Les suites de ma césarienne [Maternité]

J’avais promis à une copinaute de relater mon expérience personnelle des suites de césarienne.  Mais ça fait un bail, elle a déjà accouché !!!

Enfin, peut-être que mon témoignage sera un peu utile à des futures « césarisées ». 😉

Césarisée je suis, oui. Un comble pour une accouchée n’ayant pas vraiment été « actrice de son accouchement » !

D’où vient ce nom, d’ailleurs ? Contrairement à la légende, le terme ne vient pas de Jules César (qui n’est pas né par césarienne) mais du verbe latin caedere qui signifie « couper ». La césarienne est une intervention chirurgicale qui consiste à extraire un enfant de l’utérus maternel par incision des parois abdominale et utérine. {Source : Césarine – Histoire de la césarienne}

Ma césarienne a été quasiment idyllique : programmée le matin-même pour l’après-midi, donc sans aucune douleur de travail, dans le calme et la bonne humeur.

Seule ombre au tableau : mon mari n’a pas été autorisé à y assister…

On déprécie parfois les accouchements par césarienne car on entend beaucoup parler de « césariennes de convenance ». Je ne lance pas de débat à ce sujet. Vous trouverez toutes les informations utiles et officielles sur l’excellent site Web Césarine qui dresse un état des lieux de la césarienne en France et ailleurs.

Mais aujourd’hui, je voudrais témoigner de « l’après ».

Les premières minutes

Après les deux petits bisous déposés sur le visage et la menotte de mon cigogneau, on l’emmène faire du « peau à plumes » avec son papa Ciconio. La gynéco Dr Dynamique me recoud en précisant qu’elle me fait une jolie cicatrice. Je réponds que ce n’est pas le plus important (je suis tellement heureuse d’avoir enfin accouché de mon bébé en bonne santé !), mais elle rétorque que je pourrai retourner à la plage en bikini et que c’est important quand même. De toute manière, cette cicatrice est masquée par le slip de bain. Exit les cicatrices d’antan qui allaient du pubis au nombril ! Aujourd’hui, la cicatrice est horizontale et se trouve à l’orée du bois 😉

En salle de réveil

Je suis restée en salle de réveil avec BBBB et Ciconio pendant 5 bonnes heures. Avant de retourner dans ma chambre, on m’a demandé d’essayer de me lever, ce que j’ai fait sans trop de problèmes… à la grande stupéfaction des sages-femmes présentes ! En fait, avec le recul, je me suis rendue compte que l’anesthésie faisait encore effet le soir de la césarienne. Car le lendemain a été bien différent.

Là, j’ai compris. J’ai compris pourquoi les sages-femmes s’étaient autant étonné de me voir faire le tour du lit en salle de réveil comme si de rien n’était. Pour moi, la douleur n’a pas été continue, mais fulgurante et assez inattendue. En fait, j’ai dû apprendre à « bouger différemment » car le moindre étirement des abdominaux sectionnés entraînait une sensation de brûlure, surtout à gauche en ce qui me concerne. Tant que j’arrivais à me mouvoir sans solliciter le ventre, tout allait bien.

Vive le harnais situé au-dessus du lit d’hôpital, qui aide bien à passer de la position allongée à assise, et vice-versa, notamment pour allaiter.

J’ai dû me lever le lendemain soir de la césarienne, car on attendait de moi que je refasse pipi normalement ! Elle ont dû insister car je n’en ressentais pas l’envie. J’ai eu peur qu’on me remette une sonde alors je me suis forcée à me lever pour y aller.

J’ai compris ma douleur en sortant de mon lit. Déjà toute une histoire ! Ensuite, j’ai parcouru la chambre à petits pas telle une mémé de 90 ans, courbée en deux. Arrivée aux toilettes, je me suis demandée comment j’allais faire !!! J’ai maudit le fait d’être une fille. Pisser comme un garçon aurait été bien plus facile, j’aurais pu rester debout ! Enfin, si j’étais un mec, je ne serais pas là, le ventre coupé, à souffrir. Mais ceci est un autre débat.

J’ai pensé une seconde à pisser dans la douche, mais c’est dégueulasse, alors j’ai évité. Mais à tous les coups, il y en a qui le font, j’en donnerais mon ventre ma main à couper !

Enfin, à la guerre comme à la guerre, je me suis hissée tant bien que mal sur la lunette et j’ai serré fort, très fort la barrière handicapé en gémissant de douleur. Discrètement quand même, je n’avais pas envie de voir débarquer toute la clique, j’avais déjà assez exposé mon intimité…!

En tous les cas, je vous passe les détails, mais j’ai réussi. Il a fallu me rhabiller sans omettre les magnifaïques bas de contention, et retourner au lit. Même parcours du combattant, mais inversé !

Mais au moins, les dames ont été contentes de pouvoir cocher la mention « a fait pipi » dans mon dossier et moi de ne pas avoir à subir la pose d’une autre sonde et le risque d’une infection urinaire.

Au fil des jours

La bonne nouvelle dans tout ça, c’est qu’on retient très vite les mouvements à faire — et surtout ceux à éviter — pour ne pas se faire mal et éviter cette foutue sensation de brûlure.

Ce qu’il est difficile d’éviter, c’est la douleur qui survient quand on éternue ou qu’on éclate de rire. On fait ce qu’on peut : on se tient le ventre, on retient son souffle… 😀

Pour nous soulager, on nous prescrit de l’ibuprofène et du paracétamol en alternance. Pas miraculeux, mais ça soulage un peu quand même. Ce qui soulage le plus au fond, c’est le repos. C’est fou comme mes sensations étaient différentes selon qu’on était le matin ou le soir. J’avais bien moins mal le matin, et pourtant Dieu sait que j’ai mal dormi à la maternité ! Mon cigogneau tombait de sommeil, mais le bébé de la voisine hurlait jusqu’à 3 heures du mat’ et elle répétait « Emma, calme-toi, Emma, calme-toi… » Je la plaignais mais je me plaignais moi-même aussi car j’étais crevée et même pas à cause de mon bébé qui dormait déjà plusieurs heures d’affilée. C’était horrible. À 7h30, quand c’était enfin calme — j’exagère à peine –, on m’apportait le p’tit déj’ alors que tout ce que je voulais c’était DORMIR et QU’ON ME FOUTE LA PAIX 😉

Au fil des semaines

Je dirais que la cicatrice m’a fait mal pendant 10 jours, qu’elle m’a tiré pendant 3 bonnes semaines et que je l’ai sentie (sans douleur ni sensation d’étirement) pendant 5 semaines. Grosso modo.

