Une échographie du 5e mois en demi-teinte… [Grossesse]

C’est dans une fraîcheur réconfortante après la longue période de canicule que je reviens vers vous pour partager ce moment fort qu’était l’échographie du cinquième mois.

« Fort » en bien et en moins bien…

Nous avions rendez-vous hier après-midi à Moyenne Ville, à l’hôpital de ma gynéco Dr Grande, là où j’accoucherai en fin d’année. J’ai dû patienter une heure et demie la vessie pleine avant que ce soit notre tour…

Nous avons enfin été reçus par le Chef de pôle que nous ne connaissions pas encore… Nous nous en serions bien passés ! Nous avons été très déçus par cet homme qui, peut-être pour impressionner la jeune stagiaire, a voulu nous donner — à tous — un cours magistral…

A peine j’étais installée le ventre à l’air et une fois les premières images affichées à l’écran, qu’il nous a demandé si c’est notre deuxième échographie, ce à quoi nous avons répondu que c’était en réalité notre quatrième…

« Ah bon, et comment ça ? » Et là, j’ai dû lancer un sujet que je n’avais pas envie, mais alors pas du tout envie d’évoquer, surtout pas dans une salle d’échographie : ma fausse couche… 😦 Pour lui, ce n’était pas une raison pour faire des échographies supplémentaires. Nous avons répondu que comme on nous l’avait proposé, on n’allait pas refuser ! Que ça nous avait rassurés, etc.

« Chef » a alors demandé à la stagiaire (et à nous) quelle était l’utilité du suivi de grossesse. Je ne détaillerai pas tout, mais en gros il trouve que ça ne sert à rien d’autre qu’à inquiéter les futurs parents et dépenser des sous. Il a cité l’exemple de la Norvège qui en fait moins que par ici et où soi-disant les résultats sont meilleurs.

Jusque-là tout allait bien. On se disait intérieurement qu’on tombait encore sur un de ces grands pontes qui aiment discourir et étaler leur science devant les stagiaires et les patients… (Souvenez-vous de ce cher GP…!)

Mais il a continué à insister lourdement sur la fausse couche, pendant quelle année et à quel moment de la grossesse, etc. Au bout d’un moment, j’ai senti que ma voix commençait à chevroter et j’ai su que s’il continuait comme ça, j’allais craquer. Mais je n’ai pas osé lui demander de changer de sujet.

Il a quand même réalisé l’échographie. Il a dit que j’avais rempli ma vessie pour rien, que c’étaient les jeunes qui demandaient ça, mais pas lui… Comment j’aurais pu le savoir ? Sinon, il a détaillé les mesures en donnant des explications plus à la stagiaire qu’à nous…

❤ Le plus important, c’est que Babybulle est en pleine forme et qu’il a tout ce qu’il faut là où il faut. ❤

Hier, il était hyper dynamique depuis le matin, comme s’il avait deviné qu’il serait le centre de l’attention ! 😉

Ciconio et moi avions les yeux rivés sur l’écran, tant et si bien que j’ai même zappé complètement une question hors sujet supplémentaire du « Chef ». Je me suis « excusée » en disant que je n’avais pas entendu parce que j’étais absorbée par l’observation de mon bébé (histoire de lui rappeler la véritable raison de notre présence). Nous n’étions pas là pour débattre des pratiques obstétricales ou de mon métier.

Je rêve, où les « grands pontes » — masculins j’entends — ont la fâcheuse tendance à s’écouter parler et à inonder les gens de paroles pour donner leur avis sur tout, même sur les métiers des autres ? J’hallucine. Comme j’ai regretté ma gynéco, toujours si délicate et attentionnée…!

« Le meilleur » a eu lieu à la fin. Babybulle a une semaine d’avance en termes de taille (et donc de poids estimé)… Sans explication, mon homme et moi en aurions juste déduit qu’il s’agit d’un « beau bébé » qui tient de son père (Ciconio est un grand gaillard de large envergure, qui pèse le double de mon poids et a donné du fil à retordre à sa maman à la naissance avec ses larges épaules et ses 4,100 kg fillette (pour toi Miliette)).

Seulement voilà, « Chef », après seulement deux-trois questions sur mon alimentation, pense que j’ai un apport trop important en sucres rapides (ce qui inclut si j’ai bien compris les yaourts aux fruits et les fruits eux-mêmes !!!). Il est vrai qu’à la belle saison, je suis assez friande de fruits, et par malchance et comme je suis honnête, à sa question « Qu’est-ce que vous avez pris comme dessert ce midi, une glace ?! » j’ai dû répondre l’abominable vérité : « Un chocolat liégeois ». « Mais c’est une glace ! » « Non, en crème dessert ! ». Il a lancé l’hypothèse que Babybulle était agité à cause du sucre de mon dessert du midi…! (WTF !!!)

Sur ces entrefaites, il a parlé régime. A l’écouter, je vais devoir manger des légumes matin, midi et soir à la place des fruits et des produits laitiers sucrés. Tenez-vous bien : pas plus d’un yaourt par jour semaine ! Moi qui trouvais sain, rafraîchissant (et plein de vitamines) de me faire un petit jus d’oranges pressées le matin, ben c’est pas bien non plus ! Pour « Chef », c’est même pire que de boire du jus en bouteille !

