Les suites de ma césarienne [Maternité]

J’avais promis à une copinaute de relater mon expérience personnelle des suites de césarienne.  Mais ça fait un bail, elle a déjà accouché !!!

Enfin, peut-être que mon témoignage sera un peu utile à des futures « césarisées ». 😉

Césarisée je suis, oui. Un comble pour une accouchée n’ayant pas vraiment été « actrice de son accouchement » !

D’où vient ce nom, d’ailleurs ? Contrairement à la légende, le terme ne vient pas de Jules César (qui n’est pas né par césarienne) mais du verbe latin caedere qui signifie « couper ». La césarienne est une intervention chirurgicale qui consiste à extraire un enfant de l’utérus maternel par incision des parois abdominale et utérine. {Source : Césarine – Histoire de la césarienne}

Ma césarienne a été quasiment idyllique : programmée le matin-même pour l’après-midi, donc sans aucune douleur de travail, dans le calme et la bonne humeur.

Seule ombre au tableau : mon mari n’a pas été autorisé à y assister…

On déprécie parfois les accouchements par césarienne car on entend beaucoup parler de « césariennes de convenance ». Je ne lance pas de débat à ce sujet. Vous trouverez toutes les informations utiles et officielles sur l’excellent site Web Césarine qui dresse un état des lieux de la césarienne en France et ailleurs.

Mais aujourd’hui, je voudrais témoigner de « l’après ».

Les premières minutes

Après les deux petits bisous déposés sur le visage et la menotte de mon cigogneau, on l’emmène faire du « peau à plumes » avec son papa Ciconio. La gynéco Dr Dynamique me recoud en précisant qu’elle me fait une jolie cicatrice. Je réponds que ce n’est pas le plus important (je suis tellement heureuse d’avoir enfin accouché de mon bébé en bonne santé !), mais elle rétorque que je pourrai retourner à la plage en bikini et que c’est important quand même. De toute manière, cette cicatrice est masquée par le slip de bain. Exit les cicatrices d’antan qui allaient du pubis au nombril ! Aujourd’hui, la cicatrice est horizontale et se trouve à l’orée du bois 😉

En salle de réveil

Je suis restée en salle de réveil avec BBBB et Ciconio pendant 5 bonnes heures. Avant de retourner dans ma chambre, on m’a demandé d’essayer de me lever, ce que j’ai fait sans trop de problèmes… à la grande stupéfaction des sages-femmes présentes ! En fait, avec le recul, je me suis rendue compte que l’anesthésie faisait encore effet le soir de la césarienne. Car le lendemain a été bien différent.

Là, j’ai compris. J’ai compris pourquoi les sages-femmes s’étaient autant étonné de me voir faire le tour du lit en salle de réveil comme si de rien n’était. Pour moi, la douleur n’a pas été continue, mais fulgurante et assez inattendue. En fait, j’ai dû apprendre à « bouger différemment » car le moindre étirement des abdominaux sectionnés entraînait une sensation de brûlure, surtout à gauche en ce qui me concerne. Tant que j’arrivais à me mouvoir sans solliciter le ventre, tout allait bien.

Vive le harnais situé au-dessus du lit d’hôpital, qui aide bien à passer de la position allongée à assise, et vice-versa, notamment pour allaiter.

J’ai dû me lever le lendemain soir de la césarienne, car on attendait de moi que je refasse pipi normalement ! Elle ont dû insister car je n’en ressentais pas l’envie. J’ai eu peur qu’on me remette une sonde alors je me suis forcée à me lever pour y aller.

J’ai compris ma douleur en sortant de mon lit. Déjà toute une histoire ! Ensuite, j’ai parcouru la chambre à petits pas telle une mémé de 90 ans, courbée en deux. Arrivée aux toilettes, je me suis demandée comment j’allais faire !!! J’ai maudit le fait d’être une fille. Pisser comme un garçon aurait été bien plus facile, j’aurais pu rester debout ! Enfin, si j’étais un mec, je ne serais pas là, le ventre coupé, à souffrir. Mais ceci est un autre débat.