Ensuite, plus rien, finito. Il ne reste que la vision de la cicatrice et le petit bourrelet au-dessus. On m’a conseillé de la masser (les premiers jours, je n’en avais vraiment pas envie, déjà la regarder c’était space !). On m’a conseillé de l’hydrater avec de la crème ou de l’huile. Entre nous, je ne l’ai pas beaucoup fait, par paresse, par fatigue, par oubli…

Aujourd’hui, 4 mois et demi plus tard, elle est toujours un peu rose, le bourrelet est toujours là, mais moins prononcé. Je n’ai pas encore retrouvé mes abdos (à voir si je me lance dans la rééducation abdominale). Au toucher, on la devine à peine.

Elle ne me dérange absolument pas.

Le sourire de mon enfant

Lors de la visite de sortie de la maternité, j’ai dit à Dr Dynamique que cette cicatrice ne me dérangeait pas, au contraire ! Pour moi, elle représente « le sourire de mon enfant » !

Césa

Bon, ceci n’est pas mon ventre, hein ! 😛 Mais la cicatrice est jolie ! 😉

C’est une formule qui lui a bien plu ! Ça ne m’étonnerait pas qu’elle la ressorte à ses patientes, d’ailleurs !

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Quand j’ai rencontré mon petit… [Naissance]

Enfin, j’ai quelques instants et suffisamment d’énergie pour revenir vers vous et vous raconter son histoire… La venue au monde de mon petit garçon !

Rappelez-vous : deux semaines auparavant, la voie basse était possible.

Mais le samedi 5 décembre, j’avais — enfin, il avait — dépassé le terme de deux jours. Je devais donc me rendre à la maternité pour un monitoring et une nouvelle échographie…

C’est le week-end, ça tombe bien : Ciconio est enfin là après une semaine loin de la maison. Nous avons emmené les valises au cas où…

Arrivés à la maternité, le monitoring note que mon bébé n’aime pas trop les contractions, mais rien de bien grave. La gynéco Dr Dynamique arrive une bonne heure plus tard pour l’échographie. Très vite, elle nous dit que notre petit a encore grandi… même de la tête ! BBBB est toujours en siège — ça je le savais –, et du coup les nouvelles mesures ne me permettent plus d’accoucher par voie « naturelle ». Par ailleurs, le liquide amniotique se fait rare.

Ce sera donc une césarienne. Ce n’est pas urgent, mais elle nous annonce qu’il faudra la programmer pour le mardi suivant au plus tard.

Nous ne sommes pas choqués ; cela fait deux mois que nous nous préparons à cette éventualité, encore plus ces derniers jours en sachant que notre petit bout a fait du rab dans mon ventre. 😉

Elle nous demande quand nous souhaitons programmer la naissance en précisant que si l’anesthésiste est disponible aujourd’hui, on peut le faire cet après-midi.

Puisque Babybulle n’a plus trop de place ni de liquide dans mon ventre et qu’il n’aime pas trop les contractions, et que ce serait le jour idéal en ce début de week-end pour que Ciconio profite bien des premiers instants avant de repartir en cours lundi matin, nous décidons de ne pas attendre inutilement.

En fin de matinée, nous apprenons que tout est OK : l’anesthésiste a du temps l’après-midi. La césarienne est possible à 14h00, le temps que j’aie digéré mon petit déjeuner.

Nous sommes sereins tous les deux : nous allons rencontrer notre fils aujourd’hui même ! Après plus de deux mois d’incertitude, NOUS SAVONS ENFIN comment cela va se passer.

Le midi, on nous installe dans une chambre de naissance. Je n’accoucherai pas « normalement » dans cette pièce, mais tout ce qui m’importe, c’est la santé de mon bébé.

Ciconio a le temps d’aller manger un bout au centre-ville et d’aller chercher les valises pendant que je prends tout mon temps sous la douche… à la B*tadine ! Je ne vous raconte pas l’état de mes cheveux au séchage à l’air libre… Mais quelle importance, un jour comme celui-ci !

J’explique à mon bébé ce qu’il va se passer. Je me dis que même s’il ne comprend pas mes mots, il ressent sûrement les choses et comprend mes intentions…

Une jeune femme vient poser la sonde urinaire. Pas très agréable, j’ai l’impression d’avoir une cystite en fait ; ça brûle, mais c’est carrément supportable.

Puis très vite arrive le moment de la césarienne. Depuis le début, à la demande de Ciconio d’être présent au bloc, les gens répondent, « oui, si l’anesthésiste est d’accord, mais y’a pas de raison » alors on croit dur comme fer qu’il pourra m’accompagner. Seulement, l’anesthésiste (encore une femme avec un accent, mais pas la même que l’autre jour) est réticente car c’est « un beau bébé », et elle veut être à 100 % pour moi en cas de complications, sans avoir à gérer mon mari. Nous argumentons gentiment que Ciconio ne va pas tomber dans les pommes (eh oui, il en a vu des vêlages ! LOL), mais rien n’y fait…

Alors nous nous séparons à contrecœur à l’entrée du bloc… Je vois avec peine mon Ciconio les larmes aux yeux et je le rassure et l’encourage avec le sourire : je n’ai pas peur, tout va bien se passer et je compte sur lui pour bien câliner notre bébé et beaucoup lui parler avant mon retour. Un dernier bisou et c’est parti !

À partir de là, tout s’accélère. Il est 14h00 pile quand j’arrive au bloc et pendant une vingtaine de minutes, cinq personnes vont s’affairer autour de moi, telles des fourmis. L’infirmier anesthésiste joue le rôle d’accompagnateur psychologique, si je puis dire. Il me fait rire en appelant ma sonde « mon sac à main » et m’aide à adopter la bonne position pour la rachi-anesthésie. Pour voir si l’anesthésie fonctionne, on m’applique de l’alcool sur le corps et plus ça descend, plus la sensation de froid s’estompe. Plus tard, quand on me demande où on me touche, je réponds « la cuisse gauche, peut-être ? » et tout le monde éclate de rire. Je comprends alors que l’anesthésie est efficace et qu’ils vont bientôt pouvoir commencer.

