Tombée dans la « magic marmite »

Chères amies, chers amis,

Peut-être que quelques personnes liront tout de même ce message, malgré ma longue absence… 😉

Comme de nombreux infertiles qui ont vu la chance tourner de leur côté, il m’est difficile de revenir vous raconter ma vie quotidienne de maman aujourd’hui, l’objet initial de mon blog étant, vous le savez, la PMA et l’adoption, et plus généralement l’infertilité.

En revenant sur ce blog, je mesure le chemin parcouru depuis son ouverture. Toute cette période (qui a duré près de 4 ans) fut très difficile pour moi, mais objectivement : relativement court et sans doute « pas si terrible » par rapport à ceux qui galèrent des années durant et enchaînent des traitements lourds ou se voient refuser l’agrément.

J’ai eu une chance inouïe quand tout s’est « décanté » en même temps : je suis tombée enceinte en 2015, quelques jours avant que nous obtenions le sésame que constitue l’agrément pour adoption.

Je suis pleinement consciente d’avoir déjà le « c** bordé de nouilles » – pour reprendre une expression déjà employée par certaines d’entre-vous – avec ma première grossesse naturelle.

Malgré tout cela, et parce que je n’ai pas encore mis de point final à ce blog, je souhaitais revenir pour vous annoncer l’excellente nouvelle de ma deuxième grossesse. Et ce, je l’espère, tout en retenue et en délicatesse. Si ce n’est pas le cas, c’est involontaire et je m’en excuse. Peut-être que certains d’entre vous seront contents d’avoir quelques nouvelles après tout ce temps.

Dame Nature a été plus que clémente cette fois-ci, en me permettant de tomber enceinte 1 an quasiment jour pour jour après la naissance de mon petit cigogneau. C’était magique de découvrir ces deux lignes roses peu avant Noël. J’avais tant rêvé pendant des années de recevoir ce cadeau spécial pour Noël…! Ce fut un plaisir sans égal de me passer de champagne et de foie gras pendant les Fêtes.

Bien que j’aie toujours en tête le mauvais souvenir de ma fausse couche, je pense avoir un peu plus apprécié ce début de grossesse, car je savais que mon corps était capable de mener un bébé à terme en bonne santé.

Nous avons néanmoins soufflé (littéralement), Ciconio et moi, en faisant connaissance avec notre « bébé 2 » via l’échographie des 12 semaines. Nous espérons que tout se passera bien jusqu’au bout. Inutile de vous dire que beaucoup de monde espère une fille après le garçon, mais que nous n’en avons que faire, tant que notre bébé est en bonne santé.

Bébé 2 est donc attendu(e) pour début septembre, et j’ai encore peine à réaliser la chance que j’ai… Je n’ai plus le « c** bordé de nouilles », j’ai dû tomber dans la marmite de nouilles, en fait.

Ah, si j’avais une baguette magique, j’enverrais toutes celles et ceux qui en ont besoin dans cette « magic marmite »…

Sachez que malgré mon absence du blog, je continue à lire de nombreux blogs pour avoir de vos nouvelles (enfin, ceux qui sont toujours là, car heureusement, après plusieurs années, beaucoup ont vu leur rêve se réaliser et certains ont choisi de clore leur blog).

Je vous embrasse fort et vous garde dans mes pensées et dans mon cœur. ❤

Ciconia 🙂

Publicités

Les suites de ma césarienne [Maternité]

J’avais promis à une copinaute de relater mon expérience personnelle des suites de césarienne.  Mais ça fait un bail, elle a déjà accouché !!!

Enfin, peut-être que mon témoignage sera un peu utile à des futures « césarisées ». 😉

Césarisée je suis, oui. Un comble pour une accouchée n’ayant pas vraiment été « actrice de son accouchement » !

D’où vient ce nom, d’ailleurs ? Contrairement à la légende, le terme ne vient pas de Jules César (qui n’est pas né par césarienne) mais du verbe latin caedere qui signifie « couper ». La césarienne est une intervention chirurgicale qui consiste à extraire un enfant de l’utérus maternel par incision des parois abdominale et utérine. {Source : Césarine – Histoire de la césarienne}

Ma césarienne a été quasiment idyllique : programmée le matin-même pour l’après-midi, donc sans aucune douleur de travail, dans le calme et la bonne humeur.

Seule ombre au tableau : mon mari n’a pas été autorisé à y assister…

On déprécie parfois les accouchements par césarienne car on entend beaucoup parler de « césariennes de convenance ». Je ne lance pas de débat à ce sujet. Vous trouverez toutes les informations utiles et officielles sur l’excellent site Web Césarine qui dresse un état des lieux de la césarienne en France et ailleurs.

Mais aujourd’hui, je voudrais témoigner de « l’après ».

Les premières minutes

Après les deux petits bisous déposés sur le visage et la menotte de mon cigogneau, on l’emmène faire du « peau à plumes » avec son papa Ciconio. La gynéco Dr Dynamique me recoud en précisant qu’elle me fait une jolie cicatrice. Je réponds que ce n’est pas le plus important (je suis tellement heureuse d’avoir enfin accouché de mon bébé en bonne santé !), mais elle rétorque que je pourrai retourner à la plage en bikini et que c’est important quand même. De toute manière, cette cicatrice est masquée par le slip de bain. Exit les cicatrices d’antan qui allaient du pubis au nombril ! Aujourd’hui, la cicatrice est horizontale et se trouve à l’orée du bois 😉

En salle de réveil

Je suis restée en salle de réveil avec BBBB et Ciconio pendant 5 bonnes heures. Avant de retourner dans ma chambre, on m’a demandé d’essayer de me lever, ce que j’ai fait sans trop de problèmes… à la grande stupéfaction des sages-femmes présentes ! En fait, avec le recul, je me suis rendue compte que l’anesthésie faisait encore effet le soir de la césarienne. Car le lendemain a été bien différent.

