Nonante jours [Grossesse]

Actu

Petit 😉 à nos amis les Belges et les Suisses, il paraît qu’aujourd’hui est mon nonantième jour de grossesse…!

Demain soir, en effet, je pourrai écrire 13 SG sur mon calendrier…! Je ne marque chaque semaine de « gagnée » qu’une fois celle-ci terminée (toujours ces superstitions à la con)… Mais je me surprends à dire de moins en moins souvent la fameuse phrase « si tout se passe bien » à voix haute ou mentalement quand j’évoque mon bébé. Je commence à profiter.

Je n’en reviens pas d’en être « déjà » au tiers… C’est passé lentement et vite à la fois. Drôle de sensation.

Côté forme, c’est encore couci couça. J’ai envie de dire que ça commence à s’améliorer depuis quelques jours, mais il suffit que je croie ça pour que je redevienne une marmotte le lendemain. Enfin, il paraît que les 3 glorieuses m’attendent alors je reste patiente… 🙂

J’ai surtout hâte de sentir les mouvements de Babybulle, car jusqu’ici les seuls mouvements perçus semblaient être ceux de mes viscères ! 😛

À la maison, notre intérieur s’améliore. Alors qu’il n’y avait qu’à poser les meubles au premier étage en emménageant il y a déjà 3 ans, nous n’avons pas encore beaucoup utilisé le rez-de-chaussée, car il y avait tout à faire à cet étage-là. Les peintures murales du rez-de-chaussée ont été terminées la semaine dernière, alors Ciconio y a monté notre bureau double pour que je puisse m’installer dans le véritable bureau bientôt. La pièce où je travaille actuellement sera la chambre de BBB et le bureau sur lequel j’écris ces lignes sera la « commode » sur laquelle je le/la changerai… 😀 Au RDC, le carrelage attendra septembre. En attendant, quelques petits meubles, un vieux réfrigérateur et un peu de vaisselle nous permettent de manger plus facilement en bas, à l’intérieur ou sur la terrasse pour profiter du jardin.

Ciconio a profité de mon week-end de shopping avec une amie pour s’occuper de cet aménagement, sans oublier le ménage et les courses. C’était le bonheur de rentrer sans qu’aucune tâche ne m’attende à la maison. En plus, on aurait dit que j’étais partie un mois tellement mon homme était content de me revoir. 😉 Sacré lui ! ❤

« Problèmes » de riche

Samedi, j’ai loupé mon « concours » des Reines du Shopping, objectif : « être une femme enceinte élégante au mariage de mon frère », car je n’ai rien trouvé… J’ai à peine essayé une robe qui n’allait pas du tout à ma morphologie ! Pas grave, car j’avais déjà fait quelques repérages sur le net. J’ai donc commandé 3 robes chez As*s M*ternity et je croise les plumes et les pattes pour qu’au moins l’une d’elles m’aille…!

L’astuce de l’élastique sur mes slims ne suffit plus alors j’ai commandé deux kits de vêtements basiques à mixer avec mes habits d’été qui me vont encore 😀 Ce n’est pas en soi un problème, mais ça a encore donné l’occasion à ma mère de dire qu’elle, elle n’achetait rien de spécial, juste des coupes amples. Il faut dire que quoi que je dise que ma grossesse, elle met toujours son petit grain de sel et en général, dit le contraire de moi. Rien de grave, mais ça m’énerve quand même un peu. Le jour où elle se contentera d’écouter et de hocher la tête…

Je me « tâte » toujours concernant la garde de BBB l’année prochaine. J’ai décidé de prendre le congé de maternité maximal « généreusement » offert aux indépendants tels que moi, soit 104 jours. Si mes calculs sont bons, comme ce congé doit impérativement débuter 2 semaines avant l’accouchement, il durera jusque fin février, soit aux 3 mois de BBB.

Mais après le congé mat’ ? J’hésite entre :

  1. reprendre à mi-temps pour garder mon bébé chez moi encore un peu, puis le confier à une nourrice du lundi au jeudi, par exemple, quand il sera un petit peu plus grand…
  2. et le confier dès ses 3 mois… D’un côté j’ai peur de perdre des clients (surtout mon client principal) si je suis moins disponible, de l’autre, je suis persuadée que le plus important est de passer du temps avec mon enfant, surtout les premiers mois… En plus je souhaite allaiter si j’y arrive, alors la solution d’attendre un peu avant de faire appel à une nounou est plus séduisante, bien sûr.

Si parmi vous il y a des « PB » ou des jeunes mamans qui travaillent à domicile, je suis preneuse de conseils francs et avisés sur la question.

Ah, l’éternelle dilemme de la maman qui travaille (même en télétravail, ça soulève des questions)…!

Sinon, malgré mes deux derniers posts dans lesquels j’ai osé me confier, j’ai toujours peur de vous faire de le peine, vous qui êtes sur le quai, en souffrance… J’ai opté pour l’estampille [Grossesse] à chaque titre dédié à ce sujet pour que vous sachiez immédiatement ce qu’il en est et que vous ayez le choix de ne pas aller plus loin si vous ne le souhaitez pas. J’espère que c’est correct et que ça vous convient… Et puis, est-ce encore utile de vous redire que je vous souhaite de connaître les mêmes « problèmes de riche » très vite…?!

