J 260 / 39 SA / 37 SG… En attendant… [Grossesse]

Cela fait désormais 3 semaines que je suis en vacances. Oui, en vacances et pas encore en congé de maternité officiel. Ce dernier commence samedi (je bosse en libéral et on peut prendre son congé mat’ au plus tard 14 jours avant la DPA).

Depuis la Toussaint, j’alterne donc entre des moments d’hyperactivité — pas toujours bien placés dans le temps — par exemple au tout petit matin, après la pause pipi de 3 heures du mat’… quand Babybulle le coquin appuie à fond ses petits petons sur mon col ou ma vessie et sa tête sous ma côte droite… et des moments de fatigue intense, qui coïncident souvent avec des douleurs ou des contractions…

Alors je fais des trucs chelous de MILK…:

  • Je pioche des idées cadeaux pour Babybulle ça et là sur le net pour avoir une petite liste de naissance (à la demande de quelques personnes)…
  • Je suis activement les Maternelles, surtout « 9 mois à la maternité » (même si je la regardais déjà un peu avant)…
  • Je passe du temps devant la télé, musique, bouquins…
  • Je retrouve le temps de faire des mots fléchés…
  • J’ingère des granulés d’homéopathie pour préparer le jour J et accoucher en toute sérénité — on y croit –…
  • Je porte fréquemment ma ceinture lombaire de grossesse, véritable amie depuis la moitié de la grossesse pour pouvoir continuer à porter mon beau bébé et les kilos qui vont avec…
  • Je mets de l’huile sur mon périnée et je le masse… Je le contracte comme je peux…!
  • Je continue à appliquer de l’huile sur mon ventre en espérant qu’il ne craque pas maintenant (ni après !)…
  • Je m’hydrate de tisane de framboisier et je me nourris de dattes pour faciliter le travail de l’accouchement…
  • Je modifie la composition de ma valise de maternité, pourtant prête depuis un bon moment…
  • J’agrémente ma playlist…
  • Je détourne les yeux quand les passants regardent fixement mon ventre (sérieux, les gens n’ont jamais vu une femme enceinte avant moi ???!!!)
  • Je cogite…
  • Je vais dans la future chambre de BBBB et je regarde ses affaires d’un air niais…
  • Je réponds aux messages des proches curieux qui veulent savoir si je suis toujours là…
  • Je pense déjà avec nostalgie à la dernière séance de préparation à l’accouchement qui a lieu demain matin…
  • Et surtout… Je savoure les mouvements de mon tout petit, tant qu’il est dans mon ventre… Babybulle, tu peux attendre le terme, je ne suis pas si pressée… ❤

 

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Automne : 31 SA/29 SG, soit encore environ 70 jours [Grossesse]

Je suis toujours dans les parages même si je me fais plus discrète pour différentes raisons. Je vous lis toujours, mais je passe moins de temps à commenter par manque d’énergie et aussi une once de culpabilité et de sentiment d’impuissance envers celles et ceux qui n’ont pas ma chance.

Ma chère congénère m’a demandé de mes nouvelles, alors je me lance et je reviens vous raconter les dernières nouvelles.

Ma grossesse se passe bien, rondement bien, même ! 😉 Ventre_18-09-15

Mon bébé gigote beaucoup, alternant entre « migrations sous-marines » et coups de boule/pied, comme si l’attente le faisait piétiner ! Je ressens parfois comme des secousses sismiques quand il bouge d’un coup. J’adore quand il vient se lover sous mes mains et que j’ai la sensation de le caresser. Mon ventre pointe vachement en avant. Je ne suis pas sûre que de dos, les gens voient que je suis enceinte.

Ce que j’aime moins, c’est que Ciconio n’est pas très porté sur tout ça. Il n’a pas la patience suffisante pour poser une main sur mon ventre et attendre de sentir quelque chose. Je crois qu’au fond, c’est encore abstrait pour lui. Certains jours, je suis frustrée de ne pas partager des moments simples comme je l’avais espéré en rêvant d’être enceinte : tous les deux attendris devant le ventre qui se déforme sous les mains du futur papa… Mais il s’est déjà investi autrement avec les travaux de la chambre et la révision de la voiture (pour la sécurité de sa famille !) et se rattrapera à sa façon en étant bel et bien présent quand il verra son fils « dehors », j’imagine !

Au niveau médical, la visite du 7e mois de cette semaine a confirmé que le cœur du bébé bat comme il faut et que mon col est toujours postérieur et tonique. Babybulle a la tête en bas à gauche (ce que j’ignorais car il donne des coups de pieds en bas au milieu ou en bas à gauche). Je le croyais donc encore en siège, mais apparemment il replie ses jambes en ayant le dos contre mon nombril.

Côté forme, je suis assez fatiguée ces jours-ci car mes nuits sont fréquemment entrecoupées de semi-réveils et parfois accompagnées de contractions de Braxton-Hicks. Je recommence donc à faire plus souvent la sieste quand le besoin s’en fait sentir. Sinon, je suis vite essoufflée et j’ai une douleur au côté gauche par moments, des remontées acides, le ventre qui pèse, mais rien d’anormal pour quasiment 7 mois de grossesse. Je porte de temps à autre une ceinture lombaire pour soulager mon dos quand il le faut. La reprise du yoga (où la prof est les autres yogis sont aux petits soins pour moi), m’a déjà un peu soulagée de ces douleurs lombaires et de sciatique. Mais je suis tellement heureuse que ces désagréments sont vraiment plus que secondaires, tant que mon petit garçon se porte bien.