Là, j’ai compris. J’ai compris pourquoi les sages-femmes s’étaient autant étonné de me voir faire le tour du lit en salle de réveil comme si de rien n’était. Pour moi, la douleur n’a pas été continue, mais fulgurante et assez inattendue. En fait, j’ai dû apprendre à « bouger différemment » car le moindre étirement des abdominaux sectionnés entraînait une sensation de brûlure, surtout à gauche en ce qui me concerne. Tant que j’arrivais à me mouvoir sans solliciter le ventre, tout allait bien.

Vive le harnais situé au-dessus du lit d’hôpital, qui aide bien à passer de la position allongée à assise, et vice-versa, notamment pour allaiter.

J’ai dû me lever le lendemain soir de la césarienne, car on attendait de moi que je refasse pipi normalement ! Elle ont dû insister car je n’en ressentais pas l’envie. J’ai eu peur qu’on me remette une sonde alors je me suis forcée à me lever pour y aller.

J’ai compris ma douleur en sortant de mon lit. Déjà toute une histoire ! Ensuite, j’ai parcouru la chambre à petits pas telle une mémé de 90 ans, courbée en deux. Arrivée aux toilettes, je me suis demandée comment j’allais faire !!! J’ai maudit le fait d’être une fille. Pisser comme un garçon aurait été bien plus facile, j’aurais pu rester debout ! Enfin, si j’étais un mec, je ne serais pas là, le ventre coupé, à souffrir. Mais ceci est un autre débat.

J’ai pensé une seconde à pisser dans la douche, mais c’est dégueulasse, alors j’ai évité. Mais à tous les coups, il y en a qui le font, j’en donnerais mon ventre ma main à couper !

Enfin, à la guerre comme à la guerre, je me suis hissée tant bien que mal sur la lunette et j’ai serré fort, très fort la barrière handicapé en gémissant de douleur. Discrètement quand même, je n’avais pas envie de voir débarquer toute la clique, j’avais déjà assez exposé mon intimité…!

En tous les cas, je vous passe les détails, mais j’ai réussi. Il a fallu me rhabiller sans omettre les magnifaïques bas de contention, et retourner au lit. Même parcours du combattant, mais inversé !

Mais au moins, les dames ont été contentes de pouvoir cocher la mention « a fait pipi » dans mon dossier et moi de ne pas avoir à subir la pose d’une autre sonde et le risque d’une infection urinaire.

Au fil des jours

La bonne nouvelle dans tout ça, c’est qu’on retient très vite les mouvements à faire — et surtout ceux à éviter — pour ne pas se faire mal et éviter cette foutue sensation de brûlure.

Ce qu’il est difficile d’éviter, c’est la douleur qui survient quand on éternue ou qu’on éclate de rire. On fait ce qu’on peut : on se tient le ventre, on retient son souffle… 😀

Pour nous soulager, on nous prescrit de l’ibuprofène et du paracétamol en alternance. Pas miraculeux, mais ça soulage un peu quand même. Ce qui soulage le plus au fond, c’est le repos. C’est fou comme mes sensations étaient différentes selon qu’on était le matin ou le soir. J’avais bien moins mal le matin, et pourtant Dieu sait que j’ai mal dormi à la maternité ! Mon cigogneau tombait de sommeil, mais le bébé de la voisine hurlait jusqu’à 3 heures du mat’ et elle répétait « Emma, calme-toi, Emma, calme-toi… » Je la plaignais mais je me plaignais moi-même aussi car j’étais crevée et même pas à cause de mon bébé qui dormait déjà plusieurs heures d’affilée. C’était horrible. À 7h30, quand c’était enfin calme — j’exagère à peine –, on m’apportait le p’tit déj’ alors que tout ce que je voulais c’était DORMIR et QU’ON ME FOUTE LA PAIX 😉

Au fil des semaines

Je dirais que la cicatrice m’a fait mal pendant 10 jours, qu’elle m’a tiré pendant 3 bonnes semaines et que je l’ai sentie (sans douleur ni sensation d’étirement) pendant 5 semaines. Grosso modo.

Ensuite, plus rien, finito. Il ne reste que la vision de la cicatrice et le petit bourrelet au-dessus. On m’a conseillé de la masser (les premiers jours, je n’en avais vraiment pas envie, déjà la regarder c’était space !). On m’a conseillé de l’hydrater avec de la crème ou de l’huile. Entre nous, je ne l’ai pas beaucoup fait, par paresse, par fatigue, par oubli…

Aujourd’hui, 4 mois et demi plus tard, elle est toujours un peu rose, le bourrelet est toujours là, mais moins prononcé. Je n’ai pas encore retrouvé mes abdos (à voir si je me lance dans la rééducation abdominale). Au toucher, on la devine à peine.

Elle ne me dérange absolument pas.

Le sourire de mon enfant

Lors de la visite de sortie de la maternité, j’ai dit à Dr Dynamique que cette cicatrice ne me dérangeait pas, au contraire ! Pour moi, elle représente « le sourire de mon enfant » !

Césa

Bon, ceci n’est pas mon ventre, hein ! 😛 Mais la cicatrice est jolie ! 😉

C’est une formule qui lui a bien plu ! Ça ne m’étonnerait pas qu’elle la ressorte à ses patientes, d’ailleurs !

Quand j’ai rencontré mon petit… [Naissance]

Enfin, j’ai quelques instants et suffisamment d’énergie pour revenir vers vous et vous raconter son histoire… La venue au monde de mon petit garçon !

Rappelez-vous : deux semaines auparavant, la voie basse était possible.

