Tombée dans la « magic marmite »

Chères amies, chers amis,

Peut-être que quelques personnes liront tout de même ce message, malgré ma longue absence… 😉

Comme de nombreux infertiles qui ont vu la chance tourner de leur côté, il m’est difficile de revenir vous raconter ma vie quotidienne de maman aujourd’hui, l’objet initial de mon blog étant, vous le savez, la PMA et l’adoption, et plus généralement l’infertilité.

En revenant sur ce blog, je mesure le chemin parcouru depuis son ouverture. Toute cette période (qui a duré près de 4 ans) fut très difficile pour moi, mais objectivement : relativement court et sans doute « pas si terrible » par rapport à ceux qui galèrent des années durant et enchaînent des traitements lourds ou se voient refuser l’agrément.

J’ai eu une chance inouïe quand tout s’est « décanté » en même temps : je suis tombée enceinte en 2015, quelques jours avant que nous obtenions le sésame que constitue l’agrément pour adoption.

Je suis pleinement consciente d’avoir déjà le « c** bordé de nouilles » – pour reprendre une expression déjà employée par certaines d’entre-vous – avec ma première grossesse naturelle.

Malgré tout cela, et parce que je n’ai pas encore mis de point final à ce blog, je souhaitais revenir pour vous annoncer l’excellente nouvelle de ma deuxième grossesse. Et ce, je l’espère, tout en retenue et en délicatesse. Si ce n’est pas le cas, c’est involontaire et je m’en excuse. Peut-être que certains d’entre vous seront contents d’avoir quelques nouvelles après tout ce temps.

Dame Nature a été plus que clémente cette fois-ci, en me permettant de tomber enceinte 1 an quasiment jour pour jour après la naissance de mon petit cigogneau. C’était magique de découvrir ces deux lignes roses peu avant Noël. J’avais tant rêvé pendant des années de recevoir ce cadeau spécial pour Noël…! Ce fut un plaisir sans égal de me passer de champagne et de foie gras pendant les Fêtes.

Bien que j’aie toujours en tête le mauvais souvenir de ma fausse couche, je pense avoir un peu plus apprécié ce début de grossesse, car je savais que mon corps était capable de mener un bébé à terme en bonne santé.

Nous avons néanmoins soufflé (littéralement), Ciconio et moi, en faisant connaissance avec notre « bébé 2 » via l’échographie des 12 semaines. Nous espérons que tout se passera bien jusqu’au bout. Inutile de vous dire que beaucoup de monde espère une fille après le garçon, mais que nous n’en avons que faire, tant que notre bébé est en bonne santé.

Bébé 2 est donc attendu(e) pour début septembre, et j’ai encore peine à réaliser la chance que j’ai… Je n’ai plus le « c** bordé de nouilles », j’ai dû tomber dans la marmite de nouilles, en fait.

Ah, si j’avais une baguette magique, j’enverrais toutes celles et ceux qui en ont besoin dans cette « magic marmite »…

Sachez que malgré mon absence du blog, je continue à lire de nombreux blogs pour avoir de vos nouvelles (enfin, ceux qui sont toujours là, car heureusement, après plusieurs années, beaucoup ont vu leur rêve se réaliser et certains ont choisi de clore leur blog).

Je vous embrasse fort et vous garde dans mes pensées et dans mon cœur. ❤

Ciconia 🙂

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Les suites de ma césarienne [Maternité]

J’avais promis à une copinaute de relater mon expérience personnelle des suites de césarienne.  Mais ça fait un bail, elle a déjà accouché !!!

Enfin, peut-être que mon témoignage sera un peu utile à des futures « césarisées ». 😉

Césarisée je suis, oui. Un comble pour une accouchée n’ayant pas vraiment été « actrice de son accouchement » !

D’où vient ce nom, d’ailleurs ? Contrairement à la légende, le terme ne vient pas de Jules César (qui n’est pas né par césarienne) mais du verbe latin caedere qui signifie « couper ». La césarienne est une intervention chirurgicale qui consiste à extraire un enfant de l’utérus maternel par incision des parois abdominale et utérine. {Source : Césarine – Histoire de la césarienne}

Ma césarienne a été quasiment idyllique : programmée le matin-même pour l’après-midi, donc sans aucune douleur de travail, dans le calme et la bonne humeur.

Seule ombre au tableau : mon mari n’a pas été autorisé à y assister…

On déprécie parfois les accouchements par césarienne car on entend beaucoup parler de « césariennes de convenance ». Je ne lance pas de débat à ce sujet. Vous trouverez toutes les informations utiles et officielles sur l’excellent site Web Césarine qui dresse un état des lieux de la césarienne en France et ailleurs.

Mais aujourd’hui, je voudrais témoigner de « l’après ».

