Une échographie du 5e mois en demi-teinte… [Grossesse]

C’est dans une fraîcheur réconfortante après la longue période de canicule que je reviens vers vous pour partager ce moment fort qu’était l’échographie du cinquième mois.

« Fort » en bien et en moins bien…

Nous avions rendez-vous hier après-midi à Moyenne Ville, à l’hôpital de ma gynéco Dr Grande, là où j’accoucherai en fin d’année. J’ai dû patienter une heure et demie la vessie pleine avant que ce soit notre tour…

Nous avons enfin été reçus par le Chef de pôle que nous ne connaissions pas encore… Nous nous en serions bien passés ! Nous avons été très déçus par cet homme qui, peut-être pour impressionner la jeune stagiaire, a voulu nous donner — à tous — un cours magistral…

A peine j’étais installée le ventre à l’air et une fois les premières images affichées à l’écran, qu’il nous a demandé si c’est notre deuxième échographie, ce à quoi nous avons répondu que c’était en réalité notre quatrième…

« Ah bon, et comment ça ? » Et là, j’ai dû lancer un sujet que je n’avais pas envie, mais alors pas du tout envie d’évoquer, surtout pas dans une salle d’échographie : ma fausse couche… 😦 Pour lui, ce n’était pas une raison pour faire des échographies supplémentaires. Nous avons répondu que comme on nous l’avait proposé, on n’allait pas refuser ! Que ça nous avait rassurés, etc.

« Chef » a alors demandé à la stagiaire (et à nous) quelle était l’utilité du suivi de grossesse. Je ne détaillerai pas tout, mais en gros il trouve que ça ne sert à rien d’autre qu’à inquiéter les futurs parents et dépenser des sous. Il a cité l’exemple de la Norvège qui en fait moins que par ici et où soi-disant les résultats sont meilleurs.

Jusque-là tout allait bien. On se disait intérieurement qu’on tombait encore sur un de ces grands pontes qui aiment discourir et étaler leur science devant les stagiaires et les patients… (Souvenez-vous de ce cher GP…!)

Mais il a continué à insister lourdement sur la fausse couche, pendant quelle année et à quel moment de la grossesse, etc. Au bout d’un moment, j’ai senti que ma voix commençait à chevroter et j’ai su que s’il continuait comme ça, j’allais craquer. Mais je n’ai pas osé lui demander de changer de sujet.

Il a quand même réalisé l’échographie. Il a dit que j’avais rempli ma vessie pour rien, que c’étaient les jeunes qui demandaient ça, mais pas lui… Comment j’aurais pu le savoir ? Sinon, il a détaillé les mesures en donnant des explications plus à la stagiaire qu’à nous…

❤ Le plus important, c’est que Babybulle est en pleine forme et qu’il a tout ce qu’il faut là où il faut. ❤

Hier, il était hyper dynamique depuis le matin, comme s’il avait deviné qu’il serait le centre de l’attention ! 😉

Ciconio et moi avions les yeux rivés sur l’écran, tant et si bien que j’ai même zappé complètement une question hors sujet supplémentaire du « Chef ». Je me suis « excusée » en disant que je n’avais pas entendu parce que j’étais absorbée par l’observation de mon bébé (histoire de lui rappeler la véritable raison de notre présence). Nous n’étions pas là pour débattre des pratiques obstétricales ou de mon métier.

Je rêve, où les « grands pontes » — masculins j’entends — ont la fâcheuse tendance à s’écouter parler et à inonder les gens de paroles pour donner leur avis sur tout, même sur les métiers des autres ? J’hallucine. Comme j’ai regretté ma gynéco, toujours si délicate et attentionnée…!

« Le meilleur » a eu lieu à la fin. Babybulle a une semaine d’avance en termes de taille (et donc de poids estimé)… Sans explication, mon homme et moi en aurions juste déduit qu’il s’agit d’un « beau bébé » qui tient de son père (Ciconio est un grand gaillard de large envergure, qui pèse le double de mon poids et a donné du fil à retordre à sa maman à la naissance avec ses larges épaules et ses 4,100 kg fillette (pour toi Miliette)).

Seulement voilà, « Chef », après seulement deux-trois questions sur mon alimentation, pense que j’ai un apport trop important en sucres rapides (ce qui inclut si j’ai bien compris les yaourts aux fruits et les fruits eux-mêmes !!!). Il est vrai qu’à la belle saison, je suis assez friande de fruits, et par malchance et comme je suis honnête, à sa question « Qu’est-ce que vous avez pris comme dessert ce midi, une glace ?! » j’ai dû répondre l’abominable vérité : « Un chocolat liégeois ». « Mais c’est une glace ! » « Non, en crème dessert ! ». Il a lancé l’hypothèse que Babybulle était agité à cause du sucre de mon dessert du midi…! (WTF !!!)