Matériellement parlant, les préparatifs ont bien avancé cet été ! La chambre de BBBB a été repeinte par Ciconio, passant du jaune/vert au blanc/gris clair. Ce décor neutre sera propice à une déco aux couleurs vives digne d’une vraie chambre de bébé. Nous n’avons pas encore vraiment acheté de déco, à part les rideaux de la fenêtre, mais je me dis que je pourrai m’y consacrer en novembre, quand je serai en congé mat’. Nous avions déjà le trio poussette/nacelle/siège-auto, nous avons désormais le couffin de ma famille, délicieusement vintage, des vêtements achetés par mes soins et de nombreux autres prêtés/donnés par la famille et les amis… Notre bébé d’automne n’aura pas froid, c’est clair !

Il ne reste plus qu’à ranger toutes ces affaires dans l’armoire qui contient encore notre bordel et les vêtements de Ciconio, et de prévoir tout le nécessaire pour le change et la toilette. En effet, la table à langer sera en fait mon ancien bureau repeint en gris, qu’il faut réhausser pour atteindre la hauteur idéale (à la fois pour le géant de père et moi-même !). Ciconio a envie de construire le plan à langer lui-même alors j’espère qu’il va bientôt s’y mettre car l’automne étant là, je commence à flipper que BBBB arrive en avance et que tout ne soit pas prêt. Nous devons également acheter les produits pour la toilette et les couches lavables — oui, vous avez bien lu, on y tient –. D’ailleurs, je suis un peu perdue dans tout ça, les produits de toilette, les différents types de couches lavables, etc. C’est le sujet à étudier en priorité ces prochaines semaines.

En octobre auront lieu différents événements que j’ai hâte de vivre et qui annoncent sérieusement le dernier trimestre :

  • La consultation du 8e mois avec une sage-femme de la maternité > J’ai hâte de rencontrer une sage-femme susceptible de m’accoucher, dans les locaux-mêmes de la maternité, et de pouvoir en savoir plus sur l’organisation des accouchements. 🙂
  • La visite des salles d’accouchement > Malheureusement sans mon homme, dont l’emploi du temps ne lui permettra pas de m’accompagner 😦
  • L’échographie du 3e trimestre avec le « Chef » (en espérant qu’en sachant à quoi nous attendre avec lui, ça se passera mieux qu’en juillet !) > J’appréhende quand même qu’il m’embête avec le poids de BBBB et me prédise une césarienne… :-S
  • La première séance de préparation à l’accouchement, mention sophrologie avec une sage-femme libérale 😀 > Vivement que la prépa débute, car je trouve que ça commence tard (7 mois 1/2 en ce qui me concerne). J’ai peur que mon bébé soit prématuré et de ne pas être prête pour l’accouchement. Je sais bien que beaucoup de femmes enceintes éprouvent cette peur, mais rien à faire, je me sentirai mieux une fois la prépa commencée.

Qu’écrire d’autre à part que je savoure véritablement ma grossesse, surtout quand je me remémore les automnes passés…

  • Automne 2011 : on venait de débuter les essais… RAS, mais on ne s’inquiétait pas encore…
  • Automne 2012, nous avions changé de département depuis quelques temps et ce nouveau départ nous faisait espérer une grossesse, mais nous commencions à nous inquiéter un petit peu…
  • Automne 2013 : l’année avait été très difficile. Malgré une grossesse surprise survenant au printemps, juste après l’ordonnance du bilan d’infertilité, la fausse couche nous avait terrassés et nous appréhendions la date d’accouchement prévue à la mi-novembre et la venue de l’hiver le cœur très lourd…
  • Automne 2014 : pas mieux… Nous entamions la PMA avec l’IAC1 en octobre. Par ailleurs, nous avions eu un nouvel espoir en lançant notre projet d’adoption au printemps. Les rendez-vous se terminaient avec les professionnels, mais la conclusion odieuse et incompréhensible de la « psy » alias Maléfique en novembre faisait violemment entrer l’hiver dans nos vies et nos cœurs.

2015 : malgré un échec à l’IAC2 en février, cette année représente pour nous une incroyable (re)naissance. Le rapport d’un nouveau psy  nous permettait d’obtenir le Graal au printemps, simultanément à la perspective d’une nouvelle orientation professionnelle pour Ciconio et à un test de grossesse bleu, positif, à la fonte des neiges… 😀

Cette année est jusqu’ici, tant pour Ciconio et moi-même que nos familles respectives, le début d’un nouveau cycle.

Je croise les doigts pour que la chance continue à nous sourire et qu’elle arrive chez tous ceux parmi vous qui ne l’ont pas encore (re)trouvée.

Une échographie du 5e mois en demi-teinte… [Grossesse]

C’est dans une fraîcheur réconfortante après la longue période de canicule que je reviens vers vous pour partager ce moment fort qu’était l’échographie du cinquième mois.

« Fort » en bien et en moins bien…

Nous avions rendez-vous hier après-midi à Moyenne Ville, à l’hôpital de ma gynéco Dr Grande, là où j’accoucherai en fin d’année. J’ai dû patienter une heure et demie la vessie pleine avant que ce soit notre tour…

Nous avons enfin été reçus par le Chef de pôle que nous ne connaissions pas encore… Nous nous en serions bien passés ! Nous avons été très déçus par cet homme qui, peut-être pour impressionner la jeune stagiaire, a voulu nous donner — à tous — un cours magistral…

A peine j’étais installée le ventre à l’air et une fois les premières images affichées à l’écran, qu’il nous a demandé si c’est notre deuxième échographie, ce à quoi nous avons répondu que c’était en réalité notre quatrième…

« Ah bon, et comment ça ? » Et là, j’ai dû lancer un sujet que je n’avais pas envie, mais alors pas du tout envie d’évoquer, surtout pas dans une salle d’échographie : ma fausse couche… 😦 Pour lui, ce n’était pas une raison pour faire des échographies supplémentaires. Nous avons répondu que comme on nous l’avait proposé, on n’allait pas refuser ! Que ça nous avait rassurés, etc.

