Hier, aujourd’hui, demain

Hier… la félicité.

Il y a deux ans, à cette époque, je portais mon premier enfant. J’avais tardé à faire le test de grossesse… Puis une indescriptible félicité m’avait habitée deux petites semaines…

Mélancolie.

Aujourd’hui… des hauts, des bas.

Le moral qui va à peu près bien, la forme qui pourrait s’améliorer — vade retro torticolio !

Mon énervement en apprenant que le « téléphone arabe » marche à fond dans la famille éloignée avec des conclusions hâtives et des gens qui prêchent le faux pour savoir le vrai… Et puis qu’importe.

La joie de voir sortir les premières fleurs et mes mascottes prendre le soleil avec délectation…

Au jour le jour.

Demain, l’espoir fait vivre.

Le second entretien avec le nouveau psychologue lundi, l’IAC3 qui se profile à la frontière entre mars et avril, un printemps supplémentaire à ajouter à mon compteur en avril simultanément au verdict du rapport psy, des vacances au soleil en mai avec des amis de Ciconio en étant le seul couple sans enfants…

Appréhension et grandes espérances.

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Agenda T.V. – Les maternelles – L’AMP, quand ça ne marche pas

Vu et approuvé ce matin.
Le lien du replay en EDIT dès qu’il sera disponible sur la toile.
BISOUS

Association de patients de l'AMP et de personnes infertiles.

les maternelles 2

Un petit rappel, le jeudi 5 mars 8 h 55 : émission sur « L’amp, quand ça ne marche pas »……

Demain donc.

Les Maternelles avec du BAMP dedans ? Oui, car des adhérents ont témoigné, suite à l’appel à témoignage, des journalistes pour la préparation de l’émission.

Nous attendons vos retours sur le traitement de ce sujet difficile : sortir d’un parcours AMP sans enfant.

Le collectif BAMP, porte une attention particulière aux personnes qui sortent du parcours d’amp sans enfant. En entrant en PMA, nous sommes tous potentiellement en « risque » d’en sortir sans enfant. Car aucune statistique, aucun médecin, ne peuvent certifier que le traitement médical de l’infertilité puisse aboutir automatiquement à une grossesse et à un bébé.

Nous souhaitons donner la parole aux couples, aux personnes qui vivent cette situation, qui se trouvent dans les étapes douloureuses du deuil de la grossesse, du deuil de l’enfant qui n’arrivera jamais…

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Je suis #1couplesur6 + Pétition pour aider les Québécois

Je suis #1couplesur6 + Pétition pour maintenir la PMA au Québec

Ce matin, ce texte publié sur le site Émotions in vitro m’a beaucoup parlé…!

Alors je partage.

Et j’ai signé la pétition pour le Maintien du Programme québécois de procréation assistée.

Les Québécois se sont mobilisés pour que BAMP! reste en pôle position, alors à nous de les aider !

Ce qui me meut

Le jour de la prise de sang décisive se profile tout doucement à l’horizon. Je ne suis vraiment pas optimiste cette fois-ci, vu le mauvais timing ovulation-insémination évoqué précédemment. Encore 5 jours d’incertitude sans illusions. J’ai hâte de savoir lundi soir pour pouvoir arrêter la progestérone.

Physiquement, je suis assez fatiguée à cause de la progestérone, justement. Ma poitrine est très sensible et gonflée (comme si j’avais besoin de ça) : exit les jolis dessous pour la Saint-Valentin ! Ce ne serait rien si je n’étais pas somnolente la plupart du temps et si je n’avais pas les jambes lourdes, surtout la nuit. J’ai ressorti le coussin d’allaitement pour soutenir mes guibolles en dormant. Ça a marché : l’alliance yoga + coussin m’a permis de dormir à nouveau convenablement cette nuit. Et au diable les superstitions (je n’osais pas le réutiliser car je l’avais acheté étant enceinte).

Ces jours-ci, j’ai encore eu l’occasion de penser à ma vie et de ressasser des questions existentielles.

Où vais-je, où cours-je, dans quel état j’erre ?