J’ai pensé une seconde à pisser dans la douche, mais c’est dégueulasse, alors j’ai évité. Mais à tous les coups, il y en a qui le font, j’en donnerais mon ventre ma main à couper !

Enfin, à la guerre comme à la guerre, je me suis hissée tant bien que mal sur la lunette et j’ai serré fort, très fort la barrière handicapé en gémissant de douleur. Discrètement quand même, je n’avais pas envie de voir débarquer toute la clique, j’avais déjà assez exposé mon intimité…!

En tous les cas, je vous passe les détails, mais j’ai réussi. Il a fallu me rhabiller sans omettre les magnifaïques bas de contention, et retourner au lit. Même parcours du combattant, mais inversé !

Mais au moins, les dames ont été contentes de pouvoir cocher la mention « a fait pipi » dans mon dossier et moi de ne pas avoir à subir la pose d’une autre sonde et le risque d’une infection urinaire.

Au fil des jours

La bonne nouvelle dans tout ça, c’est qu’on retient très vite les mouvements à faire — et surtout ceux à éviter — pour ne pas se faire mal et éviter cette foutue sensation de brûlure.

Ce qu’il est difficile d’éviter, c’est la douleur qui survient quand on éternue ou qu’on éclate de rire. On fait ce qu’on peut : on se tient le ventre, on retient son souffle… 😀

Pour nous soulager, on nous prescrit de l’ibuprofène et du paracétamol en alternance. Pas miraculeux, mais ça soulage un peu quand même. Ce qui soulage le plus au fond, c’est le repos. C’est fou comme mes sensations étaient différentes selon qu’on était le matin ou le soir. J’avais bien moins mal le matin, et pourtant Dieu sait que j’ai mal dormi à la maternité ! Mon cigogneau tombait de sommeil, mais le bébé de la voisine hurlait jusqu’à 3 heures du mat’ et elle répétait « Emma, calme-toi, Emma, calme-toi… » Je la plaignais mais je me plaignais moi-même aussi car j’étais crevée et même pas à cause de mon bébé qui dormait déjà plusieurs heures d’affilée. C’était horrible. À 7h30, quand c’était enfin calme — j’exagère à peine –, on m’apportait le p’tit déj’ alors que tout ce que je voulais c’était DORMIR et QU’ON ME FOUTE LA PAIX 😉

Au fil des semaines

Je dirais que la cicatrice m’a fait mal pendant 10 jours, qu’elle m’a tiré pendant 3 bonnes semaines et que je l’ai sentie (sans douleur ni sensation d’étirement) pendant 5 semaines. Grosso modo.

Ensuite, plus rien, finito. Il ne reste que la vision de la cicatrice et le petit bourrelet au-dessus. On m’a conseillé de la masser (les premiers jours, je n’en avais vraiment pas envie, déjà la regarder c’était space !). On m’a conseillé de l’hydrater avec de la crème ou de l’huile. Entre nous, je ne l’ai pas beaucoup fait, par paresse, par fatigue, par oubli…

Aujourd’hui, 4 mois et demi plus tard, elle est toujours un peu rose, le bourrelet est toujours là, mais moins prononcé. Je n’ai pas encore retrouvé mes abdos (à voir si je me lance dans la rééducation abdominale). Au toucher, on la devine à peine.

Elle ne me dérange absolument pas.

Le sourire de mon enfant

Lors de la visite de sortie de la maternité, j’ai dit à Dr Dynamique que cette cicatrice ne me dérangeait pas, au contraire ! Pour moi, elle représente « le sourire de mon enfant » !

Césa

Bon, ceci n’est pas mon ventre, hein ! 😛 Mais la cicatrice est jolie ! 😉

C’est une formule qui lui a bien plu ! Ça ne m’étonnerait pas qu’elle la ressorte à ses patientes, d’ailleurs !

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Merci à tous, pour votre mobilisation – AMP/TRAVAIL

Les nouvelles du front BAMP!

Association de patients de l'AMP et de personnes infertiles.

