Ça va, la routine… Réaction après coup, et les autres…

Déjà, MERCI à toutes pour vos encouragements et votre gentillesse hier. Vous pensez parfois que c’est peu de choses, mais je vous assure que c’est ÉNORME ! Au moins, je ne me sens pas seule et je guette chacune de vos réactions avec enthousiasme.

Après, il faut quand même que je vous avoue que je ne suis pas au top du top du moral depuis ce matin. Comme toujours, je réagis après coup, c’est-à-dire : quasiment pas de réactions hier, limite à rigoler avec Ciconio — genre on le savait alors on s’en fout — mais assez morose aujourd’hui.

Je suis vraiment triste pour Koala et bien sûr je relativise ma situation…

Bref, ça va, la routine, quoi. Mais peut mieux faire. Je sais que ça va s’améliorer au fur et à mesure de la semaine.

Par contre, dans ces moments-là, je suis d’assez mauvaise humeur et je suis assez contente de bosser chez moi. Les seules êtres que je tolère sont mes mascottes. 😉

Et j’ai envie de cracher mon venin sur le premier qui m’agace !

Hier, une petite phrase de ma mère (déjà entendue à plusieurs reprises depuis l’échec de l’IAC1) m’a bien agacée. « Agacée » pour rester polie et courtoise. Elle répondait qu’elle était déçue de cet échec, qu’avec mon père ils y croyaient vraiment. Jusque-là, 20/20. Mais elle conclut par « Ce sera pour bientôt tout naturellement ! ». Ouais, ben tu peux y aller à l’église et prier Sainte-Rita, Sainte-Colette et toute la clique, parce que dis donc, y’a du travail côté « naturel ». J’en ai ras-le-TUUUT qu’elle me serine ça à chaque évocation de la PMA. Elle pense qu’on fait du tourisme sexuel en PMA ou quoi ? L’autre jour avec ses réflexions j’avais dû lui dire que oui, on essaye aussi naturellement. Mais qu’est-ce qu’elle croit, sérieux ! On ne va quand même pas lui faire un rapport détaillé !

Je n’ai rien répondu hier, et je pense que si elle m’appelle, je l’ignorerai. C’est comme si pour elle on faisait un caprice en faisant appel à la médecine. Comme si ça n’était pas légitime pour nous. Je ne supporte pas cette idée. On n’est pas là par plaisir !!! 😦

Ah, la famille… Je ne vous avais pas dit l’autre jour que ma belle-mère, qui pourtant n’a presque pas de défauts — clin d’œil à mon amie Ourse — a cafté à sa fille (ma BS, la sœur de Ciconio) sur notre parcours PMA ? Alors Ciconio qui habituellement fait toujours des mystères pour tout, n’a pas été choqué. Je n’ai rien dit mais j’ai pensé très fort que c’était terminé les petites confidences. D’ailleurs là, pour l’IAC2, Ciconio n’avait rien dit à sa famille et ça m’arrange bien. Ce n’est pas le fait que ma BS soit au courant (si Ciconio avait voulu lui en parler, je n’aurais pas eu d’objection), mais c’est le fait que ma BM ait cafté alors qu’on lui avait dit de le garder pour elle.

Je sais bien comment ça va se terminer, de toute manière. Toute ma belle-famille va finir par le savoir. Ma BM ou BS ne va pas le dire exprès (elles ne sont pas comme ça), mais ça va leur échapper à un moment ou à un autre. J’ai les oreilles qui sifflent quand j’imagine la grande famille de Ciconio qui parle de nous.

Pour l’adoption, la famille proche de Ciconio est au courant depuis la fin d’année. Et ma BS a trouvé intelligent de m’en parler le jour de Noël alors qu’il y avait des personnes non initiées à 2 mètres. Je n’avais pas envie d’en parler avec elle à cet endroit-là et à ce moment-là. Et là, finito, je n’ai plus envie d’en parler du tout, ni avec ma BM ni avec ma BS.

Bref, je suis de mauvais poil. Mais ça va passer, y’a plus malheureux que moi.

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Pour patienter

En attendant la prise de sang de demain, je compte le nombre de « perles » qu’il me reste à enfiler… Une ce soir, une demain matin, et verdict demain soir…OvulesEt je porte mes nouvelles boucles d’oreilles Bouddha achetées à la Boutique des idées fertiles commandée mardi et reçues en un temps record ! Elles sont encore plus jolies en vrai ! 😀Boucle-BouddhaMerci Ajisai pour cette jolie création ! Je vais faire un tabac au cours de yoga !!!