Le comportement grognon d’un Ciconio épuisé ce week-end m’a laissé seule avec moi-même et avec mes questionnements. Je ne remets pas en cause le parcours PMA, je me projette déjà dans l’IAC3 qui si mes calculs se confirment aurait lieu au début du printemps. Je suis moins motivée dans mon travail, mais ça va encore. C’est plutôt de me dire que j’approche des 33 ans qui me saoule.

Je me demande parfois à quoi ça rime, tout ça ?

Je donnerais tout pour retrouver l’état d’esprit que j’avais en emménageant avec Ciconio en 2008. A l’époque, j’étais heureuse, je n’avais pas encore envie d’avoir des enfants (plus tard, me disais-je). Tout était source de joie. Je me souviens de Ciconio se moquant gentiment de moi parce que j’étais toute contente du petit abat-jour que j’avais acheté pour notre chambre. J’aimais découvrir notre nouvelle région, faire des kilomètres le week-end pour aller voir nos amis et nos familles. C’était un peu « l’aventure », cette nouvelle vie, pour moi. Après quelques mois, nous avons quitté notre location pour acheter notre première maison. Après plusieurs années à douter de moi, j’avais enfin confiance en moi, l’homme que j’aimais m’aimait, nous avions acheté une maison ensemble en 2009 et nous allions nous marier en 2010. Le mariage fut fabuleux. Je me souviens d’avoir littéralement été sur un nuage toute l’après-midi. Ce jour-là, il faisait très chaud, aux dires des invités. Moi, je n’ai senti ni la chaleur, ni la soif, rien que du bonheur.

A nos 1 an de mariage, il ne nous « manquait » que peu de choses : agrandir la famille et déménager un jour à la montagne. Une promotion de Ciconio nous a permis de réaliser ce dernier projet. En 2012, je venais de fêter mes 30 ans et nous vivions enfin dans la maison de nos rêves, dans la région de nos rêves. Celle où je passais mes vacances, petite. Ma région de cœur.

Je rêvais d’une maison comme celle-ci dans un cadre enchanteur, avec des chats et des chèvres, pour les enfants. Nous sommes en 2015. Nous avons la maison, le cadre enchanteur, deux chattes et deux chèvres.

Excusez mon goût prononcé pour le mélo. Tout ne va pas si mal. Nous nous aimons toujours autant avec Ciconio, mais nous avons perdu notre insouciance. Pourtant, je me souviens qu’en partageant notre désir d’enfant tout au début, nous ajoutions toujours « enfin, si ça marche, il y en a pour qui ça ne marche pas tout de suite ». Comme si nous pressentions que ça allait être un combat. Nous avions toujours en tête l’exemple des oncles de Ciconio n’ayant pas pu avoir d’enfants ou ayant dû passer par les FIV.

Depuis, nous avons vécu l’enfer de la fausse couche en 2013, l’envie d’agir en 2014 en nous lançant dans la PMA et l’adoption. J’ai encore le goût amer du rapport psychologique dans la bouche. Je redoute les deux séances avec le nouveau psy. Il ne nous a pas encore contactés, mais ça ne devrait plus trop tarder. La peur n’évite pas le danger… Je ne sais toujours pas sur quel pied danser et quel discours avoir face à lui. Devons-nous lui parler de la PMA en disant que nous nous sommes décidés cet hiver et avons essayé ? Je suis toujours dans le flou. Le flou total. En vérité, j’ai tellement été dégoûtée de cet acharnement de Maléfique que j’en ai encore mal aux tripes en y repensant. J’ai perdu confiance en notre capacité à convaincre que l’on puisse être de bons parents adoptifs. Les seuls au courant sont la famille de Ciconio, et moi je n’ai même pas réussi à en parler aux miens. J’ai honte de raconter ce rapport psy. J’ai tellement honte… J’aurais presque besoin d’une séance avec un psy pour me remettre des séances avec cette TUUUUUUUT de Maléfique. Vous y croyez, vous ?!