Dr Dynamique me dit qu’elle me demandera symboliquement de pousser. Mais elle ne m’en reparlera pas et j’oublierai complètement de le faire au moment crucial. Pas grave 😉

Il est 14h21, j’entends « J’incise », ça y est, ils vont chercher mon bébé dans mon ventre. Je suis bien, j’espère que cela n’est pas trop violent pour lui… C’était ma plus grande peur concernant la césarienne : que cela soit violent pour mon bébé, pas préparé… Mais c’est pour son bien, alors…

Ensuite, j’ai l’impression qu’on me ballote dans tous les sens. Je ne sens rien mais il y a beaucoup de mouvement de l’autre côté du champ. Je suis impatiente…!

14h25 : j’entends les exclamations de l’équipe : « Ah oui, quel beau bébé ! » ; « Une belle tête de siège ! » ; « Il se porte bien ! »…

Un membre de l’équipe (je ne me rappelle pas lequel) me fait remarquer qu’un rayon de soleil a percé juste au moment de la naissance. 😀

Et enfin le premier cri de mon petit garçon…

Je demande s’il va bien, car je ne le vois toujours pas, le temps me paraît long… On me répond « oui » et on me l’amène enfin, enveloppé d’un drap, tout mouillé… Seules sa tête et sa menotte droite sortent du drap, il est encore plus beau que je ne l’imaginais… Déjà je constate qu’il a les mêmes cheveux que ses parents, noirs et qui frisottent avec l’humidité… ❤

Ce qui restera gravé en moi à jamais, c’est son regard éveillé, inoubliable, planté droit dans le mien. Comme s’il me reconnaissait ! Ses grands yeux noirs qui me fixaient…

J’ai eu le temps de l’embrasser sur la tête et la menotte, puis il est parti rejoindre son papa pour un moment de complicité « peau à poils »…

Je n’ai même pas « pensé » à pleurer, j’ai juste affiché un sourire béat jusqu’à ce que je rejoigne mes deux hommes.

Babybulle était bien avec son papa. C’était magnifique à voir.

On l’a posé sur moi… Nous étions enfin réunis.

Enfin, il est là… Depuis le temps qu’on l’attendait…! Ce petit bonhomme a changé notre vie !

❤ ❤ ❤

J 260 / 39 SA / 37 SG… En attendant… [Grossesse]

Cela fait désormais 3 semaines que je suis en vacances. Oui, en vacances et pas encore en congé de maternité officiel. Ce dernier commence samedi (je bosse en libéral et on peut prendre son congé mat’ au plus tard 14 jours avant la DPA).

Depuis la Toussaint, j’alterne donc entre des moments d’hyperactivité — pas toujours bien placés dans le temps — par exemple au tout petit matin, après la pause pipi de 3 heures du mat’… quand Babybulle le coquin appuie à fond ses petits petons sur mon col ou ma vessie et sa tête sous ma côte droite… et des moments de fatigue intense, qui coïncident souvent avec des douleurs ou des contractions…

Alors je fais des trucs chelous de MILK…:

  • Je pioche des idées cadeaux pour Babybulle ça et là sur le net pour avoir une petite liste de naissance (à la demande de quelques personnes)…
  • Je suis activement les Maternelles, surtout « 9 mois à la maternité » (même si je la regardais déjà un peu avant)…
  • Je passe du temps devant la télé, musique, bouquins…
  • Je retrouve le temps de faire des mots fléchés…
  • J’ingère des granulés d’homéopathie pour préparer le jour J et accoucher en toute sérénité — on y croit –…
  • Je porte fréquemment ma ceinture lombaire de grossesse, véritable amie depuis la moitié de la grossesse pour pouvoir continuer à porter mon beau bébé et les kilos qui vont avec…
  • Je mets de l’huile sur mon périnée et je le masse… Je le contracte comme je peux…!
  • Je continue à appliquer de l’huile sur mon ventre en espérant qu’il ne craque pas maintenant (ni après !)…
  • Je m’hydrate de tisane de framboisier et je me nourris de dattes pour faciliter le travail de l’accouchement…
  • Je modifie la composition de ma valise de maternité, pourtant prête depuis un bon moment…
  • J’agrémente ma playlist…
  • Je détourne les yeux quand les passants regardent fixement mon ventre (sérieux, les gens n’ont jamais vu une femme enceinte avant moi ???!!!)
  • Je cogite…
  • Je vais dans la future chambre de BBBB et je regarde ses affaires d’un air niais…
  • Je réponds aux messages des proches curieux qui veulent savoir si je suis toujours là…
  • Je pense déjà avec nostalgie à la dernière séance de préparation à l’accouchement qui a lieu demain matin…
  • Et surtout… Je savoure les mouvements de mon tout petit, tant qu’il est dans mon ventre… Babybulle, tu peux attendre le terme, je ne suis pas si pressée… ❤

 

État des lieux à 38,1 SA [Grossesse]

Quoi de neuf depuis mon dernier article ?

Les derniers rendez-vous

L’obstétricienne

Eh bien rien de bien nouveau… La consultation du 9e mois auprès d’une gynécologue-obstétricienne de l’hôpital a eu lieu la semaine dernière. Dr Vitaminée — comme je vais l’appeler ici parce qu’elle est relativement jeune et un peu speed — a examiné la radio de mon bassin, l’a trouvé de taille correcte et a programmé une nouvelle échographie la semaine prochaine pour savoir si mon bébé pourra « passer ». On a de la chance que dans cet hôpital baby-friendly, la césarienne ne soit pas imposée d’office dans notre cas de « beau bébé en siège ». En revanche, c’est péridurale d’office et ils évitent les déclenchements pour les sièges en cas de dépassement du terme. Pour Dr Vitaminée, si tous les feux sont au vert avant et pendant l’accouchement, la voie basse sera envisagée. Sinon, Ciconio pourra m’accompagner au bloc en cas de césarienne à condition que l’anesthésiste soit d’accord, ce qui est déjà énorme.

