Une échographie du 5e mois en demi-teinte… [Grossesse]

C’est dans une fraîcheur réconfortante après la longue période de canicule que je reviens vers vous pour partager ce moment fort qu’était l’échographie du cinquième mois.

« Fort » en bien et en moins bien…

Nous avions rendez-vous hier après-midi à Moyenne Ville, à l’hôpital de ma gynéco Dr Grande, là où j’accoucherai en fin d’année. J’ai dû patienter une heure et demie la vessie pleine avant que ce soit notre tour…

Nous avons enfin été reçus par le Chef de pôle que nous ne connaissions pas encore… Nous nous en serions bien passés ! Nous avons été très déçus par cet homme qui, peut-être pour impressionner la jeune stagiaire, a voulu nous donner — à tous — un cours magistral…

A peine j’étais installée le ventre à l’air et une fois les premières images affichées à l’écran, qu’il nous a demandé si c’est notre deuxième échographie, ce à quoi nous avons répondu que c’était en réalité notre quatrième…

« Ah bon, et comment ça ? » Et là, j’ai dû lancer un sujet que je n’avais pas envie, mais alors pas du tout envie d’évoquer, surtout pas dans une salle d’échographie : ma fausse couche… 😦 Pour lui, ce n’était pas une raison pour faire des échographies supplémentaires. Nous avons répondu que comme on nous l’avait proposé, on n’allait pas refuser ! Que ça nous avait rassurés, etc.

« Chef » a alors demandé à la stagiaire (et à nous) quelle était l’utilité du suivi de grossesse. Je ne détaillerai pas tout, mais en gros il trouve que ça ne sert à rien d’autre qu’à inquiéter les futurs parents et dépenser des sous. Il a cité l’exemple de la Norvège qui en fait moins que par ici et où soi-disant les résultats sont meilleurs.

Jusque-là tout allait bien. On se disait intérieurement qu’on tombait encore sur un de ces grands pontes qui aiment discourir et étaler leur science devant les stagiaires et les patients… (Souvenez-vous de ce cher GP…!)

Mais il a continué à insister lourdement sur la fausse couche, pendant quelle année et à quel moment de la grossesse, etc. Au bout d’un moment, j’ai senti que ma voix commençait à chevroter et j’ai su que s’il continuait comme ça, j’allais craquer. Mais je n’ai pas osé lui demander de changer de sujet.

Il a quand même réalisé l’échographie. Il a dit que j’avais rempli ma vessie pour rien, que c’étaient les jeunes qui demandaient ça, mais pas lui… Comment j’aurais pu le savoir ? Sinon, il a détaillé les mesures en donnant des explications plus à la stagiaire qu’à nous…

❤ Le plus important, c’est que Babybulle est en pleine forme et qu’il a tout ce qu’il faut là où il faut. ❤

Hier, il était hyper dynamique depuis le matin, comme s’il avait deviné qu’il serait le centre de l’attention ! 😉

Ciconio et moi avions les yeux rivés sur l’écran, tant et si bien que j’ai même zappé complètement une question hors sujet supplémentaire du « Chef ». Je me suis « excusée » en disant que je n’avais pas entendu parce que j’étais absorbée par l’observation de mon bébé (histoire de lui rappeler la véritable raison de notre présence). Nous n’étions pas là pour débattre des pratiques obstétricales ou de mon métier.

Je rêve, où les « grands pontes » — masculins j’entends — ont la fâcheuse tendance à s’écouter parler et à inonder les gens de paroles pour donner leur avis sur tout, même sur les métiers des autres ? J’hallucine. Comme j’ai regretté ma gynéco, toujours si délicate et attentionnée…!

« Le meilleur » a eu lieu à la fin. Babybulle a une semaine d’avance en termes de taille (et donc de poids estimé)… Sans explication, mon homme et moi en aurions juste déduit qu’il s’agit d’un « beau bébé » qui tient de son père (Ciconio est un grand gaillard de large envergure, qui pèse le double de mon poids et a donné du fil à retordre à sa maman à la naissance avec ses larges épaules et ses 4,100 kg fillette (pour toi Miliette)).