Pour rappel, ces boucles sont offertes par leur créatrice : le produit de la vente sera reversé à l’association BAMP ! qui lutte pour une meilleure prise en charge de l’infertilité.

Bien entendu, j’ai voté une dernière fois pour BAMP! sur la page Facebook du Crédit Agricole de Normandie pour que l’on reste les premiers !!!

Ce qui me meut

Le jour de la prise de sang décisive se profile tout doucement à l’horizon. Je ne suis vraiment pas optimiste cette fois-ci, vu le mauvais timing ovulation-insémination évoqué précédemment. Encore 5 jours d’incertitude sans illusions. J’ai hâte de savoir lundi soir pour pouvoir arrêter la progestérone.

Physiquement, je suis assez fatiguée à cause de la progestérone, justement. Ma poitrine est très sensible et gonflée (comme si j’avais besoin de ça) : exit les jolis dessous pour la Saint-Valentin ! Ce ne serait rien si je n’étais pas somnolente la plupart du temps et si je n’avais pas les jambes lourdes, surtout la nuit. J’ai ressorti le coussin d’allaitement pour soutenir mes guibolles en dormant. Ça a marché : l’alliance yoga + coussin m’a permis de dormir à nouveau convenablement cette nuit. Et au diable les superstitions (je n’osais pas le réutiliser car je l’avais acheté étant enceinte).

Ces jours-ci, j’ai encore eu l’occasion de penser à ma vie et de ressasser des questions existentielles.

Où vais-je, où cours-je, dans quel état j’erre ?

Le comportement grognon d’un Ciconio épuisé ce week-end m’a laissé seule avec moi-même et avec mes questionnements. Je ne remets pas en cause le parcours PMA, je me projette déjà dans l’IAC3 qui si mes calculs se confirment aurait lieu au début du printemps. Je suis moins motivée dans mon travail, mais ça va encore. C’est plutôt de me dire que j’approche des 33 ans qui me saoule.

Je me demande parfois à quoi ça rime, tout ça ?

Je donnerais tout pour retrouver l’état d’esprit que j’avais en emménageant avec Ciconio en 2008. A l’époque, j’étais heureuse, je n’avais pas encore envie d’avoir des enfants (plus tard, me disais-je). Tout était source de joie. Je me souviens de Ciconio se moquant gentiment de moi parce que j’étais toute contente du petit abat-jour que j’avais acheté pour notre chambre. J’aimais découvrir notre nouvelle région, faire des kilomètres le week-end pour aller voir nos amis et nos familles. C’était un peu « l’aventure », cette nouvelle vie, pour moi. Après quelques mois, nous avons quitté notre location pour acheter notre première maison. Après plusieurs années à douter de moi, j’avais enfin confiance en moi, l’homme que j’aimais m’aimait, nous avions acheté une maison ensemble en 2009 et nous allions nous marier en 2010. Le mariage fut fabuleux. Je me souviens d’avoir littéralement été sur un nuage toute l’après-midi. Ce jour-là, il faisait très chaud, aux dires des invités. Moi, je n’ai senti ni la chaleur, ni la soif, rien que du bonheur.

A nos 1 an de mariage, il ne nous « manquait » que peu de choses : agrandir la famille et déménager un jour à la montagne. Une promotion de Ciconio nous a permis de réaliser ce dernier projet. En 2012, je venais de fêter mes 30 ans et nous vivions enfin dans la maison de nos rêves, dans la région de nos rêves. Celle où je passais mes vacances, petite. Ma région de cœur.

Je rêvais d’une maison comme celle-ci dans un cadre enchanteur, avec des chats et des chèvres, pour les enfants. Nous sommes en 2015. Nous avons la maison, le cadre enchanteur, deux chattes et deux chèvres.

Excusez mon goût prononcé pour le mélo. Tout ne va pas si mal. Nous nous aimons toujours autant avec Ciconio, mais nous avons perdu notre insouciance. Pourtant, je me souviens qu’en partageant notre désir d’enfant tout au début, nous ajoutions toujours « enfin, si ça marche, il y en a pour qui ça ne marche pas tout de suite ». Comme si nous pressentions que ça allait être un combat. Nous avions toujours en tête l’exemple des oncles de Ciconio n’ayant pas pu avoir d’enfants ou ayant dû passer par les FIV.