Quant à la nature, je ne lui fais plus trop confiance, contrairement à ce que me conseille ma mère. Comme si la nature nous avait fait des cadeaux depuis plus de 3 ans et demi ! Oui, ma mère a été exemplaire depuis notre coming-out PMesque à l’automne, sauf avec cette phrase prononcée à l’annonce de l’échec de l’IAC1 : « Il faut aussi essayer naturellement…! ». Nan, tu crois ?! ! Je n’y avais jamais pensé, tiens ! No comment.

Bref, dans mes moments de déprime, qui heureusement ne sont pas permanents, plus rien ne m’intéresse que de plonger mon esprit dans le virtuel avec des séries télé, des bouquins, de la musique, et mon corps dans la bouffe, le sommeil… J’aimerais pouvoir fonctionner en mode « tout automatique » en débranchant mes émotions de mon corps. « Vivre » comme un robot pour ne plus rien ressentir.

Je me demande « ce qui me meut ». Je ne sais plus trop.

L’amour de Ciconio, bien entendu. Celui de ma famille et de mes amis. Mais ce qui ressort en permanence et m’obsède, c’est devenir mère. Je n’arrive plus vraiment à trouver d’autre grand objectif dans ma vie. Si ça ne marche pas, j’ignore ce que je ferai. Je sais que c’est possible en lisant les témoignages des femmes qui sont passées par là. Mais je sais que ça me demandera des efforts surhumains.

J’essaye quand même la plupart du temps de m’occuper sainement, ce qui n’est pas évident quand c’est calme au boulot comme cette semaine. Je m’occupe en lisant et en commentant vos blogs, bien évidemment, puis en m’occupant de mes mascottes et de la maison. J’ai récemment fabriqué mon déodorant maison. J’utilise de moins en moins de produits non naturels. J’en étais déjà au bio et éco depuis un bail, y compris pour les produits ménagers, mais en ce moment j’ai plaisir à me renseigner sur ce que je peux fabriquer moi-même. Sans doute un besoin de me sentir « fertile » à ma manière. Je sais que vous me comprenez.

Et puis j’essaye tant bien que mal de me concentrer sur ce qui va bien. La beauté de ce qui m’entoure, déjà, hier le coucher de soleil rose-orangé sur les collines enneigées. Mes plantes qui grandissent bien et dont je prends soin… La douceur et l’espièglerie de mes mascottes. Le bien-être aux cours de yoga et de zumba, ou sur mes raquettes à neige. Ce matin, la surprise de recevoir plusieurs lettres de ma filleule de l’association. Ils s’étaient trompés d’adresse alors je reçois même sa lettre de décembre 2013. Mes larmes en lisant la traduction « maman » pour me désigner. Je suppose qu’il n’existe pas de « marraine » là-bas. La culpabilité d’avoir laissé en plan mon auto-apprentissage de sa langue, par paresse et découragement… Me dire qu’il faut que je reprenne les choses en main pour pouvoir lui écrire dans sa langue et comprendre ses lettres sans traduction.

Les chutes de neige de la semaine passée ont laissé place à un soleil resplendissant. Fini les corvées de pelletage et bonjour les promenades dans la nature. J’ai redécouvert cette sublime chanson de Ed Sheeran lors de ma promenade dominicale. J’adore quand un morceau s’accorde parfaitement avec le lieu et l’instant présent.

 

Je ne sais plus trop ce qui me meut, mais je continue quand même à avancer. Coûte que coûte.

De 2014 à 2015

2014-2015Bonne année 2015 à toutes et à tous !

Ça y est, la page de l’année 2015 s’est tournée voilà bientôt une semaine, déjà… Ce fut l’occasion pour beaucoup de blogueurs et blogueuses de faire le point sur l’année écoulée et de coucher sur le clavier leurs espoirs pour 2015. J’ai pour ma part manqué de temps ces dernières semaines pour commenter vos publications et écrire sur ma vie, mais je vous ai lus, tous ! J’ai eu pas mal de travail avant Noël et ensuite les festivités se sont succédé à la vitesse de la lumière.