Seulement voilà, « Chef », après seulement deux-trois questions sur mon alimentation, pense que j’ai un apport trop important en sucres rapides (ce qui inclut si j’ai bien compris les yaourts aux fruits et les fruits eux-mêmes !!!). Il est vrai qu’à la belle saison, je suis assez friande de fruits, et par malchance et comme je suis honnête, à sa question « Qu’est-ce que vous avez pris comme dessert ce midi, une glace ?! » j’ai dû répondre l’abominable vérité : « Un chocolat liégeois ». « Mais c’est une glace ! » « Non, en crème dessert ! ». Il a lancé l’hypothèse que Babybulle était agité à cause du sucre de mon dessert du midi…! (WTF !!!)

Sur ces entrefaites, il a parlé régime. A l’écouter, je vais devoir manger des légumes matin, midi et soir à la place des fruits et des produits laitiers sucrés. Tenez-vous bien : pas plus d’un yaourt par jour semaine ! Moi qui trouvais sain, rafraîchissant (et plein de vitamines) de me faire un petit jus d’oranges pressées le matin, ben c’est pas bien non plus ! Pour « Chef », c’est même pire que de boire du jus en bouteille !

Je vous épargne la suite, mais il a dû voir mon air décontenancé car il a fini par dire un truc gentil du style que ce bébé avait de la chance parce qu’on voyait qu’il était très attendu. Il soufflait le chaud et le froid en quelque sorte, alors j’en ai eu les larmes aux yeux…

Puis il en a remis une couche sur la fausse couche, ce qui m’a fait couler quelques larmes. Qu’est-ce que je n’avais pas fait là ? Loin de le décourager, « Chef » a entrepris de me réeexpliquer par A + B à quel point on avait « fait une affaire avec cette fausse couche » (oui, en ces termes précis), en avançant des chiffres et des statistiques… Il nous a redemandé comment on faisait les bébés (si si je vous jure) et quand j’ai répondu qu’il fallait déjà un homme et une femme il a regardé la stagiaire en disant de moi que j’avais de bonnes réponses. Vas-y, prends-moi pour une c*nne.

Il a continué ses discours en arguant que pour lui les meilleures mères étaient au final celles qui ne faisaient pas de suivi de grossesse et arrivaient à l’accouchement « la fleur au fusil », parce que le mieux pour une grossesse c’était de ne rien faire de spécial (pourquoi il nous parle de régime sans sucres, alors !!!)… D’un « échange de regards » avec la stagiaire, j’ai compris qu’elle n’était pas du tout de cet avis (moi non plus)… Il a renchéri en disant que les meilleurs résultats en obstétrique avaient eu lieu pendant la guerre (WTF ?!!), par rapport au taux de sucre, etc.

Il a ressoufflé le chaud par une parole gentille, que ça allait bien se passer, que c’était un beau bébé et là j’étais repartie à pleurer (il faut dire que je n’avais pas encore réussi à sécher mes larmes)…

On est ressortis comme ça, tout le monde dans la salle d’attente m’a regardée (ils ont dû croire que notre bébé avait un problème grave !)… Ciconio était furax, même s’il avait gardé le silence pendant tout le discours de la fin sur le régime et la fausse couche.

« Ça n’aurait pas dû se passer comme ça, on aurait dû ressortir de là le sourire aux lèvres ! Ça aurait dû être un bon moment…! »

Je suis bien d’accord.

Après, si « Chef » s’était contenté de me parler de l’apport en sucres, je n’aurais jamais craqué nerveusement ainsi ! Je crois qu’il ne pensait pas à mal… Dans sa volonté de me réexpliquer le pourquoi du comment de la fausse couche et d’expliquer des choses à la stagiaire, il a été hyper relou et a juste été maladroit. Là où je lui en veux, c’est que mes larmes auraient dû lui faire comprendre qu’il fallait changer de sujet et qu’il a persisté dans son délire.

Quant aux fameux sucres rapides, dans tous les cas je devais refaire l’analyse d’urine du 5e mois (urine « perdue » par le laboratoire l’autre jour), et j’aurai le résultat de la glycosurie jeudi midi par courrier.