1420023509570 Amendement 301 bis, N’oublions pas les hommes !

Le bureau de l’association BAMP (5 personnes) se mobilise depuis des mois, sur ce projet d’amélioration de la prise en charge sociale des couples salariés et en parcours d’AMP. Suite à vos nombreuses remarques sur les difficultés à concilier le parcours de soin avec une activité professionnelle, suite à notre rencontre en 2013 avec Lucile HERTZOG, sociologue qui réalise sa thèse sur ce sujet, nous avons réalisé un dossier AMP/TRAVAIL que nous avons commencé à présenter aux députés rencontrés en 2014.

Nous avons réalisé, avant l’été 2015,  un document finalisé pour présenter aux sénateurs et députés nos constats et nos propositions. Dans ce document, nous allions plus loin que l’autorisation d’absence votée par le Sénat. En effet, nous avions demandé une protection aussi contre les licenciements abusifs, contre la discrimination et le harcèlement que certains et certaines d’entre-vous vivent dans leur emploi…

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Ça, c’est fait !

Cette semaine, j’avais décidé d’écrire aux députés de ma circonscription dès que j’aurais une heure devant moi (et les yeux en face des trous surtout !).

C’est désormais chose faite.

L’asso BAMP! et certaines blogueuses PMettes (ex. : Plume) m’ont mâché le travail en donnant la liste des députés de chaque département et en proposant carrément des modèles de lettre.

Grâce à ces dames, j’ai donc mis peu de temps à personnaliser ma lettre et à l’envoyer par e-mail (1 heure montre en main).

3 noms de député(e) vont donc pouvoir passer du bleu au rouge.

Pourtant, j’aurais pu me dire… « À quoi bon, moi je ne suis pas salariée, et je ne retournerai peut-être pas en PMA… Après tout, nos deux IAC n’ont pas fonctionné, c’est finalement DN — pas si « P » que ça pour le coup — qui nous a fait un beau cadeau naturel… Pour la suite, on réessayera naturellement et/ou on adoptera, maintenant qu’on a l’agrément… »

Sauf que non.

Non, malgré notre parcours relativement court et léger (on n’a connu que 2 tentatives, on ignore ce qu’est une FIV !), impossible d’oublier la souffrance que l’infertilité engendre ! Je ne peux qu’être solidaire des personnes qui sont sur ce chemin difficile ou vont devoir l’emprunter un jour.

Je n’écris pas tout ça pour faire la morale ou me déculpabiliser de ma grossesse naturelle miraculeuse (quoique pour cette dernière, c’est possible), mais juste pour vous dire que c’est beaucoup plus rapide et simple qu’il n’y paraît d’écrire à sa/son/ses député(e)(s)…

Je suis persuadée que vous pouvez faire mieux que moi en mettant moins d’1 heure montre en main ! 😉

Alors, à qui le tour ?

