De bonnes nouvelles, priorité à la nature [Grossesse] {+Edit}

Tout d’abord, merci à toutes celles qui ont demandé de mes nouvelles, ça me fait chaud au cœur. Même si j’ai moins écrit ici dernièrement, je pense toujours à mes copinautes très souvent, vous savez.

Alors je suis très contente de cette journée, car j’ai terminé ma préparation à l’accouchement ce matin et l’échographie de cet après-midi s’est bien passée.

Mon bébé est toujours en siège décomplété (mais ce n’est pas un scoop, je sentais toujours sa tête en haut à droite).

Il a un BIP (diamètre bipariétal = de la tête) d’environ 100 mm et devrait passer par mon bassin, quelle que soit son orientation au moment de la naissance.

Du coup, on tente la voie basse quand BBBB aura envie de venir, ce qui pourrait arriver bientôt (en tout cas très certainement avant le terme) car mon col est déjà à 3 cm !

La gynéco m’a demandé si j’avais des contractions, ce à quoi j’ai répondu que oui, le soir ou quand je suis fatiguée, par moments… Mais comme elles ne me font pas mal… Je ne pensais pas que mon col commençait déjà à s’ouvrir ! Sûrement que l’homéopathie y contribue !

La gynéco est vachement enthousiaste, elle m’a dit de ne pas hésiter à accoucher ce week-end car elle est de garde 🙂

Par contre, en arrivant chez moi tout à l’heure, j’ai constaté un peu de sang en m’essuyant avec deux minuscules caillots. A votre avis, est-ce dû au toucher vaginal ? J’ai lu que le bouchon muqueux ne devait pas être rouge… et qu’il n’était pas le signe d’un accouchement imminent non plus.

Dois-je appeler la maternité pour en savoir plus ?

Mon homme rentre vers 20h00. Pour l’instant, je ne panique pas 🙂

{Edit : Je n’ai plus de sang du tout maintenant, et ma sage-femme de prépa, contactée par SMS, m’a dit que c’était dû au TV si bébé continuait à bouger et s’il n’y avait plus de perte de sang après. C’est le cas 🙂 Je surveille ça de près quand même mais ça me rassure.}

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Second monitoring après la version par manœuvres externes… [Grossesse]

Jeudi soir, après la VME, j’ai eu pas mal de contractions (que je perçois mieux maintenant que je sais à quoi elles correspondent). Je me suis couchée tôt car j’étais fatiguée de ma journée et mon ventre dur était assez inconfortable.

Vendredi matin, après avoir été réveillée à 5h30 par les mouvements vifs de Babybulle, je suis allée chercher ma radio du bassin (et accessoirement de mon petit cigogneau). C’était assez émouvant de découvrir le petit squelette de mon bébé lové entre mes côtes et mon bassin… ❤

Ensuite, j’ai filé à la maternité pour un second monitoring de contrôle.

La sage-femme du premier monito de la veille était bien, mais sans plus. Mais celle qui m’a accueillie ce jour-là pour le 2e monito était vraiment adorable. Déjà, j’ai apprécié qu’elle se présente. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi, ça veut dire beaucoup 😛

En fait, je me suis dit que P’tit Bichon devait beaucoup lui ressembler par sa personnalité (mais pas physiquement car cette sage-femme a les cheveux raides). En tout cas, j’aimerais bien tomber sur elle le jour J. Elle a été super gentille de A à Z alors que le service était blindé ce jour-là et qu’ils avaient même dû envoyer une patiente accoucher à Grande Ville par manque de place !

Ma maman, en vacances dans le coin en ce moment, m’avait proposé de m’accompagner. C’était cool de sa part. Le monito a duré moins longtemps et en plus j’ai pu papoter avec elle et lui montrer où j’allais accoucher.

J’ai eu moins de contractions que la veille et comme tout allait bien, j’ai pu repartir en milieu de matinée.

Quant à la taille de mon bassin, la sage-femme m’a dit qu’il était bien (23 cm si je ne m’abuse), mais que tout dépendra de la taille de BBBB et de la décision du médecin. En effet, à cause de la présentation en siège, ma visite du 9e mois avec la sage-femme uniquement a été annulée au profit d’un entretien avec une gynécologue-obstétricienne. L’accouchement également, qu’il se fasse par voie basse ou par césarienne, sera supervisé par un médecin.

Il faut encore patienter plusieurs jours avant d’en savoir plus. Mais cette attente n’est vraiment pas difficile par rapport à celle qui a précédé la conception de notre petit miracle surprise.

En attendant, il me reste encore une semaine de travail à mon rythme (c.-à-d. cool), le plein de repos dès que je le peux (j’ai dormi 12 heures cette nuit), une réunion de famille qui s’annonce des plus émouvantes ce soir (mais chut, je ne peux encore rien révéler…!), la réception du colis des couches lavables soigneusement choisies par Ciconio et moi, le cours de préparation à l’accouchement « spécial papas » mardi… 😀

Bon week-end à tous ❤

Ça, c’est fait !

Cette semaine, j’avais décidé d’écrire aux députés de ma circonscription dès que j’aurais une heure devant moi (et les yeux en face des trous surtout !).

C’est désormais chose faite.

L’asso BAMP! et certaines blogueuses PMettes (ex. : Plume) m’ont mâché le travail en donnant la liste des députés de chaque département et en proposant carrément des modèles de lettre.

Grâce à ces dames, j’ai donc mis peu de temps à personnaliser ma lettre et à l’envoyer par e-mail (1 heure montre en main).

3 noms de député(e) vont donc pouvoir passer du bleu au rouge.

Pourtant, j’aurais pu me dire… « À quoi bon, moi je ne suis pas salariée, et je ne retournerai peut-être pas en PMA… Après tout, nos deux IAC n’ont pas fonctionné, c’est finalement DN — pas si « P » que ça pour le coup — qui nous a fait un beau cadeau naturel… Pour la suite, on réessayera naturellement et/ou on adoptera, maintenant qu’on a l’agrément… »

Sauf que non.

Non, malgré notre parcours relativement court et léger (on n’a connu que 2 tentatives, on ignore ce qu’est une FIV !), impossible d’oublier la souffrance que l’infertilité engendre ! Je ne peux qu’être solidaire des personnes qui sont sur ce chemin difficile ou vont devoir l’emprunter un jour.

Je n’écris pas tout ça pour faire la morale ou me déculpabiliser de ma grossesse naturelle miraculeuse (quoique pour cette dernière, c’est possible), mais juste pour vous dire que c’est beaucoup plus rapide et simple qu’il n’y paraît d’écrire à sa/son/ses député(e)(s)…

Je suis persuadée que vous pouvez faire mieux que moi en mettant moins d’1 heure montre en main ! 😉

Alors, à qui le tour ?