J’ai appelé ma doc pour savoir si je pouvais d’ores et déjà faire le test O’ Sullivan du glucose initialement prévu pour le 6e mois. Elle m’a donné son feu vert alors je vais essayer de le programmer la semaine prochaine. Elle m’a dit aussi que « Chef » était — je cite — « très bien, mais assez porté sur les régimes sans lactose et sans glucose ». Ça me rassure un petit peu. J’ai googlisé « Chef » et il paraît qu’il roule dans un vieux tacot pourri, a sept enfants et adore les randonnées « nature ». J’adore la nature aussi, sauf quand elle fait sa p*te.

Bref. S’il y a un risque de diabète gestationnel, je préfère le savoir afin de prendre les mesures adéquates s’il le faut !

❤ Mais j’espère que notre petit garçon (oui, BBB est un petit gars, comme je le pressentais depuis le tout début) tient juste de son grand gaillard de papa ❤

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Hier, aujourd’hui, demain

Hier… la félicité.

Il y a deux ans, à cette époque, je portais mon premier enfant. J’avais tardé à faire le test de grossesse… Puis une indescriptible félicité m’avait habitée deux petites semaines…

Mélancolie.

Aujourd’hui… des hauts, des bas.

Le moral qui va à peu près bien, la forme qui pourrait s’améliorer — vade retro torticolio !

Mon énervement en apprenant que le « téléphone arabe » marche à fond dans la famille éloignée avec des conclusions hâtives et des gens qui prêchent le faux pour savoir le vrai… Et puis qu’importe.

La joie de voir sortir les premières fleurs et mes mascottes prendre le soleil avec délectation…

Au jour le jour.

Demain, l’espoir fait vivre.

Le second entretien avec le nouveau psychologue lundi, l’IAC3 qui se profile à la frontière entre mars et avril, un printemps supplémentaire à ajouter à mon compteur en avril simultanément au verdict du rapport psy, des vacances au soleil en mai avec des amis de Ciconio en étant le seul couple sans enfants…

Appréhension et grandes espérances.

Une semaine contre l’endométriose

Parce qu’informer, c’est déjà agir.

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Du 3 au 9 mars a lieu la 11ème semaine de prévention et d’information sur l’endométriose.

J’ai envie de partager avec vous quelques unes des raisons qui me font dire qu’il faut faire du bruit autour de cette semaine.

Déjà, le correcteur orthographique il connaît pas le mot endométriose. Chacun sait que si t’es pas dans le correcteur orthographique t’es pas grand chose.

Aussi parce que l’endométriose touche 180 millions de femmes dans le monde. Oui oui, vous lisez bien. ça fait à peu près 3*60 millions de consommateurs ou 6*30 millions d’amis. C’est énorme. C’est énorme et vous savez le pire ? Tout le monde s’en tamponne.

Une exclamation d’une copine me revient en tête. Je lui parle de cette saloperie de maladie, elle ne connaît pas. Je lui explique justement que des millions de femmes sont concernées. Réponse de sa part : « bah, s’il y avait autant de…

Voir l’article original 550 mots de plus

Le nouveau psy : réaction à chaud

Flashback de mardi soir :

22h00 : je sens la fatigue m’envahir et j’attrape mal à la tête… Je me prépare à aller dormir en appliquant sur ma langue quelques gouttes de trois Fleurs de Bach triées sur le volet pour être plus zen, du paracétamol pour chasser cette migraine naissante et trois Euphyt*se (oui, j’ai préféré mettre la dose) pour dormir à poings fermés. Je relis en diagonale les documents sur l’adoption remis lors de la première réunion d’informations. Celle-ci remonte presque à 1 an (mars 2014) alors je me rafraîchis la mémoire pour que Ciconio et moi employions les bons termes demain matin. L’enjeu est de taille, nous devons être à la hauteur ! Même si nous ne souhaitons pas ressortir des phrases toutes faites, nous préférons nous préparer encore, un peu comme pour un entretien d’embauche.