Je vous épargne la suite, mais il a dû voir mon air décontenancé car il a fini par dire un truc gentil du style que ce bébé avait de la chance parce qu’on voyait qu’il était très attendu. Il soufflait le chaud et le froid en quelque sorte, alors j’en ai eu les larmes aux yeux…

Puis il en a remis une couche sur la fausse couche, ce qui m’a fait couler quelques larmes. Qu’est-ce que je n’avais pas fait là ? Loin de le décourager, « Chef » a entrepris de me réeexpliquer par A + B à quel point on avait « fait une affaire avec cette fausse couche » (oui, en ces termes précis), en avançant des chiffres et des statistiques… Il nous a redemandé comment on faisait les bébés (si si je vous jure) et quand j’ai répondu qu’il fallait déjà un homme et une femme il a regardé la stagiaire en disant de moi que j’avais de bonnes réponses. Vas-y, prends-moi pour une c*nne.

Il a continué ses discours en arguant que pour lui les meilleures mères étaient au final celles qui ne faisaient pas de suivi de grossesse et arrivaient à l’accouchement « la fleur au fusil », parce que le mieux pour une grossesse c’était de ne rien faire de spécial (pourquoi il nous parle de régime sans sucres, alors !!!)… D’un « échange de regards » avec la stagiaire, j’ai compris qu’elle n’était pas du tout de cet avis (moi non plus)… Il a renchéri en disant que les meilleurs résultats en obstétrique avaient eu lieu pendant la guerre (WTF ?!!), par rapport au taux de sucre, etc.

Il a ressoufflé le chaud par une parole gentille, que ça allait bien se passer, que c’était un beau bébé et là j’étais repartie à pleurer (il faut dire que je n’avais pas encore réussi à sécher mes larmes)…

On est ressortis comme ça, tout le monde dans la salle d’attente m’a regardée (ils ont dû croire que notre bébé avait un problème grave !)… Ciconio était furax, même s’il avait gardé le silence pendant tout le discours de la fin sur le régime et la fausse couche.

« Ça n’aurait pas dû se passer comme ça, on aurait dû ressortir de là le sourire aux lèvres ! Ça aurait dû être un bon moment…! »

Je suis bien d’accord.

Après, si « Chef » s’était contenté de me parler de l’apport en sucres, je n’aurais jamais craqué nerveusement ainsi ! Je crois qu’il ne pensait pas à mal… Dans sa volonté de me réexpliquer le pourquoi du comment de la fausse couche et d’expliquer des choses à la stagiaire, il a été hyper relou et a juste été maladroit. Là où je lui en veux, c’est que mes larmes auraient dû lui faire comprendre qu’il fallait changer de sujet et qu’il a persisté dans son délire.

Quant aux fameux sucres rapides, dans tous les cas je devais refaire l’analyse d’urine du 5e mois (urine « perdue » par le laboratoire l’autre jour), et j’aurai le résultat de la glycosurie jeudi midi par courrier.

J’ai appelé ma doc pour savoir si je pouvais d’ores et déjà faire le test O’ Sullivan du glucose initialement prévu pour le 6e mois. Elle m’a donné son feu vert alors je vais essayer de le programmer la semaine prochaine. Elle m’a dit aussi que « Chef » était — je cite — « très bien, mais assez porté sur les régimes sans lactose et sans glucose ». Ça me rassure un petit peu. J’ai googlisé « Chef » et il paraît qu’il roule dans un vieux tacot pourri, a sept enfants et adore les randonnées « nature ». J’adore la nature aussi, sauf quand elle fait sa p*te.

Bref. S’il y a un risque de diabète gestationnel, je préfère le savoir afin de prendre les mesures adéquates s’il le faut !

❤ Mais j’espère que notre petit garçon (oui, BBB est un petit gars, comme je le pressentais depuis le tout début) tient juste de son grand gaillard de papa ❤

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Faut que je reste cool (zen, soyons zen) ! [Grossesse]

Depuis la nouvelle du plus il y a 8 jours, j’essaye de rester cool.

En apparence, j’y parviens aisément. Physiquement, rien à signaler à part cette sensation de pesanteur qui revient parfois. Pas de nausées. Mais de la fatigue : j’ai la forme un jour sur deux. Je fais des siestes, même en semaine (l’avantage de bosser chez soi). Je prends consciencieusement mes compléments alimentaires et j’essaye de bien manger. Je bois même du jus de légumes ! Bref, rien de bien nouveau par rapport à il y a une semaine.

Le problème, c’est mes mains. Depuis les rendez-vous avec le nouveau psy, j’avais eu des bouffées de chaleur certaines nuits, qui m’avaient donné des boutons de chaleur. Boutons que j’ai grattés, grattés, grattés jusqu’à avoir de belles mains bien gercées et bien rouges. Magnifaïques !

Il suffirait d’arrêter de me gratter ! Oui, sauf que ça devient une mauvaise habitude, un peu comme se ronger les ongles ou grincer des dents. Inarrêtable, comme dirait un commentateur sportif. Et l’huile d’amande douce à grands renforts ne suffit plus. Ça ne passe pas… Même ma journée de yoga hier n’a pas changé la donne.