PS : au cas où quelqu’un se lancerait, voici ma lettre 🙂

Madame la Députée, / Monsieur le Député,
Citoyenne ayant dû avoir recours à l’Assistance Médicale à la Procréation (AMP), je sollicite naturellement votre attention sur l’amendement relatif aux salarié(e)s engagé(e)s dans un tel parcours pour cause d’infertilité avérée. Cet amendement, proposé et voté par le sénat, entre dans le projet de loi de modernisation du système de santé.
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, l’infertilité est loin d’être marginale, puisqu’elle concerne un couple sur six. Vous connaissez forcément autour de vous, voire même dans votre entourage proche, une personne infertile impliquée dans un parcours AMP, mais cela reste un sujet tabou.
Une fois le diagnostic d’infertilité posé, le couple se retrouve dans un véritable parcours du combattant médical. Si, en France, le recours à l’AMP est une chance, il est également très chronophage et requiert une difficile conciliation avec la vie professionnelle.
L’AMP nécessite de fréquents examens médicaux (multiples prises de sang et contrôles échographiques, recueils, ponctions ovocytaires nécessitant obligatoirement une hospitalisation), qui s’effectuent parfois dans un centre éloigné du domicile ou du lieu de travail, voire des deux.
Le salarié se retrouve ainsi à jongler avec ses horaires de travail et les horaires imposés par l’institution médicale. Malgré l’énergie déployée pour arriver à tout concilier dans son agenda, il arrive, malheureusement, que ce dernier doive s’absenter ou répondre à son employeur (ou supérieur hiérarchique) de ses retards. Vous imaginez sans peine les difficultés professionnelles que cela peut engendrer à terme.
En outre, il s’avère que cette absence de prise en compte dans le code du travail contraste avec la protection prévue en cas de don d’ovocyte. En effet, la loi protège les donneuses d’ovocytes qui suivent pourtant exactement le même parcours (nombreux examens, prises de sang, échographies, ponction ovocytaire). L’article L. 1244-5 du code de la santé publique stipule que : « La donneuse bénéficie d’une autorisation d’absence de son employeur pour se rendre aux examens et se soumettre aux interventions nécessaires à la stimulation ovarienne et au prélèvement ovocytaire. Lorsque la donneuse est salariée, l’autorisation est accordée dans les conditions prévues au second alinéa de l’article L. 1225-16 du code du travail ». La référence à cette disposition du code du travail a pour effet d’assimiler l’absence autorisée à une période de travail.
Il apparaît qu’il y a une différence de prise en compte flagrante entre les donneuses d’ovocytes et les patient(e)s atteint(e)s d’infertilité. Infertilité qui – je le rappelle – concerne un couple sur six !
Pour réparer cette injustice, le sénat propose donc cet amendement qui sera inclus dans la loi santé devant être votée à la fin de l’année à l’Assemblée nationale. Cet amendement ne suffit pas : il ne concerne pas les hommes, qui, eux, n’ont aucun régime d’autorisation d’absence alors que leur présence est exigée par la loi à chaque transfert d’embryon, et également exigée par la force des choses en cas de ponction.
Comme des milliers de patients en parcours AMP, mon mari et moi avons dû adapter notre temps de travail en fonction des rendez-vous médicaux et parcourir près de 100 km pour chaque visite. Exerçant une activité libérale, j’ai pu adapter mon temps de travail assez aisément, mais mon mari a dû poser des R.T.T. et demander des autorisations d’absence à sa hiérarchie à plusieurs reprises.
Après deux inséminations artificielles infructueuses, nous avons eu la chance de voir arriver naturellement un petit miracle dans notre vie. En effet, et pour notre plus grand bonheur, nous attendons un petit garçon dont la naissance est prévue début décembre 2015.
Nous n’en oublions pas pour autant tous ces couples à qui la nature n’a pas fait de cadeau.
Pour eux, pour tous les couples infertiles… Il serait temps de faire évoluer notre système de santé et, notamment, le code du travail afin de prévoir un régime d’autorisation d’absences pour les salarié(e)s (femmes ET hommes) bénéficiant d’une assistance médicale à la procréation et empêcher que l’engagement dans un processus de PMA ne puisse entraîner une discrimination à l’embauche.
Pour tout complément d’information, je vous invite à consulter le site de l’association BAMP!, une association de patients AMP et de personnes infertiles, et plus particulièrement cette page :
Je reste bien entendu à votre disposition pour toute question ou tout renseignement complémentaire.
Vous remerciant de l’intérêt que vous voudrez bien prêter à mon courrier, je vous prie d’agréer, Madame la Députée / Monsieur le Député, l’expression de ma considération distinguée.
Madame Ciconia Tenvapas
Adresse du nid
Adresse e-mail

Automne : 31 SA/29 SG, soit encore environ 70 jours [Grossesse]

Je suis toujours dans les parages même si je me fais plus discrète pour différentes raisons. Je vous lis toujours, mais je passe moins de temps à commenter par manque d’énergie et aussi une once de culpabilité et de sentiment d’impuissance envers celles et ceux qui n’ont pas ma chance.

Ma chère congénère m’a demandé de mes nouvelles, alors je me lance et je reviens vous raconter les dernières nouvelles.

Ma grossesse se passe bien, rondement bien, même ! 😉 Ventre_18-09-15

Mon bébé gigote beaucoup, alternant entre « migrations sous-marines » et coups de boule/pied, comme si l’attente le faisait piétiner ! Je ressens parfois comme des secousses sismiques quand il bouge d’un coup. J’adore quand il vient se lover sous mes mains et que j’ai la sensation de le caresser. Mon ventre pointe vachement en avant. Je ne suis pas sûre que de dos, les gens voient que je suis enceinte.

Ce que j’aime moins, c’est que Ciconio n’est pas très porté sur tout ça. Il n’a pas la patience suffisante pour poser une main sur mon ventre et attendre de sentir quelque chose. Je crois qu’au fond, c’est encore abstrait pour lui. Certains jours, je suis frustrée de ne pas partager des moments simples comme je l’avais espéré en rêvant d’être enceinte : tous les deux attendris devant le ventre qui se déforme sous les mains du futur papa… Mais il s’est déjà investi autrement avec les travaux de la chambre et la révision de la voiture (pour la sécurité de sa famille !) et se rattrapera à sa façon en étant bel et bien présent quand il verra son fils « dehors », j’imagine !

Au niveau médical, la visite du 7e mois de cette semaine a confirmé que le cœur du bébé bat comme il faut et que mon col est toujours postérieur et tonique. Babybulle a la tête en bas à gauche (ce que j’ignorais car il donne des coups de pieds en bas au milieu ou en bas à gauche). Je le croyais donc encore en siège, mais apparemment il replie ses jambes en ayant le dos contre mon nombril.

Côté forme, je suis assez fatiguée ces jours-ci car mes nuits sont fréquemment entrecoupées de semi-réveils et parfois accompagnées de contractions de Braxton-Hicks. Je recommence donc à faire plus souvent la sieste quand le besoin s’en fait sentir. Sinon, je suis vite essoufflée et j’ai une douleur au côté gauche par moments, des remontées acides, le ventre qui pèse, mais rien d’anormal pour quasiment 7 mois de grossesse. Je porte de temps à autre une ceinture lombaire pour soulager mon dos quand il le faut. La reprise du yoga (où la prof est les autres yogis sont aux petits soins pour moi), m’a déjà un peu soulagée de ces douleurs lombaires et de sciatique. Mais je suis tellement heureuse que ces désagréments sont vraiment plus que secondaires, tant que mon petit garçon se porte bien.