22h30 : je fais un petit résumé à Ciconio des phrases et idées intéressantes à avoir en tête demain matin le cas échéant, puis je plonge bientôt dans les bras de Morphée…

Aujourd’hui :

7h20 : le réveil sonne. Je n’en reviens pas. Ça fait trois semaines au moins que je ne m’endors pas avant 1h00 du mat’, et là j’ai dormi d’un trait pendant 8h30 ! Je suis contente, j’aurai une tête un peu moins sale que d’habitude pour l’entretien. Rebelote avec les Fleurs de Bach.

8h50 : grand départ. C’est triste de constater comme la neige a fondu, mais au moins, c’est plus facile pour rouler.

9h15 : petite visite au magasin de bricolage pour se faire une idée des faïences susceptibles de nous plaire pour les futurs WC. La Chouette, si tu as des idées de déco, on est preneurs !!! 😉

9h40 : Ciconio erre encore dans les allées à la recherche de croisillons, et je commence à stresser de peur d’arriver en retard. C’est idiot car nous sommes à 5 minutes du lieu du rendez-vous, mais je suis comme ça… Et puis je dois impérativement aller au petit coin avant !

9h50 : nous y sommes. On nous fait patienter dans le hall d’entrée flambant neuf où trônent une dinette en plastique et des jeux de construction. Alléluia, j’ai le temps de visiter les toilettes.

9h55 : un petit homme blond descend les escaliers. Il est tout de gris vêtu, dans un style décontracté, mais chic. Souriant, il nous demande de bien vouloir patienter quelques instants pendant qu’il prépare la salle de torture.

10h00 : il nous invite à le suivre dans une pièce assez grande et à nous asseoir à la grande table (dommage, j’aurais préféré la table des petits nenfants) 😛

Et jusqu’à 11h25, eh bien…


Par crainte du mauvais œil, je n’ose pas trop m’avancer car rien n’est gagné, mais nous pensons que ça s’est bien passé. 😉

En résumé, on a d’abord dû expliquer pourquoi selon nous le rapport psy de sa collègue avait été défavorable, puis parler de notre projet. Le ton était radicalement différent de celui employé par Maléfique. Ce psy-là, déjà, nous a dit que pour lui aussi, c’était difficile de devoir évaluer des personnes, et il n’était pas présomptueux ou méprisant comme Maléfique. Nous l’avons trouvé plus humble et plus à l’écoute. Il nous a semblé qu’il cherchait vraiment à bien saisir nos propos et qu’il était moins dans le jugement que sa collègue.

Aujourd’hui, il n’a pas mentionné la PMA. Il nous a juste demandé avec beaucoup de tact si on souffrait d’infertilité — ce à quoi nous nous sommes contentés de dire que nous avions reçu le diagnostic d’infertilité inexpliquée et l’hypothèse d’insuffisance ovarienne, point. Nous n’avons pas mentionné la fausse couche ni les essais PMA. Nous n’avons pas caché que nous essayions naturellement aussi depuis bientôt 4 ans, mais encore une fois, cela n’a pas eu l’air de le faire « tiquer ».

Quant au rythme de l’entretien, rien à voir avec ce que nous avons connu avec Maléfique. Au lieu de recevoir des questions et des questions sans répit comme des coups de poing (ce que j’avais ressenti la dernière fois avec Maléfique), cette fois je nous ai sentis acteurs d’un véritable échange. Il a semblé aimer notre discours sur notre façon d’imaginer l’accueil de notre enfant adoptif (assurer sa sécurité, gagner sa confiance, comprendre son besoin de régression éventuel, etc.) et l’éducation que nous souhaiterions pour lui (aimer ne suffit pas, il faut aussi savoir dire non, poser des limites pour qu’il se sente en sécurité, etc.). Nous sommes tombés d’accord sur de nombreux points, du moins c’est mon impression.

Après, cela suffira-t-il à le convaincre de notre capacité à être de bons parents adoptifs ? Nous en aurons le cœur net en avril. Nous nous disons que dans tous les cas, son rapport ne peut pas être pire que celui de Maléfique. Nous avons fait du chemin depuis et en avons tiré quelques leçons, notamment de faire attention à être bien clairs dans nos propos. Par ailleurs, comme il sait qu’il est le deuxième psychologue à nous voir, sa démarche est encore différente.