Les premières minutes

Après les deux petits bisous déposés sur le visage et la menotte de mon cigogneau, on l’emmène faire du « peau à plumes » avec son papa Ciconio. La gynéco Dr Dynamique me recoud en précisant qu’elle me fait une jolie cicatrice. Je réponds que ce n’est pas le plus important (je suis tellement heureuse d’avoir enfin accouché de mon bébé en bonne santé !), mais elle rétorque que je pourrai retourner à la plage en bikini et que c’est important quand même. De toute manière, cette cicatrice est masquée par le slip de bain. Exit les cicatrices d’antan qui allaient du pubis au nombril ! Aujourd’hui, la cicatrice est horizontale et se trouve à l’orée du bois 😉

En salle de réveil

Je suis restée en salle de réveil avec BBBB et Ciconio pendant 5 bonnes heures. Avant de retourner dans ma chambre, on m’a demandé d’essayer de me lever, ce que j’ai fait sans trop de problèmes… à la grande stupéfaction des sages-femmes présentes ! En fait, avec le recul, je me suis rendue compte que l’anesthésie faisait encore effet le soir de la césarienne. Car le lendemain a été bien différent.

Là, j’ai compris. J’ai compris pourquoi les sages-femmes s’étaient autant étonné de me voir faire le tour du lit en salle de réveil comme si de rien n’était. Pour moi, la douleur n’a pas été continue, mais fulgurante et assez inattendue. En fait, j’ai dû apprendre à « bouger différemment » car le moindre étirement des abdominaux sectionnés entraînait une sensation de brûlure, surtout à gauche en ce qui me concerne. Tant que j’arrivais à me mouvoir sans solliciter le ventre, tout allait bien.

Vive le harnais situé au-dessus du lit d’hôpital, qui aide bien à passer de la position allongée à assise, et vice-versa, notamment pour allaiter.

J’ai dû me lever le lendemain soir de la césarienne, car on attendait de moi que je refasse pipi normalement ! Elle ont dû insister car je n’en ressentais pas l’envie. J’ai eu peur qu’on me remette une sonde alors je me suis forcée à me lever pour y aller.

J’ai compris ma douleur en sortant de mon lit. Déjà toute une histoire ! Ensuite, j’ai parcouru la chambre à petits pas telle une mémé de 90 ans, courbée en deux. Arrivée aux toilettes, je me suis demandée comment j’allais faire !!! J’ai maudit le fait d’être une fille. Pisser comme un garçon aurait été bien plus facile, j’aurais pu rester debout ! Enfin, si j’étais un mec, je ne serais pas là, le ventre coupé, à souffrir. Mais ceci est un autre débat.

J’ai pensé une seconde à pisser dans la douche, mais c’est dégueulasse, alors j’ai évité. Mais à tous les coups, il y en a qui le font, j’en donnerais mon ventre ma main à couper !

Enfin, à la guerre comme à la guerre, je me suis hissée tant bien que mal sur la lunette et j’ai serré fort, très fort la barrière handicapé en gémissant de douleur. Discrètement quand même, je n’avais pas envie de voir débarquer toute la clique, j’avais déjà assez exposé mon intimité…!

En tous les cas, je vous passe les détails, mais j’ai réussi. Il a fallu me rhabiller sans omettre les magnifaïques bas de contention, et retourner au lit. Même parcours du combattant, mais inversé !

Mais au moins, les dames ont été contentes de pouvoir cocher la mention « a fait pipi » dans mon dossier et moi de ne pas avoir à subir la pose d’une autre sonde et le risque d’une infection urinaire.

Au fil des jours

La bonne nouvelle dans tout ça, c’est qu’on retient très vite les mouvements à faire — et surtout ceux à éviter — pour ne pas se faire mal et éviter cette foutue sensation de brûlure.

Ce qu’il est difficile d’éviter, c’est la douleur qui survient quand on éternue ou qu’on éclate de rire. On fait ce qu’on peut : on se tient le ventre, on retient son souffle… 😀

Pour nous soulager, on nous prescrit de l’ibuprofène et du paracétamol en alternance. Pas miraculeux, mais ça soulage un peu quand même. Ce qui soulage le plus au fond, c’est le repos. C’est fou comme mes sensations étaient différentes selon qu’on était le matin ou le soir. J’avais bien moins mal le matin, et pourtant Dieu sait que j’ai mal dormi à la maternité ! Mon cigogneau tombait de sommeil, mais le bébé de la voisine hurlait jusqu’à 3 heures du mat’ et elle répétait « Emma, calme-toi, Emma, calme-toi… » Je la plaignais mais je me plaignais moi-même aussi car j’étais crevée et même pas à cause de mon bébé qui dormait déjà plusieurs heures d’affilée. C’était horrible. À 7h30, quand c’était enfin calme — j’exagère à peine –, on m’apportait le p’tit déj’ alors que tout ce que je voulais c’était DORMIR et QU’ON ME FOUTE LA PAIX 😉

Au fil des semaines

Je dirais que la cicatrice m’a fait mal pendant 10 jours, qu’elle m’a tiré pendant 3 bonnes semaines et que je l’ai sentie (sans douleur ni sensation d’étirement) pendant 5 semaines. Grosso modo.

