C’est tout bon, alors pas de restrictions ! [Grossesse]

Vendredi dernier, je suis allée au laboratoire faire le Test O’ Sullivan, alias le fameux test de glucose qui allait déterminer de toute ma vie mon alimentation pour les mois à venir.

Je ne sais plus trop où j’avais lu ou qui m’avait dit que ce breuvage hyper sucré était écœurant et donnait la gerbe, mais je m’attendais à devoir ingérer l’équivalent de deux grandes bouteilles d’eau d’un liquide imbuvable. Je flippais un peu, d’autant qu’on est venu me chercher avec près d’une heure de retard. Heureusement que sur les conseils de ma doc, j’avais amené un bon bouquin ! 🙂

C’est souvent quand on s’attend au pire que tout paraît facile !

Alors soit je ne ressens pas le goût comme les autres, soit je suis vraiment un bec sucré (chut, ne le répétez pas au « Chef » !), mais j’ai trouvé la taille de cette bouteille ridiculement minuscule et le goût, certes pas gastronomique, mais tout à fait buvable — dans cette quantité-là, j’entends –. 😉

On en a même plaisanté avec la fille qui m’a fait la première prise de sang. J’ai vraiment trouvé que c’était de la rigolade, ce test. J’ai bu la gnôle fiole en 30 secondes chrono.

Trop cool : j’ai bien avancé dans mon livre et j’ai pu zyeuter discrètement les autres PB en salle d’attente 😛

Grâce à la PMA (merci DNLP), je ne crains plus les prises de sang non plus, alors le plus dur, au final, a été de patienter entre deux, de subir le retard accumulé et de retrouver la fournaise de ma voiture garée en plein soleil pour regagner mes pénates.

Les résultats consultés en ligne le soir-même étaient bons.

😀 😀 😀

Vengeance, je vais pouvoir lui rabattre le caquet au « Chef » à la prochaine échographie en octobre !

❤ Gros bisous sucrés à toutes et à tous ! ❤

PS : dans mon prochain billet : « La nuit avec mon « ennemie »… 😉

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Une échographie du 5e mois en demi-teinte… [Grossesse]

C’est dans une fraîcheur réconfortante après la longue période de canicule que je reviens vers vous pour partager ce moment fort qu’était l’échographie du cinquième mois.

« Fort » en bien et en moins bien…

Nous avions rendez-vous hier après-midi à Moyenne Ville, à l’hôpital de ma gynéco Dr Grande, là où j’accoucherai en fin d’année. J’ai dû patienter une heure et demie la vessie pleine avant que ce soit notre tour…

Nous avons enfin été reçus par le Chef de pôle que nous ne connaissions pas encore… Nous nous en serions bien passés ! Nous avons été très déçus par cet homme qui, peut-être pour impressionner la jeune stagiaire, a voulu nous donner — à tous — un cours magistral…

A peine j’étais installée le ventre à l’air et une fois les premières images affichées à l’écran, qu’il nous a demandé si c’est notre deuxième échographie, ce à quoi nous avons répondu que c’était en réalité notre quatrième…

« Ah bon, et comment ça ? » Et là, j’ai dû lancer un sujet que je n’avais pas envie, mais alors pas du tout envie d’évoquer, surtout pas dans une salle d’échographie : ma fausse couche… 😦 Pour lui, ce n’était pas une raison pour faire des échographies supplémentaires. Nous avons répondu que comme on nous l’avait proposé, on n’allait pas refuser ! Que ça nous avait rassurés, etc.

« Chef » a alors demandé à la stagiaire (et à nous) quelle était l’utilité du suivi de grossesse. Je ne détaillerai pas tout, mais en gros il trouve que ça ne sert à rien d’autre qu’à inquiéter les futurs parents et dépenser des sous. Il a cité l’exemple de la Norvège qui en fait moins que par ici et où soi-disant les résultats sont meilleurs.

Jusque-là tout allait bien. On se disait intérieurement qu’on tombait encore sur un de ces grands pontes qui aiment discourir et étaler leur science devant les stagiaires et les patients… (Souvenez-vous de ce cher GP…!)

Mais il a continué à insister lourdement sur la fausse couche, pendant quelle année et à quel moment de la grossesse, etc. Au bout d’un moment, j’ai senti que ma voix commençait à chevroter et j’ai su que s’il continuait comme ça, j’allais craquer. Mais je n’ai pas osé lui demander de changer de sujet.