Je me trouve dans la période critique, celle où ma fausse couche avait commencé il y a deux ans. Pour tout vous dire, comparé à il y a deux ans, tout est décalé de deux semaines (date des règles, date estimée de conception etc.). Hier, c’était la date anniversaire de la confirmation de ma fausse couche… Il y a deux ans, c’était le vendredi saint. On avait passé un week-end de Pâques de m*rde. Enfin, ç’aurait pu être pire si mes parents et ma sœur n’avaient pas fait 600 km pour le passer avec nous.

Chat échaudé…

Du coup, j’ai beau tenter d’éloigner ces mauvais souvenirs de ma tête et de me persuader que cette fois-ci sera la bonne, ça reste difficile. Ciconio aussi est stressé, tous les jours il me demande si je n’ai pas mal au ventre. J’ai beau lui expliquer que les tiraillements, c’est normal en début de grossesse, je vois bien que ça l’inquiète.

On ne pense qu’au 8 avril, date où Dr Grande nous confirmera une grossesse évolutive, si tout se passe bien.

Pour en revenir à mon problème de mains : ce matin, je me suis pointée à la pharmacie, ne sachant pas trop d’avance comment expliquer leur état. Si j’étais tombée sur la brune aux cheveux courts — la gentille qui court me donner ma commande pour que je ne fasse pas la queue — je ne me serais pas trop inquiétée. Mais elle ne travaillait pas ce matin et je suis tombée sur la patronne. Pour ceux qui ont bonne mémoire, c’est elle qui m’avait conseillé d’acheter ce qu’il fallait pour les vergetures alors que j’achetais du Spéciale Foldingue.

Vous auriez vu sa tête quand je lui ai montré honteusement mes mains. Ce n’est quand même pas si horrible que ça. Je vous jure ! Il y a juste 3-4 plaques rouges et sèches, des sortes d’engelures, rien de bien méchant. Ben madame est resté polie dans ses propos, mais alors, j’ai pu lire le dégoût dans ses yeux, comme si j’avais la lèpre. Elle s’est dite dubitative quant aux boutons de chaleur : « Il ne fait pas très chaud en ce moment ! ». Ben non conn*sse, je suis au courant qu’on n’est pas en été dans ces contrées, mais je ne viens pas de te dire que j’avais des bouffées de chaleur la nuit ? Ou je dois te faire un dessin ? Si je te dis que c’est des boutons de chaleur ! En plus, vive l’intimité dans une pharmacie, j’étais là à expliquer, me justifier presque, avec deux gars juste derrière mon dos. Je pense que tout le monde m’a prise pour une folle ! Ou alors je suis parano. En plus, j’ai été obligée de lui demander si cette crème était compatible avec une grossesse car je fais hyper gaffe à tout ce que je me mets sur la peau aussi. Et ce n’est sûrement pas à elle que j’aurais voulu parler de ma grossesse en premier !

En tous les cas, je suis ressortie de là avec une crème et des compresses pour me protéger les mains et m’empêcher de les gratter. Mais alors, le regard de la patronne de la pharmacie… J’en ai eu les larmes aux yeux sur le chemin du retour, et j’ai même versé ma petite larme chez moi. Pour une fois que je m’étais maquillée, en plus !

Bref, je suis retournée à la pharmacie. Et p*t*in, la boss, si je pouvais l’éviter la prochaine fois…!

Je mets tout ça sur le compte de ma nervosité vu les circonstances, et ma fatigue. Il n’y a objectivement rien de grave dans tout ça, mais on va dire que c’est encore un coup des hormones ! Pour le moment, tout va bien, on va essayer de se concentrer sur ça.

Zen, soyons zen !

Je suis #1couplesur6 + Pétition pour aider les Québécois

Je suis #1couplesur6 + Pétition pour maintenir la PMA au Québec

Ce matin, ce texte publié sur le site Émotions in vitro m’a beaucoup parlé…!

Alors je partage.

Et j’ai signé la pétition pour le Maintien du Programme québécois de procréation assistée.

Les Québécois se sont mobilisés pour que BAMP! reste en pôle position, alors à nous de les aider !

Branle-bas de combat

L’hiver est tout blanc, tout blanc, tout blanc

L’hiver est tout blanc de givre et de neige…

Ici, c’est tellement blanc depuis vendredi qu’on ne voit bientôt plus rien d’autre ! La tempête de New York, à côté, c’est de la gnognotte !

J’ai aisément convaincu Ciconio de dormir à l’hôtel ce soir à Grande Ville pour être zen, frais et dispos demain matin. Nous n’avons vraiment pas envie de partir encore plus tôt que d’habitude dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, pour braver les frimas et le verglas !