Depuis, nous avons vécu l’enfer de la fausse couche en 2013, l’envie d’agir en 2014 en nous lançant dans la PMA et l’adoption. J’ai encore le goût amer du rapport psychologique dans la bouche. Je redoute les deux séances avec le nouveau psy. Il ne nous a pas encore contactés, mais ça ne devrait plus trop tarder. La peur n’évite pas le danger… Je ne sais toujours pas sur quel pied danser et quel discours avoir face à lui. Devons-nous lui parler de la PMA en disant que nous nous sommes décidés cet hiver et avons essayé ? Je suis toujours dans le flou. Le flou total. En vérité, j’ai tellement été dégoûtée de cet acharnement de Maléfique que j’en ai encore mal aux tripes en y repensant. J’ai perdu confiance en notre capacité à convaincre que l’on puisse être de bons parents adoptifs. Les seuls au courant sont la famille de Ciconio, et moi je n’ai même pas réussi à en parler aux miens. J’ai honte de raconter ce rapport psy. J’ai tellement honte… J’aurais presque besoin d’une séance avec un psy pour me remettre des séances avec cette TUUUUUUUT de Maléfique. Vous y croyez, vous ?!

Quant à la nature, je ne lui fais plus trop confiance, contrairement à ce que me conseille ma mère. Comme si la nature nous avait fait des cadeaux depuis plus de 3 ans et demi ! Oui, ma mère a été exemplaire depuis notre coming-out PMesque à l’automne, sauf avec cette phrase prononcée à l’annonce de l’échec de l’IAC1 : « Il faut aussi essayer naturellement…! ». Nan, tu crois ?! ! Je n’y avais jamais pensé, tiens ! No comment.

Bref, dans mes moments de déprime, qui heureusement ne sont pas permanents, plus rien ne m’intéresse que de plonger mon esprit dans le virtuel avec des séries télé, des bouquins, de la musique, et mon corps dans la bouffe, le sommeil… J’aimerais pouvoir fonctionner en mode « tout automatique » en débranchant mes émotions de mon corps. « Vivre » comme un robot pour ne plus rien ressentir.

Je me demande « ce qui me meut ». Je ne sais plus trop.

L’amour de Ciconio, bien entendu. Celui de ma famille et de mes amis. Mais ce qui ressort en permanence et m’obsède, c’est devenir mère. Je n’arrive plus vraiment à trouver d’autre grand objectif dans ma vie. Si ça ne marche pas, j’ignore ce que je ferai. Je sais que c’est possible en lisant les témoignages des femmes qui sont passées par là. Mais je sais que ça me demandera des efforts surhumains.

J’essaye quand même la plupart du temps de m’occuper sainement, ce qui n’est pas évident quand c’est calme au boulot comme cette semaine. Je m’occupe en lisant et en commentant vos blogs, bien évidemment, puis en m’occupant de mes mascottes et de la maison. J’ai récemment fabriqué mon déodorant maison. J’utilise de moins en moins de produits non naturels. J’en étais déjà au bio et éco depuis un bail, y compris pour les produits ménagers, mais en ce moment j’ai plaisir à me renseigner sur ce que je peux fabriquer moi-même. Sans doute un besoin de me sentir « fertile » à ma manière. Je sais que vous me comprenez.

Et puis j’essaye tant bien que mal de me concentrer sur ce qui va bien. La beauté de ce qui m’entoure, déjà, hier le coucher de soleil rose-orangé sur les collines enneigées. Mes plantes qui grandissent bien et dont je prends soin… La douceur et l’espièglerie de mes mascottes. Le bien-être aux cours de yoga et de zumba, ou sur mes raquettes à neige. Ce matin, la surprise de recevoir plusieurs lettres de ma filleule de l’association. Ils s’étaient trompés d’adresse alors je reçois même sa lettre de décembre 2013. Mes larmes en lisant la traduction « maman » pour me désigner. Je suppose qu’il n’existe pas de « marraine » là-bas. La culpabilité d’avoir laissé en plan mon auto-apprentissage de sa langue, par paresse et découragement… Me dire qu’il faut que je reprenne les choses en main pour pouvoir lui écrire dans sa langue et comprendre ses lettres sans traduction.

Les chutes de neige de la semaine passée ont laissé place à un soleil resplendissant. Fini les corvées de pelletage et bonjour les promenades dans la nature. J’ai redécouvert cette sublime chanson de Ed Sheeran lors de ma promenade dominicale. J’adore quand un morceau s’accorde parfaitement avec le lieu et l’instant présent.