Ensuite, plus rien, finito. Il ne reste que la vision de la cicatrice et le petit bourrelet au-dessus. On m’a conseillé de la masser (les premiers jours, je n’en avais vraiment pas envie, déjà la regarder c’était space !). On m’a conseillé de l’hydrater avec de la crème ou de l’huile. Entre nous, je ne l’ai pas beaucoup fait, par paresse, par fatigue, par oubli…

Aujourd’hui, 4 mois et demi plus tard, elle est toujours un peu rose, le bourrelet est toujours là, mais moins prononcé. Je n’ai pas encore retrouvé mes abdos (à voir si je me lance dans la rééducation abdominale). Au toucher, on la devine à peine.

Elle ne me dérange absolument pas.

Le sourire de mon enfant

Lors de la visite de sortie de la maternité, j’ai dit à Dr Dynamique que cette cicatrice ne me dérangeait pas, au contraire ! Pour moi, elle représente « le sourire de mon enfant » !

Césa

Bon, ceci n’est pas mon ventre, hein ! 😛 Mais la cicatrice est jolie ! 😉

C’est une formule qui lui a bien plu ! Ça ne m’étonnerait pas qu’elle la ressorte à ses patientes, d’ailleurs !

Quand j’ai rencontré mon petit… [Naissance]

Enfin, j’ai quelques instants et suffisamment d’énergie pour revenir vers vous et vous raconter son histoire… La venue au monde de mon petit garçon !

Rappelez-vous : deux semaines auparavant, la voie basse était possible.

Mais le samedi 5 décembre, j’avais — enfin, il avait — dépassé le terme de deux jours. Je devais donc me rendre à la maternité pour un monitoring et une nouvelle échographie…

C’est le week-end, ça tombe bien : Ciconio est enfin là après une semaine loin de la maison. Nous avons emmené les valises au cas où…

Arrivés à la maternité, le monitoring note que mon bébé n’aime pas trop les contractions, mais rien de bien grave. La gynéco Dr Dynamique arrive une bonne heure plus tard pour l’échographie. Très vite, elle nous dit que notre petit a encore grandi… même de la tête ! BBBB est toujours en siège — ça je le savais –, et du coup les nouvelles mesures ne me permettent plus d’accoucher par voie « naturelle ». Par ailleurs, le liquide amniotique se fait rare.

Ce sera donc une césarienne. Ce n’est pas urgent, mais elle nous annonce qu’il faudra la programmer pour le mardi suivant au plus tard.

Nous ne sommes pas choqués ; cela fait deux mois que nous nous préparons à cette éventualité, encore plus ces derniers jours en sachant que notre petit bout a fait du rab dans mon ventre. 😉

Elle nous demande quand nous souhaitons programmer la naissance en précisant que si l’anesthésiste est disponible aujourd’hui, on peut le faire cet après-midi.

Puisque Babybulle n’a plus trop de place ni de liquide dans mon ventre et qu’il n’aime pas trop les contractions, et que ce serait le jour idéal en ce début de week-end pour que Ciconio profite bien des premiers instants avant de repartir en cours lundi matin, nous décidons de ne pas attendre inutilement.

En fin de matinée, nous apprenons que tout est OK : l’anesthésiste a du temps l’après-midi. La césarienne est possible à 14h00, le temps que j’aie digéré mon petit déjeuner.

Nous sommes sereins tous les deux : nous allons rencontrer notre fils aujourd’hui même ! Après plus de deux mois d’incertitude, NOUS SAVONS ENFIN comment cela va se passer.

Le midi, on nous installe dans une chambre de naissance. Je n’accoucherai pas « normalement » dans cette pièce, mais tout ce qui m’importe, c’est la santé de mon bébé.

Ciconio a le temps d’aller manger un bout au centre-ville et d’aller chercher les valises pendant que je prends tout mon temps sous la douche… à la B*tadine ! Je ne vous raconte pas l’état de mes cheveux au séchage à l’air libre… Mais quelle importance, un jour comme celui-ci !

J’explique à mon bébé ce qu’il va se passer. Je me dis que même s’il ne comprend pas mes mots, il ressent sûrement les choses et comprend mes intentions…

Une jeune femme vient poser la sonde urinaire. Pas très agréable, j’ai l’impression d’avoir une cystite en fait ; ça brûle, mais c’est carrément supportable.