Nous prendrons donc la route en milieu d’après-midi tant qu’il fait encore jour et irons au restaurant ce soir après avoir regardé la finale de la coupe du monde de handball à l’hôtel. Enfin, Ciconio… 😉

Je suis soulagée de cette organisation…! Mais quelle idée aussi de planifier une IAC en plein hiver dans l’Est de la France ! 😛

❤ Je vous remercie du fond du cœur de vos encouragements ; je n’ai pas eu le temps de répondre à tous vos commentaires car j’ai dû travailler hier pour rattraper ma journée de lundi, mais je les tous ai en tête. Votre présence me fait toujours chaud au cœur. ❤

Allez, je vais préparer ma valise-lise-lise sans oublier mes cartes porte-bonheur et chaussettes coquettes 😀

Et mes chaussettes…

Allez, séquence régression pour la route !

« On a toutes nos chances ! »

Mon troisième cycle de « repos » depuis l’IAC1 a cessé la semaine dernière, mettant fin à mes espoirs désespérés d’un miracle inespéré.

Ma « fée Clochette » était là pour m’aider à passer le cap en toute féminité et le week-end m’a permis de m’évader, psychiquement avec des « ateliers » cuisine, rangement, chant sur canapé, reprisage de chaussettes, et enfin physiquement avec 3h30 de raquettes à neige suivies d’un retour à la voiture en auto-stop. Ciconio voulait de l’aventure, il l’a eue ! Et moi qui avais pété les plombs samedi soir pour une broutille et qui avais juré et pesté sur ma soi-disant VDM (ce qui a eu pour effet de vexer Ciconio qui s’est senti injustement visé), cette après-midi dominicale passée à suivre les traces des chevreuils dans la forêt profonde a été salutaire pour mes nerfs. Je manquais de sport et je ressentais un besoin impérieux d’évacuer mon stress ainsi. Pour la première fois depuis trois semaines, j’ai bien dormi. Les nuits suivantes n’ont pas été aussi reposantes, mais j’y travaille… Hier soir, le cours de yoga « VIP » (nous n’étions que trois élèves) a permis à ma prof de cibler nos besoins ; j’ai donc évoqué mon stress et j’en suis revenue un peu plus détendue.

Je fais tout pour retrouver la forme, alors que je dors mal depuis début janvier. J’ai repris l’autre nuit la lecture de Cinquante nuances, abandonnée depuis juillet (c’est dire si ça me passionne !). En cas d’insomnie, ça aide à se rendormir (je dois être trop féministe pour apprécier, même si ça se lit bien) ! Sérieusement, pourquoi ces mauvaises nuits ? Parce que le 7 janvier, le jour des premiers attentats, ma grand-mère est entrée à l’hôpital. Les images choquantes et ces mauvaises nouvelles consécutives m’ont affectée plus que je ne l’aurais cru. J’ai cauchemardé sur les Talibans la nuit et j’ai eu peur pour ma grand-mère le jour. Aujourd’hui, ça va mieux. Je n’oublie certes pas les événements tragiques, mais le temps fait son œuvre et ma grand-mère entre en maison de convalescence, un soulagement.

Très important : j’essaye d’avoir des pensées positives pour la suite des événements, à l’image des coloriages zen offerts par mon amie chère ❤ que je remplis de couleurs vives. Je mise également sur une alimentation plus équilibrée, car j’avais lâché du lest depuis les fêtes.

Des vitamines dans le corps et dans la tête : pour cette IAC2, « on a toutes nos chances ! ».

Hier soir, j’ai commencé la stimulation avec 100 unités de Gonal-F (contre 75 pour l’IAC1). Pour le moment, pas d’effets secondaires. Rebelote ce soir et demain soir, puis échographie de contrôle avec Dr Grande, ma gynéco de ville à l’hôpital de Moyenne Ville vendredi matin.

Mes chaussettes coquettes de PMette sont bien entendu prêtes à être enfilées et exhibées sur les étriers ! 😛

Je prie pour que les prochaines chutes de neige annoncées pour cette fin de semaine ne se transforment pas en tempête du siècle. C’est qu’on a 1h15 de trajet — sans intempéries — pour se rendre au centre de PMA, tout de même !

Mais on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances… 😀

Le rapport psychologique : quelques précisions après mille remerciements

Avant tout, mille merci pour vos réactions réconfortantes. Ciconia n’a jamais douté de votre soutien, mais ça la touche toujours autant de vous lire ❤

Voici quelques précisions sur les entretiens avec la psy qui ont conduit à ce rapport détestable, afin de répondre à certaines de vos questions :

Le nouveau psychologue, un homme, n’aura pas connaissance du premier rapport. Il saura que C&C ont demandé une nouvelle évaluation mais n’aura que le questionnaire de demande d’agrément sous les yeux et deux entretiens pour se faire une idée. En revanche, au printemps 2015, la prochaine Commission d’agrément recevra les deux rapports psy, malheureusement.