Mais le samedi 5 décembre, j’avais — enfin, il avait — dépassé le terme de deux jours. Je devais donc me rendre à la maternité pour un monitoring et une nouvelle échographie…

C’est le week-end, ça tombe bien : Ciconio est enfin là après une semaine loin de la maison. Nous avons emmené les valises au cas où…

Arrivés à la maternité, le monitoring note que mon bébé n’aime pas trop les contractions, mais rien de bien grave. La gynéco Dr Dynamique arrive une bonne heure plus tard pour l’échographie. Très vite, elle nous dit que notre petit a encore grandi… même de la tête ! BBBB est toujours en siège — ça je le savais –, et du coup les nouvelles mesures ne me permettent plus d’accoucher par voie « naturelle ». Par ailleurs, le liquide amniotique se fait rare.

Ce sera donc une césarienne. Ce n’est pas urgent, mais elle nous annonce qu’il faudra la programmer pour le mardi suivant au plus tard.

Nous ne sommes pas choqués ; cela fait deux mois que nous nous préparons à cette éventualité, encore plus ces derniers jours en sachant que notre petit bout a fait du rab dans mon ventre. 😉

Elle nous demande quand nous souhaitons programmer la naissance en précisant que si l’anesthésiste est disponible aujourd’hui, on peut le faire cet après-midi.

Puisque Babybulle n’a plus trop de place ni de liquide dans mon ventre et qu’il n’aime pas trop les contractions, et que ce serait le jour idéal en ce début de week-end pour que Ciconio profite bien des premiers instants avant de repartir en cours lundi matin, nous décidons de ne pas attendre inutilement.

En fin de matinée, nous apprenons que tout est OK : l’anesthésiste a du temps l’après-midi. La césarienne est possible à 14h00, le temps que j’aie digéré mon petit déjeuner.

Nous sommes sereins tous les deux : nous allons rencontrer notre fils aujourd’hui même ! Après plus de deux mois d’incertitude, NOUS SAVONS ENFIN comment cela va se passer.

Le midi, on nous installe dans une chambre de naissance. Je n’accoucherai pas « normalement » dans cette pièce, mais tout ce qui m’importe, c’est la santé de mon bébé.

Ciconio a le temps d’aller manger un bout au centre-ville et d’aller chercher les valises pendant que je prends tout mon temps sous la douche… à la B*tadine ! Je ne vous raconte pas l’état de mes cheveux au séchage à l’air libre… Mais quelle importance, un jour comme celui-ci !

J’explique à mon bébé ce qu’il va se passer. Je me dis que même s’il ne comprend pas mes mots, il ressent sûrement les choses et comprend mes intentions…

Une jeune femme vient poser la sonde urinaire. Pas très agréable, j’ai l’impression d’avoir une cystite en fait ; ça brûle, mais c’est carrément supportable.

Puis très vite arrive le moment de la césarienne. Depuis le début, à la demande de Ciconio d’être présent au bloc, les gens répondent, « oui, si l’anesthésiste est d’accord, mais y’a pas de raison » alors on croit dur comme fer qu’il pourra m’accompagner. Seulement, l’anesthésiste (encore une femme avec un accent, mais pas la même que l’autre jour) est réticente car c’est « un beau bébé », et elle veut être à 100 % pour moi en cas de complications, sans avoir à gérer mon mari. Nous argumentons gentiment que Ciconio ne va pas tomber dans les pommes (eh oui, il en a vu des vêlages ! LOL), mais rien n’y fait…

Alors nous nous séparons à contrecœur à l’entrée du bloc… Je vois avec peine mon Ciconio les larmes aux yeux et je le rassure et l’encourage avec le sourire : je n’ai pas peur, tout va bien se passer et je compte sur lui pour bien câliner notre bébé et beaucoup lui parler avant mon retour. Un dernier bisou et c’est parti !

À partir de là, tout s’accélère. Il est 14h00 pile quand j’arrive au bloc et pendant une vingtaine de minutes, cinq personnes vont s’affairer autour de moi, telles des fourmis. L’infirmier anesthésiste joue le rôle d’accompagnateur psychologique, si je puis dire. Il me fait rire en appelant ma sonde « mon sac à main » et m’aide à adopter la bonne position pour la rachi-anesthésie. Pour voir si l’anesthésie fonctionne, on m’applique de l’alcool sur le corps et plus ça descend, plus la sensation de froid s’estompe. Plus tard, quand on me demande où on me touche, je réponds « la cuisse gauche, peut-être ? » et tout le monde éclate de rire. Je comprends alors que l’anesthésie est efficace et qu’ils vont bientôt pouvoir commencer.

Dr Dynamique me dit qu’elle me demandera symboliquement de pousser. Mais elle ne m’en reparlera pas et j’oublierai complètement de le faire au moment crucial. Pas grave 😉

Il est 14h21, j’entends « J’incise », ça y est, ils vont chercher mon bébé dans mon ventre. Je suis bien, j’espère que cela n’est pas trop violent pour lui… C’était ma plus grande peur concernant la césarienne : que cela soit violent pour mon bébé, pas préparé… Mais c’est pour son bien, alors…

Ensuite, j’ai l’impression qu’on me ballote dans tous les sens. Je ne sens rien mais il y a beaucoup de mouvement de l’autre côté du champ. Je suis impatiente…!

14h25 : j’entends les exclamations de l’équipe : « Ah oui, quel beau bébé ! » ; « Une belle tête de siège ! » ; « Il se porte bien ! »…

Un membre de l’équipe (je ne me rappelle pas lequel) me fait remarquer qu’un rayon de soleil a percé juste au moment de la naissance. 😀

Et enfin le premier cri de mon petit garçon…

Je demande s’il va bien, car je ne le vois toujours pas, le temps me paraît long… On me répond « oui » et on me l’amène enfin, enveloppé d’un drap, tout mouillé… Seules sa tête et sa menotte droite sortent du drap, il est encore plus beau que je ne l’imaginais… Déjà je constate qu’il a les mêmes cheveux que ses parents, noirs et qui frisottent avec l’humidité… ❤

Ce qui restera gravé en moi à jamais, c’est son regard éveillé, inoubliable, planté droit dans le mien. Comme s’il me reconnaissait ! Ses grands yeux noirs qui me fixaient…

J’ai eu le temps de l’embrasser sur la tête et la menotte, puis il est parti rejoindre son papa pour un moment de complicité « peau à poils »…

Je n’ai même pas « pensé » à pleurer, j’ai juste affiché un sourire béat jusqu’à ce que je rejoigne mes deux hommes.