Matériellement parlant, les préparatifs ont bien avancé cet été ! La chambre de BBBB a été repeinte par Ciconio, passant du jaune/vert au blanc/gris clair. Ce décor neutre sera propice à une déco aux couleurs vives digne d’une vraie chambre de bébé. Nous n’avons pas encore vraiment acheté de déco, à part les rideaux de la fenêtre, mais je me dis que je pourrai m’y consacrer en novembre, quand je serai en congé mat’. Nous avions déjà le trio poussette/nacelle/siège-auto, nous avons désormais le couffin de ma famille, délicieusement vintage, des vêtements achetés par mes soins et de nombreux autres prêtés/donnés par la famille et les amis… Notre bébé d’automne n’aura pas froid, c’est clair !

Il ne reste plus qu’à ranger toutes ces affaires dans l’armoire qui contient encore notre bordel et les vêtements de Ciconio, et de prévoir tout le nécessaire pour le change et la toilette. En effet, la table à langer sera en fait mon ancien bureau repeint en gris, qu’il faut réhausser pour atteindre la hauteur idéale (à la fois pour le géant de père et moi-même !). Ciconio a envie de construire le plan à langer lui-même alors j’espère qu’il va bientôt s’y mettre car l’automne étant là, je commence à flipper que BBBB arrive en avance et que tout ne soit pas prêt. Nous devons également acheter les produits pour la toilette et les couches lavables — oui, vous avez bien lu, on y tient –. D’ailleurs, je suis un peu perdue dans tout ça, les produits de toilette, les différents types de couches lavables, etc. C’est le sujet à étudier en priorité ces prochaines semaines.

En octobre auront lieu différents événements que j’ai hâte de vivre et qui annoncent sérieusement le dernier trimestre :

  • La consultation du 8e mois avec une sage-femme de la maternité > J’ai hâte de rencontrer une sage-femme susceptible de m’accoucher, dans les locaux-mêmes de la maternité, et de pouvoir en savoir plus sur l’organisation des accouchements. 🙂
  • La visite des salles d’accouchement > Malheureusement sans mon homme, dont l’emploi du temps ne lui permettra pas de m’accompagner 😦
  • L’échographie du 3e trimestre avec le « Chef » (en espérant qu’en sachant à quoi nous attendre avec lui, ça se passera mieux qu’en juillet !) > J’appréhende quand même qu’il m’embête avec le poids de BBBB et me prédise une césarienne… :-S
  • La première séance de préparation à l’accouchement, mention sophrologie avec une sage-femme libérale 😀 > Vivement que la prépa débute, car je trouve que ça commence tard (7 mois 1/2 en ce qui me concerne). J’ai peur que mon bébé soit prématuré et de ne pas être prête pour l’accouchement. Je sais bien que beaucoup de femmes enceintes éprouvent cette peur, mais rien à faire, je me sentirai mieux une fois la prépa commencée.

Qu’écrire d’autre à part que je savoure véritablement ma grossesse, surtout quand je me remémore les automnes passés…

  • Automne 2011 : on venait de débuter les essais… RAS, mais on ne s’inquiétait pas encore…
  • Automne 2012, nous avions changé de département depuis quelques temps et ce nouveau départ nous faisait espérer une grossesse, mais nous commencions à nous inquiéter un petit peu…
  • Automne 2013 : l’année avait été très difficile. Malgré une grossesse surprise survenant au printemps, juste après l’ordonnance du bilan d’infertilité, la fausse couche nous avait terrassés et nous appréhendions la date d’accouchement prévue à la mi-novembre et la venue de l’hiver le cœur très lourd…
  • Automne 2014 : pas mieux… Nous entamions la PMA avec l’IAC1 en octobre. Par ailleurs, nous avions eu un nouvel espoir en lançant notre projet d’adoption au printemps. Les rendez-vous se terminaient avec les professionnels, mais la conclusion odieuse et incompréhensible de la « psy » alias Maléfique en novembre faisait violemment entrer l’hiver dans nos vies et nos cœurs.

2015 : malgré un échec à l’IAC2 en février, cette année représente pour nous une incroyable (re)naissance. Le rapport d’un nouveau psy  nous permettait d’obtenir le Graal au printemps, simultanément à la perspective d’une nouvelle orientation professionnelle pour Ciconio et à un test de grossesse bleu, positif, à la fonte des neiges… 😀

Cette année est jusqu’ici, tant pour Ciconio et moi-même que nos familles respectives, le début d’un nouveau cycle.

Je croise les doigts pour que la chance continue à nous sourire et qu’elle arrive chez tous ceux parmi vous qui ne l’ont pas encore (re)trouvée.

Une échographie du 5e mois en demi-teinte… [Grossesse]

C’est dans une fraîcheur réconfortante après la longue période de canicule que je reviens vers vous pour partager ce moment fort qu’était l’échographie du cinquième mois.

« Fort » en bien et en moins bien…

Nous avions rendez-vous hier après-midi à Moyenne Ville, à l’hôpital de ma gynéco Dr Grande, là où j’accoucherai en fin d’année. J’ai dû patienter une heure et demie la vessie pleine avant que ce soit notre tour…

Nous avons enfin été reçus par le Chef de pôle que nous ne connaissions pas encore… Nous nous en serions bien passés ! Nous avons été très déçus par cet homme qui, peut-être pour impressionner la jeune stagiaire, a voulu nous donner — à tous — un cours magistral…

A peine j’étais installée le ventre à l’air et une fois les premières images affichées à l’écran, qu’il nous a demandé si c’est notre deuxième échographie, ce à quoi nous avons répondu que c’était en réalité notre quatrième…

« Ah bon, et comment ça ? » Et là, j’ai dû lancer un sujet que je n’avais pas envie, mais alors pas du tout envie d’évoquer, surtout pas dans une salle d’échographie : ma fausse couche… 😦 Pour lui, ce n’était pas une raison pour faire des échographies supplémentaires. Nous avons répondu que comme on nous l’avait proposé, on n’allait pas refuser ! Que ça nous avait rassurés, etc.

« Chef » a alors demandé à la stagiaire (et à nous) quelle était l’utilité du suivi de grossesse. Je ne détaillerai pas tout, mais en gros il trouve que ça ne sert à rien d’autre qu’à inquiéter les futurs parents et dépenser des sous. Il a cité l’exemple de la Norvège qui en fait moins que par ici et où soi-disant les résultats sont meilleurs.

Jusque-là tout allait bien. On se disait intérieurement qu’on tombait encore sur un de ces grands pontes qui aiment discourir et étaler leur science devant les stagiaires et les patients… (Souvenez-vous de ce cher GP…!)

Mais il a continué à insister lourdement sur la fausse couche, pendant quelle année et à quel moment de la grossesse, etc. Au bout d’un moment, j’ai senti que ma voix commençait à chevroter et j’ai su que s’il continuait comme ça, j’allais craquer. Mais je n’ai pas osé lui demander de changer de sujet.