À la question « Êtes-vous sous traitement ou en PMA ? », C&C ont pu répondre sans mentir que NON. En effet, les rendez-vous psy ont eu lieu en mai-juin, et même s’ils pensaient être acceptés au centre de PMA avant l’automne, rien n’était encore fait. Ils savaient que c’était souvent mal vu par les professionnels de l’adoption alors ils ont préféré éviter de dire qu’ils y songeaient sérieusement. Ils se sont contentés de donner la conclusion du bilan d’infertilité (primo-secondaire inexpliquée) et d’ajouter que Ciconio avait un spermogramme plus détaillé à faire. Mais la psy avait titillé Ciconia là-dessus, en allant même jusqu’à lui demander le nom de sa gynécologue (une question assez limite, vous ne trouvez pas ?!). C&C n’ont jamais nié qu’ils continueraient d’essayer naturellement, mais ont déclaré que pour le moment ils ne souhaitaient pas tenter la PMA. Ciconia pense toutefois que la psy ne les a pas crus sur ce point (et sans doute sur plein d’autres)…

« Déni de la différence de l’enfant adopté » et « Absence du deuil de l’enfant biologique » font partie des conclusions de ce rapport. La psy a jugé que le souhait d’adopter prioritairement en France montrait que Ciconio voulait un enfant qui lui ressemble, alors que C&C ont écrit dans le questionnaire et répété plusieurs fois que peu leur importait l’origine de l’enfant. Quand elle leur a dit que même en France, l’enfant pouvait par exemple être roumain, C&C ont bien dit que ça n’avait aucune importance, qu’ils préféraient privilégier la France pour favoriser les enfants de leur pays et aussi éviter certaines dérives et aberrations de certains pays (certains pays comme la Chine exigent un revenu très élevé, un jardin d’une certaine superficie et une piscine !!!). Bien entendu, ces citations-là n’ont pas été reprises dans le rapport. Bizarre, non ?!

Pour ce qui est du deuil de l’enfant biologique, ce n’est pas faute d’avoir affirmé à la psy qu’ils avaient fait le deuil de la fausse couche, et qu’ils avaient deux projets distincts, l’un d’avoir si la nature le leur accorde, un enfant naturel, et l’autre d’adopter. Ciconia a toujours eu cette envie et Ciconio en est venu à ce projet suite à la proposition de Ciconia. Jamais Ciconia n’aurait obligé Ciconio s’il avait refusé. Par ailleurs, en aucun cas C&C n’en viennent à l’adoption par défaut. Ils ont toujours trouvé qu’adopter ne devait pas se faire par dépit. Alors pourquoi la psy n’a pas compris ça ???

De toute manière, Ciconia était ressortie des deux entretiens avec la sensation hyper désagréable que son mari et elle avaient été pris pour des idiots. Ce rapport n’a fait que confirmer ses craintes. C’est comme si rien de ce que C&C ont dit (et même rien de ce qu’ils sont) n’avait trouvé grâce aux yeux de la psy…

Ciconia a surnommé la psy « Maléfique ». Ça lui va trop bien !

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Preuve, qu’ils ne sont pas tout à fait idiots, voici une liste non exhaustive de ce que C&C en tirent tout de même comme enseignements :

Ciconia :

  • Préciser qu’elle n’exerce pas son métier à la maison via Internet parce qu’elle est asociale, mais par amour pour son domaine professionnel et parce que ce métier se fait majoritairement en télétravail de nos jours. Insister davantage sur les gens qu’elle rencontre au sport et lors des sorties OVS de Moyenne Ville pour ne plus passer pour une ourse.
  • Adopter une gestuelle moins « ramassée » afin de montrer qu’elle est à l’aise (ça ne pourra pas être pire qu’avec la psy, de toute façon)
  • Partager équitablement le temps de parole avec Ciconio pour prouver qu’elle n’est pas soumise à son mari comme l’a cru Maléfique (ceux qui connaissent Ciconia dans la vie réelle peuvent témoigner qu’elle est loin d’être une femme soumise).
  • Éviter de pleurer dans les minutes qui suivent l’évocation de la fausse couche, même si elle ne pleure pas du tout pour ça (mais à cause du ton sec de la psy), car ça lance sur de fausses pistes et entraîne des conclusions à la con.
  • Bien préciser (encore) qu’elle fait bien la différence entre enfant bio et enfant adopté, qu’ils ne les accueilleront pas de la même manière, etc.
  • Ne pas hésiter à dire le mot « abandonné » pour évoquer le passé de l’enfant adopté.
  • Quand on lui demande d’imaginer son enfant adopté, ne pas se contenter de donner des exemples factuels. Oui, on lui a d’abord reproché d’être trop dans l’émotion, puis trop dans les faits > Jamais contente, Maléfique ! C’est toujours difficile d’imaginer avec précision son futur enfant, surtout si on n’a pas de critères de sexe ou d’origine. Et surtout quand ça fait déjà 3 ans 1/2 qu’on veut un enfant qui ne vient pas et qu’il devient douloureux de s’imaginer agrandir la famille alors qu’il y a des risques qu’elle en reste à deux personnes. Mais pour les futurs entretiens psy, Ciconia va faire l’effort de se projeter davantage, même si c’est un peu douloureux.

Ciconio :

  • Moins s’étaler sur ses souvenirs d’enfance et éviter de dire que sa famille avait peu de moyens, car la psy en a conclu qu’il avait souffert de la pauvreté !!!
  • Donner plus facilement des exemples d’activités qu’il fera avec son enfant, même si le ton et le rythme des questions depuis 2 heures l’ont un peu agacé.
  • Rapetisser pour ne pas faire peur avec sa grande taille et son envergure imposante > Oui, vous avez bien lu, la psy a même osé parler de son physique. Encore une remarque « limite »…!
  • Bien choisir ses mots tout en restant le plus naturel possible…

C&C ne savent pas encore trop comment « s’améliorer » en-dehors de ces points. Ils n’ont pas envie de changer de discours –en racontant par exemple qu’ils ressortent d’années de PMA infructueuses– et souhaitent rester sincères. Toutefois, ils n’ont pas non plus envie d’être pénalisés parce qu’on estime qu’ils n’entrent pas dans « les bonnes cases pour adopter ».