Il a quand même réalisé l’échographie. Il a dit que j’avais rempli ma vessie pour rien, que c’étaient les jeunes qui demandaient ça, mais pas lui… Comment j’aurais pu le savoir ? Sinon, il a détaillé les mesures en donnant des explications plus à la stagiaire qu’à nous…

❤ Le plus important, c’est que Babybulle est en pleine forme et qu’il a tout ce qu’il faut là où il faut. ❤

Hier, il était hyper dynamique depuis le matin, comme s’il avait deviné qu’il serait le centre de l’attention ! 😉

Ciconio et moi avions les yeux rivés sur l’écran, tant et si bien que j’ai même zappé complètement une question hors sujet supplémentaire du « Chef ». Je me suis « excusée » en disant que je n’avais pas entendu parce que j’étais absorbée par l’observation de mon bébé (histoire de lui rappeler la véritable raison de notre présence). Nous n’étions pas là pour débattre des pratiques obstétricales ou de mon métier.

Je rêve, où les « grands pontes » — masculins j’entends — ont la fâcheuse tendance à s’écouter parler et à inonder les gens de paroles pour donner leur avis sur tout, même sur les métiers des autres ? J’hallucine. Comme j’ai regretté ma gynéco, toujours si délicate et attentionnée…!

« Le meilleur » a eu lieu à la fin. Babybulle a une semaine d’avance en termes de taille (et donc de poids estimé)… Sans explication, mon homme et moi en aurions juste déduit qu’il s’agit d’un « beau bébé » qui tient de son père (Ciconio est un grand gaillard de large envergure, qui pèse le double de mon poids et a donné du fil à retordre à sa maman à la naissance avec ses larges épaules et ses 4,100 kg fillette (pour toi Miliette)).

Seulement voilà, « Chef », après seulement deux-trois questions sur mon alimentation, pense que j’ai un apport trop important en sucres rapides (ce qui inclut si j’ai bien compris les yaourts aux fruits et les fruits eux-mêmes !!!). Il est vrai qu’à la belle saison, je suis assez friande de fruits, et par malchance et comme je suis honnête, à sa question « Qu’est-ce que vous avez pris comme dessert ce midi, une glace ?! » j’ai dû répondre l’abominable vérité : « Un chocolat liégeois ». « Mais c’est une glace ! » « Non, en crème dessert ! ». Il a lancé l’hypothèse que Babybulle était agité à cause du sucre de mon dessert du midi…! (WTF !!!)

Sur ces entrefaites, il a parlé régime. A l’écouter, je vais devoir manger des légumes matin, midi et soir à la place des fruits et des produits laitiers sucrés. Tenez-vous bien : pas plus d’un yaourt par jour semaine ! Moi qui trouvais sain, rafraîchissant (et plein de vitamines) de me faire un petit jus d’oranges pressées le matin, ben c’est pas bien non plus ! Pour « Chef », c’est même pire que de boire du jus en bouteille !

Je vous épargne la suite, mais il a dû voir mon air décontenancé car il a fini par dire un truc gentil du style que ce bébé avait de la chance parce qu’on voyait qu’il était très attendu. Il soufflait le chaud et le froid en quelque sorte, alors j’en ai eu les larmes aux yeux…

Puis il en a remis une couche sur la fausse couche, ce qui m’a fait couler quelques larmes. Qu’est-ce que je n’avais pas fait là ? Loin de le décourager, « Chef » a entrepris de me réeexpliquer par A + B à quel point on avait « fait une affaire avec cette fausse couche » (oui, en ces termes précis), en avançant des chiffres et des statistiques… Il nous a redemandé comment on faisait les bébés (si si je vous jure) et quand j’ai répondu qu’il fallait déjà un homme et une femme il a regardé la stagiaire en disant de moi que j’avais de bonnes réponses. Vas-y, prends-moi pour une c*nne.

Il a continué ses discours en arguant que pour lui les meilleures mères étaient au final celles qui ne faisaient pas de suivi de grossesse et arrivaient à l’accouchement « la fleur au fusil », parce que le mieux pour une grossesse c’était de ne rien faire de spécial (pourquoi il nous parle de régime sans sucres, alors !!!)… D’un « échange de regards » avec la stagiaire, j’ai compris qu’elle n’était pas du tout de cet avis (moi non plus)… Il a renchéri en disant que les meilleurs résultats en obstétrique avaient eu lieu pendant la guerre (WTF ?!!), par rapport au taux de sucre, etc.

Il a ressoufflé le chaud par une parole gentille, que ça allait bien se passer, que c’était un beau bébé et là j’étais repartie à pleurer (il faut dire que je n’avais pas encore réussi à sécher mes larmes)…

On est ressortis comme ça, tout le monde dans la salle d’attente m’a regardée (ils ont dû croire que notre bébé avait un problème grave !)… Ciconio était furax, même s’il avait gardé le silence pendant tout le discours de la fin sur le régime et la fausse couche.