PS : au cas où quelqu’un se lancerait, voici ma lettre 🙂

Madame la Députée, / Monsieur le Député,
Citoyenne ayant dû avoir recours à l’Assistance Médicale à la Procréation (AMP), je sollicite naturellement votre attention sur l’amendement relatif aux salarié(e)s engagé(e)s dans un tel parcours pour cause d’infertilité avérée. Cet amendement, proposé et voté par le sénat, entre dans le projet de loi de modernisation du système de santé.
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, l’infertilité est loin d’être marginale, puisqu’elle concerne un couple sur six. Vous connaissez forcément autour de vous, voire même dans votre entourage proche, une personne infertile impliquée dans un parcours AMP, mais cela reste un sujet tabou.
Une fois le diagnostic d’infertilité posé, le couple se retrouve dans un véritable parcours du combattant médical. Si, en France, le recours à l’AMP est une chance, il est également très chronophage et requiert une difficile conciliation avec la vie professionnelle.
L’AMP nécessite de fréquents examens médicaux (multiples prises de sang et contrôles échographiques, recueils, ponctions ovocytaires nécessitant obligatoirement une hospitalisation), qui s’effectuent parfois dans un centre éloigné du domicile ou du lieu de travail, voire des deux.
Le salarié se retrouve ainsi à jongler avec ses horaires de travail et les horaires imposés par l’institution médicale. Malgré l’énergie déployée pour arriver à tout concilier dans son agenda, il arrive, malheureusement, que ce dernier doive s’absenter ou répondre à son employeur (ou supérieur hiérarchique) de ses retards. Vous imaginez sans peine les difficultés professionnelles que cela peut engendrer à terme.
En outre, il s’avère que cette absence de prise en compte dans le code du travail contraste avec la protection prévue en cas de don d’ovocyte. En effet, la loi protège les donneuses d’ovocytes qui suivent pourtant exactement le même parcours (nombreux examens, prises de sang, échographies, ponction ovocytaire). L’article L. 1244-5 du code de la santé publique stipule que : « La donneuse bénéficie d’une autorisation d’absence de son employeur pour se rendre aux examens et se soumettre aux interventions nécessaires à la stimulation ovarienne et au prélèvement ovocytaire. Lorsque la donneuse est salariée, l’autorisation est accordée dans les conditions prévues au second alinéa de l’article L. 1225-16 du code du travail ». La référence à cette disposition du code du travail a pour effet d’assimiler l’absence autorisée à une période de travail.
Il apparaît qu’il y a une différence de prise en compte flagrante entre les donneuses d’ovocytes et les patient(e)s atteint(e)s d’infertilité. Infertilité qui – je le rappelle – concerne un couple sur six !
Pour réparer cette injustice, le sénat propose donc cet amendement qui sera inclus dans la loi santé devant être votée à la fin de l’année à l’Assemblée nationale. Cet amendement ne suffit pas : il ne concerne pas les hommes, qui, eux, n’ont aucun régime d’autorisation d’absence alors que leur présence est exigée par la loi à chaque transfert d’embryon, et également exigée par la force des choses en cas de ponction.
Comme des milliers de patients en parcours AMP, mon mari et moi avons dû adapter notre temps de travail en fonction des rendez-vous médicaux et parcourir près de 100 km pour chaque visite. Exerçant une activité libérale, j’ai pu adapter mon temps de travail assez aisément, mais mon mari a dû poser des R.T.T. et demander des autorisations d’absence à sa hiérarchie à plusieurs reprises.
Après deux inséminations artificielles infructueuses, nous avons eu la chance de voir arriver naturellement un petit miracle dans notre vie. En effet, et pour notre plus grand bonheur, nous attendons un petit garçon dont la naissance est prévue début décembre 2015.
Nous n’en oublions pas pour autant tous ces couples à qui la nature n’a pas fait de cadeau.
Pour eux, pour tous les couples infertiles… Il serait temps de faire évoluer notre système de santé et, notamment, le code du travail afin de prévoir un régime d’autorisation d’absences pour les salarié(e)s (femmes ET hommes) bénéficiant d’une assistance médicale à la procréation et empêcher que l’engagement dans un processus de PMA ne puisse entraîner une discrimination à l’embauche.
Pour tout complément d’information, je vous invite à consulter le site de l’association BAMP!, une association de patients AMP et de personnes infertiles, et plus particulièrement cette page :
Je reste bien entendu à votre disposition pour toute question ou tout renseignement complémentaire.
Vous remerciant de l’intérêt que vous voudrez bien prêter à mon courrier, je vous prie d’agréer, Madame la Députée / Monsieur le Député, l’expression de ma considération distinguée.
Madame Ciconia Tenvapas
Adresse du nid
Adresse e-mail

Avez-vous contacté votre député ? Liste

Appel à la mobilisation !
Une heure montre en main pour personnaliser ma lettre et contacter 3 députés.
A qui le tour ?
😉

Association de patients de l'AMP et de personnes infertiles.

Logo de l'Assemblée nationale

BAMP, ses adhérents et les personnes qui se sentent concernées, se mobilisent depuis quelques temps pour que l’Assemblée Nationale, vote l’amendement relatif aux autorisations d’absences des femmes en parcours d’AMP. Amendement proposé et voté au mois de septembre par les sénateurs dans le cadre du projet de loi santé.