❤ Gros bisous à tous ❤

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Concours HASTAG Semaine de sensibilisation sur l’infertilité

Association de patients de l'AMP et de personnes infertiles.

Les adhérentes BAMP de la blogosphère PMA vous proposent un concours pour la Semaine de Sensibilisation sur l’Infertilité ! Trouver le hastag de la S.S.I.

Un hastag pour parler d’infertilité, un hastag pour mobiliser, un hastag explicite, un hastag pour parler de la Semaine de Sensibilisation sur l’Infertilité, un hastag efficace, un hastag BAMP !

A vous, Mesdames et Messieurs de trouver THE hastag qui puisse remporter ce concours.

Voici la présentation de ce jeu concours faite par PrincessePi

« L’objectif est simple, c’est à VOUS de trouver le meilleur hashtag pour parler sur les réseaux sociaux de la Semaine de sensibilisation sur l’infertilité qui aura lieu du 18 au 24 mai 2015. Tu te rappelles du #1CoupleSur6 de nos copines Québécoises ? C’est un peu l’idée.

Qu’est ce qu’il y a à gagner ?

On savait bien que c’est ce qui t’intéresserait le plus, petite coquine vénale. Un…

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Ce qui me meut

Le jour de la prise de sang décisive se profile tout doucement à l’horizon. Je ne suis vraiment pas optimiste cette fois-ci, vu le mauvais timing ovulation-insémination évoqué précédemment. Encore 5 jours d’incertitude sans illusions. J’ai hâte de savoir lundi soir pour pouvoir arrêter la progestérone.

Physiquement, je suis assez fatiguée à cause de la progestérone, justement. Ma poitrine est très sensible et gonflée (comme si j’avais besoin de ça) : exit les jolis dessous pour la Saint-Valentin ! Ce ne serait rien si je n’étais pas somnolente la plupart du temps et si je n’avais pas les jambes lourdes, surtout la nuit. J’ai ressorti le coussin d’allaitement pour soutenir mes guibolles en dormant. Ça a marché : l’alliance yoga + coussin m’a permis de dormir à nouveau convenablement cette nuit. Et au diable les superstitions (je n’osais pas le réutiliser car je l’avais acheté étant enceinte).

Ces jours-ci, j’ai encore eu l’occasion de penser à ma vie et de ressasser des questions existentielles.

Où vais-je, où cours-je, dans quel état j’erre ?

Le comportement grognon d’un Ciconio épuisé ce week-end m’a laissé seule avec moi-même et avec mes questionnements. Je ne remets pas en cause le parcours PMA, je me projette déjà dans l’IAC3 qui si mes calculs se confirment aurait lieu au début du printemps. Je suis moins motivée dans mon travail, mais ça va encore. C’est plutôt de me dire que j’approche des 33 ans qui me saoule.

Je me demande parfois à quoi ça rime, tout ça ?

Je donnerais tout pour retrouver l’état d’esprit que j’avais en emménageant avec Ciconio en 2008. A l’époque, j’étais heureuse, je n’avais pas encore envie d’avoir des enfants (plus tard, me disais-je). Tout était source de joie. Je me souviens de Ciconio se moquant gentiment de moi parce que j’étais toute contente du petit abat-jour que j’avais acheté pour notre chambre. J’aimais découvrir notre nouvelle région, faire des kilomètres le week-end pour aller voir nos amis et nos familles. C’était un peu « l’aventure », cette nouvelle vie, pour moi. Après quelques mois, nous avons quitté notre location pour acheter notre première maison. Après plusieurs années à douter de moi, j’avais enfin confiance en moi, l’homme que j’aimais m’aimait, nous avions acheté une maison ensemble en 2009 et nous allions nous marier en 2010. Le mariage fut fabuleux. Je me souviens d’avoir littéralement été sur un nuage toute l’après-midi. Ce jour-là, il faisait très chaud, aux dires des invités. Moi, je n’ai senti ni la chaleur, ni la soif, rien que du bonheur.

A nos 1 an de mariage, il ne nous « manquait » que peu de choses : agrandir la famille et déménager un jour à la montagne. Une promotion de Ciconio nous a permis de réaliser ce dernier projet. En 2012, je venais de fêter mes 30 ans et nous vivions enfin dans la maison de nos rêves, dans la région de nos rêves. Celle où je passais mes vacances, petite. Ma région de cœur.

Je rêvais d’une maison comme celle-ci dans un cadre enchanteur, avec des chats et des chèvres, pour les enfants. Nous sommes en 2015. Nous avons la maison, le cadre enchanteur, deux chattes et deux chèvres.