Le passage d’une année à l’autre

Ciconio et moi avons parcouru 2 500 km pendant les fêtes de fin d’année pour nous rendre dans 3 régions différentes et être reçus dans 10 foyers différents ! Entre les visites, nous sommes rentrés chez nous 2-3 jours pour faire des lessives, prendre soin de nos mascottes et refaire nos sacs pour la destination suivante ! Autant vous dire que nous ne sommes pas au top de notre forme physique, étant rentrés le 4 au soir tard avec seulement le lundi 5 pour récupérer un tant soit peu (Ciconio a même chopé un semblant de gastro et est en arrêt), et moi, aujourd’hui, j’ai baillé toute la sainte journée devant mon PC où le boulot m’attendait déjà.

Ce soir, Ciconio somnole dans le lit et je devrais être sur mon tapis de yoga, mais une panne de chauffage dans la salle nous contraint à annuler la séance. Au lieu de pratiquer chez moi comme je le devrais si j’étais raisonnable, j’ai rouvert une boîte de chocolats belges et je me suis enfilé 3 pralines bien grasses au chocolat blanc… Pas bien !!! Surtout après l’avalanche de plats tous plus riches les uns que les autres depuis 3 semaines ! Enfin, je vais me remettre au sport cette semaine avec la reprise de la zumba jeudi, et dès que mon ostéopathe sexy m’aura remis ma jambe droite en place samedi, je me remettrai à la course à pied.

Si je devais faire le bilan de ces fêtes de fin d’année, je dirais qu’elles se sont déroulées quasiment sans fausses notes. En tous les cas, si elles étaient plus contraignantes quant au kilométrage, je les ai bien mieux vécues que celles de l’année dernière où j’avais fini en larmes dans ma voiture le premier de l’an sans trop savoir pourquoi (avec le recul, j’ai compris que de voir des trentenaires –qui ne sont pas des amis proches– avec gros ventre/bébés/enfants toute la soirée de la Saint-Sylvestre, ajouté à la fatigue, m’avait fait péter les plombs suite à une taquinerie même pas méchante de Ciconio devant ses copains). La honte, car je croyais avoir été discrète alors qu’en fait tous les amis de Ciconio avaient su que j’avais pleuré et je sais qu’ils en ont parlé entre-eux par la suite. En même temps, ça a peut-être eu du bon car je constate que beaucoup d’entre-eux ont du tact avec nous quand il s’agit d’aborder le sujet des enfants. Ils ont compris sans qu’on doive leur donner trop de détails.

Un Noël en famille

Cette année, nous avons passé les jours précédant Noël et le jour de Noël dans ma belle-famille. Je vous vois d’ici, les filles, à attendre impatiemment que je vous narre les dernières remarques de ma belle-mère pour la critiquer et me soutenir. Eh non, elle est tellement adorable que je n’ai rien à lui reprocher ! Elle me fait des compliments et me couvre d’attentions sans pour autant exagérer, et je sais qu’elle m’aime vraiment fort. Et c’est réciproque ! De ce côté-là, rien à signaler. Ciconio a une grande famille et ne compte plus ses cousins, donc les repas chez les uns et les autres ont été très chaleureux.

Le 22, nous avons chacun fait une séance de magnétisme et d’hypnose chez un rebouteux du coin, dans un village perdu d’Auvergne. Ce fut mémorable pour moi qui suis véritablement entrée en hypnose sans m’en rendre compte. Cette expérience m’a marquée, je dois dire. Elle fera l’objet d’un post à part, car cela vaut vraiment le coup de tout vous raconter en détail comment j’ai mentalement « aspiré le négatif » présent dans mon inconscient, mon conscient, mon utérus et bien plus encore… 😉

Le 24, nous avons rendu visite aux grands-parents maternels de Ciconio. Ils sont toujours contents de nous voir, mais perdent la mémoire à cause de l’âge et cela donne des questions du type : « Alors, il y a de l’avancement ? » Devant notre mine étonnée : « Au niveau du ventre ? » (Comprendre, alors, toujours pas de gros ventre ?) Et ce genre de phrases est répété plusieurs fois en quelques minutes. Mais ce n’est pas malintentionné et on sait que c’est parce qu’ils croisent les doigts pour nous.