Alors ils se demandent s’ils ne vont pas juste étendre le projet à l’international. Ça évitera qu’on les prenne pour des racistes qu’ils ne sont pas.

Et puis si même avec ça, personne ne perçoit pas à sa juste mesure tout l’amour qu’ils ont à donner à l’enfant que l’Univers voudra bien leur envoyer, qu’ils soit issu de leur chair ou de la chair d’un autre couple, c’est qu’il y a un gros problème dans la procédure française.

Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous…

Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous… ou déformé, grossi…

Voilà ce que C&C auraient aimé savoir avant les rendez-vous psy pour l’adoption.

Ils auraient aimé savoir qu’il fallait envisager les rendez-vous psy pour l’adoption comme des entretiens d’embauche, en préparant leurs réponses tels de bons élèves. Ils ont cru qu’en étant sincères, comme ils pensent être « des gens bien », ça se passerait forcément bien.

Mi-novembre, ils se sont rendus à la DSSD de Moyenne Ville pour prendre connaissance des rapports de l’assistante sociale et de la psychologue.

  • Rapport AS : excellent en tous points.
  • Rapport psy : défavorable. Passons sur la faute à leur nom de famille en couverture, si ce n’était que ça… Le rapport n’était que raccourcis, conclusions hâtives souvent basées sur une seule phrase prononcée par Ciconio ou Ciconia, incompréhensions totales, psychologie de comptoir. Un grand miroir déformant de leurs propos et même de leur dynamique de couple et de leur nature profonde. Si C&C peuvent tenir compte de certaines remarques (car ils ne sont quand même pas complètement idiots ou butés et savent se remettre en question), la majorité des phrases a soulevé en eux un immense dégoût de ne pas avoir été cernés, écoutés, compris…

Ciconia avait bien eu l’impression que la psy cherchait toujours la petite bête, mais elle pensait quand même que leur rapport serait, sinon favorable, au pire « réservé ».

DÉ-FA-VO-RABLE. Ça veut dire que pour cette psy, C&C ne sont pas de bons parents adoptifs potentiels.

L’assistante sociale a déclaré à C&C qu’elle avait été « stupéfaite » à la lecture du rapport psy.

Comment est-il possible que C&C aient donné cette impression-là ? Et que le courant soit passé merveilleusement bien avec l’assistante sociale qui n’a été que louanges dans son rapport ?

Il est même presque drôle de voir à quel point des choses dites par C&C aux deux femmes ont été interprétées différemment et retournées contre eux par la psy alors même que l’AS les tournait en leur faveur.

Bref… Ce serait trop long, trop dur et inutile de tout détailler ici… Ciconia est tellement fatiguée et éprouvée par tout cela… Elle qui pensait naïvement pouvoir annoncer à la famille qu’ils avaient l’agrément aux prochaines fêtes de fin d’année…

Après concertation de l’EFA via la ligne d’écoute anonyme et la lecture de témoignages similaires ô combien nombreux dans des forums sur l’adoption, C&C ont demandé une nouvelle évaluation psychologique avec un autre psy. On leur a effectivement conseillé de ne pas passer devant la Commission d’agrément avec un rapport défavorable, au risque d’être pénalisés plus tard auprès des OAA même s’ils obtenaient l’agrément.

Toute la procédure est donc prolongée. Un psy (un homme cette fois) doit prendre contact avec eux et rendre son rapport pour fin mars.

Si Ciconia n’a pas réussi à écrire sur son blog depuis près d’un mois, c’est à cause de ce rapport. Elle en a pleuré de rage. Elle a ruminé pendant des jours et des semaines. Elle ne décolère pas, même si elle s’est quand même un peu calmée.

D’abord dégoûtée, elle a ensuite ressenti de la honte. Avec le recul, elle se dit qu’il n’y a pas de quoi avoir honte. Honte de quoi d’abord ? De ne pas rentrer dans les cases prédéfinies par la psy qui avait l’air de leur préférer les quarantenaires ne pouvant plus espérer de procréer naturellement ? Honte de son mari et d’elle-même qui ont l’« audace » d’être « jeunes » (enfin tout est relatif, n’est-ce pas !), d’avoir comme idéal de famille un/des enfant(s) adopté(s) ET un/des enfant(s) biologique(s) et de lui avoir dit ? Honte de ne pas être allée voir un psy après la fausse couche alors qu’elle avait été tellement bien entourée qu’elle n’en avait pas ressenti le besoin et pense sincèrement avoir fait son deuil ? Honte d’avoir pleuré devant la psy –NON PAS PAR RAPPORT À LA FAUSSE COUCHE, CONTRAIREMENT AUX DIRES DE LA PSY– mais parce que cette dernière lui avait dit sèchement « Vous voyez l’adoption comme de l’humanitaire ?! ». Elle avait pleuré parce qu’à ce moment-là, les signaux avaient viré au rouge et elle s’était dit que si la psy lui disait ça, c’est qu’elle n’avait rien compris à tout ce que C&C lui disaient depuis des heures.