Babybulle était bien avec son papa. C’était magnifique à voir.

On l’a posé sur moi… Nous étions enfin réunis.

Enfin, il est là… Depuis le temps qu’on l’attendait…! Ce petit bonhomme a changé notre vie !

❤ ❤ ❤

De bonnes nouvelles, priorité à la nature [Grossesse] {+Edit}

Tout d’abord, merci à toutes celles qui ont demandé de mes nouvelles, ça me fait chaud au cœur. Même si j’ai moins écrit ici dernièrement, je pense toujours à mes copinautes très souvent, vous savez.

Alors je suis très contente de cette journée, car j’ai terminé ma préparation à l’accouchement ce matin et l’échographie de cet après-midi s’est bien passée.

Mon bébé est toujours en siège décomplété (mais ce n’est pas un scoop, je sentais toujours sa tête en haut à droite).

Il a un BIP (diamètre bipariétal = de la tête) d’environ 100 mm et devrait passer par mon bassin, quelle que soit son orientation au moment de la naissance.

Du coup, on tente la voie basse quand BBBB aura envie de venir, ce qui pourrait arriver bientôt (en tout cas très certainement avant le terme) car mon col est déjà à 3 cm !

La gynéco m’a demandé si j’avais des contractions, ce à quoi j’ai répondu que oui, le soir ou quand je suis fatiguée, par moments… Mais comme elles ne me font pas mal… Je ne pensais pas que mon col commençait déjà à s’ouvrir ! Sûrement que l’homéopathie y contribue !

La gynéco est vachement enthousiaste, elle m’a dit de ne pas hésiter à accoucher ce week-end car elle est de garde 🙂

Par contre, en arrivant chez moi tout à l’heure, j’ai constaté un peu de sang en m’essuyant avec deux minuscules caillots. A votre avis, est-ce dû au toucher vaginal ? J’ai lu que le bouchon muqueux ne devait pas être rouge… et qu’il n’était pas le signe d’un accouchement imminent non plus.

Dois-je appeler la maternité pour en savoir plus ?

Mon homme rentre vers 20h00. Pour l’instant, je ne panique pas 🙂

{Edit : Je n’ai plus de sang du tout maintenant, et ma sage-femme de prépa, contactée par SMS, m’a dit que c’était dû au TV si bébé continuait à bouger et s’il n’y avait plus de perte de sang après. C’est le cas 🙂 Je surveille ça de près quand même mais ça me rassure.}

Automne : 31 SA/29 SG, soit encore environ 70 jours [Grossesse]

Je suis toujours dans les parages même si je me fais plus discrète pour différentes raisons. Je vous lis toujours, mais je passe moins de temps à commenter par manque d’énergie et aussi une once de culpabilité et de sentiment d’impuissance envers celles et ceux qui n’ont pas ma chance.

Ma chère congénère m’a demandé de mes nouvelles, alors je me lance et je reviens vous raconter les dernières nouvelles.

Ma grossesse se passe bien, rondement bien, même ! 😉 Ventre_18-09-15

Mon bébé gigote beaucoup, alternant entre « migrations sous-marines » et coups de boule/pied, comme si l’attente le faisait piétiner ! Je ressens parfois comme des secousses sismiques quand il bouge d’un coup. J’adore quand il vient se lover sous mes mains et que j’ai la sensation de le caresser. Mon ventre pointe vachement en avant. Je ne suis pas sûre que de dos, les gens voient que je suis enceinte.

Ce que j’aime moins, c’est que Ciconio n’est pas très porté sur tout ça. Il n’a pas la patience suffisante pour poser une main sur mon ventre et attendre de sentir quelque chose. Je crois qu’au fond, c’est encore abstrait pour lui. Certains jours, je suis frustrée de ne pas partager des moments simples comme je l’avais espéré en rêvant d’être enceinte : tous les deux attendris devant le ventre qui se déforme sous les mains du futur papa… Mais il s’est déjà investi autrement avec les travaux de la chambre et la révision de la voiture (pour la sécurité de sa famille !) et se rattrapera à sa façon en étant bel et bien présent quand il verra son fils « dehors », j’imagine !

Au niveau médical, la visite du 7e mois de cette semaine a confirmé que le cœur du bébé bat comme il faut et que mon col est toujours postérieur et tonique. Babybulle a la tête en bas à gauche (ce que j’ignorais car il donne des coups de pieds en bas au milieu ou en bas à gauche). Je le croyais donc encore en siège, mais apparemment il replie ses jambes en ayant le dos contre mon nombril.

Côté forme, je suis assez fatiguée ces jours-ci car mes nuits sont fréquemment entrecoupées de semi-réveils et parfois accompagnées de contractions de Braxton-Hicks. Je recommence donc à faire plus souvent la sieste quand le besoin s’en fait sentir. Sinon, je suis vite essoufflée et j’ai une douleur au côté gauche par moments, des remontées acides, le ventre qui pèse, mais rien d’anormal pour quasiment 7 mois de grossesse. Je porte de temps à autre une ceinture lombaire pour soulager mon dos quand il le faut. La reprise du yoga (où la prof est les autres yogis sont aux petits soins pour moi), m’a déjà un peu soulagée de ces douleurs lombaires et de sciatique. Mais je suis tellement heureuse que ces désagréments sont vraiment plus que secondaires, tant que mon petit garçon se porte bien.