Il a quand même réalisé l’échographie. Il a dit que j’avais rempli ma vessie pour rien, que c’étaient les jeunes qui demandaient ça, mais pas lui… Comment j’aurais pu le savoir ? Sinon, il a détaillé les mesures en donnant des explications plus à la stagiaire qu’à nous…

❤ Le plus important, c’est que Babybulle est en pleine forme et qu’il a tout ce qu’il faut là où il faut. ❤

Hier, il était hyper dynamique depuis le matin, comme s’il avait deviné qu’il serait le centre de l’attention ! 😉

Ciconio et moi avions les yeux rivés sur l’écran, tant et si bien que j’ai même zappé complètement une question hors sujet supplémentaire du « Chef ». Je me suis « excusée » en disant que je n’avais pas entendu parce que j’étais absorbée par l’observation de mon bébé (histoire de lui rappeler la véritable raison de notre présence). Nous n’étions pas là pour débattre des pratiques obstétricales ou de mon métier.

Je rêve, où les « grands pontes » — masculins j’entends — ont la fâcheuse tendance à s’écouter parler et à inonder les gens de paroles pour donner leur avis sur tout, même sur les métiers des autres ? J’hallucine. Comme j’ai regretté ma gynéco, toujours si délicate et attentionnée…!

« Le meilleur » a eu lieu à la fin. Babybulle a une semaine d’avance en termes de taille (et donc de poids estimé)… Sans explication, mon homme et moi en aurions juste déduit qu’il s’agit d’un « beau bébé » qui tient de son père (Ciconio est un grand gaillard de large envergure, qui pèse le double de mon poids et a donné du fil à retordre à sa maman à la naissance avec ses larges épaules et ses 4,100 kg fillette (pour toi Miliette)).

Seulement voilà, « Chef », après seulement deux-trois questions sur mon alimentation, pense que j’ai un apport trop important en sucres rapides (ce qui inclut si j’ai bien compris les yaourts aux fruits et les fruits eux-mêmes !!!). Il est vrai qu’à la belle saison, je suis assez friande de fruits, et par malchance et comme je suis honnête, à sa question « Qu’est-ce que vous avez pris comme dessert ce midi, une glace ?! » j’ai dû répondre l’abominable vérité : « Un chocolat liégeois ». « Mais c’est une glace ! » « Non, en crème dessert ! ». Il a lancé l’hypothèse que Babybulle était agité à cause du sucre de mon dessert du midi…! (WTF !!!)

Sur ces entrefaites, il a parlé régime. A l’écouter, je vais devoir manger des légumes matin, midi et soir à la place des fruits et des produits laitiers sucrés. Tenez-vous bien : pas plus d’un yaourt par jour semaine ! Moi qui trouvais sain, rafraîchissant (et plein de vitamines) de me faire un petit jus d’oranges pressées le matin, ben c’est pas bien non plus ! Pour « Chef », c’est même pire que de boire du jus en bouteille !

Je vous épargne la suite, mais il a dû voir mon air décontenancé car il a fini par dire un truc gentil du style que ce bébé avait de la chance parce qu’on voyait qu’il était très attendu. Il soufflait le chaud et le froid en quelque sorte, alors j’en ai eu les larmes aux yeux…

Puis il en a remis une couche sur la fausse couche, ce qui m’a fait couler quelques larmes. Qu’est-ce que je n’avais pas fait là ? Loin de le décourager, « Chef » a entrepris de me réeexpliquer par A + B à quel point on avait « fait une affaire avec cette fausse couche » (oui, en ces termes précis), en avançant des chiffres et des statistiques… Il nous a redemandé comment on faisait les bébés (si si je vous jure) et quand j’ai répondu qu’il fallait déjà un homme et une femme il a regardé la stagiaire en disant de moi que j’avais de bonnes réponses. Vas-y, prends-moi pour une c*nne.

Il a continué ses discours en arguant que pour lui les meilleures mères étaient au final celles qui ne faisaient pas de suivi de grossesse et arrivaient à l’accouchement « la fleur au fusil », parce que le mieux pour une grossesse c’était de ne rien faire de spécial (pourquoi il nous parle de régime sans sucres, alors !!!)… D’un « échange de regards » avec la stagiaire, j’ai compris qu’elle n’était pas du tout de cet avis (moi non plus)… Il a renchéri en disant que les meilleurs résultats en obstétrique avaient eu lieu pendant la guerre (WTF ?!!), par rapport au taux de sucre, etc.

Il a ressoufflé le chaud par une parole gentille, que ça allait bien se passer, que c’était un beau bébé et là j’étais repartie à pleurer (il faut dire que je n’avais pas encore réussi à sécher mes larmes)…

On est ressortis comme ça, tout le monde dans la salle d’attente m’a regardée (ils ont dû croire que notre bébé avait un problème grave !)… Ciconio était furax, même s’il avait gardé le silence pendant tout le discours de la fin sur le régime et la fausse couche.

« Ça n’aurait pas dû se passer comme ça, on aurait dû ressortir de là le sourire aux lèvres ! Ça aurait dû être un bon moment…! »

Je suis bien d’accord.

Après, si « Chef » s’était contenté de me parler de l’apport en sucres, je n’aurais jamais craqué nerveusement ainsi ! Je crois qu’il ne pensait pas à mal… Dans sa volonté de me réexpliquer le pourquoi du comment de la fausse couche et d’expliquer des choses à la stagiaire, il a été hyper relou et a juste été maladroit. Là où je lui en veux, c’est que mes larmes auraient dû lui faire comprendre qu’il fallait changer de sujet et qu’il a persisté dans son délire.

Quant aux fameux sucres rapides, dans tous les cas je devais refaire l’analyse d’urine du 5e mois (urine « perdue » par le laboratoire l’autre jour), et j’aurai le résultat de la glycosurie jeudi midi par courrier.

J’ai appelé ma doc pour savoir si je pouvais d’ores et déjà faire le test O’ Sullivan du glucose initialement prévu pour le 6e mois. Elle m’a donné son feu vert alors je vais essayer de le programmer la semaine prochaine. Elle m’a dit aussi que « Chef » était — je cite — « très bien, mais assez porté sur les régimes sans lactose et sans glucose ». Ça me rassure un petit peu. J’ai googlisé « Chef » et il paraît qu’il roule dans un vieux tacot pourri, a sept enfants et adore les randonnées « nature ». J’adore la nature aussi, sauf quand elle fait sa p*te.

Bref. S’il y a un risque de diabète gestationnel, je préfère le savoir afin de prendre les mesures adéquates s’il le faut !