« Chef » a alors demandé à la stagiaire (et à nous) quelle était l’utilité du suivi de grossesse. Je ne détaillerai pas tout, mais en gros il trouve que ça ne sert à rien d’autre qu’à inquiéter les futurs parents et dépenser des sous. Il a cité l’exemple de la Norvège qui en fait moins que par ici et où soi-disant les résultats sont meilleurs.

Jusque-là tout allait bien. On se disait intérieurement qu’on tombait encore sur un de ces grands pontes qui aiment discourir et étaler leur science devant les stagiaires et les patients… (Souvenez-vous de ce cher GP…!)

Mais il a continué à insister lourdement sur la fausse couche, pendant quelle année et à quel moment de la grossesse, etc. Au bout d’un moment, j’ai senti que ma voix commençait à chevroter et j’ai su que s’il continuait comme ça, j’allais craquer. Mais je n’ai pas osé lui demander de changer de sujet.

Il a quand même réalisé l’échographie. Il a dit que j’avais rempli ma vessie pour rien, que c’étaient les jeunes qui demandaient ça, mais pas lui… Comment j’aurais pu le savoir ? Sinon, il a détaillé les mesures en donnant des explications plus à la stagiaire qu’à nous…

❤ Le plus important, c’est que Babybulle est en pleine forme et qu’il a tout ce qu’il faut là où il faut. ❤

Hier, il était hyper dynamique depuis le matin, comme s’il avait deviné qu’il serait le centre de l’attention ! 😉

Ciconio et moi avions les yeux rivés sur l’écran, tant et si bien que j’ai même zappé complètement une question hors sujet supplémentaire du « Chef ». Je me suis « excusée » en disant que je n’avais pas entendu parce que j’étais absorbée par l’observation de mon bébé (histoire de lui rappeler la véritable raison de notre présence). Nous n’étions pas là pour débattre des pratiques obstétricales ou de mon métier.

Je rêve, où les « grands pontes » — masculins j’entends — ont la fâcheuse tendance à s’écouter parler et à inonder les gens de paroles pour donner leur avis sur tout, même sur les métiers des autres ? J’hallucine. Comme j’ai regretté ma gynéco, toujours si délicate et attentionnée…!

« Le meilleur » a eu lieu à la fin. Babybulle a une semaine d’avance en termes de taille (et donc de poids estimé)… Sans explication, mon homme et moi en aurions juste déduit qu’il s’agit d’un « beau bébé » qui tient de son père (Ciconio est un grand gaillard de large envergure, qui pèse le double de mon poids et a donné du fil à retordre à sa maman à la naissance avec ses larges épaules et ses 4,100 kg fillette (pour toi Miliette)).

Seulement voilà, « Chef », après seulement deux-trois questions sur mon alimentation, pense que j’ai un apport trop important en sucres rapides (ce qui inclut si j’ai bien compris les yaourts aux fruits et les fruits eux-mêmes !!!). Il est vrai qu’à la belle saison, je suis assez friande de fruits, et par malchance et comme je suis honnête, à sa question « Qu’est-ce que vous avez pris comme dessert ce midi, une glace ?! » j’ai dû répondre l’abominable vérité : « Un chocolat liégeois ». « Mais c’est une glace ! » « Non, en crème dessert ! ». Il a lancé l’hypothèse que Babybulle était agité à cause du sucre de mon dessert du midi…! (WTF !!!)

Sur ces entrefaites, il a parlé régime. A l’écouter, je vais devoir manger des légumes matin, midi et soir à la place des fruits et des produits laitiers sucrés. Tenez-vous bien : pas plus d’un yaourt par jour semaine ! Moi qui trouvais sain, rafraîchissant (et plein de vitamines) de me faire un petit jus d’oranges pressées le matin, ben c’est pas bien non plus ! Pour « Chef », c’est même pire que de boire du jus en bouteille !

Je vous épargne la suite, mais il a dû voir mon air décontenancé car il a fini par dire un truc gentil du style que ce bébé avait de la chance parce qu’on voyait qu’il était très attendu. Il soufflait le chaud et le froid en quelque sorte, alors j’en ai eu les larmes aux yeux…

Puis il en a remis une couche sur la fausse couche, ce qui m’a fait couler quelques larmes. Qu’est-ce que je n’avais pas fait là ? Loin de le décourager, « Chef » a entrepris de me réeexpliquer par A + B à quel point on avait « fait une affaire avec cette fausse couche » (oui, en ces termes précis), en avançant des chiffres et des statistiques… Il nous a redemandé comment on faisait les bébés (si si je vous jure) et quand j’ai répondu qu’il fallait déjà un homme et une femme il a regardé la stagiaire en disant de moi que j’avais de bonnes réponses. Vas-y, prends-moi pour une c*nne.

Il a continué ses discours en arguant que pour lui les meilleures mères étaient au final celles qui ne faisaient pas de suivi de grossesse et arrivaient à l’accouchement « la fleur au fusil », parce que le mieux pour une grossesse c’était de ne rien faire de spécial (pourquoi il nous parle de régime sans sucres, alors !!!)… D’un « échange de regards » avec la stagiaire, j’ai compris qu’elle n’était pas du tout de cet avis (moi non plus)… Il a renchéri en disant que les meilleurs résultats en obstétrique avaient eu lieu pendant la guerre (WTF ?!!), par rapport au taux de sucre, etc.