Matériellement parlant, les préparatifs ont bien avancé cet été ! La chambre de BBBB a été repeinte par Ciconio, passant du jaune/vert au blanc/gris clair. Ce décor neutre sera propice à une déco aux couleurs vives digne d’une vraie chambre de bébé. Nous n’avons pas encore vraiment acheté de déco, à part les rideaux de la fenêtre, mais je me dis que je pourrai m’y consacrer en novembre, quand je serai en congé mat’. Nous avions déjà le trio poussette/nacelle/siège-auto, nous avons désormais le couffin de ma famille, délicieusement vintage, des vêtements achetés par mes soins et de nombreux autres prêtés/donnés par la famille et les amis… Notre bébé d’automne n’aura pas froid, c’est clair !

Il ne reste plus qu’à ranger toutes ces affaires dans l’armoire qui contient encore notre bordel et les vêtements de Ciconio, et de prévoir tout le nécessaire pour le change et la toilette. En effet, la table à langer sera en fait mon ancien bureau repeint en gris, qu’il faut réhausser pour atteindre la hauteur idéale (à la fois pour le géant de père et moi-même !). Ciconio a envie de construire le plan à langer lui-même alors j’espère qu’il va bientôt s’y mettre car l’automne étant là, je commence à flipper que BBBB arrive en avance et que tout ne soit pas prêt. Nous devons également acheter les produits pour la toilette et les couches lavables — oui, vous avez bien lu, on y tient –. D’ailleurs, je suis un peu perdue dans tout ça, les produits de toilette, les différents types de couches lavables, etc. C’est le sujet à étudier en priorité ces prochaines semaines.

En octobre auront lieu différents événements que j’ai hâte de vivre et qui annoncent sérieusement le dernier trimestre :

  • La consultation du 8e mois avec une sage-femme de la maternité > J’ai hâte de rencontrer une sage-femme susceptible de m’accoucher, dans les locaux-mêmes de la maternité, et de pouvoir en savoir plus sur l’organisation des accouchements. 🙂
  • La visite des salles d’accouchement > Malheureusement sans mon homme, dont l’emploi du temps ne lui permettra pas de m’accompagner 😦
  • L’échographie du 3e trimestre avec le « Chef » (en espérant qu’en sachant à quoi nous attendre avec lui, ça se passera mieux qu’en juillet !) > J’appréhende quand même qu’il m’embête avec le poids de BBBB et me prédise une césarienne… :-S
  • La première séance de préparation à l’accouchement, mention sophrologie avec une sage-femme libérale 😀 > Vivement que la prépa débute, car je trouve que ça commence tard (7 mois 1/2 en ce qui me concerne). J’ai peur que mon bébé soit prématuré et de ne pas être prête pour l’accouchement. Je sais bien que beaucoup de femmes enceintes éprouvent cette peur, mais rien à faire, je me sentirai mieux une fois la prépa commencée.

Qu’écrire d’autre à part que je savoure véritablement ma grossesse, surtout quand je me remémore les automnes passés…

  • Automne 2011 : on venait de débuter les essais… RAS, mais on ne s’inquiétait pas encore…
  • Automne 2012, nous avions changé de département depuis quelques temps et ce nouveau départ nous faisait espérer une grossesse, mais nous commencions à nous inquiéter un petit peu…
  • Automne 2013 : l’année avait été très difficile. Malgré une grossesse surprise survenant au printemps, juste après l’ordonnance du bilan d’infertilité, la fausse couche nous avait terrassés et nous appréhendions la date d’accouchement prévue à la mi-novembre et la venue de l’hiver le cœur très lourd…
  • Automne 2014 : pas mieux… Nous entamions la PMA avec l’IAC1 en octobre. Par ailleurs, nous avions eu un nouvel espoir en lançant notre projet d’adoption au printemps. Les rendez-vous se terminaient avec les professionnels, mais la conclusion odieuse et incompréhensible de la « psy » alias Maléfique en novembre faisait violemment entrer l’hiver dans nos vies et nos cœurs.

2015 : malgré un échec à l’IAC2 en février, cette année représente pour nous une incroyable (re)naissance. Le rapport d’un nouveau psy  nous permettait d’obtenir le Graal au printemps, simultanément à la perspective d’une nouvelle orientation professionnelle pour Ciconio et à un test de grossesse bleu, positif, à la fonte des neiges… 😀

Cette année est jusqu’ici, tant pour Ciconio et moi-même que nos familles respectives, le début d’un nouveau cycle.

Je croise les doigts pour que la chance continue à nous sourire et qu’elle arrive chez tous ceux parmi vous qui ne l’ont pas encore (re)trouvée.

C’est tout bon, alors pas de restrictions ! [Grossesse]

Vendredi dernier, je suis allée au laboratoire faire le Test O’ Sullivan, alias le fameux test de glucose qui allait déterminer de toute ma vie mon alimentation pour les mois à venir.

Je ne sais plus trop où j’avais lu ou qui m’avait dit que ce breuvage hyper sucré était écœurant et donnait la gerbe, mais je m’attendais à devoir ingérer l’équivalent de deux grandes bouteilles d’eau d’un liquide imbuvable. Je flippais un peu, d’autant qu’on est venu me chercher avec près d’une heure de retard. Heureusement que sur les conseils de ma doc, j’avais amené un bon bouquin ! 🙂

C’est souvent quand on s’attend au pire que tout paraît facile !

Alors soit je ne ressens pas le goût comme les autres, soit je suis vraiment un bec sucré (chut, ne le répétez pas au « Chef » !), mais j’ai trouvé la taille de cette bouteille ridiculement minuscule et le goût, certes pas gastronomique, mais tout à fait buvable — dans cette quantité-là, j’entends –. 😉

On en a même plaisanté avec la fille qui m’a fait la première prise de sang. J’ai vraiment trouvé que c’était de la rigolade, ce test. J’ai bu la gnôle fiole en 30 secondes chrono.