Le 25, nous étions invités chez la sœur de Ciconio, qui a deux enfants (un garçon et une fille). Il fallait voir le sapin ! Ça faisait des années que je n’avais pas vu autant de cadeaux d’un coup ! Et il n’y a que deux enfants dans la famille (pour le moment) ! Avec le frère de Ciconio, célibataire, nous avons offert aux neveux un baby-foot. Les deux oncles ont donc passé un bon moment de l’après-midi du 25 à monter l’engin. Je soupçonne ma belle-soeur et son homme d’en avoir bien profité au nouvel an avec leurs amis. Nous, on a dû partir peu de temps après le montage car Ciconio bossait le 26.

Le week-end des 27-28, nous étions conviés chez mon frère et sa fiancée, les futurs mariés de l’an 2015. Un mariage mixte s’il-vous-plaît (spéciale dédi à Bounty). J’ai bien apprécié ces moments avec eux et mes parents et ma sœur qui étaient aussi de la partie, pour fêter Noël avec les miens. Mon frère a récemment emménagé au pays des cigognes, c’est donc tout naturellement que nous sommes allés à l’un des marchés de Noël les plus célèbres. J’ai adoré cette ambiance, les maisons, les décorations, le pain d’épices, les senteurs de cannelle et de gingembre, même si le froid piquait sérieusement !

Il piquait les petites cigognes aussi… J’ai eu mal au cœur de voir mes congénères transies de froid… clouées au sol par un affreux grillage avec aucun toit pour les abriter des pluies verglaçantes et rien pour les protéger des -10°C qu’il faisait ce jour-là… Tout cela pour pour une seule raison : essayer de multiplier le nombre de cigognes dans la région en empêchant les jeunes d’émigrer. Après quelques années, elles sont déboussolées et ne savent plus comment partir, alors elles restent. Sauf que les obliger à rester est une chose, mais ne pas leur offrir d’abri en est une autre. Le comble : les outils de jardin étaient abrités dans une jolie remise, juste à côté ! On sait dépenser des sous pour protéger les outils, mais pas les animaux… Brigitte, si tu m’entends… Non, sérieusement, ça m’a vraiment dégoûtée. Pas étonnant qu’elles ne trouvent plus le chemin des copinautes, après !

Un Nouvel An sous le signe de l’amitié

Après une matinée de travail chargée pour Ciconio, nous avons pris le large (pour la troisième fois) pour finir l’année en beauté et en amitié à Frites Région (ma région d’origine ainsi que celle de Miss France 2015 :-P). Il fallait se costumer en « héroïne ou héros de notre enfance ou adolescence ». Dévoiler notre déguisement risquerait de mettre à mal notre anonymat, mais nous avons quelques photos d’anthologie ! 😀

C’est passé à la vitesse de l’éclair : les douze coups de minuit se sont invités au beau milieu de mon assiette de dinde, des jeux de société ont rythmé les premières heures de 2015 dans les rires et la bonne humeur. Comme c’est simple et agréable d’être avec ses meilleurs amis, on est soi, sans fioritures, et on est aimée telle qu’on est ! Un réveil tardif dans les effluves de café et de petits pains au chocolat et déjà il faut dire au revoir, et filer encore un peu plus au Nord pour voir mes grands-mères.

Du 1er au 4, nous avons fait toutes les chapelles (comme disent les carnavaleux de Dunkerque). Toute une organisation, mais il le faut si on veut consacrer du temps à chacun.