Il a ressoufflé le chaud par une parole gentille, que ça allait bien se passer, que c’était un beau bébé et là j’étais repartie à pleurer (il faut dire que je n’avais pas encore réussi à sécher mes larmes)…

On est ressortis comme ça, tout le monde dans la salle d’attente m’a regardée (ils ont dû croire que notre bébé avait un problème grave !)… Ciconio était furax, même s’il avait gardé le silence pendant tout le discours de la fin sur le régime et la fausse couche.

« Ça n’aurait pas dû se passer comme ça, on aurait dû ressortir de là le sourire aux lèvres ! Ça aurait dû être un bon moment…! »

Je suis bien d’accord.

Après, si « Chef » s’était contenté de me parler de l’apport en sucres, je n’aurais jamais craqué nerveusement ainsi ! Je crois qu’il ne pensait pas à mal… Dans sa volonté de me réexpliquer le pourquoi du comment de la fausse couche et d’expliquer des choses à la stagiaire, il a été hyper relou et a juste été maladroit. Là où je lui en veux, c’est que mes larmes auraient dû lui faire comprendre qu’il fallait changer de sujet et qu’il a persisté dans son délire.

Quant aux fameux sucres rapides, dans tous les cas je devais refaire l’analyse d’urine du 5e mois (urine « perdue » par le laboratoire l’autre jour), et j’aurai le résultat de la glycosurie jeudi midi par courrier.

J’ai appelé ma doc pour savoir si je pouvais d’ores et déjà faire le test O’ Sullivan du glucose initialement prévu pour le 6e mois. Elle m’a donné son feu vert alors je vais essayer de le programmer la semaine prochaine. Elle m’a dit aussi que « Chef » était — je cite — « très bien, mais assez porté sur les régimes sans lactose et sans glucose ». Ça me rassure un petit peu. J’ai googlisé « Chef » et il paraît qu’il roule dans un vieux tacot pourri, a sept enfants et adore les randonnées « nature ». J’adore la nature aussi, sauf quand elle fait sa p*te.

Bref. S’il y a un risque de diabète gestationnel, je préfère le savoir afin de prendre les mesures adéquates s’il le faut !

❤ Mais j’espère que notre petit garçon (oui, BBB est un petit gars, comme je le pressentais depuis le tout début) tient juste de son grand gaillard de papa ❤

128 jours, 20 SA + 1, début du 5e mois – ¡Qué calor! [Grossesse]

Un petit coucou de mes montagnes où le thermomètre a tant grimpé dernièrement, comme partout en France ! J’ai une grande maison ancienne dont les murs sont très très épais, mais la chaleur a fini par s’accumuler tout de même et j’ai un peu souffert de cette ambiance caliente, notamment sur les coups des 16 heures qui rimaient avec douche et/ou brumisateur ! Du coup, je sortais le soir après 21h00 : j’en profitais pour arroser mes fleurs et le jardin, observer les étoiles et la pleine lune. Notre jardin s’améliore petit à petit, alors j’adore y passer des moments de détente « à la fraîche ». Le thermomètre s’est calmé, même si on attend toujours la pluie pour les pauvres plantes et arbres… Les orages annoncés sont tous passés à côté, c’est bien la première fois qu’on pleure pour avoir une bonne drache, comme on dit chez moi.

Sinon, je vais bien. Côté physique : c’est parfois un peu déroutant. Ma façon de marcher a déjà changé, c’est qu’il pèse, BBB ! Je suis assez légère au départ, alors forcément, les kilos de plus, je les sens déjà. Et c’est pô fini ! 😉 Mon ventre a bien grossi (on dirait qu’il gonfle d’un coup, par étapes, comme si quelqu’un actionnait une pompe de l’intérieur). Je ne passe plus inaperçue, surtout avec les vêtements d’été. Les gens ne me regardent plus dans les yeux (j’ai dit dans les yeux), mais au niveau du nombril. Des personnes qui ne me parlaient pas au cours de yoga m’ont demandé comment ça allait, posé des questions… Ma voisine me donne des conseils non sollicités… A l’écouter, je devrais rester allongée sans rien faire toute la journée ! Je me trouve déjà super calme et tranquille, il ne faut pas exagérer non plus.

Le rendez-vous de suivi du 4e mois s’est bien passé : le col était bien fermé, la hauteur utérine correcte et les battements de ❤ de BBB bien dynamiques. Les PDS et l’analyse d’urine étaient bonnes.

Seul hic : des douleurs aux côtés (à gauche) depuis 2 semaines, que j’attribue d’après mes lectures au grossissement de l’utérus qui pousse la cage thoracique. Ce n’est pas permanent, mais ça arrive sans crier gare, notamment pendant le travail. J’ai aussi parfois une sorte de douleur de type sciatique dans la fesse droite quand je reste longtemps assise. Du coup j’alterne entre siège et ballon de Pilates… L’autre jour j’avais même envie de taper à l’ordinateur debout, mais je ne suis pas équipée pour… Une idée à creuser, cependant.

Enfin, tout ça m’oblige à faire davantage de pauses pour m’étirer et pratiquer une ou deux postures de yoga appropriées. Ça me soulage sur le moment, mais ça revient comme Clo Clo. Sur les bons conseils de Margou — que je remercie –, j’ai donc commandé entre autres un bouquin de Bernadette De Gasquet qui me guidera plus en détail dans les postures « yogiques » destinées aux PB pour me soulager de ces désagréments. C’est que je ne suis même pas au milieu de ma grossesse — enfin presque –, alors je ne veux pas me laisser bouffer par des douleurs sans rien faire…!