En tous les cas, nous avons apporté une pierre de plus à l’édifice de notre projet d’adoption.

La suite le 16 mars !

❤ Merci infiniment pour vos encouragements et conseils qui m’ont portée ce matin ❤

Sur ce, je vais courir un peu dans ma campagne… après des mois d’arrêt de jogging pour cause de tendinite, puis de mauvais temps. Le soleil brille, il fait bon et mon cœur est un peu plus léger. Je m’occupe de mon corps, maintenant !

Gros bisous à tous !

Mercredi : nouveau psy…

Vendredi, nous avons reçu LA convocation pour le premier entretien avec le nouveau psychologue (en vue de l’adoption). Ça tombe bien, on en avait bien reparlé au restaurant avec Ciconio mercredi dernier…! À croire qu’on a senti la lettre arriver jusqu’à nous.

Le rendez-vous est fixé pour ce mercredi-ci.

Enfin/Déjà… Mais quand faut y aller…

Après Maléfique qui ne parlait manifestement pas la même langue que nous… Espérons que cet homme nous comprenne un peu mieux. Qu’il essaye, du moins…

Encyclopédie-du-savoir-relatif-et-absolu_Edmond-Wells

Je suis assez stressée, même si je sais que ça ne sert à rien. Pour info : nous avons décidé ce qui suit :

  • élargir dès maintenant le projet à l’international alors qu’au départ on voulait commencer par la France uniquement ;
  • taire la fausse couche (sauf en cas de question ultra précise à ce sujet) ;
  • évoquer s’il le faut la PMA en cas de question précise à ce sujet, en précisant que nous avons essayé récemment et en exagérant un peu ma fatigue pendant les traitements.

Nous savons que l’évocation de la PMA peut nous porter préjudice, mais nous ne voulons pas mentir, ni renier ce que nous sommes ou les choix que nous avons faits. Nous voulons être le plus à l’aise possible avec cet homme.

Alors advienne que pourra…!

Je suis #1couplesur6 + Pétition pour aider les Québécois

Je suis #1couplesur6 + Pétition pour maintenir la PMA au Québec

Ce matin, ce texte publié sur le site Émotions in vitro m’a beaucoup parlé…!

Alors je partage.

Et j’ai signé la pétition pour le Maintien du Programme québécois de procréation assistée.

Les Québécois se sont mobilisés pour que BAMP! reste en pôle position, alors à nous de les aider !

Ça va, la routine… Réaction après coup, et les autres…

Déjà, MERCI à toutes pour vos encouragements et votre gentillesse hier. Vous pensez parfois que c’est peu de choses, mais je vous assure que c’est ÉNORME ! Au moins, je ne me sens pas seule et je guette chacune de vos réactions avec enthousiasme.

Après, il faut quand même que je vous avoue que je ne suis pas au top du top du moral depuis ce matin. Comme toujours, je réagis après coup, c’est-à-dire : quasiment pas de réactions hier, limite à rigoler avec Ciconio — genre on le savait alors on s’en fout — mais assez morose aujourd’hui.

Je suis vraiment triste pour Koala et bien sûr je relativise ma situation…

Bref, ça va, la routine, quoi. Mais peut mieux faire. Je sais que ça va s’améliorer au fur et à mesure de la semaine.

Par contre, dans ces moments-là, je suis d’assez mauvaise humeur et je suis assez contente de bosser chez moi. Les seules êtres que je tolère sont mes mascottes. 😉

Et j’ai envie de cracher mon venin sur le premier qui m’agace !