« Ça n’aurait pas dû se passer comme ça, on aurait dû ressortir de là le sourire aux lèvres ! Ça aurait dû être un bon moment…! »

Je suis bien d’accord.

Après, si « Chef » s’était contenté de me parler de l’apport en sucres, je n’aurais jamais craqué nerveusement ainsi ! Je crois qu’il ne pensait pas à mal… Dans sa volonté de me réexpliquer le pourquoi du comment de la fausse couche et d’expliquer des choses à la stagiaire, il a été hyper relou et a juste été maladroit. Là où je lui en veux, c’est que mes larmes auraient dû lui faire comprendre qu’il fallait changer de sujet et qu’il a persisté dans son délire.

Quant aux fameux sucres rapides, dans tous les cas je devais refaire l’analyse d’urine du 5e mois (urine « perdue » par le laboratoire l’autre jour), et j’aurai le résultat de la glycosurie jeudi midi par courrier.

J’ai appelé ma doc pour savoir si je pouvais d’ores et déjà faire le test O’ Sullivan du glucose initialement prévu pour le 6e mois. Elle m’a donné son feu vert alors je vais essayer de le programmer la semaine prochaine. Elle m’a dit aussi que « Chef » était — je cite — « très bien, mais assez porté sur les régimes sans lactose et sans glucose ». Ça me rassure un petit peu. J’ai googlisé « Chef » et il paraît qu’il roule dans un vieux tacot pourri, a sept enfants et adore les randonnées « nature ». J’adore la nature aussi, sauf quand elle fait sa p*te.

Bref. S’il y a un risque de diabète gestationnel, je préfère le savoir afin de prendre les mesures adéquates s’il le faut !

❤ Mais j’espère que notre petit garçon (oui, BBB est un petit gars, comme je le pressentais depuis le tout début) tient juste de son grand gaillard de papa ❤

« On a toutes nos chances ! »

Mon troisième cycle de « repos » depuis l’IAC1 a cessé la semaine dernière, mettant fin à mes espoirs désespérés d’un miracle inespéré.

Ma « fée Clochette » était là pour m’aider à passer le cap en toute féminité et le week-end m’a permis de m’évader, psychiquement avec des « ateliers » cuisine, rangement, chant sur canapé, reprisage de chaussettes, et enfin physiquement avec 3h30 de raquettes à neige suivies d’un retour à la voiture en auto-stop. Ciconio voulait de l’aventure, il l’a eue ! Et moi qui avais pété les plombs samedi soir pour une broutille et qui avais juré et pesté sur ma soi-disant VDM (ce qui a eu pour effet de vexer Ciconio qui s’est senti injustement visé), cette après-midi dominicale passée à suivre les traces des chevreuils dans la forêt profonde a été salutaire pour mes nerfs. Je manquais de sport et je ressentais un besoin impérieux d’évacuer mon stress ainsi. Pour la première fois depuis trois semaines, j’ai bien dormi. Les nuits suivantes n’ont pas été aussi reposantes, mais j’y travaille… Hier soir, le cours de yoga « VIP » (nous n’étions que trois élèves) a permis à ma prof de cibler nos besoins ; j’ai donc évoqué mon stress et j’en suis revenue un peu plus détendue.

Je fais tout pour retrouver la forme, alors que je dors mal depuis début janvier. J’ai repris l’autre nuit la lecture de Cinquante nuances, abandonnée depuis juillet (c’est dire si ça me passionne !). En cas d’insomnie, ça aide à se rendormir (je dois être trop féministe pour apprécier, même si ça se lit bien) ! Sérieusement, pourquoi ces mauvaises nuits ? Parce que le 7 janvier, le jour des premiers attentats, ma grand-mère est entrée à l’hôpital. Les images choquantes et ces mauvaises nouvelles consécutives m’ont affectée plus que je ne l’aurais cru. J’ai cauchemardé sur les Talibans la nuit et j’ai eu peur pour ma grand-mère le jour. Aujourd’hui, ça va mieux. Je n’oublie certes pas les événements tragiques, mais le temps fait son œuvre et ma grand-mère entre en maison de convalescence, un soulagement.

Très important : j’essaye d’avoir des pensées positives pour la suite des événements, à l’image des coloriages zen offerts par mon amie chère ❤ que je remplis de couleurs vives. Je mise également sur une alimentation plus équilibrée, car j’avais lâché du lest depuis les fêtes.