Trop cool : j’ai bien avancé dans mon livre et j’ai pu zyeuter discrètement les autres PB en salle d’attente 😛

Grâce à la PMA (merci DNLP), je ne crains plus les prises de sang non plus, alors le plus dur, au final, a été de patienter entre deux, de subir le retard accumulé et de retrouver la fournaise de ma voiture garée en plein soleil pour regagner mes pénates.

Les résultats consultés en ligne le soir-même étaient bons.

😀 😀 😀

Vengeance, je vais pouvoir lui rabattre le caquet au « Chef » à la prochaine échographie en octobre !

❤ Gros bisous sucrés à toutes et à tous ! ❤

PS : dans mon prochain billet : « La nuit avec mon « ennemie »… 😉

Une échographie du 5e mois en demi-teinte… [Grossesse]

C’est dans une fraîcheur réconfortante après la longue période de canicule que je reviens vers vous pour partager ce moment fort qu’était l’échographie du cinquième mois.

« Fort » en bien et en moins bien…

Nous avions rendez-vous hier après-midi à Moyenne Ville, à l’hôpital de ma gynéco Dr Grande, là où j’accoucherai en fin d’année. J’ai dû patienter une heure et demie la vessie pleine avant que ce soit notre tour…

Nous avons enfin été reçus par le Chef de pôle que nous ne connaissions pas encore… Nous nous en serions bien passés ! Nous avons été très déçus par cet homme qui, peut-être pour impressionner la jeune stagiaire, a voulu nous donner — à tous — un cours magistral…

A peine j’étais installée le ventre à l’air et une fois les premières images affichées à l’écran, qu’il nous a demandé si c’est notre deuxième échographie, ce à quoi nous avons répondu que c’était en réalité notre quatrième…

« Ah bon, et comment ça ? » Et là, j’ai dû lancer un sujet que je n’avais pas envie, mais alors pas du tout envie d’évoquer, surtout pas dans une salle d’échographie : ma fausse couche… 😦 Pour lui, ce n’était pas une raison pour faire des échographies supplémentaires. Nous avons répondu que comme on nous l’avait proposé, on n’allait pas refuser ! Que ça nous avait rassurés, etc.

« Chef » a alors demandé à la stagiaire (et à nous) quelle était l’utilité du suivi de grossesse. Je ne détaillerai pas tout, mais en gros il trouve que ça ne sert à rien d’autre qu’à inquiéter les futurs parents et dépenser des sous. Il a cité l’exemple de la Norvège qui en fait moins que par ici et où soi-disant les résultats sont meilleurs.

Jusque-là tout allait bien. On se disait intérieurement qu’on tombait encore sur un de ces grands pontes qui aiment discourir et étaler leur science devant les stagiaires et les patients… (Souvenez-vous de ce cher GP…!)

Mais il a continué à insister lourdement sur la fausse couche, pendant quelle année et à quel moment de la grossesse, etc. Au bout d’un moment, j’ai senti que ma voix commençait à chevroter et j’ai su que s’il continuait comme ça, j’allais craquer. Mais je n’ai pas osé lui demander de changer de sujet.

Il a quand même réalisé l’échographie. Il a dit que j’avais rempli ma vessie pour rien, que c’étaient les jeunes qui demandaient ça, mais pas lui… Comment j’aurais pu le savoir ? Sinon, il a détaillé les mesures en donnant des explications plus à la stagiaire qu’à nous…

❤ Le plus important, c’est que Babybulle est en pleine forme et qu’il a tout ce qu’il faut là où il faut. ❤

Hier, il était hyper dynamique depuis le matin, comme s’il avait deviné qu’il serait le centre de l’attention ! 😉

Ciconio et moi avions les yeux rivés sur l’écran, tant et si bien que j’ai même zappé complètement une question hors sujet supplémentaire du « Chef ». Je me suis « excusée » en disant que je n’avais pas entendu parce que j’étais absorbée par l’observation de mon bébé (histoire de lui rappeler la véritable raison de notre présence). Nous n’étions pas là pour débattre des pratiques obstétricales ou de mon métier.

Je rêve, où les « grands pontes » — masculins j’entends — ont la fâcheuse tendance à s’écouter parler et à inonder les gens de paroles pour donner leur avis sur tout, même sur les métiers des autres ? J’hallucine. Comme j’ai regretté ma gynéco, toujours si délicate et attentionnée…!

« Le meilleur » a eu lieu à la fin. Babybulle a une semaine d’avance en termes de taille (et donc de poids estimé)… Sans explication, mon homme et moi en aurions juste déduit qu’il s’agit d’un « beau bébé » qui tient de son père (Ciconio est un grand gaillard de large envergure, qui pèse le double de mon poids et a donné du fil à retordre à sa maman à la naissance avec ses larges épaules et ses 4,100 kg fillette (pour toi Miliette)).

Seulement voilà, « Chef », après seulement deux-trois questions sur mon alimentation, pense que j’ai un apport trop important en sucres rapides (ce qui inclut si j’ai bien compris les yaourts aux fruits et les fruits eux-mêmes !!!). Il est vrai qu’à la belle saison, je suis assez friande de fruits, et par malchance et comme je suis honnête, à sa question « Qu’est-ce que vous avez pris comme dessert ce midi, une glace ?! » j’ai dû répondre l’abominable vérité : « Un chocolat liégeois ». « Mais c’est une glace ! » « Non, en crème dessert ! ». Il a lancé l’hypothèse que Babybulle était agité à cause du sucre de mon dessert du midi…! (WTF !!!)