En revanche… Côté moral : excellent ! Depuis que je suis enceinte (enfin, depuis que je suis rassurée sur le bon déroulement de ma grossesse !), j’ai l’impression de savourer la vie deux fois plus. Je revis. C’est comme si pendant 3 ans et demi, ma vie s’était mise entre parenthèses à attendre ce grand événement, même si la première année on n’avait pas encore trop de pression.

C’est un réel bonheur de pouvoir se projeter en réfléchissant à la liste de naissance et à la vie quotidienne qui nous attend ! Dans 2 semaines, nous saurons si Babybulle est une petite ou un petit ! Ses mouvements de plus en plus précis m’aident à patienter, ainsi que les semaines bien chargées niveau boulot, les week-ends de détente au grand air et toutes les joies de l’été. Le mariage de mon frère a lieu dans quelques jours : l’occasion de revoir une grande partie de la famille et des amis, dont certains auront traversé l’Atlantique. J’ai hâte ! J’ai enfin la tenue complète que je porterai au mariage. Mais je vais devoir trouver en vitesse un soutif plus grand que la brassière de mémère que je mettais jusque-là car mes boobs ont eux aussi grossi — encore — !

Pour ce qui est des achats : profitant des soldes, nous nous sommes lancés dans la commande d’un trio poussette/nacelle/siège-auto tout terrain à 3 roues. 😀 On a kiffé de donner nos critères respectifs et de comparer les produits sur le net. Ciconio l’a même essayée en magasin pour voir si elle lui convenait. J’ai pour ma part commandé un haut d’allaitement et un pyjama d’allaitement pour leurs prix attractifs. Nous n’avons encore rien acheté pour le bébé comme vêtements car je n’ai pas encore finalisé la liste des achats à faire cet été. Notre BBB sera un bébé d’hiver, alors les habits d’été, ce n’est pas trop la peine. C’est pour ça que je dois me concentrer sur les habits convenant à toutes les saisons et je ne suis pas encore très au point devant la myriade de produits proposés. Enfin, j’ai plusieurs documents et ouvrages qui vont m’aider à le faire ce week-end. 😀

Fin juin, nous sommes allés voir l’une des sages-femmes libérales qui se chargeront de ma préparation à l’accouchement. J’ai choisi ce cabinet pour pouvoir bénéficier de leurs séances de relaxation, de sophrologie et d’eutonie. Le courant est très bien passé avec cette jeune femme et j’étais presque déçue de savoir que je n’allais pas commencer la préparation avant début octobre (à raison d’une séance hebdomadaire). Je suis persuadée qu’en ce qui me concerne, j’aurai besoin de fortifier mon mental pour faire face à ce grand événement qu’est l’accouchement. J’ai failli mourir à ma naissance et pendant des années, j’ai eu peur d’accoucher (enfin, d’être en danger et surtout de mettre en danger mon bébé). Cette peur s’est atténuée pendant mes années d’infertilité, mon désir d’enfant a dépassé ma peur d’enfanter, mais je trouve bien d’apprendre les clés pour me détendre le jour J afin que tout se passe au mieux.

L’autre nuit, j’ai en quelque sorte revécu ma naissance dans un rêve, métaphoriquement : j’étais dans une grotte, dans une cavité très étroite mais où je tenais debout. Je ne suis déjà pas trop à l’aise dans ce genre de lieu étroit, mais ça allait jusqu’à ce que je me rende compte que je devais m’allonger pour passer par un trou étroit afin de rejoindre la salle suivante. Je commençais à baliser en pensant que je n’y arriverais jamais quand des voix de plusieurs personnes provenant de l’autre côté de la paroi m’ont vivement encouragée à venir. Elles m’ont assuré que j’allais y arriver, que je pouvais le faire et qu’il suffisait de prendre mon courage à deux mains. J’ai donc respiré un bon coup et j’y suis allée. Le passage a été délicat, mais comme je savais qu’on m’attendait à la sortie, j’ai fait des efforts, et j’ai réussi sous les bravos et les applaudissements de mes supporters ! 😉 Peut-être ai-je ressenti ces émotions lors de ma propre naissance ? En tous les cas, ce rêve m’a marquée et je me suis dit que si j’en avais la force, j’encouragerais mon petit bébé lors de sa naissance, car lui aussi va devoir faire des efforts pour venir 😀

Faut que je reste cool (zen, soyons zen) ! [Grossesse]

Depuis la nouvelle du plus il y a 8 jours, j’essaye de rester cool.

En apparence, j’y parviens aisément. Physiquement, rien à signaler à part cette sensation de pesanteur qui revient parfois. Pas de nausées. Mais de la fatigue : j’ai la forme un jour sur deux. Je fais des siestes, même en semaine (l’avantage de bosser chez soi). Je prends consciencieusement mes compléments alimentaires et j’essaye de bien manger. Je bois même du jus de légumes ! Bref, rien de bien nouveau par rapport à il y a une semaine.

Le problème, c’est mes mains. Depuis les rendez-vous avec le nouveau psy, j’avais eu des bouffées de chaleur certaines nuits, qui m’avaient donné des boutons de chaleur. Boutons que j’ai grattés, grattés, grattés jusqu’à avoir de belles mains bien gercées et bien rouges. Magnifaïques !

Il suffirait d’arrêter de me gratter ! Oui, sauf que ça devient une mauvaise habitude, un peu comme se ronger les ongles ou grincer des dents. Inarrêtable, comme dirait un commentateur sportif. Et l’huile d’amande douce à grands renforts ne suffit plus. Ça ne passe pas… Même ma journée de yoga hier n’a pas changé la donne.