Puis très vite arrive le moment de la césarienne. Depuis le début, à la demande de Ciconio d’être présent au bloc, les gens répondent, « oui, si l’anesthésiste est d’accord, mais y’a pas de raison » alors on croit dur comme fer qu’il pourra m’accompagner. Seulement, l’anesthésiste (encore une femme avec un accent, mais pas la même que l’autre jour) est réticente car c’est « un beau bébé », et elle veut être à 100 % pour moi en cas de complications, sans avoir à gérer mon mari. Nous argumentons gentiment que Ciconio ne va pas tomber dans les pommes (eh oui, il en a vu des vêlages ! LOL), mais rien n’y fait…

Alors nous nous séparons à contrecœur à l’entrée du bloc… Je vois avec peine mon Ciconio les larmes aux yeux et je le rassure et l’encourage avec le sourire : je n’ai pas peur, tout va bien se passer et je compte sur lui pour bien câliner notre bébé et beaucoup lui parler avant mon retour. Un dernier bisou et c’est parti !

À partir de là, tout s’accélère. Il est 14h00 pile quand j’arrive au bloc et pendant une vingtaine de minutes, cinq personnes vont s’affairer autour de moi, telles des fourmis. L’infirmier anesthésiste joue le rôle d’accompagnateur psychologique, si je puis dire. Il me fait rire en appelant ma sonde « mon sac à main » et m’aide à adopter la bonne position pour la rachi-anesthésie. Pour voir si l’anesthésie fonctionne, on m’applique de l’alcool sur le corps et plus ça descend, plus la sensation de froid s’estompe. Plus tard, quand on me demande où on me touche, je réponds « la cuisse gauche, peut-être ? » et tout le monde éclate de rire. Je comprends alors que l’anesthésie est efficace et qu’ils vont bientôt pouvoir commencer.

Dr Dynamique me dit qu’elle me demandera symboliquement de pousser. Mais elle ne m’en reparlera pas et j’oublierai complètement de le faire au moment crucial. Pas grave 😉

Il est 14h21, j’entends « J’incise », ça y est, ils vont chercher mon bébé dans mon ventre. Je suis bien, j’espère que cela n’est pas trop violent pour lui… C’était ma plus grande peur concernant la césarienne : que cela soit violent pour mon bébé, pas préparé… Mais c’est pour son bien, alors…

Ensuite, j’ai l’impression qu’on me ballote dans tous les sens. Je ne sens rien mais il y a beaucoup de mouvement de l’autre côté du champ. Je suis impatiente…!

14h25 : j’entends les exclamations de l’équipe : « Ah oui, quel beau bébé ! » ; « Une belle tête de siège ! » ; « Il se porte bien ! »…

Un membre de l’équipe (je ne me rappelle pas lequel) me fait remarquer qu’un rayon de soleil a percé juste au moment de la naissance. 😀

Et enfin le premier cri de mon petit garçon…

Je demande s’il va bien, car je ne le vois toujours pas, le temps me paraît long… On me répond « oui » et on me l’amène enfin, enveloppé d’un drap, tout mouillé… Seules sa tête et sa menotte droite sortent du drap, il est encore plus beau que je ne l’imaginais… Déjà je constate qu’il a les mêmes cheveux que ses parents, noirs et qui frisottent avec l’humidité… ❤

Ce qui restera gravé en moi à jamais, c’est son regard éveillé, inoubliable, planté droit dans le mien. Comme s’il me reconnaissait ! Ses grands yeux noirs qui me fixaient…

J’ai eu le temps de l’embrasser sur la tête et la menotte, puis il est parti rejoindre son papa pour un moment de complicité « peau à poils »…

Je n’ai même pas « pensé » à pleurer, j’ai juste affiché un sourire béat jusqu’à ce que je rejoigne mes deux hommes.

Babybulle était bien avec son papa. C’était magnifique à voir.

On l’a posé sur moi… Nous étions enfin réunis.

Enfin, il est là… Depuis le temps qu’on l’attendait…! Ce petit bonhomme a changé notre vie !

❤ ❤ ❤

De bonnes nouvelles, priorité à la nature [Grossesse] {+Edit}

Tout d’abord, merci à toutes celles qui ont demandé de mes nouvelles, ça me fait chaud au cœur. Même si j’ai moins écrit ici dernièrement, je pense toujours à mes copinautes très souvent, vous savez.

Alors je suis très contente de cette journée, car j’ai terminé ma préparation à l’accouchement ce matin et l’échographie de cet après-midi s’est bien passée.

Mon bébé est toujours en siège décomplété (mais ce n’est pas un scoop, je sentais toujours sa tête en haut à droite).