BAMP souhaite que les HOMMES ne soient pas oubliés dans cette loi. Ils sont aussi des patients en parcours d’AMP, ils ont aussi besoin d’autorisation d’absence et de protection dans leur parcours professionnel. C’est pour ces deux raisons (que l’amendement soit maintenu et que les hommes y soient ajoutés) que nous nous mobilisons. Si vous souhaitez plus d’informations sur ce point ou recevoir les documents de travail réalisés par l’association Bamp : collectif@bamp.fr

  • Lundi 5 octobre, BAMP a reçu par courrier une réponse (suite à l’envoi des mails par l’asso) de Monsieur Stéphane Saint André, député de la 9ème circonscription…

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128 jours, 20 SA + 1, début du 5e mois – ¡Qué calor! [Grossesse]

Un petit coucou de mes montagnes où le thermomètre a tant grimpé dernièrement, comme partout en France ! J’ai une grande maison ancienne dont les murs sont très très épais, mais la chaleur a fini par s’accumuler tout de même et j’ai un peu souffert de cette ambiance caliente, notamment sur les coups des 16 heures qui rimaient avec douche et/ou brumisateur ! Du coup, je sortais le soir après 21h00 : j’en profitais pour arroser mes fleurs et le jardin, observer les étoiles et la pleine lune. Notre jardin s’améliore petit à petit, alors j’adore y passer des moments de détente « à la fraîche ». Le thermomètre s’est calmé, même si on attend toujours la pluie pour les pauvres plantes et arbres… Les orages annoncés sont tous passés à côté, c’est bien la première fois qu’on pleure pour avoir une bonne drache, comme on dit chez moi.

Sinon, je vais bien. Côté physique : c’est parfois un peu déroutant. Ma façon de marcher a déjà changé, c’est qu’il pèse, BBB ! Je suis assez légère au départ, alors forcément, les kilos de plus, je les sens déjà. Et c’est pô fini ! 😉 Mon ventre a bien grossi (on dirait qu’il gonfle d’un coup, par étapes, comme si quelqu’un actionnait une pompe de l’intérieur). Je ne passe plus inaperçue, surtout avec les vêtements d’été. Les gens ne me regardent plus dans les yeux (j’ai dit dans les yeux), mais au niveau du nombril. Des personnes qui ne me parlaient pas au cours de yoga m’ont demandé comment ça allait, posé des questions… Ma voisine me donne des conseils non sollicités… A l’écouter, je devrais rester allongée sans rien faire toute la journée ! Je me trouve déjà super calme et tranquille, il ne faut pas exagérer non plus.

Le rendez-vous de suivi du 4e mois s’est bien passé : le col était bien fermé, la hauteur utérine correcte et les battements de ❤ de BBB bien dynamiques. Les PDS et l’analyse d’urine étaient bonnes.

Seul hic : des douleurs aux côtés (à gauche) depuis 2 semaines, que j’attribue d’après mes lectures au grossissement de l’utérus qui pousse la cage thoracique. Ce n’est pas permanent, mais ça arrive sans crier gare, notamment pendant le travail. J’ai aussi parfois une sorte de douleur de type sciatique dans la fesse droite quand je reste longtemps assise. Du coup j’alterne entre siège et ballon de Pilates… L’autre jour j’avais même envie de taper à l’ordinateur debout, mais je ne suis pas équipée pour… Une idée à creuser, cependant.

Enfin, tout ça m’oblige à faire davantage de pauses pour m’étirer et pratiquer une ou deux postures de yoga appropriées. Ça me soulage sur le moment, mais ça revient comme Clo Clo. Sur les bons conseils de Margou — que je remercie –, j’ai donc commandé entre autres un bouquin de Bernadette De Gasquet qui me guidera plus en détail dans les postures « yogiques » destinées aux PB pour me soulager de ces désagréments. C’est que je ne suis même pas au milieu de ma grossesse — enfin presque –, alors je ne veux pas me laisser bouffer par des douleurs sans rien faire…!

En revanche… Côté moral : excellent ! Depuis que je suis enceinte (enfin, depuis que je suis rassurée sur le bon déroulement de ma grossesse !), j’ai l’impression de savourer la vie deux fois plus. Je revis. C’est comme si pendant 3 ans et demi, ma vie s’était mise entre parenthèses à attendre ce grand événement, même si la première année on n’avait pas encore trop de pression.