Hier, une petite phrase de ma mère (déjà entendue à plusieurs reprises depuis l’échec de l’IAC1) m’a bien agacée. « Agacée » pour rester polie et courtoise. Elle répondait qu’elle était déçue de cet échec, qu’avec mon père ils y croyaient vraiment. Jusque-là, 20/20. Mais elle conclut par « Ce sera pour bientôt tout naturellement ! ». Ouais, ben tu peux y aller à l’église et prier Sainte-Rita, Sainte-Colette et toute la clique, parce que dis donc, y’a du travail côté « naturel ». J’en ai ras-le-TUUUT qu’elle me serine ça à chaque évocation de la PMA. Elle pense qu’on fait du tourisme sexuel en PMA ou quoi ? L’autre jour avec ses réflexions j’avais dû lui dire que oui, on essaye aussi naturellement. Mais qu’est-ce qu’elle croit, sérieux ! On ne va quand même pas lui faire un rapport détaillé !

Je n’ai rien répondu hier, et je pense que si elle m’appelle, je l’ignorerai. C’est comme si pour elle on faisait un caprice en faisant appel à la médecine. Comme si ça n’était pas légitime pour nous. Je ne supporte pas cette idée. On n’est pas là par plaisir !!! 😦

Ah, la famille… Je ne vous avais pas dit l’autre jour que ma belle-mère, qui pourtant n’a presque pas de défauts — clin d’œil à mon amie Ourse — a cafté à sa fille (ma BS, la sœur de Ciconio) sur notre parcours PMA ? Alors Ciconio qui habituellement fait toujours des mystères pour tout, n’a pas été choqué. Je n’ai rien dit mais j’ai pensé très fort que c’était terminé les petites confidences. D’ailleurs là, pour l’IAC2, Ciconio n’avait rien dit à sa famille et ça m’arrange bien. Ce n’est pas le fait que ma BS soit au courant (si Ciconio avait voulu lui en parler, je n’aurais pas eu d’objection), mais c’est le fait que ma BM ait cafté alors qu’on lui avait dit de le garder pour elle.

Je sais bien comment ça va se terminer, de toute manière. Toute ma belle-famille va finir par le savoir. Ma BM ou BS ne va pas le dire exprès (elles ne sont pas comme ça), mais ça va leur échapper à un moment ou à un autre. J’ai les oreilles qui sifflent quand j’imagine la grande famille de Ciconio qui parle de nous.

Pour l’adoption, la famille proche de Ciconio est au courant depuis la fin d’année. Et ma BS a trouvé intelligent de m’en parler le jour de Noël alors qu’il y avait des personnes non initiées à 2 mètres. Je n’avais pas envie d’en parler avec elle à cet endroit-là et à ce moment-là. Et là, finito, je n’ai plus envie d’en parler du tout, ni avec ma BM ni avec ma BS.

Bref, je suis de mauvais poil. Mais ça va passer, y’a plus malheureux que moi.

Ce qui me meut

Le jour de la prise de sang décisive se profile tout doucement à l’horizon. Je ne suis vraiment pas optimiste cette fois-ci, vu le mauvais timing ovulation-insémination évoqué précédemment. Encore 5 jours d’incertitude sans illusions. J’ai hâte de savoir lundi soir pour pouvoir arrêter la progestérone.

Physiquement, je suis assez fatiguée à cause de la progestérone, justement. Ma poitrine est très sensible et gonflée (comme si j’avais besoin de ça) : exit les jolis dessous pour la Saint-Valentin ! Ce ne serait rien si je n’étais pas somnolente la plupart du temps et si je n’avais pas les jambes lourdes, surtout la nuit. J’ai ressorti le coussin d’allaitement pour soutenir mes guibolles en dormant. Ça a marché : l’alliance yoga + coussin m’a permis de dormir à nouveau convenablement cette nuit. Et au diable les superstitions (je n’osais pas le réutiliser car je l’avais acheté étant enceinte).

Ces jours-ci, j’ai encore eu l’occasion de penser à ma vie et de ressasser des questions existentielles.

Où vais-je, où cours-je, dans quel état j’erre ?

Le comportement grognon d’un Ciconio épuisé ce week-end m’a laissé seule avec moi-même et avec mes questionnements. Je ne remets pas en cause le parcours PMA, je me projette déjà dans l’IAC3 qui si mes calculs se confirment aurait lieu au début du printemps. Je suis moins motivée dans mon travail, mais ça va encore. C’est plutôt de me dire que j’approche des 33 ans qui me saoule.