 

Je ne sais plus trop ce qui me meut, mais je continue quand même à avancer. Coûte que coûte.

IAC2

C’est du fin fond de mon igloo que je vous écris ! Ciconio et moi avons débuté la journée par une séance de pelletage de neige car Ciconio n’arrivait pas à remonter l’allée du jardin — déjà déneigée, mais super glissante — avec l’une de nos voitures. On a donc dû peller l’allée en pente de l’autre côté du jardin pour pouvoir descendre avec l’autre auto… Bref, on s’est oxygénés de bon matin, mon homme est quand même arrivé au boulot plus ou moins dans les temps… J’ai un peu mal aux reins… Le paysage est magnifique si on fait abstraction du côté pratique. J’ai la chance de travailler à domicile alors j’apprécie davantage la neige que ceux qui vont bosser en voiture !Igloo

Si l’IAC2 est un succès, baby, on t’inscrit d’office au cours de ski !

A part ça, tout s’est bien goupillé pour l’IAC2 de lundi matin. Enfin, tout, sauf mon ovulation… 😦

Nous avions tout prévu pour être zen : le départ la veille pour éviter les intempéries et un départ trop précoce le lundi matin, le resto le dimanche soir pour passer quand même un moment en amoureux malgré tout l’aspect médicalisé du truc, l’hôtel pour être à proximité du centre de PMA, l’arrivée pile poil à l’heure pour refaire notre dossier à l’accueil et à 8h00 piles à l’étage PMA pour signer le consentement, le retour de Ciconio de la salle de prélèvement pour m’accompagner à l’échographie…

Mais l’échographie pratiquée par Dr Adorable (la grande ponte (GP) femme de ce centre) a révélé que j’avais déjà ovulé. Comme lors de l’IAC1… 😦 D’après elle, ce n’est pas grave vu que les nageurs vivent quelques jours. On le sait bien. Le hic c’est qu’il vaut mieux qu’ils arrivent avant l’ovulation qu’après. En effet, l’ovule a une durée de vie de 12 à 24 heures. La période de fertilité se situe donc généralement entre 4 jours avant et 24 heures après l’ovulation.

Pas le choix, l’IAC2 aura bien lieu, j’ai ovulé, on ne peut plus rien y faire. On ne saura jamais si c’était dans les dernières heures ou pendant le week-end… Nous partons faire des courses avant de revenir pour le grand moment.

C’est le GP homme du centre qui  se charge de l’insémination. Par chance, il y a un peu moins de public que pour l’IAC1. Pas de roux ou vue 😛 Seuls l’infirmière, le GP et la biologiste sont là. Bravo Ciconio : 15 millions de nageurs sont prêts à engager la bataille ! J’ai encore beaucoup de mal à assumer d’être les jambes écartées sous les spotlights devant la galerie. Le passage est un petit peu douloureux, mais rapide. L’infirmière me recouvre d’une couverture, c’est fini. Il faut attendre 15 minutes. Je pense que le GP va partir comme Dr Adorable la dernière fois, mais visiblement nous sommes la seule IAC de la journée et il a le temps avant les transferts de FIV suivants.

En parlant de galerie, le GP est toujours aussi space, mais ce n’est pas un mauvais bougre. Il cherche toujours à étaler sa science, notamment devant les petites stagiaires qui arrivent en cours de route derrière le paravent (ouf, elles sont arrivées trop tard pour regarder, OUUUUUUUF). Il demande à toutes les personnes présentes si elles connaissent le peintre japonais Hokusai et son tableau La Grande Vague de Kanagawa. Ciconio et moi visualisons le tableau (qui a inspiré le logo d’une célèbre marque de vêtements de surfeurs), mais nous n’y connaissons pas grand chose en peinture japonaise. Le GP adore le Japon et va bientôt donner une conférence sur cet artiste dans le cadre de son association. Ce serait super intéressant s’il ne faisait pas sentir à tout le monde que nous n’y connaissons rien — contrairement à lui… Bref, passons. Il a certes l’égo surdimensionné, mais ça n’est pas grave tant qu’il reste correct avec nous. Je l’ai déjà entendu être très malpoli et désagréable à plusieurs reprises, alors pour le coup, je le trouve plutôt de bonne constitution !