❤ Mais j’espère que notre petit garçon (oui, BBB est un petit gars, comme je le pressentais depuis le tout début) tient juste de son grand gaillard de papa ❤

128 jours, 20 SA + 1, début du 5e mois – ¡Qué calor! [Grossesse]

Un petit coucou de mes montagnes où le thermomètre a tant grimpé dernièrement, comme partout en France ! J’ai une grande maison ancienne dont les murs sont très très épais, mais la chaleur a fini par s’accumuler tout de même et j’ai un peu souffert de cette ambiance caliente, notamment sur les coups des 16 heures qui rimaient avec douche et/ou brumisateur ! Du coup, je sortais le soir après 21h00 : j’en profitais pour arroser mes fleurs et le jardin, observer les étoiles et la pleine lune. Notre jardin s’améliore petit à petit, alors j’adore y passer des moments de détente « à la fraîche ». Le thermomètre s’est calmé, même si on attend toujours la pluie pour les pauvres plantes et arbres… Les orages annoncés sont tous passés à côté, c’est bien la première fois qu’on pleure pour avoir une bonne drache, comme on dit chez moi.

Sinon, je vais bien. Côté physique : c’est parfois un peu déroutant. Ma façon de marcher a déjà changé, c’est qu’il pèse, BBB ! Je suis assez légère au départ, alors forcément, les kilos de plus, je les sens déjà. Et c’est pô fini ! 😉 Mon ventre a bien grossi (on dirait qu’il gonfle d’un coup, par étapes, comme si quelqu’un actionnait une pompe de l’intérieur). Je ne passe plus inaperçue, surtout avec les vêtements d’été. Les gens ne me regardent plus dans les yeux (j’ai dit dans les yeux), mais au niveau du nombril. Des personnes qui ne me parlaient pas au cours de yoga m’ont demandé comment ça allait, posé des questions… Ma voisine me donne des conseils non sollicités… A l’écouter, je devrais rester allongée sans rien faire toute la journée ! Je me trouve déjà super calme et tranquille, il ne faut pas exagérer non plus.

Le rendez-vous de suivi du 4e mois s’est bien passé : le col était bien fermé, la hauteur utérine correcte et les battements de ❤ de BBB bien dynamiques. Les PDS et l’analyse d’urine étaient bonnes.

Seul hic : des douleurs aux côtés (à gauche) depuis 2 semaines, que j’attribue d’après mes lectures au grossissement de l’utérus qui pousse la cage thoracique. Ce n’est pas permanent, mais ça arrive sans crier gare, notamment pendant le travail. J’ai aussi parfois une sorte de douleur de type sciatique dans la fesse droite quand je reste longtemps assise. Du coup j’alterne entre siège et ballon de Pilates… L’autre jour j’avais même envie de taper à l’ordinateur debout, mais je ne suis pas équipée pour… Une idée à creuser, cependant.

Enfin, tout ça m’oblige à faire davantage de pauses pour m’étirer et pratiquer une ou deux postures de yoga appropriées. Ça me soulage sur le moment, mais ça revient comme Clo Clo. Sur les bons conseils de Margou — que je remercie –, j’ai donc commandé entre autres un bouquin de Bernadette De Gasquet qui me guidera plus en détail dans les postures « yogiques » destinées aux PB pour me soulager de ces désagréments. C’est que je ne suis même pas au milieu de ma grossesse — enfin presque –, alors je ne veux pas me laisser bouffer par des douleurs sans rien faire…!

En revanche… Côté moral : excellent ! Depuis que je suis enceinte (enfin, depuis que je suis rassurée sur le bon déroulement de ma grossesse !), j’ai l’impression de savourer la vie deux fois plus. Je revis. C’est comme si pendant 3 ans et demi, ma vie s’était mise entre parenthèses à attendre ce grand événement, même si la première année on n’avait pas encore trop de pression.

C’est un réel bonheur de pouvoir se projeter en réfléchissant à la liste de naissance et à la vie quotidienne qui nous attend ! Dans 2 semaines, nous saurons si Babybulle est une petite ou un petit ! Ses mouvements de plus en plus précis m’aident à patienter, ainsi que les semaines bien chargées niveau boulot, les week-ends de détente au grand air et toutes les joies de l’été. Le mariage de mon frère a lieu dans quelques jours : l’occasion de revoir une grande partie de la famille et des amis, dont certains auront traversé l’Atlantique. J’ai hâte ! J’ai enfin la tenue complète que je porterai au mariage. Mais je vais devoir trouver en vitesse un soutif plus grand que la brassière de mémère que je mettais jusque-là car mes boobs ont eux aussi grossi — encore — !

Pour ce qui est des achats : profitant des soldes, nous nous sommes lancés dans la commande d’un trio poussette/nacelle/siège-auto tout terrain à 3 roues. 😀 On a kiffé de donner nos critères respectifs et de comparer les produits sur le net. Ciconio l’a même essayée en magasin pour voir si elle lui convenait. J’ai pour ma part commandé un haut d’allaitement et un pyjama d’allaitement pour leurs prix attractifs. Nous n’avons encore rien acheté pour le bébé comme vêtements car je n’ai pas encore finalisé la liste des achats à faire cet été. Notre BBB sera un bébé d’hiver, alors les habits d’été, ce n’est pas trop la peine. C’est pour ça que je dois me concentrer sur les habits convenant à toutes les saisons et je ne suis pas encore très au point devant la myriade de produits proposés. Enfin, j’ai plusieurs documents et ouvrages qui vont m’aider à le faire ce week-end. 😀

Fin juin, nous sommes allés voir l’une des sages-femmes libérales qui se chargeront de ma préparation à l’accouchement. J’ai choisi ce cabinet pour pouvoir bénéficier de leurs séances de relaxation, de sophrologie et d’eutonie. Le courant est très bien passé avec cette jeune femme et j’étais presque déçue de savoir que je n’allais pas commencer la préparation avant début octobre (à raison d’une séance hebdomadaire). Je suis persuadée qu’en ce qui me concerne, j’aurai besoin de fortifier mon mental pour faire face à ce grand événement qu’est l’accouchement. J’ai failli mourir à ma naissance et pendant des années, j’ai eu peur d’accoucher (enfin, d’être en danger et surtout de mettre en danger mon bébé). Cette peur s’est atténuée pendant mes années d’infertilité, mon désir d’enfant a dépassé ma peur d’enfanter, mais je trouve bien d’apprendre les clés pour me détendre le jour J afin que tout se passe au mieux.

L’autre nuit, j’ai en quelque sorte revécu ma naissance dans un rêve, métaphoriquement : j’étais dans une grotte, dans une cavité très étroite mais où je tenais debout. Je ne suis déjà pas trop à l’aise dans ce genre de lieu étroit, mais ça allait jusqu’à ce que je me rende compte que je devais m’allonger pour passer par un trou étroit afin de rejoindre la salle suivante. Je commençais à baliser en pensant que je n’y arriverais jamais quand des voix de plusieurs personnes provenant de l’autre côté de la paroi m’ont vivement encouragée à venir. Elles m’ont assuré que j’allais y arriver, que je pouvais le faire et qu’il suffisait de prendre mon courage à deux mains. J’ai donc respiré un bon coup et j’y suis allée. Le passage a été délicat, mais comme je savais qu’on m’attendait à la sortie, j’ai fait des efforts, et j’ai réussi sous les bravos et les applaudissements de mes supporters ! 😉 Peut-être ai-je ressenti ces émotions lors de ma propre naissance ? En tous les cas, ce rêve m’a marquée et je me suis dit que si j’en avais la force, j’encouragerais mon petit bébé lors de sa naissance, car lui aussi va devoir faire des efforts pour venir 😀

Nonante jours [Grossesse]

Actu

Petit 😉 à nos amis les Belges et les Suisses, il paraît qu’aujourd’hui est mon nonantième jour de grossesse…!