Il a un BIP (diamètre bipariétal = de la tête) d’environ 100 mm et devrait passer par mon bassin, quelle que soit son orientation au moment de la naissance.

Du coup, on tente la voie basse quand BBBB aura envie de venir, ce qui pourrait arriver bientôt (en tout cas très certainement avant le terme) car mon col est déjà à 3 cm !

La gynéco m’a demandé si j’avais des contractions, ce à quoi j’ai répondu que oui, le soir ou quand je suis fatiguée, par moments… Mais comme elles ne me font pas mal… Je ne pensais pas que mon col commençait déjà à s’ouvrir ! Sûrement que l’homéopathie y contribue !

La gynéco est vachement enthousiaste, elle m’a dit de ne pas hésiter à accoucher ce week-end car elle est de garde 🙂

Par contre, en arrivant chez moi tout à l’heure, j’ai constaté un peu de sang en m’essuyant avec deux minuscules caillots. A votre avis, est-ce dû au toucher vaginal ? J’ai lu que le bouchon muqueux ne devait pas être rouge… et qu’il n’était pas le signe d’un accouchement imminent non plus.

Dois-je appeler la maternité pour en savoir plus ?

Mon homme rentre vers 20h00. Pour l’instant, je ne panique pas 🙂

{Edit : Je n’ai plus de sang du tout maintenant, et ma sage-femme de prépa, contactée par SMS, m’a dit que c’était dû au TV si bébé continuait à bouger et s’il n’y avait plus de perte de sang après. C’est le cas 🙂 Je surveille ça de près quand même mais ça me rassure.}

J 260 / 39 SA / 37 SG… En attendant… [Grossesse]

Cela fait désormais 3 semaines que je suis en vacances. Oui, en vacances et pas encore en congé de maternité officiel. Ce dernier commence samedi (je bosse en libéral et on peut prendre son congé mat’ au plus tard 14 jours avant la DPA).

Depuis la Toussaint, j’alterne donc entre des moments d’hyperactivité — pas toujours bien placés dans le temps — par exemple au tout petit matin, après la pause pipi de 3 heures du mat’… quand Babybulle le coquin appuie à fond ses petits petons sur mon col ou ma vessie et sa tête sous ma côte droite… et des moments de fatigue intense, qui coïncident souvent avec des douleurs ou des contractions…

Alors je fais des trucs chelous de MILK…:

  • Je pioche des idées cadeaux pour Babybulle ça et là sur le net pour avoir une petite liste de naissance (à la demande de quelques personnes)…
  • Je suis activement les Maternelles, surtout « 9 mois à la maternité » (même si je la regardais déjà un peu avant)…
  • Je passe du temps devant la télé, musique, bouquins…
  • Je retrouve le temps de faire des mots fléchés…
  • J’ingère des granulés d’homéopathie pour préparer le jour J et accoucher en toute sérénité — on y croit –…
  • Je porte fréquemment ma ceinture lombaire de grossesse, véritable amie depuis la moitié de la grossesse pour pouvoir continuer à porter mon beau bébé et les kilos qui vont avec…
  • Je mets de l’huile sur mon périnée et je le masse… Je le contracte comme je peux…!
  • Je continue à appliquer de l’huile sur mon ventre en espérant qu’il ne craque pas maintenant (ni après !)…
  • Je m’hydrate de tisane de framboisier et je me nourris de dattes pour faciliter le travail de l’accouchement…
  • Je modifie la composition de ma valise de maternité, pourtant prête depuis un bon moment…
  • J’agrémente ma playlist…
  • Je détourne les yeux quand les passants regardent fixement mon ventre (sérieux, les gens n’ont jamais vu une femme enceinte avant moi ???!!!)
  • Je cogite…
  • Je vais dans la future chambre de BBBB et je regarde ses affaires d’un air niais…
  • Je réponds aux messages des proches curieux qui veulent savoir si je suis toujours là…
  • Je pense déjà avec nostalgie à la dernière séance de préparation à l’accouchement qui a lieu demain matin…
  • Et surtout… Je savoure les mouvements de mon tout petit, tant qu’il est dans mon ventre… Babybulle, tu peux attendre le terme, je ne suis pas si pressée… ❤

 

État des lieux à 38,1 SA [Grossesse]

Quoi de neuf depuis mon dernier article ?