Sur la route du retour, nous avons fait une dernière halte à Champ’ Ville chez un couple d’amis de Ciconio que j’appellerai M. et Mme Généreux. Ils sont parents de deux petites filles adorables. Ciconio est le parrain de l’aînée. Elle m’appelle Tata et depuis sa naissance, on a des affinités. Elle a un sourire mutin et un petit nez en trompette, des yeux malicieux, une peau toute douce quand elle s’accroche à mon cou pour me faire un câlin. J’en ai les larmes aux yeux de parler d’elle. Je n’en reviens toujours pas qu’elle me témoigne autant d’affection. Je n’ai plus ou pas encore l’habitude des câlins d’enfants. Ceux-là sont spontanés, sincères, vrais. Pas calculés. Mon hypnotiseur m’a dit que les enfants sont davantage dans l’inconscient que dans le conscient jusqu’à l’âge de 6-7 ans. La filleule de Ciconio en a 5. Autant d’années que nos années de mariage 🙂 Je suis contente de cette complicité malgré nos brèves rencontres. Pourvu qu’elle dure un moment, que le charme ne se rompe pas trop vite… Parfois je me dis que ces moments-là sont précieux car peut-être qu’il ne me sera pas donné d’en vivre de similaires avec mes propres enfants. Alors ce week-end, j’ai joué avec elle, j’ai ri avec elle, j’ai fait des chatouilles avec elle, j’ai lu avec elle… Et c’était précieux.

Durant le week-end, deux autres couples d’amis de Ciconio sont passés. Le premier est un couple qui attend déjà son deuxième enfant alors que la première n’a que 9 mois (d’après ce qu’ils disent, les deux grossesses étaient des « accidents », mais ils sont très heureux, même si monsieur se plaint par rapport à l’organisation…). L’autre est un couple d’expat revenu en France pour les fêtes, et rentré à Champ’ Ville plus tôt juste pour nous voir. Deux enfants aussi, le deuxième était l’un des gros ventres du Nouvel An passé. C’était sympa de les revoir, même si la multiplication des enfants et des ventres me fait toujours un pincement au cœur.

En parlant de « deuxième fournée de bébé » : je dois avoir des antennes parce qu’en discutant avec ma meilleure amie à propos d’une copine un peu perdue de vue, j’ai demandé si elle n’attendait pas le deuxième. Et effectivement, quelques jours après, nous avons appris que cette copine aurait « un bébé avant la fin de l’année ». J’avais vu juste. Cette copine a commencé les essais en même temps que moi, il y a 3 ans et demi. Elle avait trouvé longs les 8 mois d’attente avant de tomber enceinte. Remarquez, moi aussi je commençais à trouver le temps long. Si j’avais su ce qui nous attendait…

Retour à la maison, une nouvelle ère commence

Le moral est plutôt bon.

Nous avons terminé nos congés par un hammam et un massage en amoureux hier soir.

Bizarrement, depuis quelques temps, je me surprends à réfléchir tel qu’on le fait en méditation : je regarde mes pensées avec un certain détachement, sans trop souffrir. Je les observe, je les commente, je m’en étonne, mais je garde le moral.

Quand je repense à Maléfique, je n’ai plus la haine. Je vois l’avenir, le nouveau psy, en espérant qu’il soit plus perspicace.

Quand je repense aux 3 ans et demi d’essais, je me dis que c’était long… Mais je vois déjà l’IAC 2 que nous avons l’intention de faire fin janvier-début février.

J’ai la pêche et la niaque, je sais qu’on n’est pas au bout de nos peines, mais l’amour et l’amitié partagés en cette fin d’année dans ces 10 foyers me donnent la force de regarder droit devant avec courage.

Et je sais que vous êtes là, vous aussi ! 2014 m’aura permis de faire votre connaissance ; que 2015 me garde votre précieuse présence ! ❤

La magie de Noël commence !

Hier et aujourd’hui, Ciconia a rédigé ses cartes de vœux pour l’Envolée de cartes lancée par Julys et elle a enveloppé avec soin les deux paires de chaussettes coquettes de PMette pour le Swap de Koala en PMA ! Elle poste tout demain matin sans faute.

Guettant avec impatience le passage de la factrice ce midi, elle n’a pas été déçue quand elle a vu arriver deux jolies cartes concoctées par Et vous c’est pour quand et Princesse Pi. Merci les filles !

