop ce que je ferais de ma vie. Ce qui est certain, c’est que cela ferait le bonheur de Ciconio ! Et si Ciconio est heureux… alors… 😉

4 – Ton pire souvenir PMesque :

Je n’ai pas encore beaucoup d’expérience PMesque, mais le pire, bien avant le regard scrutateur et éberlué de l’interne roux (n°3) dirigé pleins feux sur mon intimité lors de l’IAC1, c’est sûrement le moment de doute de Ciconio sur la route du premier rendez-vous au centre de PMA, quand il a eu l’air d’en avoir marre avant même d’avoir commencé. Il m’a vraiment fait peur, cette fois-là. J’ai cru qu’il allait abandonner avant le démarrage et renoncer à tout projet de parentalité. Heureusement, ce n’était qu’un moment de flip de sa part.

5 – Ton meilleur souvenir Pmesque :

J’espère pouvoir un jour dire que mon meilleur souvenir PMesque est la naissance de notre enfant, mais pour l’heure, je dois dire que j’étais assez fière de moi lorsque j’ai fait ma première piqûre seule et que l’infirmière m’a félicitée pour ma précision et mon sang-froid. Un petit pas pour certains, un grand pas pour moi, qui n’avais jamais regardé aucune aiguille me transpercer la peau.

6 – Ton livre, ton film, ta chanson :

Alors mon livre : impossible d’en citer un seul, mais ceux que j’ai déjà lus, relus – et que je relirai à coup sûr – sont : L’Écume des Jours de Boris Vian, Jane Eyre de Charlotte Brontë et Les Quatre Filles du Docteur March de Louisa May Alcott. Ces histoires m’ont marquée, adolescente.

Mon film, là aussi, dur dur de n’en choisir qu’un, mais si je reste sur l’adolescence, alors je me dois de citer : Légendes d’automne. Le film romantique et romanesque par excellence, très agréable à regarder (Brad… !). J’ai encore cette musique en tête. Plus récemment, un film qui me fait pleurer à tous les coups (et ça ne fait pas si longtemps que je me permets de pleurer devant un écran) : Le Premier Jour du Reste de Ta Vie. Je m’identifie à cette famille et je pleure à chaque fois au décès du grand-père, qui me rappelle la perte des miens… Enfin, un thème plus philosophique, je pense à ce film avec Anthony Hopkins (quel acteur !), Instinct, qui fait réfléchir sur l’homme, l’animal et qui est le véritable sauvage sur cette terre… Moi, dès qu’on me parle de la cause des animaux, de toute façon… je suis hypersensible.

Ma chanson, alors là, ça change d’un jour à l’autre. Dernièrement, si tu lis mon blog, ça n’a pas dû t’échapper : Marylin Monroe de Pharrell Williams. Et si je devais emporter de la musique sur une île déserte, j’emmènerais des Préludes et des Nocturnes de Chopin (ce mec devait avoir une connexion directe avec le Ciel…!), un Best Of des Beatles, oh et puis non je ne peux pas choisir. J’emmènerais une connexion Internet juste pour écouter ce qui me chante sur Sp*tify.

7 – Comment as-tu rencontré ta meilleure amie ?

Au collège, on traînait avec des amis communs, puis on s’est rapprochées au lycée quand on s’est retrouvées dans la même classe, pour ne plus jamais se séparer. Nous sommes éloignées géographiquement, mais nous sommes toujours aussi proches et complices. C’est la seule lectrice de mon blog que je connaisse dans la vraie vie, car je peux tout lui dire et elle en sait sans doute plus sur moi que mon propre mari ! Je lui fais entièrement confiance ; c’est ma sœur spirituelle ! ❤

8 – Ton passe temps préféré :

Alors, quand je ne passe pas le plus clair de mon temps à travailler (mais il faut dire que j’adore mon métier, donc je n’ai pas toujours l’impression de bosser), j’adore regarder des séries américaines en VO. J’ai toujours été frustrée de terminer un livre ou un film que j’aime, alors ce concept de série qui traîne en longueur (tant que la qualité y est) me convient parfaitement. J’aime lire, mais comme je lis toute la journée pour mon travail, j’ai pas mal réduit mes temps de lecture hors boulot. Je m’y remets pendant les vacances. J’adore écouter de la musique, en toutes circonstances. Que ferais-je sans musique ???

9 – Le métier que tu exercerais si tu pouvais choisir :

Le métier que j’exerce est celui que j’ai choisi, je l’adore et je ne le regrette pas du tout. Cependant, dans mes rêves de petite fille, j’aurais voulu être… Écrivaine. J’insiste cette fois pour le « e » final. 😉 Ah, si j’avais le talent de mettre toutes mes pensées (et Dieu sait que j’en ai) correctement et joliment sur le papier… Heureusement, mon métier et ce blog me permettent d’écrire un peu, même si ça n’a rien à voir avec la grande littérature.

10 – Ton odeur préférée :

J’hésite entre celle du café moulu et celle de l’amande, pour ce qui est de l’alimentaire. Sinon, mes pussycat dolls, quand elles rentrent du jardin, sentent bon « le frais », un peu comme le linge ! Et elles sont si douces ! ❤

11 – Ton prochain projet à court terme :

J’aimerais dire « avoir un bébé », mais je ne suis plus assez folle pour défier DNLP ! A court terme, c.-à-d. dans trois semaines pile, obtenir l’agrément pour adoption. Le mois prochain, si tout se goupille bien, faire l’IAC2, et puis passer les fêtes le plus sereinement possible, quelles que soient les circonstances. Tenter de garder le moral et la forme est un défi quotidien depuis que l’infertilité a frappé à notre porte.