Les derniers rendez-vous

L’obstétricienne

Eh bien rien de bien nouveau… La consultation du 9e mois auprès d’une gynécologue-obstétricienne de l’hôpital a eu lieu la semaine dernière. Dr Vitaminée — comme je vais l’appeler ici parce qu’elle est relativement jeune et un peu speed — a examiné la radio de mon bassin, l’a trouvé de taille correcte et a programmé une nouvelle échographie la semaine prochaine pour savoir si mon bébé pourra « passer ». On a de la chance que dans cet hôpital baby-friendly, la césarienne ne soit pas imposée d’office dans notre cas de « beau bébé en siège ». En revanche, c’est péridurale d’office et ils évitent les déclenchements pour les sièges en cas de dépassement du terme. Pour Dr Vitaminée, si tous les feux sont au vert avant et pendant l’accouchement, la voie basse sera envisagée. Sinon, Ciconio pourra m’accompagner au bloc en cas de césarienne à condition que l’anesthésiste soit d’accord, ce qui est déjà énorme.

Dr Vitaminée a effectué un prélèvement vaginal et un toucher vaginal que j’ai bien senti passer. Gros bémol pour cette doc : c’est la première fois de ma vie que je vis un TV comme celui-là. Elle y est allée comme une bourrine et j’ai eu l’impression qu’elle allait y mettre le bras entier. Excusez-moi de parler crûment, mais c’est vraiment comme ça que je l’ai ressenti. J’ai serré les mains fort sur la table… Ciconio a même entendu des « bruits de butée », c’est dire !

Si c’est elle qui m’accouche, j’espère vraiment qu’elle sera plus douce !!! :-S

Pour l’accouchement, trois solutions « s’offrent à nous » (j’emploie les guillemets parce qu’à ce niveau on n’a plus guère le choix que de s’adapter à la situation…) :

  1. BBBB « passe » en théorie, puis l’accouchement progresse convenablement : voie basse
  2. BBBB « passe » en théorie, mais l’accouchement ne progresse pas convenablement : césarienne d’urgence
  3. BBBB « ne passe pas », déjà sur le papier : césarienne programmée ou non (on nous laisserait le choix)

L’anesthésiste

La semaine dernière toujours, j’ai rencontré l’une des anesthésistes de l’hôpital. A-do-rable. Bon, il faut la suivre car elle a un accent de l’Est digne de Martha, la prof d’arts plastiques incarnée par Julie Ferrier 😀

Un vrai moulin à paroles ! Remarquez, la pauvre, elle doit en passer du temps à expliquer toujours la même chose aux femmes enceintes concernant la péridurale, etc.

Elle a commencé son speech sur le fait que la péridurale n’était pas obligatoire si la dilatation allait vite et que je ne souffrais pas trop… Après tout son bla-bla, j’ai enfin pu en placer une pour préciser que BBBB était en siège. Elle a rejoint Dr Vitaminée sur ce point : dans mon cas, je n’ai pas trop le choix, c’est péridurale d’office.

Elle a trouvé ma bouche petite, ce qui l’inquiète pour une éventuelle anesthésie générale… Mais ne vous inquiétez pas, c’est très rrarrre !!! Rassurant.

Elle a aussi précisé que je ne devais pas m’inquiéter si je vomissais : C’est pas grrrrave, on nettoierrra tout ! Rassurant.

Elle m’a rapidement fait simuler la position à adopter pour recevoir la péridurale, pour m’entraîner.

Bref, j’ai trouvé cette personne très sympathique et j’aimerais bien qu’elle soit de garde le jour J, même si la perspective de ma trop petite bouche et du vomito ont ajouté des craintes à toutes les craintes que j’ai déjà…

La visite des salles de naissance

Une agréable visite. J’avais déjà entre-aperçu les salles d’accouchement lors de mes monitos, mais là une gentille sage-femme nous a fait une visite guidée complète de tout l’étage maternité. Trois salles sont ornées d’une fresque murale : l’une exotique, l’une bucolique, la dernière viticole. 😉 Ayant fait 5 fois les vendanges, je pencherais pour la vision des vignes pendant l’effort. Promesse d’un bon petit verre de Beaujolais comme réconfort après l’effort. Petit clin d’œil à qui se reconnaîtra 😉

J’ai bien aimé l’ambiance décontractée et positive entre les personnes du personnel. Les femmes de ménage riaient aux éclats en travaillant et tout le monde était accueillant et souriant. Bien sûr, il n’y avait personne en salle d’accouchement, alors ça aide à la décontraction. J’imagine qu’un jour de pleine lune l’ambiance aurait été différente. D’ailleurs, c’est vrai, cette histoire de hausse du nombre des naissances à la pleine lune ??? La prochaine a lieu le 25 novembre…!

Mon ressenti

Mes peurs

Inutile de vous dire que je ronge mon frein en attendant l’écho du 20 novembre. Je ne suis pas pressée d’accoucher ; plutôt de savoir à quelle sauce je vais être mangée. Quand on me demande si je suis impatiente, je réponds « oui et non ». Oui, j’ai hâte de faire connaissance avec notre petit garçon et surtout d’être sûre qu’il est né en bonne santé et que cette étape décisive est franchie. Mais non, je n’ai pas hâte d’accoucher. Il reste 3 semaines, aussi. On n’en est pas encore au terme.