Il s’adresse enfin à nous personnellement pour nous parler de notre cas. Il a l’air embêté que l’ovulation soit passée et s’enquiert du moment précis auquel elle a lieu. Comme je ne saurais le dire (vu que j’ai senti mon ovaire gauche pendant des jours depuis les stimulations), il nous dit que si elle a eu lieu ce week-end, c’est râpé. Je le savais qu’on aurait dû poneyer avec Ciconio samedi soir ! Dire qu’on n’a pas osé pour respecter la période d’abstinence, dééég. !!!

Il s’énerve du fait que personne ne m’ait prescrit de bloqueur d’ovulation alors que nous avons eu le même coup pour l’IAC1 et me demande comment ça se fait. Je réponds que je l’ignore.

Puis il nous demande d’évaluer nos chances de réussite pour cette tentative-ci. Je répète les statistiques données par ma gynéco de ville Dr Grande (tout en pensant qu’en réalité les chances sont bien moindres) : 1 sur 4. Il renchérit que nous sommes « bien optimistes » d’un air ironique, mais pas méchant. Je pense qu’il ne veut pas que nous nous faisions trop d’illusions. S’il savait comme je suis pessimiste la plupart du temps pour me protéger…

Que comptez-vous faire par la suite si cette IAC ne marche pas ?

Avant même que nous ayons le temps de répondre, il affirme que nous avons plusieurs options. Soit continuer les IAC en bloquant bien l’ovulation pour être sûr de cibler le jour J, soit « aller voir dans le ventre si quelque chose ne va pas » (pour quelqu’un qui aime ramener sa science, j’aurais aimé qu’il dise le nom exact de cette procédure ; j’imagine qu’il parle d’hystéroscopie ?), soit passer en FIV qui donne de meilleurs résultats.

Nous optons pour une prochaine IAC avec blocage et pour la suite, nous verrons. Je lui pose des questions sur le nombre d’IAC et de FIV pratiquées par an dans le centre, ce genre de choses. Les 15 minutes passées, nous ressortons de là un peu refroidis et assez déçus de savoir que si cette ovulation-ci avait été bloquée, nous serions plus confiants quant à son issue.

Là, nous ne sommes pas complètement défaitistes, mais pas super optimistes non plus… Au moins, ça met un peu moins de pression, je trouve. Enfin, on en reparle dans 10 jours 😉

Branle-bas de combat

L’hiver est tout blanc, tout blanc, tout blanc

L’hiver est tout blanc de givre et de neige…

Ici, c’est tellement blanc depuis vendredi qu’on ne voit bientôt plus rien d’autre ! La tempête de New York, à côté, c’est de la gnognotte !

J’ai aisément convaincu Ciconio de dormir à l’hôtel ce soir à Grande Ville pour être zen, frais et dispos demain matin. Nous n’avons vraiment pas envie de partir encore plus tôt que d’habitude dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne, pour braver les frimas et le verglas !

Nous prendrons donc la route en milieu d’après-midi tant qu’il fait encore jour et irons au restaurant ce soir après avoir regardé la finale de la coupe du monde de handball à l’hôtel. Enfin, Ciconio… 😉

Je suis soulagée de cette organisation…! Mais quelle idée aussi de planifier une IAC en plein hiver dans l’Est de la France ! 😛

❤ Je vous remercie du fond du cœur de vos encouragements ; je n’ai pas eu le temps de répondre à tous vos commentaires car j’ai dû travailler hier pour rattraper ma journée de lundi, mais je les tous ai en tête. Votre présence me fait toujours chaud au cœur. ❤

Allez, je vais préparer ma valise-lise-lise sans oublier mes cartes porte-bonheur et chaussettes coquettes 😀

Et mes chaussettes…

Allez, séquence régression pour la route !

Écho unique pour folli unique

J6-7-8 : injections chaque soir de Gonal-F (100 unités). Une gêne à l’ovaire gauche, les jambes lourdes après la piquouse, quelques insomnies, mais sinon ça va, pas trop d’effets indésirables… Je prends des Fleurs de Bach pour me détendre, ça a l’air de fonctionner à peu près. 😉

Aujourd’hui, J9 : après une nuit courte, mais plutôt bonne, j’avais rendez-vous ce matin à Moyenne Ville avec ma gynéco de ville, Dr Grande, pour la première échographie de contrôle. J’ignore si c’est une urgence ou la neige qui l’a retardée, mais j’ai poireauté un bon 3/4 d’heure dans la salle d’attente.