Non, cette femme n’a rien compris. Rien. Elle s’est contentée de récolter ça et là les phrases de C&C qui allaient étayer son opinion (sûrement préétablie dès la fin du premier entretien) et d’omettre les phrases qui ne corroboreraient pas son rapport.

Voilà pourquoi Ciconia a été absente de son blog pendant près d’un mois. Elle a réussi à féliciter les bonnes nouvelles des copinautes, mais elle n’est pas parvenue à soutenir les copinautes en souffrance, parce qu’elle était en souffrance elle-même et n’arrivait pas à s’en ouvrir sur son blog.

Elle essaye de garder le moral, mais elle sait que le nouveau psy est leur dernière chance et que si son rapport est ne serait-ce que « réservé », C&C pourront faire une croix sur leur rêve d’adoption.

Et comme la PMA n’est pas miraculeuse, ils imaginent pour la première fois que leur avenir pourrait bien se dessiner à deux… seulement.

À deux, sans enfants. 😦

Tu aurais eu 1 an

Si la vie ne t’avait pas repris en ces jours maussades de Pâques 2013, tu aurais eu 1 an ces jours-ci.

Moi qui n’aime pas le mois de novembre, j’aurais enfin eu une occasion de me réjouir et de convier la famille pour célébrer l’anniversaire de ta venue.

Au lieu de ça, je me noie dans le travail la semaine, dans la musique le week-end… Et j’ai des insomnies depuis plusieurs nuits.

Je sais que c’est parce que je pense à toi. Aux 1 an que tu aurais pu avoir.

Mais tu n’es jamais né. Je ne t’en veux pas ; je suis sûre que tu t’es battu pour survivre.

Tu as fait ce que tu pouvais. Tu as fait l’effort de nous rendre visite. C’était déjà extraordinaire pour nous.

Je crois que j’ai fait le deuil de toi, mais il m’est impossible de vivre cette date anniversaire supplémentaire comme si de rien n’était.

Tu étais en moi, je t’aimais déjà… J’avais l’impression que tu étais un garçon. Je t’imaginais déjà dans nos bras.

Mais tu n’es jamais né. Et tu étais si minuscule, si misérable quand tu es parti… Ce n’est pas juste. Je ne voulais pas que tu partes. Pas comme ça. Tu méritais tellement mieux.

Tu t’es éteint quand la nature s’éveillait. Quelle violence pour moi de voir ces fleurs éclore alors que toi tu étais mort dans mon ventre !

Tel un fruit tombé de l’arbre, tu reposes désormais dans notre jardin, sous un noyer. Dans la nature, là où est ta place.

Noyer

Auprès de nous. Je t’ai délicatement enveloppé de papier, dans une jolie petite boîte ornée d’un ruban, pour que tu n’aies pas froid…

Qu’importe si les autres trouvent ça morbide. Je voulais faire quelque chose pour toi. Je n’ai rien pu faire pour te sauver, alors j’ai voulu te faire ce cadeau.

Qu’importe si ton papa était mal à l’aise et avait peur du regard des voisins. Moi je tenais à faire cette petite cérémonie pour toi.

Qu’importe si les autres considèrent que tu n’étais pas encore un bébé. Moi, je ne t’oublierai jamais. Le peu de temps que tu as passé en moi ne changera pas le fait que tu es et resteras toujours mon premier bébé.

Je ne t’oublierai jamais, même si j’espère qu’à la même période de l’année prochaine, je pourrai t’évoquer à nouveau, mais cette fois sans larmes.

Journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal

Merci pour ce partage, j’ignorais l’existence de cette journée. Je pense aujourd’hui à mon ange et à tous les autres petits anges devenus étoiles dans le ciel.

artemise aura tout essayé ou presque...

La journée internationale de sensibilisation au deuil périnatal
a lieu aujourd’hui le 15 octobre.

Il s’agit d’un deuil méconnu qui touche environ 20% de toutes les grossesses,
soit une sur cinq !

« La peine ne se mesure pas au nombre de semaines ou au vécu du bébé, mais à la grandeur du rêve que portaient en eux ses parents.  C’est le deuil de l’avenir, le deuil du futuret des projets qui viennent avec. Ce n’est pas un deuil qui se règle en très peu de temps, c’est le deuil de toute une vie…

 Depuis 2003, des parents endeuillés de partout au monde se réunissent en octobre afin de commémorer les enfants qu’ils ne verront jamais grandir, osent en parler pour faire en sorte que leur deuil ne soit plus un sujet tabou.

Des ballons, des lanternes, des colombes et des papillons sont lâchés, des fresques, des jardins et des…

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Après l’agaçante psychologue, la douce assistante sociale

Lundi après-midi, C&C avaient rendez-vous pour la première fois en entretien individuel avec l’assistante sociale chargée de les évaluer dans le cadre de la demande d’agrément pour adoption.