J’ai toujours rêvé de devenir maman, jamais d’accoucher. C’était même l’une de mes plus grandes peurs… Je dis « je », car c’est bien moi et moi seule qui vais passer à la casserole. Je sais que je serai seule dans ma peur et ma douleur, même si mon homme sera à mes côtés. Il ne pourra pas ressentir ce que je ressentirai et ne pourra pas faire grand-chose pour me soulager, même si sa présence sera pour moi indispensable.

Concrètement, je crains comme toutes les futures mamans le trajet jusqu’à la maternité. En effet, de lundi prochain aux vacances de Noël, Ciconio suivra sa formation continue à 1h45 de chez nous… Il ne rentrera pas tous les soirs vu la distance (il a une chambre d’étudiant)… Alors je croise les doigts pour avoir le temps de détecter les contractions à temps afin qu’il puisse revenir et me conduire à la maternité en toute « sérénité » !

À l’arrivée à la maternité, j’ai peur de plein de trucs. Bien que cette maternité soit raccord avec beaucoup de mes souhaits : pas de surmédicalisation inutile, encouragement à déambuler et à adopter des positions d’accouchement verticales, pas d’épisiotomie, de césarienne ou autres gestes médicaux sans raison valable, encouragement à pratiquer le peau à peau… J’ai peur de tomber sur une personne pas sympa avec qui je ne me sentirais pas à l’aise… Peur qu’on pratique sur moi des gestes sans me prévenir… Peur d’être instrumentalisée et déshumanisée en quelque sorte. Je m’imagine dans le pire des scénarios à la merci du personnel médical, forcée de me laisser faire, de subir… Mais ça, c’est quand je n’arrive pas à me rendormir au petit matin…!

 Mes espoirs

Je ne vois pas tout en noir, loin de là ! La journée (quand j’ai réussi à dormir correctement la nuit), je me dis que tout va bien se passer, que j’approche du but et que je ne vois pas pourquoi ça n’irait pas pour nous. Je préfère de loin cogiter sur tout ça que de vivre les affres de l’infertilité…! Je suis consciente de notre chance. Je pense à Noël qui va être tellement différent cette année…!

Je me demande quand je vais enfin réaliser pour de bon en fait…! 😉 Sans doute quand je pourrai enfin caresser la petite tête de mon Babybulle… ❤

Second monitoring après la version par manœuvres externes… [Grossesse]

Jeudi soir, après la VME, j’ai eu pas mal de contractions (que je perçois mieux maintenant que je sais à quoi elles correspondent). Je me suis couchée tôt car j’étais fatiguée de ma journée et mon ventre dur était assez inconfortable.

Vendredi matin, après avoir été réveillée à 5h30 par les mouvements vifs de Babybulle, je suis allée chercher ma radio du bassin (et accessoirement de mon petit cigogneau). C’était assez émouvant de découvrir le petit squelette de mon bébé lové entre mes côtes et mon bassin… ❤

Ensuite, j’ai filé à la maternité pour un second monitoring de contrôle.

La sage-femme du premier monito de la veille était bien, mais sans plus. Mais celle qui m’a accueillie ce jour-là pour le 2e monito était vraiment adorable. Déjà, j’ai apprécié qu’elle se présente. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi, ça veut dire beaucoup 😛

En fait, je me suis dit que P’tit Bichon devait beaucoup lui ressembler par sa personnalité (mais pas physiquement car cette sage-femme a les cheveux raides). En tout cas, j’aimerais bien tomber sur elle le jour J. Elle a été super gentille de A à Z alors que le service était blindé ce jour-là et qu’ils avaient même dû envoyer une patiente accoucher à Grande Ville par manque de place !

Ma maman, en vacances dans le coin en ce moment, m’avait proposé de m’accompagner. C’était cool de sa part. Le monito a duré moins longtemps et en plus j’ai pu papoter avec elle et lui montrer où j’allais accoucher.

J’ai eu moins de contractions que la veille et comme tout allait bien, j’ai pu repartir en milieu de matinée.

Quant à la taille de mon bassin, la sage-femme m’a dit qu’il était bien (23 cm si je ne m’abuse), mais que tout dépendra de la taille de BBBB et de la décision du médecin. En effet, à cause de la présentation en siège, ma visite du 9e mois avec la sage-femme uniquement a été annulée au profit d’un entretien avec une gynécologue-obstétricienne. L’accouchement également, qu’il se fasse par voie basse ou par césarienne, sera supervisé par un médecin.

Il faut encore patienter plusieurs jours avant d’en savoir plus. Mais cette attente n’est vraiment pas difficile par rapport à celle qui a précédé la conception de notre petit miracle surprise.