Je n’avais pas prévu d’occupation car j’étais persuadée que Dr Grande serait à l’heure comme d’habitude… J’ai donc eu tout le loisir de feuilleter le magazine ô combien intellectuel B*ba de décembre. Je me suis jetée sur l’horoscope de 2015, quelquefois qu’il y aurait des révélations sur mon brillant avenir. Quelle ne fut pas ma joie en lisant ceci :Horoscope-Biba-2015

Je vous le dis, au printemps et à l’automne, ça va chauffer dans le nid de C&C !!!

C’est donc plus que confiante grâce à ces révélations astrologiques fiables sur l’issue favorable des tentatives PMesques de 2015 que je suis Dr Grande dans la salle d’écho. Après un point rapide sur ma situation (elle ne m’a pas vue pour l’IAC1 car l’écho du J9 était tombée un dimanche et devait donc se faire au centre de PMA de Grande Ville), elle m’invite à enlever le bas dans la pièce de déshabillage.

Pas peu fière de mes chaussettes ananas, je m’installe, triomphante, dans les étriers. Et là, c’est le drame : un seul follicule à l’écran. Bon, de 17,5 mm, certes. Il y en a un gros et plein de petits. Je suis un peu déçue car la dernière fois, il y en avait deux gros à la même période avec des doses inférieures de Gonal-F. Mon endomètre mesure 8,7 mm, enfin je crois. Je ne sais déjà plus ce que j’ai lu comme chiffre à l’envers sur le rapport.

Je réussis quand même à glisser des étriers cette phrase : « La dernière fois, on m’a dit que j’avais déjà ovulé au moment de l’IAC… » en me disant qu’elle influencerait peut-être le centre de PMA pour réaliser l’IAC dimanche. (Je n’ai pas envie qu’on me redise « A ovulé » cette fois-ci.) Elle me répond que c’est la faute à la Sécu si mon centre ne pratique pas de contrôles hormonaux par prise de sang et que du coup, certaines tentatives sont moins bien ciblées.

Les clichés de mon intérieur étant enregistrés et imprimés, Dr Grande faxe le tout à Grande Ville, car c’est le centre de PMA qui décide de la suite des événements.

Ce midi, j’ai reçu un appel anonyme… 😉 d’une sage-femme du centre pour m’informer que l’IAC aura lieu lundi matin. J’aurais aimé pouvoir ovuler un dimanche 😛 mais ce ne sera pas pour cette fois. Elle préfère pousser encore les follicules (pour peut-être en avoir deux ?). Sage décision, madame la sage-femme.

Dernière piqûre au Gonal-F ce soir, et déclenchement à l’Ovitrelle demain soir à 21h00, donc !

Nul besoin de refaire un contrôle d’ici là.

En revanche, je recherche activement un hymne pour cette IAC2. J’avais choisi Marylin Monroe de Pharrell Williams pour l’IAC1, je réfléchis pour l’IAC2 😀

En attendant, retour au boulot, Ciconia ! Motivée, motivée… :-S

« On a toutes nos chances ! »

Mon troisième cycle de « repos » depuis l’IAC1 a cessé la semaine dernière, mettant fin à mes espoirs désespérés d’un miracle inespéré.

Ma « fée Clochette » était là pour m’aider à passer le cap en toute féminité et le week-end m’a permis de m’évader, psychiquement avec des « ateliers » cuisine, rangement, chant sur canapé, reprisage de chaussettes, et enfin physiquement avec 3h30 de raquettes à neige suivies d’un retour à la voiture en auto-stop. Ciconio voulait de l’aventure, il l’a eue ! Et moi qui avais pété les plombs samedi soir pour une broutille et qui avais juré et pesté sur ma soi-disant VDM (ce qui a eu pour effet de vexer Ciconio qui s’est senti injustement visé), cette après-midi dominicale passée à suivre les traces des chevreuils dans la forêt profonde a été salutaire pour mes nerfs. Je manquais de sport et je ressentais un besoin impérieux d’évacuer mon stress ainsi. Pour la première fois depuis trois semaines, j’ai bien dormi. Les nuits suivantes n’ont pas été aussi reposantes, mais j’y travaille… Hier soir, le cours de yoga « VIP » (nous n’étions que trois élèves) a permis à ma prof de cibler nos besoins ; j’ai donc évoqué mon stress et j’en suis revenue un peu plus détendue.