Des vitamines dans le corps et dans la tête : pour cette IAC2, « on a toutes nos chances ! ».

Hier soir, j’ai commencé la stimulation avec 100 unités de Gonal-F (contre 75 pour l’IAC1). Pour le moment, pas d’effets secondaires. Rebelote ce soir et demain soir, puis échographie de contrôle avec Dr Grande, ma gynéco de ville à l’hôpital de Moyenne Ville vendredi matin.

Mes chaussettes coquettes de PMette sont bien entendu prêtes à être enfilées et exhibées sur les étriers ! 😛

Je prie pour que les prochaines chutes de neige annoncées pour cette fin de semaine ne se transforment pas en tempête du siècle. C’est qu’on a 1h15 de trajet — sans intempéries — pour se rendre au centre de PMA, tout de même !

Mais on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances, on a toutes nos chances… 😀

Un temps pour tout : après le bitchage, les bonheurs quotidiens !

La cigale ayant chanté tout l’été La cigogne ayant bitché toute la semaine, il est temps de revenir à des ondes plus positives.

On va dire que sa baisse de régime ces derniers jours était due à un petit coup de fatigue, cumulé au contre-coup du week-end avec les neveux. Ciconia va toujours bien quand les familles avec enfants sont là, mais elle a toujours un retour de bâton en plein moral les jours suivants…

Elle décide donc de rendre grâce pour tous ses bonheurs quotidiens. Les petits, les moyens, les grands.

  • Ciconio. Il faudrait un article entier dédié à son Amour, mais Ciconia craint de ne pas trouver les mots justes qui lui rendraient justice.
  • Les quatre mascottes. Belles, douces, rigolotes… Les poupées chattes et les poupées chèvres, comme elle aime les appeler, sont des amours elles aussi –quand elles ne font pas de bêtises !–.
  • La famille et les amis. Des personnes aimantes, présentes. Ciconia aime par-dessus tout les recevoir à la maison.
  • Sa filleule d’association au bout du monde. Savoir qu’elle représente quelque chose pour quelqu’un qui ne l’a jamais vue, mais qui a besoin de savoir si elle l’aime et si elle la trouve jolie. Bien sûr, c’est la plus jolie des filleules et Ciconia espère aller la voir un jour.
  • Les copinautes, bien sûr ! Lire les blogs des autres l’aidait déjà, mais depuis qu’elle a créé son blog et que de belles personnes la lisent, Ciconia se sent encore mieux ! Et voir des copinautes monter dans le train ou le bateau lui redonne de l’espoir. Un jour, ce sera elle, sûrement !
  • Le cadre de vie verdoyant dans lequel elle a la chance de vivre. Elle ne s’en lasse pas et à chaque retour des courses, lorsqu’elle emprunte le sentier de forêt pour rentrer chez elle, elle se délecte de la beauté de la faune et de la flore. La senteur citronnée de certaines « mauvaises herbes ». La vue d’un lynx un matin de février, le mois où elle était tombée enceinte… Elle espère le revoir un jour…
  • Le potager à désherber, les fraises à déguster. Les fleurs à arroser. Le jardin à entretenir, mais pas trop, pour qu’il reste sauvage, un peu à l’image de sa tignasse.
  • Son travail qu’elle adore et qu’elle peut exercer à domicile en toute indépendance.
  • La musique… Ciconia est éclectique, elle aime mêler les genres. Vous trouverez de tout sur son compte Spotify. Chanter en travaillant, en nettoyant, en conduisant. Que serait la vie sans musique ???!!!
  • Le yoga et la zumba, en période scolaire. Le premier l’aide à se détendre un peu (pas du luxe), le second lui procure un défoulement intense sans peur des regards. Le footing par beau temps, à son humble niveau, mais qui lui permet de ressentir ce corps qui la déçoit chaque mois depuis 3 ans. Pas si mal, ce corps, quand même. En bonne santé, pas si moche. Pas si mal.
  • Les rêves éveillés et les bons souvenirs. Indispensables à sa santé mentale. Essayer de s’autoriser à rêver de son futur enfant, parfois… Moins sage, imaginer son propre Christian Grey sous les traits de… CHUT ! (Les habitué(e)s savent de qui elle parle !)
  • Les livres, même si elle déplore le fait de moins lire depuis qu’elle est dans la vie active. C’est toujours une grande joie de se plonger dans un bouquin prenant.
  • Les séries. Il faut toujours avoir un épisode inédit sous la souris. Ciconia adore le suspense d’une semaine à l’autre. Des séries girly, des séries plus sérieuses, tant qu’elle s’identifie à au moins un personnage et a envie de connaître la suite !
  • Bitcher. Oui, de temps en temps, quand la lassitude l’emporte. Devant la télé, avec Ciconio (ou pas !). Bitcher, mais toujours sans faire de mal. Juste pour sortir l’agressivité et aller mieux ensuite.
  • La bouffe : chocolat, tomates-mozzarella, melon, cerises noires, jambon d’Aoste, filet mignon, crêpes au sarrasin ou pas, tartes au citron, bière Kriek… elle en passe et des meilleurs. Mais toujours avec modération !
  • Certains vêtements ou certaines coiffures (plus rare) qui lui permettent de sentir bien.
  • Les compliments, même venant d’un vieux bizarre à l’entrée de la déchetterie. C’est toujours bon à prendre ! 😉