Je me demande parfois à quoi ça rime, tout ça ?

Je donnerais tout pour retrouver l’état d’esprit que j’avais en emménageant avec Ciconio en 2008. A l’époque, j’étais heureuse, je n’avais pas encore envie d’avoir des enfants (plus tard, me disais-je). Tout était source de joie. Je me souviens de Ciconio se moquant gentiment de moi parce que j’étais toute contente du petit abat-jour que j’avais acheté pour notre chambre. J’aimais découvrir notre nouvelle région, faire des kilomètres le week-end pour aller voir nos amis et nos familles. C’était un peu « l’aventure », cette nouvelle vie, pour moi. Après quelques mois, nous avons quitté notre location pour acheter notre première maison. Après plusieurs années à douter de moi, j’avais enfin confiance en moi, l’homme que j’aimais m’aimait, nous avions acheté une maison ensemble en 2009 et nous allions nous marier en 2010. Le mariage fut fabuleux. Je me souviens d’avoir littéralement été sur un nuage toute l’après-midi. Ce jour-là, il faisait très chaud, aux dires des invités. Moi, je n’ai senti ni la chaleur, ni la soif, rien que du bonheur.

A nos 1 an de mariage, il ne nous « manquait » que peu de choses : agrandir la famille et déménager un jour à la montagne. Une promotion de Ciconio nous a permis de réaliser ce dernier projet. En 2012, je venais de fêter mes 30 ans et nous vivions enfin dans la maison de nos rêves, dans la région de nos rêves. Celle où je passais mes vacances, petite. Ma région de cœur.

Je rêvais d’une maison comme celle-ci dans un cadre enchanteur, avec des chats et des chèvres, pour les enfants. Nous sommes en 2015. Nous avons la maison, le cadre enchanteur, deux chattes et deux chèvres.

Excusez mon goût prononcé pour le mélo. Tout ne va pas si mal. Nous nous aimons toujours autant avec Ciconio, mais nous avons perdu notre insouciance. Pourtant, je me souviens qu’en partageant notre désir d’enfant tout au début, nous ajoutions toujours « enfin, si ça marche, il y en a pour qui ça ne marche pas tout de suite ». Comme si nous pressentions que ça allait être un combat. Nous avions toujours en tête l’exemple des oncles de Ciconio n’ayant pas pu avoir d’enfants ou ayant dû passer par les FIV.

Depuis, nous avons vécu l’enfer de la fausse couche en 2013, l’envie d’agir en 2014 en nous lançant dans la PMA et l’adoption. J’ai encore le goût amer du rapport psychologique dans la bouche. Je redoute les deux séances avec le nouveau psy. Il ne nous a pas encore contactés, mais ça ne devrait plus trop tarder. La peur n’évite pas le danger… Je ne sais toujours pas sur quel pied danser et quel discours avoir face à lui. Devons-nous lui parler de la PMA en disant que nous nous sommes décidés cet hiver et avons essayé ? Je suis toujours dans le flou. Le flou total. En vérité, j’ai tellement été dégoûtée de cet acharnement de Maléfique que j’en ai encore mal aux tripes en y repensant. J’ai perdu confiance en notre capacité à convaincre que l’on puisse être de bons parents adoptifs. Les seuls au courant sont la famille de Ciconio, et moi je n’ai même pas réussi à en parler aux miens. J’ai honte de raconter ce rapport psy. J’ai tellement honte… J’aurais presque besoin d’une séance avec un psy pour me remettre des séances avec cette TUUUUUUUT de Maléfique. Vous y croyez, vous ?!

Quant à la nature, je ne lui fais plus trop confiance, contrairement à ce que me conseille ma mère. Comme si la nature nous avait fait des cadeaux depuis plus de 3 ans et demi ! Oui, ma mère a été exemplaire depuis notre coming-out PMesque à l’automne, sauf avec cette phrase prononcée à l’annonce de l’échec de l’IAC1 : « Il faut aussi essayer naturellement…! ». Nan, tu crois ?! ! Je n’y avais jamais pensé, tiens ! No comment.