Demain soir, en effet, je pourrai écrire 13 SG sur mon calendrier…! Je ne marque chaque semaine de « gagnée » qu’une fois celle-ci terminée (toujours ces superstitions à la con)… Mais je me surprends à dire de moins en moins souvent la fameuse phrase « si tout se passe bien » à voix haute ou mentalement quand j’évoque mon bébé. Je commence à profiter.

Je n’en reviens pas d’en être « déjà » au tiers… C’est passé lentement et vite à la fois. Drôle de sensation.

Côté forme, c’est encore couci couça. J’ai envie de dire que ça commence à s’améliorer depuis quelques jours, mais il suffit que je croie ça pour que je redevienne une marmotte le lendemain. Enfin, il paraît que les 3 glorieuses m’attendent alors je reste patiente… 🙂

J’ai surtout hâte de sentir les mouvements de Babybulle, car jusqu’ici les seuls mouvements perçus semblaient être ceux de mes viscères ! 😛

À la maison, notre intérieur s’améliore. Alors qu’il n’y avait qu’à poser les meubles au premier étage en emménageant il y a déjà 3 ans, nous n’avons pas encore beaucoup utilisé le rez-de-chaussée, car il y avait tout à faire à cet étage-là. Les peintures murales du rez-de-chaussée ont été terminées la semaine dernière, alors Ciconio y a monté notre bureau double pour que je puisse m’installer dans le véritable bureau bientôt. La pièce où je travaille actuellement sera la chambre de BBB et le bureau sur lequel j’écris ces lignes sera la « commode » sur laquelle je le/la changerai… 😀 Au RDC, le carrelage attendra septembre. En attendant, quelques petits meubles, un vieux réfrigérateur et un peu de vaisselle nous permettent de manger plus facilement en bas, à l’intérieur ou sur la terrasse pour profiter du jardin.

Ciconio a profité de mon week-end de shopping avec une amie pour s’occuper de cet aménagement, sans oublier le ménage et les courses. C’était le bonheur de rentrer sans qu’aucune tâche ne m’attende à la maison. En plus, on aurait dit que j’étais partie un mois tellement mon homme était content de me revoir. 😉 Sacré lui ! ❤

« Problèmes » de riche

Samedi, j’ai loupé mon « concours » des Reines du Shopping, objectif : « être une femme enceinte élégante au mariage de mon frère », car je n’ai rien trouvé… J’ai à peine essayé une robe qui n’allait pas du tout à ma morphologie ! Pas grave, car j’avais déjà fait quelques repérages sur le net. J’ai donc commandé 3 robes chez As*s M*ternity et je croise les plumes et les pattes pour qu’au moins l’une d’elles m’aille…!

L’astuce de l’élastique sur mes slims ne suffit plus alors j’ai commandé deux kits de vêtements basiques à mixer avec mes habits d’été qui me vont encore 😀 Ce n’est pas en soi un problème, mais ça a encore donné l’occasion à ma mère de dire qu’elle, elle n’achetait rien de spécial, juste des coupes amples. Il faut dire que quoi que je dise que ma grossesse, elle met toujours son petit grain de sel et en général, dit le contraire de moi. Rien de grave, mais ça m’énerve quand même un peu. Le jour où elle se contentera d’écouter et de hocher la tête…

Je me « tâte » toujours concernant la garde de BBB l’année prochaine. J’ai décidé de prendre le congé de maternité maximal « généreusement » offert aux indépendants tels que moi, soit 104 jours. Si mes calculs sont bons, comme ce congé doit impérativement débuter 2 semaines avant l’accouchement, il durera jusque fin février, soit aux 3 mois de BBB.

Mais après le congé mat’ ? J’hésite entre :

  1. reprendre à mi-temps pour garder mon bébé chez moi encore un peu, puis le confier à une nourrice du lundi au jeudi, par exemple, quand il sera un petit peu plus grand…
  2. et le confier dès ses 3 mois… D’un côté j’ai peur de perdre des clients (surtout mon client principal) si je suis moins disponible, de l’autre, je suis persuadée que le plus important est de passer du temps avec mon enfant, surtout les premiers mois… En plus je souhaite allaiter si j’y arrive, alors la solution d’attendre un peu avant de faire appel à une nounou est plus séduisante, bien sûr.

Si parmi vous il y a des « PB » ou des jeunes mamans qui travaillent à domicile, je suis preneuse de conseils francs et avisés sur la question.

Ah, l’éternelle dilemme de la maman qui travaille (même en télétravail, ça soulève des questions)…!

Sinon, malgré mes deux derniers posts dans lesquels j’ai osé me confier, j’ai toujours peur de vous faire de le peine, vous qui êtes sur le quai, en souffrance… J’ai opté pour l’estampille [Grossesse] à chaque titre dédié à ce sujet pour que vous sachiez immédiatement ce qu’il en est et que vous ayez le choix de ne pas aller plus loin si vous ne le souhaitez pas. J’espère que c’est correct et que ça vous convient… Et puis, est-ce encore utile de vous redire que je vous souhaite de connaître les mêmes « problèmes de riche » très vite…?!

❤ Gros bisous à tous ❤

Ciconia sort de sa bulle [Grossesse]

Helloooooooo… Par quoi commencer après quasiment un mois de silence radio me concernant (je ne compte pas les articles de BAMP! et de la SSI que j’ai reblogués bien sûr…) ???

Déjà en vous disant que je vous lis toujours, mais que vu ma fatigue intense, j’ai de la difficulté à vous commenter tous. Il y a aussi une certaine réserve de ma part, depuis que je suis passée de l’autre côté : parfois, je ne trouve simplement pas les mots pour vous réconforter… Ce qui ne change pas, c’est le fait que vous soyez dans mes pensées chaque jour. Vous tous.

L’actualité la plus importante, c’est l’échographie tant attendue des 12 SA, qui a en fait eu lieu à 12 SA + 4 j, le 18 mai. Tout va bien ! Bien que nous ayons été plus calmes en salle d’attente (il faut dire que pour une fois, Dr Grande nous a reçus à l’heure), on a quand même eu un peu peur quand on a vu à l’écran Babybulle, notre petit(e) cigogneau/ette, qui ne bougeait pas. On n’a pas vu son cœur battre immédiatement. Heureusement, la gynécologue nous l’a fait écouter avant de commenter quoi que ce soit. En fait, BBB dormait, tout simplement ! Côté mesures, il est toujours dans la moyenne, tout va bien, notamment concernant la clarté nucale.