Sur ces entrefaites, il a parlé régime. A l’écouter, je vais devoir manger des légumes matin, midi et soir à la place des fruits et des produits laitiers sucrés. Tenez-vous bien : pas plus d’un yaourt par jour semaine ! Moi qui trouvais sain, rafraîchissant (et plein de vitamines) de me faire un petit jus d’oranges pressées le matin, ben c’est pas bien non plus ! Pour « Chef », c’est même pire que de boire du jus en bouteille !

Je vous épargne la suite, mais il a dû voir mon air décontenancé car il a fini par dire un truc gentil du style que ce bébé avait de la chance parce qu’on voyait qu’il était très attendu. Il soufflait le chaud et le froid en quelque sorte, alors j’en ai eu les larmes aux yeux…

Puis il en a remis une couche sur la fausse couche, ce qui m’a fait couler quelques larmes. Qu’est-ce que je n’avais pas fait là ? Loin de le décourager, « Chef » a entrepris de me réeexpliquer par A + B à quel point on avait « fait une affaire avec cette fausse couche » (oui, en ces termes précis), en avançant des chiffres et des statistiques… Il nous a redemandé comment on faisait les bébés (si si je vous jure) et quand j’ai répondu qu’il fallait déjà un homme et une femme il a regardé la stagiaire en disant de moi que j’avais de bonnes réponses. Vas-y, prends-moi pour une c*nne.

Il a continué ses discours en arguant que pour lui les meilleures mères étaient au final celles qui ne faisaient pas de suivi de grossesse et arrivaient à l’accouchement « la fleur au fusil », parce que le mieux pour une grossesse c’était de ne rien faire de spécial (pourquoi il nous parle de régime sans sucres, alors !!!)… D’un « échange de regards » avec la stagiaire, j’ai compris qu’elle n’était pas du tout de cet avis (moi non plus)… Il a renchéri en disant que les meilleurs résultats en obstétrique avaient eu lieu pendant la guerre (WTF ?!!), par rapport au taux de sucre, etc.

Il a ressoufflé le chaud par une parole gentille, que ça allait bien se passer, que c’était un beau bébé et là j’étais repartie à pleurer (il faut dire que je n’avais pas encore réussi à sécher mes larmes)…

On est ressortis comme ça, tout le monde dans la salle d’attente m’a regardée (ils ont dû croire que notre bébé avait un problème grave !)… Ciconio était furax, même s’il avait gardé le silence pendant tout le discours de la fin sur le régime et la fausse couche.

« Ça n’aurait pas dû se passer comme ça, on aurait dû ressortir de là le sourire aux lèvres ! Ça aurait dû être un bon moment…! »

Je suis bien d’accord.

Après, si « Chef » s’était contenté de me parler de l’apport en sucres, je n’aurais jamais craqué nerveusement ainsi ! Je crois qu’il ne pensait pas à mal… Dans sa volonté de me réexpliquer le pourquoi du comment de la fausse couche et d’expliquer des choses à la stagiaire, il a été hyper relou et a juste été maladroit. Là où je lui en veux, c’est que mes larmes auraient dû lui faire comprendre qu’il fallait changer de sujet et qu’il a persisté dans son délire.

Quant aux fameux sucres rapides, dans tous les cas je devais refaire l’analyse d’urine du 5e mois (urine « perdue » par le laboratoire l’autre jour), et j’aurai le résultat de la glycosurie jeudi midi par courrier.

J’ai appelé ma doc pour savoir si je pouvais d’ores et déjà faire le test O’ Sullivan du glucose initialement prévu pour le 6e mois. Elle m’a donné son feu vert alors je vais essayer de le programmer la semaine prochaine. Elle m’a dit aussi que « Chef » était — je cite — « très bien, mais assez porté sur les régimes sans lactose et sans glucose ». Ça me rassure un petit peu. J’ai googlisé « Chef » et il paraît qu’il roule dans un vieux tacot pourri, a sept enfants et adore les randonnées « nature ». J’adore la nature aussi, sauf quand elle fait sa p*te.

Bref. S’il y a un risque de diabète gestationnel, je préfère le savoir afin de prendre les mesures adéquates s’il le faut !