Liste non exhaustive… 😀

Micronutrition : bilan après un mois

Ciconia voulait attendre un mois avant de commenter les effets de la complémentation dans le cadre d’un régime si possible sans gluten et sans lactose de vache que lui a prescrite le micronutritionniste.

Pour ce qui est de la suppression du gluten et du lait de vache, c’est loin d’être parfait (presque parfait pour le lait de vache, mais dur d’être à 0 % de gluten tous les jours, surtout en société), mais comme ce n’était qu’une précaution, Ciconia ne se prend pas trop la tête avec ça.

Quant aux compléments alimentaires : comme elle a commencé à son retour de vacances, ça aide pour la forme générale, mais elle peut désormais dire qu’un mois après, elle conserve sa forme olympique et un moral d’acier 98 % du temps (les jours de fin de cycle suivis du J1 n’en restent pas moins difficiles comme pour toute infertile qui se respecte).

Ce qui est sûr et certain, et a été vérifié dès les premiers jours, c’est que Ciconia DORT COMME UN BÉBÉ QUI VIENT DE NAÎTRE toutes les nuits, et se réveille reposée, dispose et fraîche comme une rose.

Pourvu que ça dure !!! 😀

Impressions sur le dernier J1 en date et le premier rendez-vous psy pour l’adoption

Depuis quelques jours, Ciconia manque de temps (les affaires reprennent au boulot) mais aussi de volonté pour écrire et elle s’en excuse.

Tout d’abord, elle vous remercie infiniment pour votre soutien jeudi dernier à l’arrivée douloureuse du dernier J1. Douloureuse dans tous les sens du terme. Bien que couchée tôt mercredi soir, Ciconia a eu mal aux jambes et au crâne toute la nuit, puis quand les vilaines sont arrivées jeudi midi, elle a eu tellement mal au ventre qu’elle a passé l’après-midi au lit, bonne à rien, à se tordre dans tous les sens en attendant que l’ibuprofène agisse. Dégoûtée, car elle avait commencé à y croire vu ses symptômes inhabituels qui lui rappelaient un peu trop sa seule et unique grossesse… Et puis la psy ayant évoqué les nombreuses dames se rendant compte qu’elles étaient enceintes entre le premier et le second rendez-vous avec elle, Ciconia s’est prise à rêver… Un rêve de courte durée, les vilaines l’ont bien vite guérie de sa débilité.

Le rendez-vous psy de la veille, même s’il s’est bien passé, a quelque peu chamboulé Ciconia. C’est Ciconio qui s’y est collé en premier, au jeu des autobiographies. Et Ciconia n’en revient toujours pas qu’il ait autant parlé (pendant plus de 1h15 sur 2 heures d’entretien en tout). Elle pensait que ce serait l’inverse, qu’elle serait intarissable sur sa vie, son œuvre, etc., sauf qu’à son tour, il restait peu de temps pour parler d’elle et elle n’a pas trouvé sa « prestation » terrible.

Pourtant, Ciconia se confie assez facilement dans la vraie vie à ses amis, aux gens en qui elle a confiance (après une période d’observation bien sûr). Et cette psy est comme elle se l’était figurée : sympa, souriante, essayant de les mettre à l’aise tous les deux. Mais rien à faire, Ciconia gardait en tête le fait qu’elle était évaluée et du coup, c’était un peu dur de déballer sa vie comme ça. Elle avait trop peur qu’on lui trouve un vice caché pour ne pas leur donner l’agrément…!