C’est un réel bonheur de pouvoir se projeter en réfléchissant à la liste de naissance et à la vie quotidienne qui nous attend ! Dans 2 semaines, nous saurons si Babybulle est une petite ou un petit ! Ses mouvements de plus en plus précis m’aident à patienter, ainsi que les semaines bien chargées niveau boulot, les week-ends de détente au grand air et toutes les joies de l’été. Le mariage de mon frère a lieu dans quelques jours : l’occasion de revoir une grande partie de la famille et des amis, dont certains auront traversé l’Atlantique. J’ai hâte ! J’ai enfin la tenue complète que je porterai au mariage. Mais je vais devoir trouver en vitesse un soutif plus grand que la brassière de mémère que je mettais jusque-là car mes boobs ont eux aussi grossi — encore — !

Pour ce qui est des achats : profitant des soldes, nous nous sommes lancés dans la commande d’un trio poussette/nacelle/siège-auto tout terrain à 3 roues. 😀 On a kiffé de donner nos critères respectifs et de comparer les produits sur le net. Ciconio l’a même essayée en magasin pour voir si elle lui convenait. J’ai pour ma part commandé un haut d’allaitement et un pyjama d’allaitement pour leurs prix attractifs. Nous n’avons encore rien acheté pour le bébé comme vêtements car je n’ai pas encore finalisé la liste des achats à faire cet été. Notre BBB sera un bébé d’hiver, alors les habits d’été, ce n’est pas trop la peine. C’est pour ça que je dois me concentrer sur les habits convenant à toutes les saisons et je ne suis pas encore très au point devant la myriade de produits proposés. Enfin, j’ai plusieurs documents et ouvrages qui vont m’aider à le faire ce week-end. 😀

Fin juin, nous sommes allés voir l’une des sages-femmes libérales qui se chargeront de ma préparation à l’accouchement. J’ai choisi ce cabinet pour pouvoir bénéficier de leurs séances de relaxation, de sophrologie et d’eutonie. Le courant est très bien passé avec cette jeune femme et j’étais presque déçue de savoir que je n’allais pas commencer la préparation avant début octobre (à raison d’une séance hebdomadaire). Je suis persuadée qu’en ce qui me concerne, j’aurai besoin de fortifier mon mental pour faire face à ce grand événement qu’est l’accouchement. J’ai failli mourir à ma naissance et pendant des années, j’ai eu peur d’accoucher (enfin, d’être en danger et surtout de mettre en danger mon bébé). Cette peur s’est atténuée pendant mes années d’infertilité, mon désir d’enfant a dépassé ma peur d’enfanter, mais je trouve bien d’apprendre les clés pour me détendre le jour J afin que tout se passe au mieux.

L’autre nuit, j’ai en quelque sorte revécu ma naissance dans un rêve, métaphoriquement : j’étais dans une grotte, dans une cavité très étroite mais où je tenais debout. Je ne suis déjà pas trop à l’aise dans ce genre de lieu étroit, mais ça allait jusqu’à ce que je me rende compte que je devais m’allonger pour passer par un trou étroit afin de rejoindre la salle suivante. Je commençais à baliser en pensant que je n’y arriverais jamais quand des voix de plusieurs personnes provenant de l’autre côté de la paroi m’ont vivement encouragée à venir. Elles m’ont assuré que j’allais y arriver, que je pouvais le faire et qu’il suffisait de prendre mon courage à deux mains. J’ai donc respiré un bon coup et j’y suis allée. Le passage a été délicat, mais comme je savais qu’on m’attendait à la sortie, j’ai fait des efforts, et j’ai réussi sous les bravos et les applaudissements de mes supporters ! 😉 Peut-être ai-je ressenti ces émotions lors de ma propre naissance ? En tous les cas, ce rêve m’a marquée et je me suis dit que si j’en avais la force, j’encouragerais mon petit bébé lors de sa naissance, car lui aussi va devoir faire des efforts pour venir 😀

Concours HASTAG Semaine de sensibilisation sur l’infertilité

Association de patients de l'AMP et de personnes infertiles.