Dr Vitaminée a effectué un prélèvement vaginal et un toucher vaginal que j’ai bien senti passer. Gros bémol pour cette doc : c’est la première fois de ma vie que je vis un TV comme celui-là. Elle y est allée comme une bourrine et j’ai eu l’impression qu’elle allait y mettre le bras entier. Excusez-moi de parler crûment, mais c’est vraiment comme ça que je l’ai ressenti. J’ai serré les mains fort sur la table… Ciconio a même entendu des « bruits de butée », c’est dire !

Si c’est elle qui m’accouche, j’espère vraiment qu’elle sera plus douce !!! :-S

Pour l’accouchement, trois solutions « s’offrent à nous » (j’emploie les guillemets parce qu’à ce niveau on n’a plus guère le choix que de s’adapter à la situation…) :

  1. BBBB « passe » en théorie, puis l’accouchement progresse convenablement : voie basse
  2. BBBB « passe » en théorie, mais l’accouchement ne progresse pas convenablement : césarienne d’urgence
  3. BBBB « ne passe pas », déjà sur le papier : césarienne programmée ou non (on nous laisserait le choix)

L’anesthésiste

La semaine dernière toujours, j’ai rencontré l’une des anesthésistes de l’hôpital. A-do-rable. Bon, il faut la suivre car elle a un accent de l’Est digne de Martha, la prof d’arts plastiques incarnée par Julie Ferrier 😀

Un vrai moulin à paroles ! Remarquez, la pauvre, elle doit en passer du temps à expliquer toujours la même chose aux femmes enceintes concernant la péridurale, etc.

Elle a commencé son speech sur le fait que la péridurale n’était pas obligatoire si la dilatation allait vite et que je ne souffrais pas trop… Après tout son bla-bla, j’ai enfin pu en placer une pour préciser que BBBB était en siège. Elle a rejoint Dr Vitaminée sur ce point : dans mon cas, je n’ai pas trop le choix, c’est péridurale d’office.

Elle a trouvé ma bouche petite, ce qui l’inquiète pour une éventuelle anesthésie générale… Mais ne vous inquiétez pas, c’est très rrarrre !!! Rassurant.

Elle a aussi précisé que je ne devais pas m’inquiéter si je vomissais : C’est pas grrrrave, on nettoierrra tout ! Rassurant.

Elle m’a rapidement fait simuler la position à adopter pour recevoir la péridurale, pour m’entraîner.

Bref, j’ai trouvé cette personne très sympathique et j’aimerais bien qu’elle soit de garde le jour J, même si la perspective de ma trop petite bouche et du vomito ont ajouté des craintes à toutes les craintes que j’ai déjà…

La visite des salles de naissance

Une agréable visite. J’avais déjà entre-aperçu les salles d’accouchement lors de mes monitos, mais là une gentille sage-femme nous a fait une visite guidée complète de tout l’étage maternité. Trois salles sont ornées d’une fresque murale : l’une exotique, l’une bucolique, la dernière viticole. 😉 Ayant fait 5 fois les vendanges, je pencherais pour la vision des vignes pendant l’effort. Promesse d’un bon petit verre de Beaujolais comme réconfort après l’effort. Petit clin d’œil à qui se reconnaîtra 😉

J’ai bien aimé l’ambiance décontractée et positive entre les personnes du personnel. Les femmes de ménage riaient aux éclats en travaillant et tout le monde était accueillant et souriant. Bien sûr, il n’y avait personne en salle d’accouchement, alors ça aide à la décontraction. J’imagine qu’un jour de pleine lune l’ambiance aurait été différente. D’ailleurs, c’est vrai, cette histoire de hausse du nombre des naissances à la pleine lune ??? La prochaine a lieu le 25 novembre…!

Mon ressenti

Mes peurs

Inutile de vous dire que je ronge mon frein en attendant l’écho du 20 novembre. Je ne suis pas pressée d’accoucher ; plutôt de savoir à quelle sauce je vais être mangée. Quand on me demande si je suis impatiente, je réponds « oui et non ». Oui, j’ai hâte de faire connaissance avec notre petit garçon et surtout d’être sûre qu’il est né en bonne santé et que cette étape décisive est franchie. Mais non, je n’ai pas hâte d’accoucher. Il reste 3 semaines, aussi. On n’en est pas encore au terme.

J’ai toujours rêvé de devenir maman, jamais d’accoucher. C’était même l’une de mes plus grandes peurs… Je dis « je », car c’est bien moi et moi seule qui vais passer à la casserole. Je sais que je serai seule dans ma peur et ma douleur, même si mon homme sera à mes côtés. Il ne pourra pas ressentir ce que je ressentirai et ne pourra pas faire grand-chose pour me soulager, même si sa présence sera pour moi indispensable.

Concrètement, je crains comme toutes les futures mamans le trajet jusqu’à la maternité. En effet, de lundi prochain aux vacances de Noël, Ciconio suivra sa formation continue à 1h45 de chez nous… Il ne rentrera pas tous les soirs vu la distance (il a une chambre d’étudiant)… Alors je croise les doigts pour avoir le temps de détecter les contractions à temps afin qu’il puisse revenir et me conduire à la maternité en toute « sérénité » !

À l’arrivée à la maternité, j’ai peur de plein de trucs. Bien que cette maternité soit raccord avec beaucoup de mes souhaits : pas de surmédicalisation inutile, encouragement à déambuler et à adopter des positions d’accouchement verticales, pas d’épisiotomie, de césarienne ou autres gestes médicaux sans raison valable, encouragement à pratiquer le peau à peau… J’ai peur de tomber sur une personne pas sympa avec qui je ne me sentirais pas à l’aise… Peur qu’on pratique sur moi des gestes sans me prévenir… Peur d’être instrumentalisée et déshumanisée en quelque sorte. Je m’imagine dans le pire des scénarios à la merci du personnel médical, forcée de me laisser faire, de subir… Mais ça, c’est quand je n’arrive pas à me rendormir au petit matin…!

 Mes espoirs

Je ne vois pas tout en noir, loin de là ! La journée (quand j’ai réussi à dormir correctement la nuit), je me dis que tout va bien se passer, que j’approche du but et que je ne vois pas pourquoi ça n’irait pas pour nous. Je préfère de loin cogiter sur tout ça que de vivre les affres de l’infertilité…! Je suis consciente de notre chance. Je pense à Noël qui va être tellement différent cette année…!