La magie a de nouveau opéré quand il s’est mis à agiter les bras et les jambes 😀 Les clichés classiques le montrent de profil (quelle belle mâchoire, quel genou pointu !) et ceux en 3D, vu de haut et levant un bras gauche potelé — avec 5 doigts — pour dire coucou à sa famille. Ce dernier cliché a eu un succès fou dans nos deux familles ! 😉 Et l’histoire du genou « pointu » a fait conclure le papa qu’ils s’agissait d’une fille. Jamais entendu parler de cette légende urbaine, moi ! 😛

Dans la foulée de l’échographie, je suis allée me faire piquer pour le tri-test, ayant accepté de participer à l’étude SAFE 21 (dépistage avancé non invasif de la trisomie 21 sur sang maternel) pendant le premier trimestre. Le résultat de ce dépistage combiné (couplé à la mesure de la clarté nucale lors de l’échographie), est une très bonne nouvelle : je ne fais pas partie du groupe de patientes à risque accru. Merci l’Univers 🙂

Du coup, si je fais l’état des lieux d’une Ciconia « dindisée », ça donne ça :

Et le ventre ?

Jusqu’ici, une seule personne a demandé à le toucher : ma belle-sœur (future femme de mon frère), et j’ai accepté. Il n’est pas encore très visible, mais c’est vrai qu’il est plus dur que d’habitude. Je soupçonne ces deux fiancés de vouloir un bébé bientôt 😛 Mon bidou sort peu à peu, surtout le soir. J’utilise de plus en plus souvent l’astuce de l’élastique pour fermer certains pantalons. Pour le moment, les bas plus confortables me vont encore très bien. Pas encore d’achat de vêtements de maternité ; j’attends d’en avoir vraiment besoin, si possible au moment des soldes début juillet. Je suis contente de savoir que ma garde-robe estivale contient déjà un certain nombre de hauts qui pourront largement me convenir même avec un bidon plus gros.

Et la tête ?

C’est la fête dans la tête ! La plupart du temps je suis plus sereine concernant le déroulement de la grossesse. Le stress me reprend parfois, mais plutôt par rapport à la logistique et aux finances. Eh oui, 2015 annonce de gros changements pour C&C, et pas uniquement dans la composition de notre famille. Ciconio, moins motivé par son métier depuis un moment, a fait une demande de formation continue, et s’il est financé, redeviendra étudiant début septembre pour une année. Fini les lundi à la maison (dommage pour BBB, moi, et les économies de nounou), les bons revenus, etc. Enfin, s’il ne change pas d’orientation après sa formation, il pourra toujours reprendre son poste initial sans problème en septembre 2016. C’est toujours ça. Mais du coup, vu le contexte actuel de mon job en freelance (assez calme depuis avril, plus une saleté de « cliente » qui ne nous a pas payées, mes collègues-amies et moi, pour un gros projet réparti entre nous et ce pour des raisons plus que mystérieuses, et qui de surcroît, ne justifie pas sa décision et ne répond plus aux courriers… J’essaye de rester zen pour BBB), je m’inquiète des finances pour la venue de BBB. À tort, car nous avons des économies, mais il faut croire que j’ai perdu quelques neurones de logique en route…! 😉

Je commence à lire des bouquins sur la grossesse, des plus connus aux moins renommés, et je m’autorise depuis quelques jours à peine à surfer sur les sites de puériculture pour évaluer les must-have et les trucs inutiles (pas facile).

Et le bec ?

Eh bien il a commencé à faire les annonces ! Nos amis les plus proches l’ont su en premier, suivis des parents, frères et sœurs et de ma marraine, ensuite les amis avec lesquels on a passé les vacances (promiscuité oblige) et depuis l’échographie, on continue. C’est désormais officiel. Il paraît que ma voix est plus gaie au téléphone, d’après ma belle-sœur (sœur de Ciconio). Heureusement que je suis plus gaie quand j’évoque la déclaration de grossesse que quand je parlais de PMA ! 😉

Et les oreilles ?

Elles sont témoins de réactions de joie de la part de nos proches quand on leur annonce la bonne nouvelle : comme ça fait du bien de leur faire du bien aussi !

Mes oreilles ont quand même forcément entendu 2-3 réflexions maladroites, vous vous en doutez. Une copine en vacances, en aparté après l’annonce au groupe, m’a demandé : « C’est grâce à la PMA ? » « Non, c’était en cycle de pause… » « Ah, ça devait être un moment où tu y pensais moins ! » > J’ai dû me justifier — encore — et affirmer que non, je n’y pensais pas moins à ce moment-là… J’ai évoqué la progestérone qui a pu aider, etc.

Son mari, au mien (rapport au fait que nous avons attendu longtemps notre bébé) : « Vu votre situation, ça promet (contexte de la conversation : parents protecteurs ou gosse mal élevé, je précise)… > Si l’éducation bonne ou mauvaise des enfants était liée au temps que l’on met à les avoir, ça se saurait. Personnellement, j’en ai vu des enfants C1 mal éduqués et des parents C1 dont les comportements vis-à-vis de leur enfant me « hérissent », il n’y a pas si longtemps d’ailleurs. Bref.

Sinon, la plupart du temps, mes oreilles entendent des conseils inutiles et non sollicités : « Il ne faut plus boire d’alcool, et bien manger » > Oui, je fais déjà tout bien. Et puis c’est vrai que mon sevrage est trop dur avec ma consommation de 2-3 verres d’alcool une fois tous les 2 mois…! *

« Il faut arrêter de courir, maintenant, rester calme » > Je suis une personne calme de nature, je bosse de chez moi, et les sports dynamiques que je pratiquais, je les ai arrêtés. En plus, je n’arrête pas de pioncer ! Tu vois, je fais déjà tout bien. *

Ma mère jusque-là avait fait un sans fautes depuis l’annonce fin avril. Je l’aurais imaginée curieuse de connaître le résultat du tri-test, et pourtant elle m’a quasiment réprimandée de lui avoir envoyé un SMS pour lui dire que le risque de trisomie 21 était faible, par ces mots : « Bon, maintenant, il ne faut plus penser à ça, hein, faut être cool » > Merci, maman, de me culpabiliser, si j’avais su, je ne t’en aurais pas parlé, car manifestement la plus cool des deux concernant ce test, c’est moi. En plus, c’est un test proposé par la gynéco, ce n’est pas moi qui l’ai inventé. Concernant l’amniocentèse qui est donc évitée : « Ah ben encore heureux que tu ne doives pas faire ça, parce que hein…! » > Oui, je suis bien d’accord, contente de ne pas devoir le faire, mais si le risque avait été élevé, je ne garantis pas que je l’aurais refusé, et je ne t’aurais pas demandé ton avis. *

* Inutile de préciser que les réponses en italiques sont restées dans ma tête et ne sont pas sorties de mon bec…! Mais je dois bien dire que les phrases bêtes de ce type font bien moins mal que celles entendues concernant l’infertilité, alors je les retiens parce que c’est ma nature, mais je n’en tiens pas rigueur à ceux qui les profèrent.

Et les yeux ?

Quand ils ne se ferment pas tout seuls de fatigue (Ciconia s’est transformée en marmotte !), ils ne se lassent pas de regarder les échographies de BBB…

Et les pattes ?