Sur ces entrefaites, il a parlé régime. A l’écouter, je vais devoir manger des légumes matin, midi et soir à la place des fruits et des produits laitiers sucrés. Tenez-vous bien : pas plus d’un yaourt par jour semaine ! Moi qui trouvais sain, rafraîchissant (et plein de vitamines) de me faire un petit jus d’oranges pressées le matin, ben c’est pas bien non plus ! Pour « Chef », c’est même pire que de boire du jus en bouteille !

Je vous épargne la suite, mais il a dû voir mon air décontenancé car il a fini par dire un truc gentil du style que ce bébé avait de la chance parce qu’on voyait qu’il était très attendu. Il soufflait le chaud et le froid en quelque sorte, alors j’en ai eu les larmes aux yeux…

Puis il en a remis une couche sur la fausse couche, ce qui m’a fait couler quelques larmes. Qu’est-ce que je n’avais pas fait là ? Loin de le décourager, « Chef » a entrepris de me réeexpliquer par A + B à quel point on avait « fait une affaire avec cette fausse couche » (oui, en ces termes précis), en avançant des chiffres et des statistiques… Il nous a redemandé comment on faisait les bébés (si si je vous jure) et quand j’ai répondu qu’il fallait déjà un homme et une femme il a regardé la stagiaire en disant de moi que j’avais de bonnes réponses. Vas-y, prends-moi pour une c*nne.

Il a continué ses discours en arguant que pour lui les meilleures mères étaient au final celles qui ne faisaient pas de suivi de grossesse et arrivaient à l’accouchement « la fleur au fusil », parce que le mieux pour une grossesse c’était de ne rien faire de spécial (pourquoi il nous parle de régime sans sucres, alors !!!)… D’un « échange de regards » avec la stagiaire, j’ai compris qu’elle n’était pas du tout de cet avis (moi non plus)… Il a renchéri en disant que les meilleurs résultats en obstétrique avaient eu lieu pendant la guerre (WTF ?!!), par rapport au taux de sucre, etc.

Il a ressoufflé le chaud par une parole gentille, que ça allait bien se passer, que c’était un beau bébé et là j’étais repartie à pleurer (il faut dire que je n’avais pas encore réussi à sécher mes larmes)…

On est ressortis comme ça, tout le monde dans la salle d’attente m’a regardée (ils ont dû croire que notre bébé avait un problème grave !)… Ciconio était furax, même s’il avait gardé le silence pendant tout le discours de la fin sur le régime et la fausse couche.

« Ça n’aurait pas dû se passer comme ça, on aurait dû ressortir de là le sourire aux lèvres ! Ça aurait dû être un bon moment…! »

Je suis bien d’accord.

Après, si « Chef » s’était contenté de me parler de l’apport en sucres, je n’aurais jamais craqué nerveusement ainsi ! Je crois qu’il ne pensait pas à mal… Dans sa volonté de me réexpliquer le pourquoi du comment de la fausse couche et d’expliquer des choses à la stagiaire, il a été hyper relou et a juste été maladroit. Là où je lui en veux, c’est que mes larmes auraient dû lui faire comprendre qu’il fallait changer de sujet et qu’il a persisté dans son délire.

Quant aux fameux sucres rapides, dans tous les cas je devais refaire l’analyse d’urine du 5e mois (urine « perdue » par le laboratoire l’autre jour), et j’aurai le résultat de la glycosurie jeudi midi par courrier.

J’ai appelé ma doc pour savoir si je pouvais d’ores et déjà faire le test O’ Sullivan du glucose initialement prévu pour le 6e mois. Elle m’a donné son feu vert alors je vais essayer de le programmer la semaine prochaine. Elle m’a dit aussi que « Chef » était — je cite — « très bien, mais assez porté sur les régimes sans lactose et sans glucose ». Ça me rassure un petit peu. J’ai googlisé « Chef » et il paraît qu’il roule dans un vieux tacot pourri, a sept enfants et adore les randonnées « nature ». J’adore la nature aussi, sauf quand elle fait sa p*te.

Bref. S’il y a un risque de diabète gestationnel, je préfère le savoir afin de prendre les mesures adéquates s’il le faut !

❤ Mais j’espère que notre petit garçon (oui, BBB est un petit gars, comme je le pressentais depuis le tout début) tient juste de son grand gaillard de papa ❤

128 jours, 20 SA + 1, début du 5e mois – ¡Qué calor! [Grossesse]

Un petit coucou de mes montagnes où le thermomètre a tant grimpé dernièrement, comme partout en France ! J’ai une grande maison ancienne dont les murs sont très très épais, mais la chaleur a fini par s’accumuler tout de même et j’ai un peu souffert de cette ambiance caliente, notamment sur les coups des 16 heures qui rimaient avec douche et/ou brumisateur ! Du coup, je sortais le soir après 21h00 : j’en profitais pour arroser mes fleurs et le jardin, observer les étoiles et la pleine lune. Notre jardin s’améliore petit à petit, alors j’adore y passer des moments de détente « à la fraîche ». Le thermomètre s’est calmé, même si on attend toujours la pluie pour les pauvres plantes et arbres… Les orages annoncés sont tous passés à côté, c’est bien la première fois qu’on pleure pour avoir une bonne drache, comme on dit chez moi.

Sinon, je vais bien. Côté physique : c’est parfois un peu déroutant. Ma façon de marcher a déjà changé, c’est qu’il pèse, BBB ! Je suis assez légère au départ, alors forcément, les kilos de plus, je les sens déjà. Et c’est pô fini ! 😉 Mon ventre a bien grossi (on dirait qu’il gonfle d’un coup, par étapes, comme si quelqu’un actionnait une pompe de l’intérieur). Je ne passe plus inaperçue, surtout avec les vêtements d’été. Les gens ne me regardent plus dans les yeux (j’ai dit dans les yeux), mais au niveau du nombril. Des personnes qui ne me parlaient pas au cours de yoga m’ont demandé comment ça allait, posé des questions… Ma voisine me donne des conseils non sollicités… A l’écouter, je devrais rester allongée sans rien faire toute la journée ! Je me trouve déjà super calme et tranquille, il ne faut pas exagérer non plus.