Je fais tout pour retrouver la forme, alors que je dors mal depuis début janvier. J’ai repris l’autre nuit la lecture de Cinquante nuances, abandonnée depuis juillet (c’est dire si ça me passionne !). En cas d’insomnie, ça aide à se rendormir (je dois être trop féministe pour apprécier, même si ça se lit bien) ! Sérieusement, pourquoi ces mauvaises nuits ? Parce que le 7 janvier, le jour des premiers attentats, ma grand-mère est entrée à l’hôpital. Les images choquantes et ces mauvaises nouvelles consécutives m’ont affectée plus que je ne l’aurais cru. J’ai cauchemardé sur les Talibans la nuit et j’ai eu peur pour ma grand-mère le jour. Aujourd’hui, ça va mieux. Je n’oublie certes pas les événements tragiques, mais le temps fait son œuvre et ma grand-mère entre en maison de convalescence, un soulagement.

Très important : j’essaye d’avoir des pensées positives pour la suite des événements, à l’image des coloriages zen offerts par mon amie chère ❤ que je remplis de couleurs vives. Je mise également sur une alimentation plus équilibrée, car j’avais lâché du lest depuis les fêtes.

Des vitamines dans le corps et dans la tête : pour cette IAC2, « on a toutes nos chances ! ».

Hier soir, j’ai commencé la stimulation avec 100 unités de Gonal-F (contre 75 pour l’IAC1). Pour le moment, pas d’effets secondaires. Rebelote ce soir et demain soir, puis échographie de contrôle avec Dr Grande, ma gynéco de ville à l’hôpital de Moyenne Ville vendredi matin.

Mes chaussettes coquettes de PMette sont bien entendu prêtes à être enfilées et exhibées sur les étriers ! 😛

Je prie pour que les prochaines chutes de neige annoncées pour cette fin de semaine ne se transforment pas en tempête du siècle. C’est qu’on a 1h15 de trajet — sans intempéries — pour se rendre au centre de PMA, tout de même !

Mais on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances… 😀

DNLSP, tu m’as bien eue (encore) !!!

Heureusement que je n’ai pas écrit cet article cette nuit, le test négatif à la main et les cernes sous les yeux, ni ce matin, la douleur au ventre et au cœur, sinon j’aurais été plous que voulgaire.

J’ai préféré avaler 1 g d’ibuprofène pour faire taire ces crampes utérines, engloutir une tasse de café — parce que non je ne suis pas tombée enceinte miraculeusement — alors on fait p’ter la caféine, puis appeler les sages-femmes du centre de PMA afin de rempiler pour une seconde tentative : IAC 2.

Je dis bien « seconde », pas « deuxième », car si je ne m’abuse, « seconde » sous-entend « dernière ». L’espoir fait survivre. J’en ai toujours un peu en stock, idiote que je suis.

Je me demande encore pourquoi et comment j’ai eu l’utérus empesé et parfois douloureux pendant 9 jours. 9 jours ! Y a-t-il eu tentative d’accroche ou est-ce que ce sont mes hormones qui n’en font qu’à leur tête ?! Je ne le saurai jamais. J’aurais tellement mieux supporté un cycle banal sans surprises.

Comme je l’ai déjà dit, le psychotage est malheureusement notre lot à tous sur cette blogosphère…

Ça ne fait que 3 ans 1/2 que j’attends, je ne suis plus à 3 ans près, hein.

J’avais rêvé l’espace de quelques heures d’insomnie de pouvoir bientôt annoncer à ma grand-mère qui est à l’hôpital que j’étais enceinte. J’avais rêvé de pouvoir dire au nouveau psy de remballer ses questions sur le deuil de l’enfant biologique parce nous allions bientôt en avoir un et que ce pseudo-problème était réglé. J’avais rêvé de faire partie du groupe de femmes dont j’ai appris la grossesse ces jours-ci. J’avais rêvé du mot « bébé ».

Au moins, le lancement de l’IAC 2 me permet de me projeter immédiatement sur la suite. J1 aujourd’hui, J6 mardi pour le début des piquouses, J9 vendredi prochain avec Dr Grande ma super gynéco de ville à Moyenne Ville. Dans l’idéal, l’IAC aurait lieu le dimanche 1er ou le lundi 2 février, jours où Ciconio ne travaille pas.

Je croise les plumes et je pense à vous aussi. Serrons-nous les ailes !