Excusez mon goût prononcé pour le mélo. Tout ne va pas si mal. Nous nous aimons toujours autant avec Ciconio, mais nous avons perdu notre insouciance. Pourtant, je me souviens qu’en partageant notre désir d’enfant tout au début, nous ajoutions toujours « enfin, si ça marche, il y en a pour qui ça ne marche pas tout de suite ». Comme si nous pressentions que ça allait être un combat. Nous avions toujours en tête l’exemple des oncles de Ciconio n’ayant pas pu avoir d’enfants ou ayant dû passer par les FIV.

Depuis, nous avons vécu l’enfer de la fausse couche en 2013, l’envie d’agir en 2014 en nous lançant dans la PMA et l’adoption. J’ai encore le goût amer du rapport psychologique dans la bouche. Je redoute les deux séances avec le nouveau psy. Il ne nous a pas encore contactés, mais ça ne devrait plus trop tarder. La peur n’évite pas le danger… Je ne sais toujours pas sur quel pied danser et quel discours avoir face à lui. Devons-nous lui parler de la PMA en disant que nous nous sommes décidés cet hiver et avons essayé ? Je suis toujours dans le flou. Le flou total. En vérité, j’ai tellement été dégoûtée de cet acharnement de Maléfique que j’en ai encore mal aux tripes en y repensant. J’ai perdu confiance en notre capacité à convaincre que l’on puisse être de bons parents adoptifs. Les seuls au courant sont la famille de Ciconio, et moi je n’ai même pas réussi à en parler aux miens. J’ai honte de raconter ce rapport psy. J’ai tellement honte… J’aurais presque besoin d’une séance avec un psy pour me remettre des séances avec cette TUUUUUUUT de Maléfique. Vous y croyez, vous ?!

Quant à la nature, je ne lui fais plus trop confiance, contrairement à ce que me conseille ma mère. Comme si la nature nous avait fait des cadeaux depuis plus de 3 ans et demi ! Oui, ma mère a été exemplaire depuis notre coming-out PMesque à l’automne, sauf avec cette phrase prononcée à l’annonce de l’échec de l’IAC1 : « Il faut aussi essayer naturellement…! ». Nan, tu crois ?! ! Je n’y avais jamais pensé, tiens ! No comment.

Bref, dans mes moments de déprime, qui heureusement ne sont pas permanents, plus rien ne m’intéresse que de plonger mon esprit dans le virtuel avec des séries télé, des bouquins, de la musique, et mon corps dans la bouffe, le sommeil… J’aimerais pouvoir fonctionner en mode « tout automatique » en débranchant mes émotions de mon corps. « Vivre » comme un robot pour ne plus rien ressentir.

Je me demande « ce qui me meut ». Je ne sais plus trop.

L’amour de Ciconio, bien entendu. Celui de ma famille et de mes amis. Mais ce qui ressort en permanence et m’obsède, c’est devenir mère. Je n’arrive plus vraiment à trouver d’autre grand objectif dans ma vie. Si ça ne marche pas, j’ignore ce que je ferai. Je sais que c’est possible en lisant les témoignages des femmes qui sont passées par là. Mais je sais que ça me demandera des efforts surhumains.

J’essaye quand même la plupart du temps de m’occuper sainement, ce qui n’est pas évident quand c’est calme au boulot comme cette semaine. Je m’occupe en lisant et en commentant vos blogs, bien évidemment, puis en m’occupant de mes mascottes et de la maison. J’ai récemment fabriqué mon déodorant maison. J’utilise de moins en moins de produits non naturels. J’en étais déjà au bio et éco depuis un bail, y compris pour les produits ménagers, mais en ce moment j’ai plaisir à me renseigner sur ce que je peux fabriquer moi-même. Sans doute un besoin de me sentir « fertile » à ma manière. Je sais que vous me comprenez.

Et puis j’essaye tant bien que mal de me concentrer sur ce qui va bien. La beauté de ce qui m’entoure, déjà, hier le coucher de soleil rose-orangé sur les collines enneigées. Mes plantes qui grandissent bien et dont je prends soin… La douceur et l’espièglerie de mes mascottes. Le bien-être aux cours de yoga et de zumba, ou sur mes raquettes à neige. Ce matin, la surprise de recevoir plusieurs lettres de ma filleule de l’association. Ils s’étaient trompés d’adresse alors je reçois même sa lettre de décembre 2013. Mes larmes en lisant la traduction « maman » pour me désigner. Je suppose qu’il n’existe pas de « marraine » là-bas. La culpabilité d’avoir laissé en plan mon auto-apprentissage de sa langue, par paresse et découragement… Me dire qu’il faut que je reprenne les choses en main pour pouvoir lui écrire dans sa langue et comprendre ses lettres sans traduction.

Les chutes de neige de la semaine passée ont laissé place à un soleil resplendissant. Fini les corvées de pelletage et bonjour les promenades dans la nature. J’ai redécouvert cette sublime chanson de Ed Sheeran lors de ma promenade dominicale. J’adore quand un morceau s’accorde parfaitement avec le lieu et l’instant présent.

 

Je ne sais plus trop ce qui me meut, mais je continue quand même à avancer. Coûte que coûte.