Je me trouve dans la période critique, celle où ma fausse couche avait commencé il y a deux ans. Pour tout vous dire, comparé à il y a deux ans, tout est décalé de deux semaines (date des règles, date estimée de conception etc.). Hier, c’était la date anniversaire de la confirmation de ma fausse couche… Il y a deux ans, c’était le vendredi saint. On avait passé un week-end de Pâques de m*rde. Enfin, ç’aurait pu être pire si mes parents et ma sœur n’avaient pas fait 600 km pour le passer avec nous.

Chat échaudé…

Du coup, j’ai beau tenter d’éloigner ces mauvais souvenirs de ma tête et de me persuader que cette fois-ci sera la bonne, ça reste difficile. Ciconio aussi est stressé, tous les jours il me demande si je n’ai pas mal au ventre. J’ai beau lui expliquer que les tiraillements, c’est normal en début de grossesse, je vois bien que ça l’inquiète.

On ne pense qu’au 8 avril, date où Dr Grande nous confirmera une grossesse évolutive, si tout se passe bien.

Pour en revenir à mon problème de mains : ce matin, je me suis pointée à la pharmacie, ne sachant pas trop d’avance comment expliquer leur état. Si j’étais tombée sur la brune aux cheveux courts — la gentille qui court me donner ma commande pour que je ne fasse pas la queue — je ne me serais pas trop inquiétée. Mais elle ne travaillait pas ce matin et je suis tombée sur la patronne. Pour ceux qui ont bonne mémoire, c’est elle qui m’avait conseillé d’acheter ce qu’il fallait pour les vergetures alors que j’achetais du Spéciale Foldingue.

Vous auriez vu sa tête quand je lui ai montré honteusement mes mains. Ce n’est quand même pas si horrible que ça. Je vous jure ! Il y a juste 3-4 plaques rouges et sèches, des sortes d’engelures, rien de bien méchant. Ben madame est resté polie dans ses propos, mais alors, j’ai pu lire le dégoût dans ses yeux, comme si j’avais la lèpre. Elle s’est dite dubitative quant aux boutons de chaleur : « Il ne fait pas très chaud en ce moment ! ». Ben non conn*sse, je suis au courant qu’on n’est pas en été dans ces contrées, mais je ne viens pas de te dire que j’avais des bouffées de chaleur la nuit ? Ou je dois te faire un dessin ? Si je te dis que c’est des boutons de chaleur ! En plus, vive l’intimité dans une pharmacie, j’étais là à expliquer, me justifier presque, avec deux gars juste derrière mon dos. Je pense que tout le monde m’a prise pour une folle ! Ou alors je suis parano. En plus, j’ai été obligée de lui demander si cette crème était compatible avec une grossesse car je fais hyper gaffe à tout ce que je me mets sur la peau aussi. Et ce n’est sûrement pas à elle que j’aurais voulu parler de ma grossesse en premier !

En tous les cas, je suis ressortie de là avec une crème et des compresses pour me protéger les mains et m’empêcher de les gratter. Mais alors, le regard de la patronne de la pharmacie… J’en ai eu les larmes aux yeux sur le chemin du retour, et j’ai même versé ma petite larme chez moi. Pour une fois que je m’étais maquillée, en plus !

Bref, je suis retournée à la pharmacie. Et p*t*in, la boss, si je pouvais l’éviter la prochaine fois…!

Je mets tout ça sur le compte de ma nervosité vu les circonstances, et ma fatigue. Il n’y a objectivement rien de grave dans tout ça, mais on va dire que c’est encore un coup des hormones ! Pour le moment, tout va bien, on va essayer de se concentrer sur ça.

Zen, soyons zen !

News en pagaille

Un article un peu pêle-mêle-tout pour vous donner quelques nouvelles de ces derniers jours, en écrivant les idées comme elles viennent 😉

J’ai eu un travail de dingue alors j’ai pu lire, mais très peu commenter vos blogs depuis plusieurs semaines. Vous m’en voyez désolée.

Le nouveau psy !

Lundi, 2e entretien avec le nouveau psychologue pour l’adoption : 1h30 d’échanges enrichissants. Nous étions à l’aise. Il nous a posé des questions un peu plus approfondies, mais Dieu merci, pas sur la PMA. Nous n’avons donc pas dû « enjoliver la réalité » et avons exposé notre souhait d’adopter sans pour autant renoncer réellement à une éventuelle parentalité biologique, même si l’espoir reste très faible. Nous espérons que ce point précis ne lui donnera pas des envies d’émettre un avis réservé ou défavorable… Rien n’est encore acquis, nous en sommes conscients… Il peut être sympathique et cacher son jeu, on n’en sait rien. En tous les cas, nous en sommes ressortis avec des titres de livres intéressants sur la parentalité et l’adoption, à ma demande. Je l’ai vraiment bien aimé cet homme, alors j’espère qu’il nous a appréciés aussi…! Verdict fin avril. J’espère tant une bonne nouvelle pour mon anniversaire !