Au moment où elle devait parler de l’adoption (juste après avoir évoqué sa fausse couche), elle ne sait pas pourquoi, mais elle a craqué et a versé sa petite larme. Comme ça, sans crier gare. Du coup, elle a balisé, car la psy a voulu savoir si elle pleurait à l’évocation de la fausse couche ou de l’adoption. Ciconia a répondu que ça devait être un mélange des deux, ce qui est vrai, car elle a toujours eu la larme à l’œil en voyant des reportages sur l’adoption à la télé, et ce bien avant de rencontrer Ciconio et de « penser bébé ».

Mais le hic c’est que la psy en a profité pour demander si Ciconia avait « vu quelqu’un » après la fausse couche. Non, mais elle a été super bien entourée et a pu se confier à ses amies et à sa famille proches, notamment sa marraine qui a vécu ça 4 fois…  Ciconia est persuadée d’avoir fait son deuil. Ciconio a renchéri.  Mais vous pensez bien que la psy a sauté sur l’occasion pour « faire sa psy » et dire que ça pouvait être un blocage psychologique, bla bla bla. Ciconio s’était étendu pendant un si long moment sur sa vie et ses parents qu’il n’en était pas encore au stade de la fausse couche quand la parole a été donnée à Ciconia. Du coup, c’est Ciconia qui a dû subir cette réflexion.

Remarquez, elle l’attendait. Ce n’est pas qu’elle réfute complètement toute hypothèse de cause psy à l’infertilité. Elle en a lu des articles sur le sujet, plus deux bouquins de psy sur le sujet, qu’elle foutrait volontiers aux ordures, soit dit en passant. Tout ça pour en arriver à la conclusion que non, ça ne peut pas être uniquement dans sa tête. Non, la seule fois où elle est tombée enceinte, il ne s’est rien passé de spécial avant, à part peut-être le rendez-vous avec son kinésithérapeute-ostéopathe-masseur-kinésiologue so so sexy… [Soupir.] Oui, Ciconia aussi a son Christian Grey perso. Elle vous en parlera quand elle sera d’humeur plus légère.

Oui, elle avait pensé à tomber enceinte le mois où elle est tombée enceinte. Non, elle n’était pas partie en vacances avant de tomber enceinte. Oui, elle avait cogité avant de faire le test. Non, elle n’avait pas fait spécialement attention à son alimentation, même si elle est assez raisonnable en général, c’était le mois de février avec son lot de raclettes, de vin blanc, et elle était tombée à skis, plusieurs fois. Non, elle n’avait pas spécialement pensé à autre chose ni dénoué une quelconque névrose avant de tomber enceinte. Mais ça avait marché. Pourquoi ? Pourquoi pas ? Mystère de DN.

Maintenant, pour Ciconia, le résultat de deux ans de lecture et de cogitage intense sur le sujet, c’est qu’elle ne se sent plus concernée par les explications uniquement psychologiques à l’infertilité.

Elle a peut-être tort, mais elle ne supporte plus qu’on lui mette sur le dos les raisons de l’infertilité de son couple. Et oui, Ciconia n’a aucune répartie, sinon elle aurait répondu dare-dare que Ciconio aussi pouvait avoir un blocage psychologique !!! Non ?!

Enfin, heureusement que C&C ont précisé que pour eux l’adoption d’un enfant ne remplaçait pas le bébé biologique et que si une grossesse arrivait, ils ne renonceraient pas à l’adoption. L’adoption d’un enfant en plus (si possible) d’un enfant biologique est un projet ancré dans le cœur de Ciconia depuis bien longtemps. Et elle a réussi à convaincre Ciconio en début d’année.

C&C espèrent donc que ce petit « craquage » n’incitera pas la psy à écrire dans son rapport qu’ils n’ont pas encore fait le deuil et qu’ils adoptent par défaut. La psy a précisé qu’elle voyait plutôt débarquer des couples de 10 ans de plus avec derrière eux des années et des années de PMA infructueuses. Des gens lessivés physiquement et moralement. Et ça sonnait un peu comme si pour elle, c’était plus légitime pour eux d’être acceptés pour l’adoption, que pour C&C, qui sont encore jeunes et ont encore une lueur d’espoir pour une grossesse miracle mais pour qui la famille idéale serait d’avoir un enfant biologique et un enfant adopté, ou plusieurs ;-). Mais la psy étant restée vague, C&C ne sont pas sûrs d’avoir bien saisi, peut-être qu’ils interprètent mal (ils l’espèrent !).

Pour rebondir là-dessus, la psy leur a demandé si Ciconia était sous traitement. Ciconia, bienheureuse de ne pas avoir à mentir, a répondu non. Mais elle s’est bien gardée d’ajouter qu’ils avaient lancé la procédure pour aller en PMA. Comme rien n’est encore fait et qu’elle a lu ici et là que le fait d’être en PMA était mal vu des services sociaux pour l’adoption, ça tombait « bien » de ne pas avoir commencé. C&C ont quand même évoqué leur bilan d’infertilité qui n’a rien décelé d’anormal.