Du haut du sapin de Noël, le pingouin de Noël de C&C a également apprécié ! 😀

Pingui_cartes

Une fois encore, cette solidarité entre copinautes aide beaucoup le moral de Ciconia. Ces deux initiatives positives donnent l’occasion à Ciconia de se reprendre et d’envisager les fêtes et l’année prochaine avec optimisme.

Il faut bien dire que ces derniers temps ont été vraiment éprouvants : mi-novembre, il y a eu le fameux rapport psychologique de Maléfique, puis plus récemment, la nouvelle du décès d’une connaissance… Même si Ciconia n’avait rencontré cet homme qu’à deux reprises, l’annonce de sa mort par accident l’a fortement ébranlée. C’est quelqu’un qu’elle aurait aimé connaître davantage mais qu’elle ne pourra jamais revoir. 😦

Voilà pourquoi Ciconia voit tout en noir en ce moment. Elle a la sensation de ne percevoir que la souffrance du monde et que le négatif est omniprésent où qu’elle porte son regard.

Mercredi, en zappant, elle a littéralement éclaté en sanglots en tombant sur des témoignages de parents adoptifs dans Toute une histoire (à partir de la minute 50:00 et en particulier les minutes 57:00 et 59:00) et L’histoire continue et elle a eu l’impression que l’on s’adressait directement à elle en disant qu’il fallait garder espoir et persister pour réaliser ses rêves [évitez quand même le témoignage de la femme soi-disant stérile qui est tombée miraculeusement enceinte avant sa première FIV, avant la minute 50:00].

Ciconia essaye d’envisager 2015 avec des yeux neufs, même si début janvier, cela fera 3 ans et demi que C&C se sont lancés pour faire un bébé.

En 2015, C&C vont devoir se battre encore pour s’approcher de leur rêve d’enfant…

Espoir

Excellentes fêtes de fin d’années à toutes et à tous…!

Solstice d’hiver du 21 Décembre 2014 sur les pas de « Yule »

Je m’en inspirerai pour essayer de garder l’espoir pour nous tous ❤

L'actualité de Lunesoleil

yule

La porte du Solstice d’hiver va s’ouvrir pour entrer dans une célébration germanique « Yule », qui est une fête païenne des pays nordiques. Que l’on retrouve aujourd’hui sous une forme plus moderne. Autrefois on invoquait les Dieux pour bénir les prochaines récoltes. Pour faire fuir les mauvais esprits, des coups de fusils étaient tirés vers le ciel.  Les habitants préparaient un grand festin appelé le « banquet de Yule » , c’était le moment ou les hommes et les dieux étaient rassemblés autour d’une table pour partager un repas , raconter des histoires, chanter…

Cette année des rassemblements sont prévus, en voici trois :

Le Solstice d’hiver pour fêter la nuit la plus longue, un moment pour soi pour méditer, ouvrir son cœur d’amour dans les régions touchés par le fléau de la guerre, la…

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La cent-unième : le chemin est encore long

 

The Long And Winding Road
[Paul McCartney]

La route longue et sinueuse
Qui mène à ta porte
Ne disparaîtra jamais
J’ai déjà vu cette route
Elle me mène toujours ici
Guide-moi jusqu’à ta porte

La nuit sauvage et venteuse
Que la pluie a balayée
A laissé un torrent de larmes
Priant pour faire venir le jour
Pourquoi me faire attendre ici
Montre-moi le chemin

Souvent j’ai été seule
Et souvent j’ai pleuré
De toute façon, tu ne connaîtras jamais
Les nombreux chemins que j’ai empruntés

Mais ils me ramènent tout de même
Sur la route longue et sinueuse
Tu m’as fait attendre ici
Il y a très très longtemps
Ne me fais plus attendre
Guide-moi jusqu’à ta porte

Mais ils me ramènent tout de même
Sur la route longue et sinueuse
Tu m’as fait attendre ici
Il y a très très longtemps
Ne me fais plus attendre
Guide-moi jusqu’à ta porte