Bref, dans mes moments de déprime, qui heureusement ne sont pas permanents, plus rien ne m’intéresse que de plonger mon esprit dans le virtuel avec des séries télé, des bouquins, de la musique, et mon corps dans la bouffe, le sommeil… J’aimerais pouvoir fonctionner en mode « tout automatique » en débranchant mes émotions de mon corps. « Vivre » comme un robot pour ne plus rien ressentir.

Je me demande « ce qui me meut ». Je ne sais plus trop.

L’amour de Ciconio, bien entendu. Celui de ma famille et de mes amis. Mais ce qui ressort en permanence et m’obsède, c’est devenir mère. Je n’arrive plus vraiment à trouver d’autre grand objectif dans ma vie. Si ça ne marche pas, j’ignore ce que je ferai. Je sais que c’est possible en lisant les témoignages des femmes qui sont passées par là. Mais je sais que ça me demandera des efforts surhumains.

J’essaye quand même la plupart du temps de m’occuper sainement, ce qui n’est pas évident quand c’est calme au boulot comme cette semaine. Je m’occupe en lisant et en commentant vos blogs, bien évidemment, puis en m’occupant de mes mascottes et de la maison. J’ai récemment fabriqué mon déodorant maison. J’utilise de moins en moins de produits non naturels. J’en étais déjà au bio et éco depuis un bail, y compris pour les produits ménagers, mais en ce moment j’ai plaisir à me renseigner sur ce que je peux fabriquer moi-même. Sans doute un besoin de me sentir « fertile » à ma manière. Je sais que vous me comprenez.

Et puis j’essaye tant bien que mal de me concentrer sur ce qui va bien. La beauté de ce qui m’entoure, déjà, hier le coucher de soleil rose-orangé sur les collines enneigées. Mes plantes qui grandissent bien et dont je prends soin… La douceur et l’espièglerie de mes mascottes. Le bien-être aux cours de yoga et de zumba, ou sur mes raquettes à neige. Ce matin, la surprise de recevoir plusieurs lettres de ma filleule de l’association. Ils s’étaient trompés d’adresse alors je reçois même sa lettre de décembre 2013. Mes larmes en lisant la traduction « maman » pour me désigner. Je suppose qu’il n’existe pas de « marraine » là-bas. La culpabilité d’avoir laissé en plan mon auto-apprentissage de sa langue, par paresse et découragement… Me dire qu’il faut que je reprenne les choses en main pour pouvoir lui écrire dans sa langue et comprendre ses lettres sans traduction.

Les chutes de neige de la semaine passée ont laissé place à un soleil resplendissant. Fini les corvées de pelletage et bonjour les promenades dans la nature. J’ai redécouvert cette sublime chanson de Ed Sheeran lors de ma promenade dominicale. J’adore quand un morceau s’accorde parfaitement avec le lieu et l’instant présent.

 

Je ne sais plus trop ce qui me meut, mais je continue quand même à avancer. Coûte que coûte.

15 jours de concours

La mobilisation continue, on ne lâche pas l’affaire ! Ça vaut le coup de créer un compte Facebook juste pour voter s’il le faut ! Allez, allez, 1 clic par jour, on compte sur vous ! 😀

Association de patients de l'AMP et de personnes infertiles.

IMG_0543 En attendant notre tour, nous écoutons sagement les présentations des autres associations.

Le prix du public est lancé depuis maintenant 15 jours ! Comment avons-nous fait pour tenir 15 jours à ce rythme épuisant entre une première place idéale, rassurante et une deuxième place désespérante, usante ? Pourtant nous l’avons fait, vous l’avez FAIT.

MERCI

10 000 euros sont en jeux dans ce concours.

Oui 5 000 euros X 2 = 10 000 euros

5 000  euros via le prix du jury  et 5 000 euros via le prix du public.

2 associations pourront donc bénéficier d’une partie de ces 10 000 euros, ou alors une seule  si c’est la même association qui gagne à la fois le prix du jury et le prix du public, ce qui est possible.

– 5000 euros via le prix du JURY :

BAMP est passé en avant, avant-dernière position le 14 janvier…

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