Je me demande quand je vais enfin réaliser pour de bon en fait…! 😉 Sans doute quand je pourrai enfin caresser la petite tête de mon Babybulle… ❤

Second monitoring après la version par manœuvres externes… [Grossesse]

Jeudi soir, après la VME, j’ai eu pas mal de contractions (que je perçois mieux maintenant que je sais à quoi elles correspondent). Je me suis couchée tôt car j’étais fatiguée de ma journée et mon ventre dur était assez inconfortable.

Vendredi matin, après avoir été réveillée à 5h30 par les mouvements vifs de Babybulle, je suis allée chercher ma radio du bassin (et accessoirement de mon petit cigogneau). C’était assez émouvant de découvrir le petit squelette de mon bébé lové entre mes côtes et mon bassin… ❤

Ensuite, j’ai filé à la maternité pour un second monitoring de contrôle.

La sage-femme du premier monito de la veille était bien, mais sans plus. Mais celle qui m’a accueillie ce jour-là pour le 2e monito était vraiment adorable. Déjà, j’ai apprécié qu’elle se présente. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi, ça veut dire beaucoup 😛

En fait, je me suis dit que P’tit Bichon devait beaucoup lui ressembler par sa personnalité (mais pas physiquement car cette sage-femme a les cheveux raides). En tout cas, j’aimerais bien tomber sur elle le jour J. Elle a été super gentille de A à Z alors que le service était blindé ce jour-là et qu’ils avaient même dû envoyer une patiente accoucher à Grande Ville par manque de place !

Ma maman, en vacances dans le coin en ce moment, m’avait proposé de m’accompagner. C’était cool de sa part. Le monito a duré moins longtemps et en plus j’ai pu papoter avec elle et lui montrer où j’allais accoucher.

J’ai eu moins de contractions que la veille et comme tout allait bien, j’ai pu repartir en milieu de matinée.

Quant à la taille de mon bassin, la sage-femme m’a dit qu’il était bien (23 cm si je ne m’abuse), mais que tout dépendra de la taille de BBBB et de la décision du médecin. En effet, à cause de la présentation en siège, ma visite du 9e mois avec la sage-femme uniquement a été annulée au profit d’un entretien avec une gynécologue-obstétricienne. L’accouchement également, qu’il se fasse par voie basse ou par césarienne, sera supervisé par un médecin.

Il faut encore patienter plusieurs jours avant d’en savoir plus. Mais cette attente n’est vraiment pas difficile par rapport à celle qui a précédé la conception de notre petit miracle surprise.

En attendant, il me reste encore une semaine de travail à mon rythme (c.-à-d. cool), le plein de repos dès que je le peux (j’ai dormi 12 heures cette nuit), une réunion de famille qui s’annonce des plus émouvantes ce soir (mais chut, je ne peux encore rien révéler…!), la réception du colis des couches lavables soigneusement choisies par Ciconio et moi, le cours de préparation à l’accouchement « spécial papas » mardi… 😀

Bon week-end à tous ❤

Prendre la suite des événements comme elle vient… [Grossesse]

À l’envers ? À l’endroit ?

Babybulle garde la tête haute…!

Ce matin, j’ai été accueillie par une sage-femme masquée (à cause d’un petit rhume) qui m’a envoyée illico presto faire un recueil d’urine. Glamour quand tu commences. 😉 Albuminurie OK.

Elle m’a ensuite installée dans une salle de naissance. « Chef » était occupé avec un accouchement, mais heureusement, je ne l’ai attendu qu’un quart d’heure.

Sous les yeux de son interne baraqué — il a tenté pendant environ 2 minutes de retourner mon bébé (VME), sans succès. Je ne peux pas dire que j’aie vraiment eu mal, mais ce n’était pas très agréable non plus. Heureusement que j’avais déjeuné très light. J’avais plus peur que mon petit ait mal, mais je ne crois pas qu’il ait souffert. Je pense que le gynéco sait ce qu’il fait.

Le gynéco n’a pas réussi à le retourner, rien à faire. Je lui suis reconnaissante de ne pas avoir forcé. Il semble que mon petit gars ne puisse plus trop bouger, peut-être par manque de place et/ou de liquide amniotique. Il paraît que je n’ai pas un très gros ventre (dixit le personnel médical et les autres femmes enceintes de mon cours de préparation à l’accouchement).

Il est donc toujours blotti dans mon flanc droit, et c’est bien sa tête que je caresse depuis des semaines à cet endroit-là ❤

Ensuite, j’ai eu droit à 2h30 de monitoring. Heureusement que je m’étais réveillée à 4h30 du matin : ça m’a permis de somnoler assez facilement. Enfin, pas moyen de dormir avec le bruit du monitoring (même si le bruit du battement cardiaque de mon bébé est le plus beau du monde), les voix du personnel dans le couloir, la tondeuse du jardinier dehors et la perceuse de l’ouvrier de la pièce voisine…

Le magazine que j’avais apporté ne m’a pas distraite longtemps. On m’avait conseillée la position sur le côté gauche dans laquelle je n’étais pas forcément super bien pour lire.

Ce monitoring a eu lieu dans une salle de naissance, ce qui m’a permis de voir à quoi ressemble l’étage de la maternité et les salles d’accouchement, même si « ma » salle sert plutôt pour les consultations et n’est pas la plus jolie (sûrement la plus moche, même).

J’aimerais bien accoucher dans la salle « Nature » ambiance « Jungle » équipée de tout le nécessaire pour pouvoir être mobile pendant le travail. Après tout, je n’ai pas lu tous ces bouquins et préparé ces exercices pour rien…! Enfin, ça, c’est si je peux accoucher par voie basse…

Le monitoring étant satisfaisant (cœur de BBBB OK et quelques contractions irrégulières coïncidant avec ses mouvements), on m’a envoyée ce midi faire un pelviscanner (radio du bassin) pour voir si Babybulle va pouvoir passer par le bas…

La radiologue m’a fait délirer (ou angoisser ?), car elle a halluciné de me voir arriver pour ça à 35 SA. J’ai expliqué que je portais « un beau bébé », alors elle m’a demandé plusieurs fois avec insistance s’ils allaient déclencher l’accouchement… J’ai répondu qu’on ne m’avait encore rien dit clairement, mais j’ai ma petite idée là-dessus… Premier bébé, en siège, sur la courbe haute… Ça m’étonnerait qu’ils attendent le terme s’ils prévoient un accouchement normal. Après, césa ou pas…? On verra.