❤ Mais j’espère que notre petit garçon (oui, BBB est un petit gars, comme je le pressentais depuis le tout début) tient juste de son grand gaillard de papa ❤

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Micronutrition : bilan après un mois

Ciconia voulait attendre un mois avant de commenter les effets de la complémentation dans le cadre d’un régime si possible sans gluten et sans lactose de vache que lui a prescrite le micronutritionniste.

Pour ce qui est de la suppression du gluten et du lait de vache, c’est loin d’être parfait (presque parfait pour le lait de vache, mais dur d’être à 0 % de gluten tous les jours, surtout en société), mais comme ce n’était qu’une précaution, Ciconia ne se prend pas trop la tête avec ça.

Quant aux compléments alimentaires : comme elle a commencé à son retour de vacances, ça aide pour la forme générale, mais elle peut désormais dire qu’un mois après, elle conserve sa forme olympique et un moral d’acier 98 % du temps (les jours de fin de cycle suivis du J1 n’en restent pas moins difficiles comme pour toute infertile qui se respecte).

Ce qui est sûr et certain, et a été vérifié dès les premiers jours, c’est que Ciconia DORT COMME UN BÉBÉ QUI VIENT DE NAÎTRE toutes les nuits, et se réveille reposée, dispose et fraîche comme une rose.

Pourvu que ça dure !!! 😀

Compte-rendu du micronutritionniste !

Ce matin, Ciconia a reçu par e-mail le compte-rendu du micronutritionniste sur son bilan du mois d’avril. Pour les nouveaux arrivants, il s’agissait d’un bilan sanguin et d’un prélèvement des urines et des selles visant à détecter des carences pouvant entraîner fatigue et hypofertilité (Micronutrition, Kit de prélèvement et Résultats des analyses (micronutrition)).

– Votre bilan confirme l’existence d’un sévère déficit en vitamine B12, et cette situation n’a rien à voir avec d’éventuels déficits d’apports. Elle résulte de la production d’auto-anticorps dirigés contre les récepteurs par lesquels ces vitamines entrent dans nos tissus. Autrement dit, dans un tel contexte, les perturbations immunitaires contribueraient, à terme, à des défaillances dans l’expression des programmes génétiques.

– Le bilan confirme également l’existence d’un sévère déficit en sélénium (suspecté au vu de vos habitudes alimentaires en regard de portions insuffisantes de produits d’origine animale) et en iode. Leur conjonction crée un ralentissement thyroïdien.

De plus, voici ce qu’indiquent les biologistes face à une telle situation :
Conséquences d’une iodurie < 50 μg/l : une carence iodée intense (iodure < 50μg/l voire 25 μg/l) induit généralement l’apparition d’une endémie goitreuse, correspondant à une prévalence du goitre supérieure à 10 % sur l’ensemble de la population. On observe un ensemble de désordres comprenant des goitres, des hypothyroïdies, un retard mental, une hypofertilité.

S’ensuit le protocole de complémentation que l’on ne peut dévoiler pour éviter les pubs, mais qui va coûter bonbon encore… Enfin, au moins quelque chose de concret à quoi se raccrocher et l’espoir d’être en meilleure forme et plus « accueillante » pour d’éventuels cigogneaux, qu’ils viennent à Ciconia et Ciconio naturellement ou via la PMA…

PS : et continuer le régime sans gluten et sans lactose pour optimiser les chances de réussite…

Retour au nid

Ciconia et Ciconio sont de retour de leur migration temporaire en milieu marin qui leur a fait le plus grand bien ! Meilleure forme, meilleur moral, meilleures couleurs, etc. La tempête du premier jour leur avait décoiffé et ensablé le plumage, mais avec le temps assez agréable du reste de la semaine, ils reviennent avec une mine superbe et avouons-le, le bec qui pèle un peu !!! 😉

Ils ont consacré leur dernier jour de vacances sous un grand soleil à lancer leur potager 2014 et à fleurir leurs fenêtres et un petit coin de jardin qu’ils aimeraient convertir en « carré VIP » fleuri. C’est du travail –et un sacré budget–, mais c’est tellement gratifiant et plaisant pour les yeux ! C’est si important de se sentir bien dans son nid.

Sinon, comme vous avez pu le voir hier (https://ciconiatenvapas.wordpress.com/2014/05/05/resultats-des-analyses-micronutrition/), Ciconia a reçu ses résultats d’analyse. Gros OUF de soulagement après avoir craint que Chronopeste ne trouve jamais le chemin du labo ! Ciconia n’aura pas déposé son « colombin enchanté/pailleté » dans la cellophane pour rien (NDLR : petit coucou à Madame Pimpin).