Ma mère…

J’ai fait mon « coming-out adoptivesque » à mes parents par e-mail dimanche. Ma mère n’a lu mon e-mail que lundi et s’est empressée d’y répondre par téléphone. Sa première phrase très enthousiaste « Ah c’est super, c’est une bonne idée ! » m’a fait chaud au cœur. Malheureusement — comme d’habitude, j’ai envie de dire — la douche froide n’a pas tardé : Amélie-flaque« Justement, avec ton père, on se disait que vous devriez vous lancer dans l’adoption, comme ça, ça débloquerait peut-être les choses ! ». J’ai rétorqué que ce n’était pas le but pour nous (en m’autocensurant concernant son idée de déblocage) et j’ai tenté d’expliquer rapidement comment s’était passée la procédure, l’AS, Maléfique, le nouveau psy, etc. Ma mère ne m’a pas crue quand j’ai dit qu’on n’allait pas adopter par défaut. « Ben si, quand même !!! » qu’elle m’a dit, d’un ton assuré (ma mère croit toujours avoir raison). Je redis non, elle renchérit : « Ben si, vous n’adopteriez pas si vous aviez déjà eu des enfants ! », je répète que si, peut-être, sauf si on avait eu des triplés ! Ce à quoi elle a ajouté, une fois encore, la fameuse phrase : « D’ailleurs, peut-être que bientôt ça va arriver de façon naturelle ! » « L’espoir fait vivre ! » ai-je répondu laconiquement. Le retour de ma sœur au bercail nous a empêchées de poursuivre : ma mère a changé de sujet pour ne pas qu’elle entende (à ma demande de confidentialité). Voilà, encore une fois, j’ai été déçue de sa réaction. Ciconio, qui voulait savoir comment avaient réagi mes parents, a lui aussi été déçu et m’a regardé d’un air triste… Il n’a pas fait de commentaire car il s’agit de ma mère, mais je sais bien qu’il pense comme moi. On commence à avoir l’habitude.

J1 ?

Sinon, le petit J1 est demandé à l’accueil…! J28 aujourd’hui, j’attends le prochain cycle de pied ferme pour pouvoir me jeter à corps perdu dans le protocole d’IAC3 avec une insémination fin mars-début avril si tout va bien.

Et après ?

Ensuite, nous profiterons de 3 jours de détente dans une destination inconnue pour mon anniversaire, quelques jours avant la présentation auprès du Conseil de famille pour la demande d’agrément, puis passerons une semaine au soleil avec des amis (et leurs enfants…). Et si IAC4 il doit y avoir, je pense que ce ne sera pas avant fin mai/début juin.

Hier, aujourd’hui, demain

Hier… la félicité.

Il y a deux ans, à cette époque, je portais mon premier enfant. J’avais tardé à faire le test de grossesse… Puis une indescriptible félicité m’avait habitée deux petites semaines…

Mélancolie.

Aujourd’hui… des hauts, des bas.

Le moral qui va à peu près bien, la forme qui pourrait s’améliorer — vade retro torticolio !

Mon énervement en apprenant que le « téléphone arabe » marche à fond dans la famille éloignée avec des conclusions hâtives et des gens qui prêchent le faux pour savoir le vrai… Et puis qu’importe.

La joie de voir sortir les premières fleurs et mes mascottes prendre le soleil avec délectation…

Au jour le jour.

Demain, l’espoir fait vivre.

Le second entretien avec le nouveau psychologue lundi, l’IAC3 qui se profile à la frontière entre mars et avril, un printemps supplémentaire à ajouter à mon compteur en avril simultanément au verdict du rapport psy, des vacances au soleil en mai avec des amis de Ciconio en étant le seul couple sans enfants…

Appréhension et grandes espérances.

Agenda T.V. – Les maternelles – L’AMP, quand ça ne marche pas

Vu et approuvé ce matin.
Le lien du replay en EDIT dès qu’il sera disponible sur la toile.
BISOUS

Association de patients de l'AMP et de personnes infertiles.

les maternelles 2

Un petit rappel, le jeudi 5 mars 8 h 55 : émission sur « L’amp, quand ça ne marche pas »……

Demain donc.

Les Maternelles avec du BAMP dedans ? Oui, car des adhérents ont témoigné, suite à l’appel à témoignage, des journalistes pour la préparation de l’émission.

Nous attendons vos retours sur le traitement de ce sujet difficile : sortir d’un parcours AMP sans enfant.

Le collectif BAMP, porte une attention particulière aux personnes qui sortent du parcours d’amp sans enfant. En entrant en PMA, nous sommes tous potentiellement en « risque » d’en sortir sans enfant. Car aucune statistique, aucun médecin, ne peuvent certifier que le traitement médical de l’infertilité puisse aboutir automatiquement à une grossesse et à un bébé.

Nous souhaitons donner la parole aux couples, aux personnes qui vivent cette situation, qui se trouvent dans les étapes douloureuses du deuil de la grossesse, du deuil de l’enfant qui n’arrivera jamais…

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Le nouveau psy : réaction à chaud

Flashback de mardi soir :

22h00 : je sens la fatigue m’envahir et j’attrape mal à la tête… Je me prépare à aller dormir en appliquant sur ma langue quelques gouttes de trois Fleurs de Bach triées sur le volet pour être plus zen, du paracétamol pour chasser cette migraine naissante et trois Euphyt*se (oui, j’ai préféré mettre la dose) pour dormir à poings fermés. Je relis en diagonale les documents sur l’adoption remis lors de la première réunion d’informations. Celle-ci remonte presque à 1 an (mars 2014) alors je me rafraîchis la mémoire pour que Ciconio et moi employions les bons termes demain matin. L’enjeu est de taille, nous devons être à la hauteur ! Même si nous ne souhaitons pas ressortir des phrases toutes faites, nous préférons nous préparer encore, un peu comme pour un entretien d’embauche.

22h30 : je fais un petit résumé à Ciconio des phrases et idées intéressantes à avoir en tête demain matin le cas échéant, puis je plonge bientôt dans les bras de Morphée…

Aujourd’hui :

7h20 : le réveil sonne. Je n’en reviens pas. Ça fait trois semaines au moins que je ne m’endors pas avant 1h00 du mat’, et là j’ai dormi d’un trait pendant 8h30 ! Je suis contente, j’aurai une tête un peu moins sale que d’habitude pour l’entretien. Rebelote avec les Fleurs de Bach.