Je dois aller chercher les résultats de la radio demain matin juste avant de refaire un monitoring. Pourvu que ce 2e monito ne dure pas aussi longtemps… Heureusement que je n’ai pas trop de travail en ce moment et que mes clients, au courant de ma grossesse, sont compréhensifs sur mes changements d’emploi du temps de dernière minute et ma « semi-disponibilité ». J’ai prévu de m’arrêter le 30 octobre, même si mon congé mat’ officiel de libérale ne commence officiellement que le 21 novembre (14 jours avant la DPA).

Quelque chose me dit que BBBB sera peut-être scorpion plutôt que sagittaire… Mais on va prendre la suite des événements comme elle vient…

Upside down? [Grossesse]

Quelques nouvelles de ce huitième mois…

L’échographie du 3e trimestre que nous redoutions s’est très bien passée. « Chef » était d’excellente humeur et ne m’a pas bassinée du tout avec mon alimentation.

Babybulle est toujours sur la courbe haute (le jour de l’échographie, soit à 33,4 SA, il était déjà estimé à 2,8 kg) ! Tout était OK pour lui à part qu’il se présentait alors en siège décomplété…

Du coup, j’ai rendez-vous demain matin (à 35 SA / 33 SG pile) pour une version par manœuvres externes. Si mon petit garçon ne s’est pas déjà retourné… Car depuis l’écho, j’ai fait divers exercices et postures en cours de yoga, en cours de préparation à l’accouchement et à la maison pour l’inciter à mettre la tête en bas.

Mardi après-midi, la sage-femme qui me prépare à l’accouchement a écouté son cœur et on le percevait nettement en bas à droite de mon nombril. L’espoir qu’il soit maintenant dans le bon sens est donc bien présent, même si je n’ose pas trop me prononcer de peur de me tromper.

Verdict demain matin. J’aimerais bien éviter qu’on force mon bébé à se tourner… Mais s’il faut en passer par là, je suis prête.

Affaire à suivre.

Automne : 31 SA/29 SG, soit encore environ 70 jours [Grossesse]

Je suis toujours dans les parages même si je me fais plus discrète pour différentes raisons. Je vous lis toujours, mais je passe moins de temps à commenter par manque d’énergie et aussi une once de culpabilité et de sentiment d’impuissance envers celles et ceux qui n’ont pas ma chance.

Ma chère congénère m’a demandé de mes nouvelles, alors je me lance et je reviens vous raconter les dernières nouvelles.

Ma grossesse se passe bien, rondement bien, même ! 😉 Ventre_18-09-15

Mon bébé gigote beaucoup, alternant entre « migrations sous-marines » et coups de boule/pied, comme si l’attente le faisait piétiner ! Je ressens parfois comme des secousses sismiques quand il bouge d’un coup. J’adore quand il vient se lover sous mes mains et que j’ai la sensation de le caresser. Mon ventre pointe vachement en avant. Je ne suis pas sûre que de dos, les gens voient que je suis enceinte.

Ce que j’aime moins, c’est que Ciconio n’est pas très porté sur tout ça. Il n’a pas la patience suffisante pour poser une main sur mon ventre et attendre de sentir quelque chose. Je crois qu’au fond, c’est encore abstrait pour lui. Certains jours, je suis frustrée de ne pas partager des moments simples comme je l’avais espéré en rêvant d’être enceinte : tous les deux attendris devant le ventre qui se déforme sous les mains du futur papa… Mais il s’est déjà investi autrement avec les travaux de la chambre et la révision de la voiture (pour la sécurité de sa famille !) et se rattrapera à sa façon en étant bel et bien présent quand il verra son fils « dehors », j’imagine !

Au niveau médical, la visite du 7e mois de cette semaine a confirmé que le cœur du bébé bat comme il faut et que mon col est toujours postérieur et tonique. Babybulle a la tête en bas à gauche (ce que j’ignorais car il donne des coups de pieds en bas au milieu ou en bas à gauche). Je le croyais donc encore en siège, mais apparemment il replie ses jambes en ayant le dos contre mon nombril.

Côté forme, je suis assez fatiguée ces jours-ci car mes nuits sont fréquemment entrecoupées de semi-réveils et parfois accompagnées de contractions de Braxton-Hicks. Je recommence donc à faire plus souvent la sieste quand le besoin s’en fait sentir. Sinon, je suis vite essoufflée et j’ai une douleur au côté gauche par moments, des remontées acides, le ventre qui pèse, mais rien d’anormal pour quasiment 7 mois de grossesse. Je porte de temps à autre une ceinture lombaire pour soulager mon dos quand il le faut. La reprise du yoga (où la prof est les autres yogis sont aux petits soins pour moi), m’a déjà un peu soulagée de ces douleurs lombaires et de sciatique. Mais je suis tellement heureuse que ces désagréments sont vraiment plus que secondaires, tant que mon petit garçon se porte bien.

Matériellement parlant, les préparatifs ont bien avancé cet été ! La chambre de BBBB a été repeinte par Ciconio, passant du jaune/vert au blanc/gris clair. Ce décor neutre sera propice à une déco aux couleurs vives digne d’une vraie chambre de bébé. Nous n’avons pas encore vraiment acheté de déco, à part les rideaux de la fenêtre, mais je me dis que je pourrai m’y consacrer en novembre, quand je serai en congé mat’. Nous avions déjà le trio poussette/nacelle/siège-auto, nous avons désormais le couffin de ma famille, délicieusement vintage, des vêtements achetés par mes soins et de nombreux autres prêtés/donnés par la famille et les amis… Notre bébé d’automne n’aura pas froid, c’est clair !