En bref, Ciconia ne sait plus trop dans quel ordre toutes ces choses ont été dites, mais la fin de l’entretien a consisté à redéfinir le profil de l’enfant qu’ils souhaitent adopter, sujet qui sera approfondi au prochain rendez-vous fin juin.

Vous comprenez mieux pourquoi Ciconia avec toutes ces émotions, a dû rester dans son nid pour réfléchir avant de revenir vous conter son histoire. Elle repense beaucoup à cet entretien et recommence à douter d’elle. Ce n’est pas bon, car elle avait réussi à sortir de tout ça et là, elle « replonge » à cause de la psy. En même temps, si on pouvait lui certifier que la cause de l’infertilité venait de sa petite tête de cigogne, ça ne ferait pas plaisir à Ciconia mais elle serait open pour voir un psy et débloquer ce qui est bloqué.

Mais comment savoir ?

Et puis ça l’énerve de voir qu’on met toujours tout sur le dos des femmes.

Pas vous ?

Compte-rendu du micronutritionniste !

Ce matin, Ciconia a reçu par e-mail le compte-rendu du micronutritionniste sur son bilan du mois d’avril. Pour les nouveaux arrivants, il s’agissait d’un bilan sanguin et d’un prélèvement des urines et des selles visant à détecter des carences pouvant entraîner fatigue et hypofertilité (Micronutrition, Kit de prélèvement et Résultats des analyses (micronutrition)).

– Votre bilan confirme l’existence d’un sévère déficit en vitamine B12, et cette situation n’a rien à voir avec d’éventuels déficits d’apports. Elle résulte de la production d’auto-anticorps dirigés contre les récepteurs par lesquels ces vitamines entrent dans nos tissus. Autrement dit, dans un tel contexte, les perturbations immunitaires contribueraient, à terme, à des défaillances dans l’expression des programmes génétiques.

– Le bilan confirme également l’existence d’un sévère déficit en sélénium (suspecté au vu de vos habitudes alimentaires en regard de portions insuffisantes de produits d’origine animale) et en iode. Leur conjonction crée un ralentissement thyroïdien.

De plus, voici ce qu’indiquent les biologistes face à une telle situation :
Conséquences d’une iodurie < 50 μg/l : une carence iodée intense (iodure < 50μg/l voire 25 μg/l) induit généralement l’apparition d’une endémie goitreuse, correspondant à une prévalence du goitre supérieure à 10 % sur l’ensemble de la population. On observe un ensemble de désordres comprenant des goitres, des hypothyroïdies, un retard mental, une hypofertilité.

S’ensuit le protocole de complémentation que l’on ne peut dévoiler pour éviter les pubs, mais qui va coûter bonbon encore… Enfin, au moins quelque chose de concret à quoi se raccrocher et l’espoir d’être en meilleure forme et plus « accueillante » pour d’éventuels cigogneaux, qu’ils viennent à Ciconia et Ciconio naturellement ou via la PMA…

PS : et continuer le régime sans gluten et sans lactose pour optimiser les chances de réussite…

Retour au nid

Ciconia et Ciconio sont de retour de leur migration temporaire en milieu marin qui leur a fait le plus grand bien ! Meilleure forme, meilleur moral, meilleures couleurs, etc. La tempête du premier jour leur avait décoiffé et ensablé le plumage, mais avec le temps assez agréable du reste de la semaine, ils reviennent avec une mine superbe et avouons-le, le bec qui pèle un peu !!! 😉

Ils ont consacré leur dernier jour de vacances sous un grand soleil à lancer leur potager 2014 et à fleurir leurs fenêtres et un petit coin de jardin qu’ils aimeraient convertir en « carré VIP » fleuri. C’est du travail –et un sacré budget–, mais c’est tellement gratifiant et plaisant pour les yeux ! C’est si important de se sentir bien dans son nid.

Sinon, comme vous avez pu le voir hier (https://ciconiatenvapas.wordpress.com/2014/05/05/resultats-des-analyses-micronutrition/), Ciconia a reçu ses résultats d’analyse. Gros OUF de soulagement après avoir craint que Chronopeste ne trouve jamais le chemin du labo ! Ciconia n’aura pas déposé son « colombin enchanté/pailleté » dans la cellophane pour rien (NDLR : petit coucou à Madame Pimpin).