Elle avait convenu du jour et de l’heure quelques jours avant avec Ciconia par téléphone. Ciconia, en l’entendant se présenter au bout du fil, était toute contente de savoir que ce serait elle qui assurerait leur suivi, car elle l’avait « repérée » lors de la réunion d’informations en mars et avait espéré qu’elle s’occuperait d’eux. Eh oui, elle avait ressenti un bon feeling avec cette femme.

Posée, avenante, cette dame respire la bienveillance et la douceur.  Nous l’appellerons donc Mme Accorte. Elle a accueilli chaleureusement C&C dans un bureau lumineux, en les laissant choisir leur place autour d’une table ronde. Déjà, Ciconia aime cette idée de table ronde : l’équité, l’égalité, la chevalerie… 😉

Elle a débuté la discussion en leur demandant de se présenter l’un l’autre, une jolie idée ! C’est Ciconio qui s’y est collé en premier (comme toujours). Il a retracé la biographie de sa chérie en précisant qu’elle était attentionnée et généreuse avec son entourage, en un mot : exceptionnelle, ce à quoi l’AS a rétorqué en riant qu’il aurait dû commencer par ça ! Ciconia a dit qu’il oubliait de parler de ses défauts. Ciconio n’en a trouvé qu’un : le fait qu’elle n’aime pas certains imprévus (bon là, il exagère un peu, Ciconia n’est pas psychorigide, même si elle aime quand même maîtriser certaines choses, dans une certaine mesure).

Et Ciconia  de présenter son homme : sa vie, son œuvre, ses qualités : attentionné également, très famille et amis, très fort pour organiser des surprises, par exemple des fêtes ou des voyages surprises. Mme Accorte a demandé à Ciconia si cela l’embêtait, ces surprises (mais quel portrait de psychorigide Ciconio a-t-il brossé de sa femme pour que l’AS pense ça ?!) mais Ciconia a affirmé que non, des imprévus positifs, elle en veut bien !

Difficile de résumer deux heures de conversation enjouées, mais toujours est-il que C&C sont ressortis de là plutôt satisfaits et de bonne humeur. Ils ont apprécié cet entretien.

Mme Accorte leur a certes posé les mêmes questions que la psychologue, mais sans « chercher la petite bête ». Elle a voulu savoir s’ils étaient passé par la PMA, mais n’a pas été plus loin quand C&C lui ont répondu non. Quand Ciconia a évoqué la fausse couche (rapidement et sans larme au coin de l’œil), elle n’a pas cillé. Pour info : la psy avait voulu leur tirer les vers du nez (quels vers d’ailleurs, C&C ne mentaient pas, ils ont juste omis de dire qu’ils envisageaient sérieusement la PMA pour cet automne). Elle avait par exemple été jusqu’à leur demander quel gynécologue les suivait, dans quel hôpital ils faisaient leurs examens d’infertilité, etc. Comme si elle ne les croyait pas quand ils déclaraient ne pas être encore en PMA. La psy avait aussi fait cette remarque : « Mais vous ne pensez pas que ce serait mieux que vous ayez d’abord un enfant biologique avant d’adopter un enfant ?! ». Mme Accorte n’a pas fait de commentaire ou de sous-entendu de la sorte.

Seule ombre au tableau qui inquiète un peu Ciconia : le fait que la psy veuille les revoir une troisième fois. En effet, à la fin de son entretien, Mme Accorte a demandé si la psy avait déjà donné ses conclusions à C&C. Non… Raison invoquée par la psy : normalement, les couples en demande d’agrément voient d’abord l’AS, puis la psy, puis l’AS à domicile, puis la psy. Or, pour C&C, l’ordre s’est avéré différent en raison des contraintes d’agenda de Mme Accorte. Ils ont vu la psy en premier à deux reprises avant de rencontrer l’AS. Dès le premier entretien, cela avait l’air de contrarier la psy que C&C n’aient pas encore vu sa collègue AS. Ciconia ne comprend pas trop où est le problème… Peut-être est-ce simplement la procédure ?

Mais du coup, elle se pose mille questions : est-ce que la psy –au vu de ses questions ou commentaires parfois un peu irritants et de son désir de les revoir– a des doutes sur leur capacité à faire de bons parents adoptifs ? Est-ce qu’elle les trouve trop jeunes, ou croit qu’ils sont d’ores et déjà en PMA et lui mentent ? Ou s’agit-il simplement d’une question de procédure, que c’est elle la « psychorigide » (Ciconia a failli écrire « psychoFrigide », LOL) et qu’elle veut absolument faire les choses dans les règles en échangeant avec Mme Accorte avant de rendre son verdict ? Ciconia était ressortie des deux rendez-vous psy avec des doutes sur l’opinion de la psy à leur égard alors qu’elle n’en a pas concernant l’AS.

A-t-elle des raisons de s’inquiéter ? Suspense.

En tous les cas, le prochain rendez-vous déjà fixé avec Mme Accorte et sa stagiaire aura lieu chez C&C, le lundi 22 septembre. Ciconia s’en fait une joie car elle sait qu’elle aura plaisir et fierté à présenter la maison (la partie finie et la partie en travaux), le jardin et les mascottes.