Il ne reste plus qu’à ranger toutes ces affaires dans l’armoire qui contient encore notre bordel et les vêtements de Ciconio, et de prévoir tout le nécessaire pour le change et la toilette. En effet, la table à langer sera en fait mon ancien bureau repeint en gris, qu’il faut réhausser pour atteindre la hauteur idéale (à la fois pour le géant de père et moi-même !). Ciconio a envie de construire le plan à langer lui-même alors j’espère qu’il va bientôt s’y mettre car l’automne étant là, je commence à flipper que BBBB arrive en avance et que tout ne soit pas prêt. Nous devons également acheter les produits pour la toilette et les couches lavables — oui, vous avez bien lu, on y tient –. D’ailleurs, je suis un peu perdue dans tout ça, les produits de toilette, les différents types de couches lavables, etc. C’est le sujet à étudier en priorité ces prochaines semaines.

En octobre auront lieu différents événements que j’ai hâte de vivre et qui annoncent sérieusement le dernier trimestre :

  • La consultation du 8e mois avec une sage-femme de la maternité > J’ai hâte de rencontrer une sage-femme susceptible de m’accoucher, dans les locaux-mêmes de la maternité, et de pouvoir en savoir plus sur l’organisation des accouchements. 🙂
  • La visite des salles d’accouchement > Malheureusement sans mon homme, dont l’emploi du temps ne lui permettra pas de m’accompagner 😦
  • L’échographie du 3e trimestre avec le « Chef » (en espérant qu’en sachant à quoi nous attendre avec lui, ça se passera mieux qu’en juillet !) > J’appréhende quand même qu’il m’embête avec le poids de BBBB et me prédise une césarienne… :-S
  • La première séance de préparation à l’accouchement, mention sophrologie avec une sage-femme libérale 😀 > Vivement que la prépa débute, car je trouve que ça commence tard (7 mois 1/2 en ce qui me concerne). J’ai peur que mon bébé soit prématuré et de ne pas être prête pour l’accouchement. Je sais bien que beaucoup de femmes enceintes éprouvent cette peur, mais rien à faire, je me sentirai mieux une fois la prépa commencée.

Qu’écrire d’autre à part que je savoure véritablement ma grossesse, surtout quand je me remémore les automnes passés…

  • Automne 2011 : on venait de débuter les essais… RAS, mais on ne s’inquiétait pas encore…
  • Automne 2012, nous avions changé de département depuis quelques temps et ce nouveau départ nous faisait espérer une grossesse, mais nous commencions à nous inquiéter un petit peu…
  • Automne 2013 : l’année avait été très difficile. Malgré une grossesse surprise survenant au printemps, juste après l’ordonnance du bilan d’infertilité, la fausse couche nous avait terrassés et nous appréhendions la date d’accouchement prévue à la mi-novembre et la venue de l’hiver le cœur très lourd…
  • Automne 2014 : pas mieux… Nous entamions la PMA avec l’IAC1 en octobre. Par ailleurs, nous avions eu un nouvel espoir en lançant notre projet d’adoption au printemps. Les rendez-vous se terminaient avec les professionnels, mais la conclusion odieuse et incompréhensible de la « psy » alias Maléfique en novembre faisait violemment entrer l’hiver dans nos vies et nos cœurs.

2015 : malgré un échec à l’IAC2 en février, cette année représente pour nous une incroyable (re)naissance. Le rapport d’un nouveau psy  nous permettait d’obtenir le Graal au printemps, simultanément à la perspective d’une nouvelle orientation professionnelle pour Ciconio et à un test de grossesse bleu, positif, à la fonte des neiges… 😀

Cette année est jusqu’ici, tant pour Ciconio et moi-même que nos familles respectives, le début d’un nouveau cycle.

Je croise les doigts pour que la chance continue à nous sourire et qu’elle arrive chez tous ceux parmi vous qui ne l’ont pas encore (re)trouvée.

Une échographie du 5e mois en demi-teinte… [Grossesse]

C’est dans une fraîcheur réconfortante après la longue période de canicule que je reviens vers vous pour partager ce moment fort qu’était l’échographie du cinquième mois.

« Fort » en bien et en moins bien…

Nous avions rendez-vous hier après-midi à Moyenne Ville, à l’hôpital de ma gynéco Dr Grande, là où j’accoucherai en fin d’année. J’ai dû patienter une heure et demie la vessie pleine avant que ce soit notre tour…

Nous avons enfin été reçus par le Chef de pôle que nous ne connaissions pas encore… Nous nous en serions bien passés ! Nous avons été très déçus par cet homme qui, peut-être pour impressionner la jeune stagiaire, a voulu nous donner — à tous — un cours magistral…

A peine j’étais installée le ventre à l’air et une fois les premières images affichées à l’écran, qu’il nous a demandé si c’est notre deuxième échographie, ce à quoi nous avons répondu que c’était en réalité notre quatrième…

« Ah bon, et comment ça ? » Et là, j’ai dû lancer un sujet que je n’avais pas envie, mais alors pas du tout envie d’évoquer, surtout pas dans une salle d’échographie : ma fausse couche… 😦 Pour lui, ce n’était pas une raison pour faire des échographies supplémentaires. Nous avons répondu que comme on nous l’avait proposé, on n’allait pas refuser ! Que ça nous avait rassurés, etc.

« Chef » a alors demandé à la stagiaire (et à nous) quelle était l’utilité du suivi de grossesse. Je ne détaillerai pas tout, mais en gros il trouve que ça ne sert à rien d’autre qu’à inquiéter les futurs parents et dépenser des sous. Il a cité l’exemple de la Norvège qui en fait moins que par ici et où soi-disant les résultats sont meilleurs.

Jusque-là tout allait bien. On se disait intérieurement qu’on tombait encore sur un de ces grands pontes qui aiment discourir et étaler leur science devant les stagiaires et les patients… (Souvenez-vous de ce cher GP…!)

Mais il a continué à insister lourdement sur la fausse couche, pendant quelle année et à quel moment de la grossesse, etc. Au bout d’un moment, j’ai senti que ma voix commençait à chevroter et j’ai su que s’il continuait comme ça, j’allais craquer. Mais je n’ai pas osé lui demander de changer de sujet.