Elles tentent de stimuler BBB pour le sentir bouger dans le ventre, mais c’est encore trop tôt : RAS 😉

Conclusion : la vie est belle, rien n’est encore gagné, mais je suis confiante et je garde en tête la date de l’échographie des 5 mois, fin juillet, pour savoir si BBB va bien et s’il s’agit d’un cigogneau ou d’une cigognette 😉

Sésame, ouvre-toi !

Un bonheur n’arrive jamais seul… En tous les cas, pour mes 33 printemps, je suis hyper gâtée !

Non, je n’attends pas des jumeaux ! 😛

Mais hier midi, nous avons reçu le courrier tant attendu…! Et son contenu, eh bien… nous a soulagés d’un grand poids !

Nous avons obtenu le fameux SÉSAME :

La commission d’agrément pour adoption a émis un avis favorable !

Quand j’aurai le temps — et l’énergie –, je vous raconterai comme s’était déroulé le passage devant la commission mi-avril.

😀

Nouvelles fraîches [Grossesse]

Un mini ourson qui gigote : voilà qui on a eu l’émotion et la chance de voir lundi midi à l’échographie des 9 SA + 4 j. 😀Ourson-Lu

Chaque jour est une victoire supplémentaire, mais c’est tout de même avec une mine angoissée que Ciconio et moi sommes entrés dans la salle d’échographie, la peur au ventre qu’une mauvaise nouvelle vienne tout gâcher. Je parie que le couple passant après nous nous a vus ressortir transfigurés !

Il s’était écoulé 19 jours depuis la première échographie des 6 SA + 6 j. Toujours aussi maternelle et psychologue avec nous, Dr Grande a tout de suite tenté l’échographie par le ventre pour nous rassurer. L’évolution de Babybulle, comme j’aime l’appeler, a été fulgurante ! D’un petit point à peine perceptible à l’écran, il est devenu un petit ourson au chocolat de Lu (sans les oreilles) qui se met soudainement à gigoter ! Il a quand même fallu repasser en mode endochattal pour mieux l’observer. 😉 Peut-être était-ce la dernière fois qu’il fallait passer par le bas pour bien le voir.

Lundi, donc, BBB alias Babybulle mesurait près de 3 cm (contre à peine 4 mm 19 jours auparavant)…! La photo en 3D nous a même permis de distinguer son visage, ses petits bras et jambes en formation et l’ébauche des mains encore palmées. Cette fois, on a entendu son cœur battre à tout rompre…

Bref, difficile de retranscrire l’émotion qui nous a submergés, déjà quand on a su que le cœur battait bien et qu’il avait grandi comme il le fallait, et encore plus quand il s’est mis à bouger. Il ressemblait déjà tellement à un bébé que c’en était chavirant… Je n’ai pas pu retenir ma petite larme à ce moment-là, et ensuite nous sommes restés silencieux car les mots n’avaient plus leur place. Sans prononcer un mot, Dr Grande m’a tendu une compresse en guise de mouchoir… Je l’adore, cette femme : elle a toujours l’attitude qui convient à la situation. Pour nous, couple angoissé qu’un autre malheur survienne — mais qui espérons si fort que cette fois-ci soit la bonne –, quel réconfort de pouvoir compter sur une gynécologue aussi humaine, délicate et compétente !

Inutile de vous dire que BBB en 3D orne nos fonds d’écran à tous les deux et que nous ne nous lassons pas de l’admirer… J’imagine ce petit être virevoltant au fond de moi, dans sa bulle, et je suis émue comme ce n’est pas permis.

Nous avons encore un peu peur, bien sûr, mais le fait d’avoir dépassé le stade de la fausse couche d’il y a 2 ans nous relaxe un petit peu. Ce soir marque le terme des 10 SA. Les 12 SA fatidiques ne sont donc plus très loin : prochain rendez-vous le 18 mai.

Côté santé, je suis assez fatiguée, mais ça va. Heureusement que ma charge de travail est légère en ce moment, cela me permet de faire des siestes chaque jour. Je me réveille souvent à 4-5 heures du matin pour aller au toilettes, mais après je n’arrive pas à me rendormir… Ou alors seulement vers 7h00… Du coup, souvent, après-midi, je tombe comme une masse ! J’ai encore souvent des tiraillements et des pesanteurs dans le ventre, je crains toujours d’apercevoir du sang, mais pour le moment — je touche du bois et du singe — rien de tel. Mon ventre commence à se voir un peu plus depuis 2 semaines. C’était surtout frappant sur une photo prise de profil la semaine dernière où j’ai clairement vu que j’avais mangé trop de chocolat pris du ventre. Pour l’instant, ça ne fait pas encore ventre de femme enceinte, sauf un peu le soir après manger. Ma poitrine est bien visible elle aussi (comme si elle avait besoin de ça !!!)… et hypersensible ! L’autre matin, au lever, j’avais l’impression d’avoir couru un marathon : mes tétons ne supportaient plus le contact du tissu ! Je raconte les détails, excusez-moi…! LOL Pour ce qui est de l’alimentation, je digère mal parfois, il paraît que je mange plus (je ne m’en rends pas vraiment compte), je mange facilement des bananes et du pain (pour leur index glycémique élevé peut-être) 😉 mais je n’ai pas trop de dégoûts (sauf le café que je n’ai plus du tout envie de boire) et j’ai juste subi 2-3 nausées depuis le début de la grossesse. Je suis consciente de ma chance à ce niveau-là. En revanche, quand j’ai faim, il faut que je mange tout de suite, et quand je n’ai plus faim, il faut que je m’arrête tout de suite aussi. Space… 🙂

La semaine dernière, nous avons pris l’avion pour fêter nos anniversaires lors d’une petite escapade plus au Sud. Ce week-end, nous repartons pour la péninsule ibérique ; il y aura quelques centaines de kilomètres à faire en voiture également une fois atterri, alors j’ai un peu peur que cela me fatigue ou influe sur BBB… Mais nous avons le feu vert de Dr Grande et nous allons prendre toutes les précautions nécessaires pour que cela se passe bien : dormir dans un hôtel suisse à deux pas de l’aéroport pour ne pas prendre la route en pleine nuit le jour du décollage, faire de multiples pauses là-bas sur la route avant de passer une semaine en mode farniente au bord de la piscine entourés de nos amis et de leurs enfants.

Dire que j’appréhendais cette semaine de vacances avec 3 couples d’amis, tous parents… Comme je le disais à mes amis chères déjà au courant : « Depuis je suis enceinte, ça change tout… » !

Rien n’est encore gagné, et je suis persuadée qu’on ne soufflera vraiment que début décembre, à l’arrivée de BBB… Mais j’ai envie d’y croire, parce que Ciconio, BBB (et moi aussi) le valons bien. Notre famille mérite que je sois aussi zen et positive que possible. Je me dis — sans pour autant trop culpabiliser de mes émotions — que BBB ressent sûrement mes états d’âme et que je me dois de lui faire confiance. C’est déjà très bien parti. Je suis déjà un peu PB, dans le sens où je parle à BBB pour lui dire que tout va bien se passer pour lui et qu’il n’a qu’une seule chose à faire : bien grandir. « Nous, on s’occupe du reste ! »