Les adhérentes BAMP de la blogosphère PMA vous proposent un concours pour la Semaine de Sensibilisation sur l’Infertilité ! Trouver le hastag de la S.S.I.

Un hastag pour parler d’infertilité, un hastag pour mobiliser, un hastag explicite, un hastag pour parler de la Semaine de Sensibilisation sur l’Infertilité, un hastag efficace, un hastag BAMP !

A vous, Mesdames et Messieurs de trouver THE hastag qui puisse remporter ce concours.

Voici la présentation de ce jeu concours faite par PrincessePi

« L’objectif est simple, c’est à VOUS de trouver le meilleur hashtag pour parler sur les réseaux sociaux de la Semaine de sensibilisation sur l’infertilité qui aura lieu du 18 au 24 mai 2015. Tu te rappelles du #1CoupleSur6 de nos copines Québécoises ? C’est un peu l’idée.

Qu’est ce qu’il y a à gagner ?

On savait bien que c’est ce qui t’intéresserait le plus, petite coquine vénale. Un…

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J-14 [+Edit] [Grossesse]

Coucou, me revoilà !

❤ Merci infiniment pour vos messages de soutien et vos manifestations de joie depuis lundi… Vous n’imaginez pas combien ça m’a fait chaud au cœur !!! ❤ Je n’ai pas regretté d’avoir partagé cette nouvelle avec vous. J’ai lu attentivement tous vos commentaires avec émotion, mais ayant beaucoup de travail cette semaine, je n’ai pas encore pu répondre à tout le monde… Je le ferai dès que possible, promis ! En tout cas, vous avez fait péter les statistiques sur ce billet ! 😀

Sinon, on me demande « quelles nouvelles depuis dimanche » ? Eh bien, il me faut gérer des émotions qui parfois surviennent brutalement (positives ou négatives), un ballonnement permanent, des pauses pipi plus fréquentes, des petits tiraillements et une sacrée pesanteur dans l’utérus qui, bien que non douloureux, passent presque inaperçus la journée mais deviennent source d’angoisse la nuit et me donnent la peur au ventre de perdre du sang, des insomnies qui entraînent des envies de sieste l’après-midi… Sinon j’avais commencé à avoir des petits boutons de chaleur sur les mains avant le premier rendez-vous avec le psy et à force de les gratter j’avais obtenu de plaques rouges bien sèches. J’avais arrêté de me gratter après le second rendez-vous, mais là depuis dimanche, j’ai recommencé et je dois me badigeonner d’huile d’amande douce pour que mes mains n’aient pas l’air brûlées ! Enfin, je me raisonne et quand je sens une angoisse monter, je respire par le ventre comme on me l’a appris au yoga et je me persuade que mon ventre est accueillant et que oui, je vais garder mon bébé jusqu’au bout. Mon cours de yoga d’hier m’a fait un bien fou également. Et j’ai remarqué que, comme toujours, je me détends en écoutant « du bon son ». Alors je ne me prive pas de ces bonnes ondes.

Somme toute, ce sont de petits « désagréments » bien anodins par rapport à l’Espoir que nous avons. Pour le moment, nous n’avons rien dévoilé à personne (enfin, moi j’en ai parlé à mes deux meilleures amies qui sont plus que fiables — ❤ salut les filles ❤ — et à vous bien entendu, mais chut, top secret !). Vous aurez donc vent de la réaction de ma mère concernant cette grossesse naturelle à laquelle elle tient tant, dans quelques semaines, si tout va bien…

Si tout va bien…

Ou l’expression qui revient le plus dans nos pensées et nos propos quand nous évoquons la grossesse et les projets à venir…