Elle attend encore le verdict du micronutritionniste mais si elle a bien compris, elle aurait des carences en vitamine B12 active, sélénium et iode. Même si elle se doute que le micronutritionniste lui prescrira des compléments alimentaires, Ciconia a déjà recherché sur le net comment pallier à ces déficits par l’alimentation. Il faut qu’elle consomme plus de sel marin non raffiné (ça, c’est fait depuis son retour de l’île), d’œufs, de poisson, de bacon, de noix, d’ail, de mûres et d’ananas et qu’elle goûte les noix du Brésil et la spiruline (crue ou lyophilisée). Elle met de côté tout ce qui est fruits de mer –qu’elle déteste– même s’ils regorgent de bienfaits. Rien de bien compliqué donc, et si ça peut finir de la remettre en forme, Ciconia ne demande que ça !

Le saviez-vous ? Ciconia croit encore un tout petit peu aux miracles. Enfin, quand elle a le moral. Car si elle a fait appel à ce micronutritionniste, c’est parce qu’une patiente de son acupunctrice est tombée enceinte « grâce à lui ». En fait, l’acupunctrice a réussi a guérir cette jeune femme de 28 ans de sa ménopause précoce, mais on sait bien qu’avoir un cycle menstruel ne suffit pas. Suite à cela, cette jeune femme a consulté le micronutritionniste qui lui a trouvé une carence en vitamine B12 (vous commencez à comprendre) et lui a prescrit un complément alimentaire en précisant qu’il fallait bien 6 mois pour que le corps se rééquilibre. Paf, le mois d’après elle tombait enceinte. Bon, l’histoire ne dit pas si la grossesse a tenu, mais pour quelqu’un qui n’avait plus ses règles du tout quelques mois auparavant, Ciconia dit bravo !

Quand elle redescend sur terre, Ciconia se dit que dans tous les cas, ce sera bénéfique. Sa santé avant tout. Si jamais ça donne des idées à un petit cigogneau, ce sera la cerise sur le gâteau. 🙂

Micronutrition

Bobo, Ciconia ? Par certains côtés, peut-être ! Elle est assez branchée médecines alternatives et évoquera bientôt ses séances d’acupuncture et d’ostéopathie, mais pour l’heure, elle se penche sur la micronutrition.

Suite aux conseils de son acupunctrice adorée, Ciconia vient de consulter à distance un micronutritionniste renommé pour son infertilité primo-secondaire et sa fatigue récurrente (problèmes peut-être liés et dus à son alimentation). On ne sait jamais, une patiente de l’acupunctrice est tombée enceinte peu de temps après qu’il lui avait décelé une carence en vitamine B12…

Ciconia a dû remplir quatre questionnaires sur son hygiène de vie :

  • DDM = Dépistage de Déficience Micronutritionnelle
  • DNS = Devoirs Non Surveillés Dopamine Noradrénaline Sérotonine
  • QA = Questionnaire Alimentaire
  • QVD = Questionnaire de Vulnérabilité Digestive

Le micronutritionniste procède ainsi : il analyse les résultats de ces questionnaires par e-mail, téléphone ou visio-conférence, puis envoie par la poste un kit de prélèvement en vue d’un bilan sanguin personnalisé et approfondi.

Il s’avère que ce matin Ciconia a reçu ses premières hypothèses et quelques conseils.

D’abord un peu effrayée, elle est finalement contente de ce rapport qui donne des hypothèses aussi détaillées.

Alors ça ne va pas être du gâteau –c’est le cas de le dire– mais Ciconia est motivée.

Objectifs :

  • Renforcer l’immunité en augmentant les portions de protéines
  • « Cicatriser » la muqueuse intestinale –qui souffre peut-être de candidose (beurk)– par une complémentation en probiotiques

Fastoche, me direz-vous ! Pas tant que ça !

S’ensuit une liste d’aliments à privilégier et à éviter momentanément. Ciconia vous épargne les détails, mais en gros, elle va devoir forcer sur les poissons gras, les œufs, les fruits, légumes et amandes (jusque-là tout va bien, il suffit d’augmenter les doses car elle en mange déjà) mais se passer de lait de vache/chèvre, de gluten et de tout ce qui est industrialisé et/ou contient des moisissures et des levures.

Ça tombe bien, Ciconio vient d’entamer un régime sans gluten pour d’autres raisons (quoique cela peut affecter sa fertilité aussi, non mais), alors il va falloir repenser tout ça. Les courses, les habitudes… Le plus dur sera d’abandonner le fromage au pays de Heidi… Mammamia…

Mais ce n’est que temporaire, we can do it!!!

Affaire à suivre après la prise de sang qui confirmera ou infirmera ces hypothèses…!