Elle attend encore le verdict du micronutritionniste mais si elle a bien compris, elle aurait des carences en vitamine B12 active, sélénium et iode. Même si elle se doute que le micronutritionniste lui prescrira des compléments alimentaires, Ciconia a déjà recherché sur le net comment pallier à ces déficits par l’alimentation. Il faut qu’elle consomme plus de sel marin non raffiné (ça, c’est fait depuis son retour de l’île), d’œufs, de poisson, de bacon, de noix, d’ail, de mûres et d’ananas et qu’elle goûte les noix du Brésil et la spiruline (crue ou lyophilisée). Elle met de côté tout ce qui est fruits de mer –qu’elle déteste– même s’ils regorgent de bienfaits. Rien de bien compliqué donc, et si ça peut finir de la remettre en forme, Ciconia ne demande que ça !

Le saviez-vous ? Ciconia croit encore un tout petit peu aux miracles. Enfin, quand elle a le moral. Car si elle a fait appel à ce micronutritionniste, c’est parce qu’une patiente de son acupunctrice est tombée enceinte « grâce à lui ». En fait, l’acupunctrice a réussi a guérir cette jeune femme de 28 ans de sa ménopause précoce, mais on sait bien qu’avoir un cycle menstruel ne suffit pas. Suite à cela, cette jeune femme a consulté le micronutritionniste qui lui a trouvé une carence en vitamine B12 (vous commencez à comprendre) et lui a prescrit un complément alimentaire en précisant qu’il fallait bien 6 mois pour que le corps se rééquilibre. Paf, le mois d’après elle tombait enceinte. Bon, l’histoire ne dit pas si la grossesse a tenu, mais pour quelqu’un qui n’avait plus ses règles du tout quelques mois auparavant, Ciconia dit bravo !

Quand elle redescend sur terre, Ciconia se dit que dans tous les cas, ce sera bénéfique. Sa santé avant tout. Si jamais ça donne des idées à un petit cigogneau, ce sera la cerise sur le gâteau. 🙂

Ça brûle ! Ça pique !

Ciconia n’a quasiment pas dormi de la nuit. Elle a eu tout le loisir d’admirer la pleine lune et les étoiles en faisant les cent pas dans la maison. Elle a aussi passé un bon moment assise sur les WC à moitié endormie pour soulager sa vessie quelques secondes avant que ça ne recommence à brûler.

Oui, tu l’as deviné, Miss Cystite s’est invitée chez Ciconia. Même les cigognes infertiles y ont droit, pas que les femmes enceintes ! Pour Ciconia c’est au moins une fois par an, voire deux. La cause ? Aucune idée. Peut-être un problème de déficit immunitaire sur lequel le micronutritionniste se penche justement en lui faisant faire des analyses. En tous les cas, c’est presque toujours quand elle est fatiguée et/ou stressée.

Enveloppée d’un plaid, le visage marqué par des valises violacées, la mèche rebelle et la bouillotte entre les plumes… elle n’était pas très vaillante quand Ciconio –qui a ronflé toute la nuit– s’est levé avec le soleil.

Et il y avait ce dilemme : était-ce toujours possible de faire le test urinaire dans ces conditions et aurait-elle la force d’aller se faire piquer l’aile gauche à jeun quand même ? Par acquis de conscience –et après tout il est payé pour ça aussi– elle a envoyé un petit SMS au micronutritionniste pour avoir son avis. « Pas de souci. » a-t-il répondu.

Le dernier épisode de Game Of Thrones en attendant l’heure de la prise de sang –un épisode de circonstance mais chut pas de spoiler–, un gros élan de courage et Ciconia vole vers le cabinet d’infirmières. Pour une fois, on ne lui fait pas mal en piquant (ça arrive 1 fois sur 3 dans ce cabinet), ça passe vite, on discute nom de famille, mariage, fertilité, nutrition, et le tour est joué.

Ciconia referme son colis cadeau, attention, caca pipi sansang à bord, et le confie à la poste. Pourvu qu’il ne prenne pas chaud ! Ciconia n’aurait jamais bossé dans le milieu médical, mais encore moins dans un labo où on tripatouille les « selles » dans un petit tube avec une mini cuillère ! Vous voyez les trucs des enfants pour faire des bulles ? Ben là pareil, mais sans le savon. Enfin, heureusement que des personnes se dévouent à la cause ! 🙂 Et merci à elles !

Voilà voilà, toute cette prose pour trois fois rien, mais comme ça tu sais que Ciconia va bientôt savoir si elle a un problème ou pas et si le micronutritionniste avait vu juste.