8h50 : grand départ. C’est triste de constater comme la neige a fondu, mais au moins, c’est plus facile pour rouler.

9h15 : petite visite au magasin de bricolage pour se faire une idée des faïences susceptibles de nous plaire pour les futurs WC. La Chouette, si tu as des idées de déco, on est preneurs !!! 😉

9h40 : Ciconio erre encore dans les allées à la recherche de croisillons, et je commence à stresser de peur d’arriver en retard. C’est idiot car nous sommes à 5 minutes du lieu du rendez-vous, mais je suis comme ça… Et puis je dois impérativement aller au petit coin avant !

9h50 : nous y sommes. On nous fait patienter dans le hall d’entrée flambant neuf où trônent une dinette en plastique et des jeux de construction. Alléluia, j’ai le temps de visiter les toilettes.

9h55 : un petit homme blond descend les escaliers. Il est tout de gris vêtu, dans un style décontracté, mais chic. Souriant, il nous demande de bien vouloir patienter quelques instants pendant qu’il prépare la salle de torture.

10h00 : il nous invite à le suivre dans une pièce assez grande et à nous asseoir à la grande table (dommage, j’aurais préféré la table des petits nenfants) 😛

Et jusqu’à 11h25, eh bien…


Par crainte du mauvais œil, je n’ose pas trop m’avancer car rien n’est gagné, mais nous pensons que ça s’est bien passé. 😉

En résumé, on a d’abord dû expliquer pourquoi selon nous le rapport psy de sa collègue avait été défavorable, puis parler de notre projet. Le ton était radicalement différent de celui employé par Maléfique. Ce psy-là, déjà, nous a dit que pour lui aussi, c’était difficile de devoir évaluer des personnes, et il n’était pas présomptueux ou méprisant comme Maléfique. Nous l’avons trouvé plus humble et plus à l’écoute. Il nous a semblé qu’il cherchait vraiment à bien saisir nos propos et qu’il était moins dans le jugement que sa collègue.

Aujourd’hui, il n’a pas mentionné la PMA. Il nous a juste demandé avec beaucoup de tact si on souffrait d’infertilité — ce à quoi nous nous sommes contentés de dire que nous avions reçu le diagnostic d’infertilité inexpliquée et l’hypothèse d’insuffisance ovarienne, point. Nous n’avons pas mentionné la fausse couche ni les essais PMA. Nous n’avons pas caché que nous essayions naturellement aussi depuis bientôt 4 ans, mais encore une fois, cela n’a pas eu l’air de le faire « tiquer ».

Quant au rythme de l’entretien, rien à voir avec ce que nous avons connu avec Maléfique. Au lieu de recevoir des questions et des questions sans répit comme des coups de poing (ce que j’avais ressenti la dernière fois avec Maléfique), cette fois je nous ai sentis acteurs d’un véritable échange. Il a semblé aimer notre discours sur notre façon d’imaginer l’accueil de notre enfant adoptif (assurer sa sécurité, gagner sa confiance, comprendre son besoin de régression éventuel, etc.) et l’éducation que nous souhaiterions pour lui (aimer ne suffit pas, il faut aussi savoir dire non, poser des limites pour qu’il se sente en sécurité, etc.). Nous sommes tombés d’accord sur de nombreux points, du moins c’est mon impression.

Après, cela suffira-t-il à le convaincre de notre capacité à être de bons parents adoptifs ? Nous en aurons le cœur net en avril. Nous nous disons que dans tous les cas, son rapport ne peut pas être pire que celui de Maléfique. Nous avons fait du chemin depuis et en avons tiré quelques leçons, notamment de faire attention à être bien clairs dans nos propos. Par ailleurs, comme il sait qu’il est le deuxième psychologue à nous voir, sa démarche est encore différente.

En tous les cas, nous avons apporté une pierre de plus à l’édifice de notre projet d’adoption.

La suite le 16 mars !

❤ Merci infiniment pour vos encouragements et conseils qui m’ont portée ce matin ❤

Sur ce, je vais courir un peu dans ma campagne… après des mois d’arrêt de jogging pour cause de tendinite, puis de mauvais temps. Le soleil brille, il fait bon et mon cœur est un peu plus léger. Je m’occupe de mon corps, maintenant !

Gros bisous à tous !

Mercredi : nouveau psy…

Vendredi, nous avons reçu LA convocation pour le premier entretien avec le nouveau psychologue (en vue de l’adoption). Ça tombe bien, on en avait bien reparlé au restaurant avec Ciconio mercredi dernier…! À croire qu’on a senti la lettre arriver jusqu’à nous.

Le rendez-vous est fixé pour ce mercredi-ci.

Enfin/Déjà… Mais quand faut y aller…

Après Maléfique qui ne parlait manifestement pas la même langue que nous… Espérons que cet homme nous comprenne un peu mieux. Qu’il essaye, du moins…

Encyclopédie-du-savoir-relatif-et-absolu_Edmond-Wells

Je suis assez stressée, même si je sais que ça ne sert à rien. Pour info : nous avons décidé ce qui suit :

  • élargir dès maintenant le projet à l’international alors qu’au départ on voulait commencer par la France uniquement ;
  • taire la fausse couche (sauf en cas de question ultra précise à ce sujet) ;
  • évoquer s’il le faut la PMA en cas de question précise à ce sujet, en précisant que nous avons essayé récemment et en exagérant un peu ma fatigue pendant les traitements.

Nous savons que l’évocation de la PMA peut nous porter préjudice, mais nous ne voulons pas mentir, ni renier ce que nous sommes ou les choix que nous avons faits. Nous voulons être le plus à l’aise possible avec cet homme.

Alors advienne que pourra…!