Il a quand même réalisé l’échographie. Il a dit que j’avais rempli ma vessie pour rien, que c’étaient les jeunes qui demandaient ça, mais pas lui… Comment j’aurais pu le savoir ? Sinon, il a détaillé les mesures en donnant des explications plus à la stagiaire qu’à nous…

❤ Le plus important, c’est que Babybulle est en pleine forme et qu’il a tout ce qu’il faut là où il faut. ❤

Hier, il était hyper dynamique depuis le matin, comme s’il avait deviné qu’il serait le centre de l’attention ! 😉

Ciconio et moi avions les yeux rivés sur l’écran, tant et si bien que j’ai même zappé complètement une question hors sujet supplémentaire du « Chef ». Je me suis « excusée » en disant que je n’avais pas entendu parce que j’étais absorbée par l’observation de mon bébé (histoire de lui rappeler la véritable raison de notre présence). Nous n’étions pas là pour débattre des pratiques obstétricales ou de mon métier.

Je rêve, où les « grands pontes » — masculins j’entends — ont la fâcheuse tendance à s’écouter parler et à inonder les gens de paroles pour donner leur avis sur tout, même sur les métiers des autres ? J’hallucine. Comme j’ai regretté ma gynéco, toujours si délicate et attentionnée…!

« Le meilleur » a eu lieu à la fin. Babybulle a une semaine d’avance en termes de taille (et donc de poids estimé)… Sans explication, mon homme et moi en aurions juste déduit qu’il s’agit d’un « beau bébé » qui tient de son père (Ciconio est un grand gaillard de large envergure, qui pèse le double de mon poids et a donné du fil à retordre à sa maman à la naissance avec ses larges épaules et ses 4,100 kg fillette (pour toi Miliette)).

Seulement voilà, « Chef », après seulement deux-trois questions sur mon alimentation, pense que j’ai un apport trop important en sucres rapides (ce qui inclut si j’ai bien compris les yaourts aux fruits et les fruits eux-mêmes !!!). Il est vrai qu’à la belle saison, je suis assez friande de fruits, et par malchance et comme je suis honnête, à sa question « Qu’est-ce que vous avez pris comme dessert ce midi, une glace ?! » j’ai dû répondre l’abominable vérité : « Un chocolat liégeois ». « Mais c’est une glace ! » « Non, en crème dessert ! ». Il a lancé l’hypothèse que Babybulle était agité à cause du sucre de mon dessert du midi…! (WTF !!!)

Sur ces entrefaites, il a parlé régime. A l’écouter, je vais devoir manger des légumes matin, midi et soir à la place des fruits et des produits laitiers sucrés. Tenez-vous bien : pas plus d’un yaourt par jour semaine ! Moi qui trouvais sain, rafraîchissant (et plein de vitamines) de me faire un petit jus d’oranges pressées le matin, ben c’est pas bien non plus ! Pour « Chef », c’est même pire que de boire du jus en bouteille !

Je vous épargne la suite, mais il a dû voir mon air décontenancé car il a fini par dire un truc gentil du style que ce bébé avait de la chance parce qu’on voyait qu’il était très attendu. Il soufflait le chaud et le froid en quelque sorte, alors j’en ai eu les larmes aux yeux…

Puis il en a remis une couche sur la fausse couche, ce qui m’a fait couler quelques larmes. Qu’est-ce que je n’avais pas fait là ? Loin de le décourager, « Chef » a entrepris de me réeexpliquer par A + B à quel point on avait « fait une affaire avec cette fausse couche » (oui, en ces termes précis), en avançant des chiffres et des statistiques… Il nous a redemandé comment on faisait les bébés (si si je vous jure) et quand j’ai répondu qu’il fallait déjà un homme et une femme il a regardé la stagiaire en disant de moi que j’avais de bonnes réponses. Vas-y, prends-moi pour une c*nne.

Il a continué ses discours en arguant que pour lui les meilleures mères étaient au final celles qui ne faisaient pas de suivi de grossesse et arrivaient à l’accouchement « la fleur au fusil », parce que le mieux pour une grossesse c’était de ne rien faire de spécial (pourquoi il nous parle de régime sans sucres, alors !!!)… D’un « échange de regards » avec la stagiaire, j’ai compris qu’elle n’était pas du tout de cet avis (moi non plus)… Il a renchéri en disant que les meilleurs résultats en obstétrique avaient eu lieu pendant la guerre (WTF ?!!), par rapport au taux de sucre, etc.

Il a ressoufflé le chaud par une parole gentille, que ça allait bien se passer, que c’était un beau bébé et là j’étais repartie à pleurer (il faut dire que je n’avais pas encore réussi à sécher mes larmes)…

On est ressortis comme ça, tout le monde dans la salle d’attente m’a regardée (ils ont dû croire que notre bébé avait un problème grave !)… Ciconio était furax, même s’il avait gardé le silence pendant tout le discours de la fin sur le régime et la fausse couche.

« Ça n’aurait pas dû se passer comme ça, on aurait dû ressortir de là le sourire aux lèvres ! Ça aurait dû être un bon moment…! »

Je suis bien d’accord.

Après, si « Chef » s’était contenté de me parler de l’apport en sucres, je n’aurais jamais craqué nerveusement ainsi ! Je crois qu’il ne pensait pas à mal… Dans sa volonté de me réexpliquer le pourquoi du comment de la fausse couche et d’expliquer des choses à la stagiaire, il a été hyper relou et a juste été maladroit. Là où je lui en veux, c’est que mes larmes auraient dû lui faire comprendre qu’il fallait changer de sujet et qu’il a persisté dans son délire.

Quant aux fameux sucres rapides, dans tous les cas je devais refaire l’analyse d’urine du 5e mois (urine « perdue » par le laboratoire l’autre jour), et j’aurai le résultat de la glycosurie jeudi midi par courrier.

J’ai appelé ma doc pour savoir si je pouvais d’ores et déjà faire le test O’ Sullivan du glucose initialement prévu pour le 6e mois. Elle m’a donné son feu vert alors je vais essayer de le programmer la semaine prochaine. Elle m’a dit aussi que « Chef » était — je cite — « très bien, mais assez porté sur les régimes sans lactose et sans glucose ». Ça me rassure un petit peu. J’ai googlisé « Chef » et il paraît qu’il roule dans un vieux tacot pourri, a sept enfants et adore les randonnées « nature ». J’adore la nature aussi, sauf quand elle fait sa p*te.

Bref. S’il y a un risque de diabète gestationnel, je préfère le savoir afin de prendre les mesures adéquates s’il le faut !

❤ Mais j’espère que notre petit garçon (oui, BBB est un petit gars, comme je le pressentais depuis le tout début) tient juste de son grand gaillard de papa ❤