Pour ce qui est des éventuelles prises de sang à faire et progestérone à prendre, c’était la croix et la bannière pour joindre les personnes concernées !!! Le centre de PMA de Grande Ville m’a renvoyée vers ma gynéco Dr Grande à l’hôpital de Moyenne Ville, ce qui est logique, vu que la grossesse est survenue au cours d’un cycle de pause. Et il m’a fallu bien 4 coups de fil à Moyenne Ville, en devant réexpliquer les choses à deux secrétaires différentes n’ayant pas communiqué entre elles. Résultat, on m’a attribué un rendez-vous dans 2 semaines pile sans que je n’aie rien demandé. Un bon point ! Le 8 avril, si tout va bien, marquera le dernier jour de la 7e semaine d’aménorrhée. Deux semaines à patienter. Heureusement que les deux week-ends précédant le rendez-vous seront bien occupés, avec un festival de yoga ce dimanche et le week-end de Pâques dans ma belle-famille avec soirée déguisée à la clé. 😉

Pour le reste des questions, je n’ai obtenu une réponse précise que ce midi (alors que je les appelle depuis lundi) ! Et la réponse de Dr Grande m’a un peu étonnée : pas d’ordonnance pour une prise de sang. Soit. À la rigueur, ça m’évitera de cogiter sur le taux. Mais pas de prescription de progestérone non plus ! Dr Grande me demande de ne rien faire de spécial avant le rendez-vous du 8 avril. Le hic, c’est que croyant bien faire, j’ai pris un ovule de progestérone par jour depuis lundi… Maintenant je me demande si j’ai bien fait…! Qu’en pensez-vous ?


Edit : Merci pour vos commentaires éclairés concernant la prise de progestérone ou non. Étant donné qu’après une IAC on m’en aurait prescrit 2 ovules par jour dès le lendemain et ce jusqu’à 3 mois de grossesse, j’ai décidé de continuer à enfiler une perle par jour comme je le fais depuis le test de grossesse. A priori, ça ne peut pas faire de mal et je ne suis pas obligée d’en parler à qui que ce soit ! 😉 Et puis ça me rassure, d’autant que je me trouve dans la période critique durant laquelle j’avais fait une fausse couche… J’espère arriver au 8 avril sans encombres !

❤ Gros bisous à toutes et à tous, je vous souhaite le même miracle ❤

#1CoupleSur6 #VagueEspoir

La reine de la PMA

Ce week-end, le Quebec se mobilise pour le maintien de son programme de procréation assistée.

Une Marche de l’Espoir est organisée à Montréal samedi et une autre à Québec dimanche.
On ne peut pas être à leurs côtés, alors montrons leur notre soutien en inondant la blogoshpère des hashtags #1CoupleSur6 et #VagueEspoir.

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La remise en cause du remboursement des traitements peut très bien nous arriver prochainement en France car on a bien compris que l’infertilité et la PMA n’était pas une priorité du gouvernement, ni des hôpitaux (vous aussi, vous avez parfois l’impression d’être des patientes de seconde zone parquées au sous-sol dans des locaux pas très modernes ?).

Alors soutenons, au moins virtuellement, nos amis Québécois !

#1CoupleSur6  #VagueEspoir

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Agenda T.V. – Les maternelles – L’AMP, quand ça ne marche pas

Vu et approuvé ce matin.
Le lien du replay en EDIT dès qu’il sera disponible sur la toile.
BISOUS

Association de patients de l'AMP et de personnes infertiles.

les maternelles 2

Un petit rappel, le jeudi 5 mars 8 h 55 : émission sur « L’amp, quand ça ne marche pas »……

Demain donc.

Les Maternelles avec du BAMP dedans ? Oui, car des adhérents ont témoigné, suite à l’appel à témoignage, des journalistes pour la préparation de l’émission.

Nous attendons vos retours sur le traitement de ce sujet difficile : sortir d’un parcours AMP sans enfant.

Le collectif BAMP, porte une attention particulière aux personnes qui sortent du parcours d’amp sans enfant. En entrant en PMA, nous sommes tous potentiellement en « risque » d’en sortir sans enfant. Car aucune statistique, aucun médecin, ne peuvent certifier que le traitement médical de l’infertilité puisse aboutir automatiquement à une grossesse et à un bébé.

Nous souhaitons donner la parole aux couples, aux personnes qui vivent cette situation, qui se trouvent dans les étapes douloureuses du deuil de la grossesse, du deuil de l’enfant qui n’arrivera jamais…

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