En attendant, il me reste encore une semaine de travail à mon rythme (c.-à-d. cool), le plein de repos dès que je le peux (j’ai dormi 12 heures cette nuit), une réunion de famille qui s’annonce des plus émouvantes ce soir (mais chut, je ne peux encore rien révéler…!), la réception du colis des couches lavables soigneusement choisies par Ciconio et moi, le cours de préparation à l’accouchement « spécial papas » mardi… 😀

Bon week-end à tous ❤

Prendre la suite des événements comme elle vient… [Grossesse]

À l’envers ? À l’endroit ?

Babybulle garde la tête haute…!

Ce matin, j’ai été accueillie par une sage-femme masquée (à cause d’un petit rhume) qui m’a envoyée illico presto faire un recueil d’urine. Glamour quand tu commences. 😉 Albuminurie OK.

Elle m’a ensuite installée dans une salle de naissance. « Chef » était occupé avec un accouchement, mais heureusement, je ne l’ai attendu qu’un quart d’heure.

Sous les yeux de son interne baraqué — il a tenté pendant environ 2 minutes de retourner mon bébé (VME), sans succès. Je ne peux pas dire que j’aie vraiment eu mal, mais ce n’était pas très agréable non plus. Heureusement que j’avais déjeuné très light. J’avais plus peur que mon petit ait mal, mais je ne crois pas qu’il ait souffert. Je pense que le gynéco sait ce qu’il fait.

Le gynéco n’a pas réussi à le retourner, rien à faire. Je lui suis reconnaissante de ne pas avoir forcé. Il semble que mon petit gars ne puisse plus trop bouger, peut-être par manque de place et/ou de liquide amniotique. Il paraît que je n’ai pas un très gros ventre (dixit le personnel médical et les autres femmes enceintes de mon cours de préparation à l’accouchement).

Il est donc toujours blotti dans mon flanc droit, et c’est bien sa tête que je caresse depuis des semaines à cet endroit-là ❤

Ensuite, j’ai eu droit à 2h30 de monitoring. Heureusement que je m’étais réveillée à 4h30 du matin : ça m’a permis de somnoler assez facilement. Enfin, pas moyen de dormir avec le bruit du monitoring (même si le bruit du battement cardiaque de mon bébé est le plus beau du monde), les voix du personnel dans le couloir, la tondeuse du jardinier dehors et la perceuse de l’ouvrier de la pièce voisine…

Le magazine que j’avais apporté ne m’a pas distraite longtemps. On m’avait conseillée la position sur le côté gauche dans laquelle je n’étais pas forcément super bien pour lire.

Ce monitoring a eu lieu dans une salle de naissance, ce qui m’a permis de voir à quoi ressemble l’étage de la maternité et les salles d’accouchement, même si « ma » salle sert plutôt pour les consultations et n’est pas la plus jolie (sûrement la plus moche, même).

J’aimerais bien accoucher dans la salle « Nature » ambiance « Jungle » équipée de tout le nécessaire pour pouvoir être mobile pendant le travail. Après tout, je n’ai pas lu tous ces bouquins et préparé ces exercices pour rien…! Enfin, ça, c’est si je peux accoucher par voie basse…

Le monitoring étant satisfaisant (cœur de BBBB OK et quelques contractions irrégulières coïncidant avec ses mouvements), on m’a envoyée ce midi faire un pelviscanner (radio du bassin) pour voir si Babybulle va pouvoir passer par le bas…

La radiologue m’a fait délirer (ou angoisser ?), car elle a halluciné de me voir arriver pour ça à 35 SA. J’ai expliqué que je portais « un beau bébé », alors elle m’a demandé plusieurs fois avec insistance s’ils allaient déclencher l’accouchement… J’ai répondu qu’on ne m’avait encore rien dit clairement, mais j’ai ma petite idée là-dessus… Premier bébé, en siège, sur la courbe haute… Ça m’étonnerait qu’ils attendent le terme s’ils prévoient un accouchement normal. Après, césa ou pas…? On verra.

Je dois aller chercher les résultats de la radio demain matin juste avant de refaire un monitoring. Pourvu que ce 2e monito ne dure pas aussi longtemps… Heureusement que je n’ai pas trop de travail en ce moment et que mes clients, au courant de ma grossesse, sont compréhensifs sur mes changements d’emploi du temps de dernière minute et ma « semi-disponibilité ». J’ai prévu de m’arrêter le 30 octobre, même si mon congé mat’ officiel de libérale ne commence officiellement que le 21 novembre (14 jours avant la DPA).

Quelque chose me dit que BBBB sera peut-être scorpion plutôt que sagittaire… Mais on va prendre la suite des événements comme elle vient…