Le rendez-vous de suivi du 4e mois s’est bien passé : le col était bien fermé, la hauteur utérine correcte et les battements de ❤ de BBB bien dynamiques. Les PDS et l’analyse d’urine étaient bonnes.

Seul hic : des douleurs aux côtés (à gauche) depuis 2 semaines, que j’attribue d’après mes lectures au grossissement de l’utérus qui pousse la cage thoracique. Ce n’est pas permanent, mais ça arrive sans crier gare, notamment pendant le travail. J’ai aussi parfois une sorte de douleur de type sciatique dans la fesse droite quand je reste longtemps assise. Du coup j’alterne entre siège et ballon de Pilates… L’autre jour j’avais même envie de taper à l’ordinateur debout, mais je ne suis pas équipée pour… Une idée à creuser, cependant.

Enfin, tout ça m’oblige à faire davantage de pauses pour m’étirer et pratiquer une ou deux postures de yoga appropriées. Ça me soulage sur le moment, mais ça revient comme Clo Clo. Sur les bons conseils de Margou — que je remercie –, j’ai donc commandé entre autres un bouquin de Bernadette De Gasquet qui me guidera plus en détail dans les postures « yogiques » destinées aux PB pour me soulager de ces désagréments. C’est que je ne suis même pas au milieu de ma grossesse — enfin presque –, alors je ne veux pas me laisser bouffer par des douleurs sans rien faire…!

En revanche… Côté moral : excellent ! Depuis que je suis enceinte (enfin, depuis que je suis rassurée sur le bon déroulement de ma grossesse !), j’ai l’impression de savourer la vie deux fois plus. Je revis. C’est comme si pendant 3 ans et demi, ma vie s’était mise entre parenthèses à attendre ce grand événement, même si la première année on n’avait pas encore trop de pression.

C’est un réel bonheur de pouvoir se projeter en réfléchissant à la liste de naissance et à la vie quotidienne qui nous attend ! Dans 2 semaines, nous saurons si Babybulle est une petite ou un petit ! Ses mouvements de plus en plus précis m’aident à patienter, ainsi que les semaines bien chargées niveau boulot, les week-ends de détente au grand air et toutes les joies de l’été. Le mariage de mon frère a lieu dans quelques jours : l’occasion de revoir une grande partie de la famille et des amis, dont certains auront traversé l’Atlantique. J’ai hâte ! J’ai enfin la tenue complète que je porterai au mariage. Mais je vais devoir trouver en vitesse un soutif plus grand que la brassière de mémère que je mettais jusque-là car mes boobs ont eux aussi grossi — encore — !

Pour ce qui est des achats : profitant des soldes, nous nous sommes lancés dans la commande d’un trio poussette/nacelle/siège-auto tout terrain à 3 roues. 😀 On a kiffé de donner nos critères respectifs et de comparer les produits sur le net. Ciconio l’a même essayée en magasin pour voir si elle lui convenait. J’ai pour ma part commandé un haut d’allaitement et un pyjama d’allaitement pour leurs prix attractifs. Nous n’avons encore rien acheté pour le bébé comme vêtements car je n’ai pas encore finalisé la liste des achats à faire cet été. Notre BBB sera un bébé d’hiver, alors les habits d’été, ce n’est pas trop la peine. C’est pour ça que je dois me concentrer sur les habits convenant à toutes les saisons et je ne suis pas encore très au point devant la myriade de produits proposés. Enfin, j’ai plusieurs documents et ouvrages qui vont m’aider à le faire ce week-end. 😀

Fin juin, nous sommes allés voir l’une des sages-femmes libérales qui se chargeront de ma préparation à l’accouchement. J’ai choisi ce cabinet pour pouvoir bénéficier de leurs séances de relaxation, de sophrologie et d’eutonie. Le courant est très bien passé avec cette jeune femme et j’étais presque déçue de savoir que je n’allais pas commencer la préparation avant début octobre (à raison d’une séance hebdomadaire). Je suis persuadée qu’en ce qui me concerne, j’aurai besoin de fortifier mon mental pour faire face à ce grand événement qu’est l’accouchement. J’ai failli mourir à ma naissance et pendant des années, j’ai eu peur d’accoucher (enfin, d’être en danger et surtout de mettre en danger mon bébé). Cette peur s’est atténuée pendant mes années d’infertilité, mon désir d’enfant a dépassé ma peur d’enfanter, mais je trouve bien d’apprendre les clés pour me détendre le jour J afin que tout se passe au mieux.

L’autre nuit, j’ai en quelque sorte revécu ma naissance dans un rêve, métaphoriquement : j’étais dans une grotte, dans une cavité très étroite mais où je tenais debout. Je ne suis déjà pas trop à l’aise dans ce genre de lieu étroit, mais ça allait jusqu’à ce que je me rende compte que je devais m’allonger pour passer par un trou étroit afin de rejoindre la salle suivante. Je commençais à baliser en pensant que je n’y arriverais jamais quand des voix de plusieurs personnes provenant de l’autre côté de la paroi m’ont vivement encouragée à venir. Elles m’ont assuré que j’allais y arriver, que je pouvais le faire et qu’il suffisait de prendre mon courage à deux mains. J’ai donc respiré un bon coup et j’y suis allée. Le passage a été délicat, mais comme je savais qu’on m’attendait à la sortie, j’ai fait des efforts, et j’ai réussi sous les bravos et les applaudissements de mes supporters ! 😉 Peut-être ai-je ressenti ces émotions lors de ma propre naissance ? En tous les cas, ce rêve m’a marquée et je me suis dit que si j’en avais la force, j’encouragerais mon petit bébé lors de sa naissance, car lui aussi va devoir faire des efforts pour venir 😀